Mathématiques spéciales

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En France, Maths spé ou Mathématiques spéciales est le nom d'une ancienne filière de classe préparatoire disparue après la réforme de l'enseignement supérieur de 1997. Malgré la disparition officielle de cette appellation, elle continue d'être largement utilisée dans l'argot scolaire pour désigner les filières de deuxième année de classes préparatoires scientifiques.

Ouverte aux élèves issus de « Maths sup » (première année de classes préparatoires scientifiques), elle permet de se préparer aux concours des grandes écoles d'ingénieurs, des écoles normales supérieures, des écoles militaires et des écoles d'actuariat. L'enseignement dispensé est à très forte dominante scientifique sans l'être exclusivement (mathématiques, physique, chimie, informatique, sciences de l'ingénieur, français/philosophie, langues étrangères...).

En argot scolaire, cette année est surnommée année de taupe (et les étudiants sont donc des taupins). Durant sa première année en maths spé, l'élève est dit 3/2 (trois demis) ou carré. À l'issue des concours, l'élève peut — s'il le désire — redoubler sa classe de maths spé. Il est alors appelé 5/2 (cinq demis, voir également la page taupin) ou cube.

Actuellement, les différentes filières de Maths spé sont :

  • MP, MP* : Mathématiques et Physique (accessibles depuis Maths sup MPSI)[1] ;
  • PC, PC* : Physique et Chimie (accessibles depuis Math sup PCSI)
  • PSI, PSI* : Physique et Sciences de l'Ingénieur (accessibles depuis Maths sup MPSI, PCSI, PCSI-SI et, dans une moindre mesure, PTSI) ;
  • PT, PT* : Physique et Technologies (accessibles depuis Maths sup PTSI) ;
  • TSI (Maths Sup/Spé TA avant la réforme) ;
  • TPC : Technologie, Physique et Chimie
  • BCPST ;
  • ATS : Adaptation Technicien Supérieur (accessibles après un BTS ou un DUT).

Le symbole « * », prononcé « étoile » (parfois aussi lu « étoilée » ou « star »), signifie qu'il s'agit d'une classe sélective où seuls les meilleurs élèves de Math sup sont admis. Il remplace le symbole « ' » (« prime ») qui existait avant la réforme des classes préparatoires de 1995-1996. Certains notent par dérision que ce symbole sert à indiquer, comme en notation mathématique, que l'ensemble (ici, la classe) est privé de tout élément nul.

L'appellation 3/2 et 5/2[modifier | modifier le code]

Comme précisé ci-dessus, les élèves effectuant leur première année de mathématiques spéciales sont souvent qualifiés de « 3/2 » (trois demis), tandis que les élèves redoublant cette année sont qualifiés de « 5/2 » (cinq demis).

Bien que ce ne soit pas l'explication historique de cette appellation (qu'on trouvera dans l'article taupin), il est commun d'entendre la suivante, basée sur les deux égalités mathématiques ci-contre : et .

En effet, il est communément admis que nombre d'élèves en CPGE rêvent d'intégrer l' « X » (c'est-à-dire l'École polytechnique). Ainsi, la « 3/2 » est la voie permettant d'intégrer l'X entre la première et la deuxième année de prépa, tandis que la 5/2 permet d'intégrer l'X entre la deuxième et la troisième année de prépa.

Il est également possible, mais rare, d'entendre quelquefois l'appellation « 7/2 » désigner certaines personnes redoublant pour la deuxième fois leur année de Mathématiques spéciales (principalement pour des raisons personnelles considérées comme valables par l'établissement permettant la réinscription de l'élève. Par exemple, Valéry Giscard d'Estaing, président de la république française de 1974 à 1981, a intégré l'X en 7/2 après l'occupation allemande[2]. On entend également dans certaines classes « 4/2 » (quatre demis) désigner les élèves de spé ayant redoublé leur année de sup. Ainsi que « 6/2 » (six demis) désigner les élèves qui ont redoublé leurs deux années de prépa.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'élève de MP pouvant éventuellement suivre une option choisie en MPSI : informatique, ou SI (Sciences de l'ingénieur).
  2. « L'École des Présidents : De Charles de Gaulle à François Mitterrand », sur books.google.fr (consulté le 7 juin 2019)