École nationale des sciences géographiques

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École Nationale des Sciences Géographiques
École nationale des sciences géographiques
Informations
Fondation 1941
Type Grande école d'ingénieurs
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 29″ nord, 2° 35′ 14″ est
Ville Champs-sur-Marne
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Campus Campus Descartes
Direction
Directeur Nicolas Paparoditis
Chiffres clés
Niveau Bac+6 (Mastère Spécialisé)
Divers
Affiliation CGE, CDEFI
Site web ensg.eu

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École Nationale des Sciences Géographiques

L'École nationale des sciences géographiques, abrégé en ENSG-Géomatique est l'une des 210 écoles d'ingénieurs françaises habilitées à délivrer un diplôme d'ingénieur.

Gérée par l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), elle a pour vocation de former les professionnels de la géomatique à tous les niveaux possibles, et en particulier les personnels techniques de l'IGN. Il y a en moyenne 300 étudiants en formation initiale à l'école tout au long de l'année (tous cycles confondus)[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

Vue de l'entrée sud de l'École nationale des sciences géographiques et de l'École des Ponts ParisTech.

Créée en 1941 à Paris au 67 rue de Lille, puis transférée à côté des bâtiments de l'IGN à Saint-Mandé, l'ENSG est située depuis 1997 sur le campus de l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée, au cœur de la cité Descartes, et partage un bâtiment commun avec l'École des Ponts ParisTech (ENPC).

Historique[modifier | modifier le code]

L'école a été historiquement une école d'application de l'école polytechnique jusqu'en 2002, lors de la fusion du corps des ingénieurs géographes dans le corps des ingénieurs des ponts et chaussées (actuel corps des Ponts, des Eaux et des Forêts).

Formations[modifier | modifier le code]

Vue du grand hall commun avec l'École des Ponts ParisTech (en face).

L'ENSG abrite une dizaine de cycles de formations initiales allant du niveau Technicien Supérieur aux niveaux Master et Mastères Spécialisés, et organise un volume important de formation continue, dans tous les domaines de la géomatique.

Cycle de géomètre-géomaticien[modifier | modifier le code]

Le cycle géomètre-géomaticien, de niveau bac +2, forme des professionnels recrutés soit par l’IGN (Institut national de l’information géographique et forestière), soit par des entreprises publiques ou privées, des collectivités, des services de topométrie, photogrammétrie, SIG ou développement informatique.

Les connaissances pointues (cartographie, géodésie, informatique, télédétection, topographie…) et les techniques (observation de la terre, traitement et interprétation d’images variées et de données tridimensionnelles) acquises lors de la formation feront de vous un professionnel reconnu capable d’intervenir dans toutes les étapes de production de la donnée géographique depuis l’acquisition jusqu’à la diffusion.

La formation de techniciens supérieurs est enregistrée au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), au niveau III de la nomenclature française (certification de niveau bac +2).

Celle-ci dure deux années à l’ENSG avec une période de 3 à 4 mois de travaux de terrain et de stage en fin de première et de seconde année.

Les enseignements portent principalement sur :

  • Topométrie, GPS
  • Photogrammétrie, télédétection
  • Développement informatique
  • SIG, cartographie
  • Mathématiques
  • Sciences humaines

.Niveau requis

Baccalauréat scientifique français (S ou STI2D toutes options).

Modalités de recrutement

L’élève doit remplir les critères définis par Admission Postbac, à savoir une scolarisation en Terminale, ou titulaire du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent et âgé de moins de 26 ans. La sélection est faite par étude des dossiers de candidature et éventuellement après entretien avec un jury.

Licence Professionnelle Géomatique et Environnement[modifier | modifier le code]

La licence professionnelle Géomatique et Environnement (LPGE) a été créée en 2010, elle prend la suite du Certificat de Conception en Cartographie (qui était un diplôme homologué niveau 2). La LPGE est une formation co-habilité entre l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et l'ENSG.

Cette formation accueille entre 25 et 30 étudiants d'origines très diverses (L2 d'Environnement ou de géographie, BTS Topo, BTSA, DUT informatique...) qui se répartissent en trois parcours. Ces trois parcours ont un tronc commun important au premier semestre sur la cartographie, l'environnement, les SIG ... puis ils se spécialisent :

  1. parcours Environnement et Géomatique, plus de cours sur l'environnement avec une étude de cas et une étude sur le terrain.
  2. parcours Géomatique et Conception en cartographie, plus d'informatique et de SIG avec en particulier un projet en Webmapping.
  3. parcours Imagerie, spécialisation en imagerie aérienne et spatiale avec de la télédétection, de la photogrammétrie, de la reconstruction de 3D (MNT, bâtiments...).

La formation peut être suivie par des étudiants en formation initiale ou en formation continue.

Cycle d'ingénieurs[modifier | modifier le code]

L'entrée dans le cycle Ingénieur se fait principalement par concours, après une Classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE). Ce concours est, pour les élèves fonctionnaires, commun en particulier avec l'EIVP, l'ENM, et l'ENTPE. Pour les élèves non destinés à l'IGN, le recrutement se fait par le concours Mines-Télécom. Des admissions sont aussi possibles sur dossier et entretien, y compris en deuxième année.

Le cycle inclut des places de fonctionnaires (destinés à l'IGN), et dure trois ans, sanctionné par le diplôme d'ingénieur de l'ENSG (reconnu par la CTI). Les élèves fonctionnaires intègrent le corps des Ingénieurs des travaux géographiques et cartographiques de l'État (ITGCE) à l'IGN, et les autres diplômés sont recrutés dans tous les domaines de la géomatique. En 2007, le taux de recrutement 6 mois après la sortie était de 100 %, compte tenu de l'extrême croissance de la demande en spécialistes dans ces domaines.

Masters et mastères spécialisés[modifier | modifier le code]

Façade sud
Masters professionnels des écoles d’ingénieurs
Élèves en travaux pratiques devant l'école.
Masters en cohabilitation (spécialités de M2) organisés en partenariat avec des universités
  • Informatique appliquée aux systèmes d’information géographique (IASIG) (en cohabilitation avec l'université de Paris 6)
  • Sciences de l’information géographique (M2 SIG) (en cohabilitation avec l'université Paris-Est Marne-la-Vallée)
  • Carthagéo (en cohabilitation avec l'université Paris 1 et l'université Paris 7)
  • DDMEG, Développement Durable, Management Environnemental et Géomatique (en cohabilitation avec l'université de Paris 1)
Mastères spécialisés
  • Photogrammétrie, positionnement et mesures de déformations (PPMD)
  • Architecture des systèmes d’information géographique (ASIG)
  • Aménagement foncier et systèmes cadastraux, avec l’ESGT (AFSC)
Masters en partenariat

Stages de terrain[modifier | modifier le code]

Travaux de terrain durant le stage de Forcalquier à Sigonce.

La plupart des étudiants - ceux des cycles principaux - suivent durant l'été des stages de terrain dans divers domaines, dans le centre IGN de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence).

Vertigéo[modifier | modifier le code]

Vertigéo est une association créée par les élèves de l'ENSG et a pour objectif de mettre en relation des étudiants et des professionnels du monde de la géographie, ou tout autre utilisateur de données géographiques. Fondée en 2001, elle a permis aux élèves de collaborer à des projets tels que la restitution 3D de mosquées au Yémen. Les élèves mettent à disposition des entreprises leurs compétences dans tous les domaines de la géomatique : géodésie, topométrie, photogrammétrie, télédétection, cartographie, SIG et informatique en général.

Direction[modifier | modifier le code]

Jean Denègre, ingénieur polytechnicien et désormais académicien de l'Académie des Technologies, en a été directeur jusqu'en 2004.

De 2004 à 2011, le directeur de l'école était Michel Kasser, professeur des universités et ancien directeur de l'ESGT.

Entre la rentrée 2011 et 2016, Denis Priou, ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts, a occupé ce poste[2].

Depuis septembre 2016, Nicolas Paparoditis est à la tête de l'école.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Repère de nivellement dans le hall de l'école.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les cahiers historiques de l'IGN, N°1, avril 1999, « 1940-1990 : une histoire mouvementée »
  • "Les cahiers historiques de l'IGN" no 6, juin 2007, "L'Ecole nationale des sciences géographiques (ENSG) 1941 - 2004" IGN Paris 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]