École des ingénieurs de la ville de Paris

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École des ingénieurs de la ville de Paris
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Nom original École des ingénieurs de la Préfecture de Paris
Informations
Fondation 1959
Type École d'ingénieurs
Localisation
Coordonnées 48° 52′ 27″ nord, 2° 22′ 55″ est
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Direction
Président Jean-Louis Missika
Directeur Franck Jung
Chiffres clés
Étudiants 408 élèves toutes formations confondues
Doctorants 12 en 2012
Diplômés/an 90 en 2012
Divers
Affiliation Université Paris-Est
École nationale des ponts et chaussées
Mairie de Paris
CGE[1]
Site web eivp-paris.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
École des ingénieurs de la ville de Paris

L’École des ingénieurs de la ville de Paris (EIVP) est l'une des 210 écoles d'ingénieurs françaises habilitées à délivrer un diplôme d'ingénieur.

Fondée le , spécialisée en génie urbain, elle mène une double mission de formation, initiale et continue, et de recherche sur les problématiques urbaines.

L'EIVP est une école publique placée sous la tutelle de la Ville de Paris. Elle est membre de la Conférence des grandes écoles. Son diplôme est habilité par la Commission des titres d'ingénieur depuis 1971.

L'EIVP couvre différentes disciplines dans le domaine du génie urbain : construction, génie civil, aménagement d'espaces publics, transport et mobilité, infrastructures et réseaux, qualité de l’environnement, énergies. Les diplômés de l'EIVP forment un corps appelé ingénieurs de la ville de Paris.

Elle est, avec l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, l'une des deux écoles d'ingénieurs appartenant à la ville de Paris.

En 1986, l’école s’ouvre aux élèves civils qui constituent désormais 75 % de chaque promotion, et à l'international, en concluant des conventions d'échanges avec de nombreuses villes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les ingénieurs et la ville de Paris[modifier | modifier le code]

Jean-Rodolphe Perronet crée en 1747 l’École royale des Ponts et Chaussées qui a vocation à former des ingénieurs à la conception et la construction des ponts, de routes ainsi que de canaux.

Devenue « nationale » après la Révolution, cette école contribuera à faire reconnaître le génie civil comme un domaine autonome des sciences et techniques de la construction. Quoique « relativement étranger, voire hostile dans un premier temps, à la question urbaine, qu’il conçoit comme un domaine rebelle à toute conception rationnelle et incontrôlable sur le plan social, technique ou économique, le corps des Ponts et Chaussées va pénétrer en force les services municipaux sous le second Empire et jeter les bases d'un service public urbain de type nouveau, développé et consolidé sous la IIIe république »[2]. À Paris même, les ingénieurs des Ponts et Chaussées seront très largement mobilisés dans le cadre des projets haussmanniens et acquerront leurs lettres de noblesse à travers notamment les figures des ingénieurs Jean-Charles Alphand et Eugène Belgrand.

On assiste à la constitution d’un génie rural à travers la réalisation des travaux d’irrigation lancés à partir des années 1870 pour endiguer la crise que connaît alors l’agriculture ; les ingénieurs des Ponts et Chaussées jouant un rôle actif. En 1919, l’École supérieure de génie rural, aujourd'hui École nationale du génie rural, des eaux et des forêts, est créée. De même pour le génie urbain, l'École des ingénieurs de la préfecture de la Seine voit le jour en 1959, ainsi que le corps des ingénieurs de la ville de Paris.

Une école pour les ingénieurs de la ville de Paris[modifier | modifier le code]

Entrée de l'école dans le 19e arrondissement de Paris

Devenue l'École des ingénieurs de la ville de Paris, cette école est destinée à former des ingénieurs spécialisés en génie urbain pour accompagner le mouvement de rénovation engagée dans Paris. Le plan d’urbanisme directeur de Paris de 1967 allait prévoir la reconstruction de près des deux tiers de Paris. La capitale devait à la fois moderniser et compléter en profondeur les grands ouvrages hérités de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, tout en innovant pour s’adapter au développement de nouvelles technologies constructives adaptées au milieu urbain dense.

Les enseignements portant sur les besoins concrets de la ville : la signalisation, les matériaux innovants, etc. .., cours d’autant plus pratiques qu’ils sont pour la plupart assurés par d’anciens en activité à la ville de Paris. La formation n’a cessé d’évoluer, en même temps que la ville de Paris, adaptant ses ingénieurs aux évolutions du contexte urbain.

Souhaitant garder son implantation Paris intra-muros et profitant du développement des quartiers est parisiens, l'établissement s'implante dans le 19e arrondissement de Paris, rue Rébeval quittant ainsi le 15 rue Fénelon (10e). Les locaux, une ancienne usine Meccano, étaient occupés par l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville. Le 19 février 2013, l'inauguration a lieu, en présence du Maire de Paris Bertrand Delanoë.

L’école est associée, à l’École nationale des ponts et chaussées depuis 2011[3],[4] et à l'Université Paris-Est depuis 2016[5].

Formations initiale et continue[modifier | modifier le code]

L'école dispense plusieurs formations :

Formations proposées[modifier | modifier le code]

Les semestres à l'éEIVP s'organisent autour de thématique particulières et qui permettent à l'étudiant de développer ses connaissances et compétences.

  • Semestre 1 : Environnement
  • Semestre 2 : Energie et climat
  • Semestre 3 : Construction
  • Semestre 4 : Eaux et déchets (ou échange à l'étranger)
  • Semestre 5 : Espace Urbain (ou échange à l'étranger ou double diplôme)
  • Semestre 6 : TFE

Études urbaines[modifier | modifier le code]

SUP - Studies in Urban Planning, est une association formée au sein de l'EIVP qui a pour objectif de mener à bien une étude sur une problématique urbaine d'actualité. La particularité de cette étude est qu'elle s'attache à observer les solutions trouvées dans au moins trois villes du monde, visitées par l'ensemble des élèves en dernière année d'étude.

Cette étude fait l'objet d'un rapport chaque année, qui est fourni à tous les collaborateurs lors d'une conférence finale.

Recrutement[modifier | modifier le code]

Admission[modifier | modifier le code]

L’école recrute par différentes voies :

Plus de 120 places sont disponibles chaque année en cycle ingénieur, 8 places pour le double diplôme ingénieur/architecte et 8 places pour architecte/ingénieur.

Statut des élèves[modifier | modifier le code]

Les élèves recrutés peuvent être "civils" ou fonctionnaires :

  • Les élèves ingénieurs fonctionnaires sont rémunérés dès leur première année de scolarité et s'engagent en contrepartie à travailler pour la Ville de Paris ou une autre collectivité. L'engagement est de 8 ans à compter de leur date de titularisation (c'est-à-dire à leur sortie de l'école) dont au moins 5 ans à la Ville de Paris. Le salaire mensuel d'un élève-ingénieur fonctionnaire admis via le concours externe est de 1 600€. Seules 17 places sont proposées chaque année pour les élèves ingénieurs fonctionnaires.
  • Les élèves ingénieurs non fonctionnaires sont appelés « élèves civils ». Ils ne sont pas rémunérés pendant leur scolarité et travailleront à leur sortie d'école dans le secteur privé, para-public, pour des collectivités, ou éventuellement dans la fonction publique territoriale après avoir passé le concours d'ingénieur territorial. L'EIVP a ouvert sa formation aux élèves non-fonctionnaires en 1986. Aujourd'hui, la majorité des élèves de l'EIVP sont non fonctionnaires.

International[modifier | modifier le code]

L'École compte, pour l'année 2013, 17,3 % d’élèves internationaux[6].

Les élèves participent chaque année aux séminaires de la semaine ATHENS (en), ouverte uniquement aux élèves du PRES ParisTech et aux établissements partenaires. Plus d'une dizaine d'universités européennes accueillent les élèves pour les cours et conférences qu’ils choisissent librement.

Recherche[modifier | modifier le code]

L'EIVP met en place une recherche appliquée autour de la ville et des enjeux techniques et environnementaux liés à l'aménagement urbain et à l'utilisation des techniques urbaines, dans le cadre de projets multi-partenaires. Ils s'inscrivent dans les projets de recherche nationaux ou dans le cadre de partenariat avec des sociétés de services urbains et des laboratoires de recherche en France ou à l'étranger.

L'approche d'investigation de l'EIVP en matière de génie urbain est résolument tournée vers la transversalité. L'École mise ainsi sur des recherches alliant la qualité scientifique à l'utilité opérationnelle dans le but de faciliter la gestion et la mise en œuvre de projets urbains complexes. L'EIVP a fait le choix de favoriser trois domaines d'investigation :

  • risques et résilience des villes
  • énergie et climat des agglomérations
  • aménagement et espaces publics

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

La remise des diplômes a lieu dans les salons de l'Hôtel de ville de Paris
Article détaillé : Ingénieur de la ville de Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvain Allemand, Sous la ville durable le génie urbain : Rencontre avec les ingénieurs de l'EIVP, Les Carnets de l'info, 2009

Articles connexes[modifier | modifier le code]