Télécom Paris

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Télécom ParisTech)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Télécom SudParis.
Institut Mines-Télécom, Télécom Paris
Logo Télécom ParisTech.svg
Histoire et statut
Fondation
Type
Nom officiel
École supérieure de télégraphie, École nationale supérieure des télécommunications (ENST)
Régime linguistique
Directeur
Yves Poilane
Localisation
Localisation
Pays
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Paris
voir sur la carte de Paris
Red pog.svg
Chiffres-clés
Étudiants
1360[1]
Enseignants-chercheurs
169[1]
Budget
10 596 059 €[1]
Divers
Devise
Innover et entreprendre dans un monde numérique
Membre de
Site web

Télécom Paris, anciennement Télécom ParisTech, École nationale supérieure des télécommunications et École supérieure de télégraphie, est l'une des 205 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[2].

L'école a été fondée en 1878. Dite grande école généraliste aujourd'hui, Télécom Paris est spécialisée dans les sciences et technologies de l'information et des télécommunications.

Elle est aujourd'hui rattachée à l'Institut Mines-Télécom et fait partie de la Conférence des grandes écoles, de ParisTech et de l'Institut Polytechnique de Paris. Elle est située à Paris et à Sophia Antipolis (Institut Eurécom).

L'école est un des acteurs de l'Université Paris-Saclay. Le déménagement de ses bâtiments sur le plateau de Saclay est prévu pour 2019, de même que celui de la direction générale de l'Institut Mines-Télécom[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les bâtiments de l'école, rue Barrault à Paris.
Bas-relief à l'entrée de l'école, rue Barrault

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec l'essor de la télégraphie électrique, se fait sentir le besoin de former des spécialistes de cette nouvelle technologie. En 1845, Alphonse Foy, directeur des Lignes télégraphiques, propose la création d'une nouvelle école d'application pour les polytechniciens, spécialisée dans la télégraphie. Sa proposition est à l'époque rejetée.

La politique volontariste d'aménagement du territoire menée sous le Second Empire permet de couvrir intégralement la France en télégraphes. C'est ainsi qu'en 1876, au tout début de la Troisième République, à la suite d'une loi de 1873, les administrations des Postes et des Télégraphes fusionnent ; c'est la création des P&T. Dans le même élan, sous la présidence de Mac-Mahon, le gouvernement de Jules Dufaure s'enrichit le d'un nouveau service des Postes et Télégraphes. Adolphe Cochery en devient le premier directeur. Deux mois après son investiture, A. Cochery publie le une circulaire ordonnant la création de l'École supérieure de télégraphie (EST), dont le premier directeur est Ernest-Édouard Blavier. L'école s'installe alors dans le VIIe arrondissement, rue de Grenelle, à Paris. L'ouverture a lieu le 4 novembre 1878.

En 1888, elle change de nom, pour devenir l'École Professionnelle Supérieure des Postes & Télégraphes (EPSPT), et sa formation intègre une différence entre les élèves destinés à l'administration supérieure (section administrative) et les autres (section technique).

En 1912, un nouveau changement de nom en fait l'École Supérieure des Postes & Télégraphes (ESPT), et en 1934, elle intègre les locaux qu'elle occupe actuellement rue Barrault, dans le 13e arrondissement, à la place de la manufacture de gants Neyret, sur le flanc ouest de la Butte-aux-Cailles.

En 1938, elle prend le nom d'École nationale supérieure des postes et télécommunications (ENSPTT), et la même année, le Président de la République Albert Lebrun décerne à l'école la Légion d'honneur.

Pendant la guerre, en 1942, l'ENSPTT est scindée en deux écoles : l'ENSPTT qui forme les cadres administratifs, et qui a fermé ses portes le , et l'ENST (École nationale supérieure des Télécommunications), qui est le sujet de cet article.

En 1971, l'ENST passe sous la tutelle directe de la Direction générale des télécommunications, et le développement des télécommunications pendant cette période conduit l'État à créer deux écoles sœurs, l'École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne (ENST Bretagne), en 1977, à Brest, et l'Institut national des télécommunications (INT), en 1979, à Évry.

En 1987, création du Complexe 13'53 en tant que foyer des élèves.

En 1991, l'école est un des membres fondateurs de ParisTech, établissement public réunissant 12 Grandes écoles parisiennes ; on y trouve notamment, l'École polytechnique, École des hautes études commerciales de Paris (HEC) (depuis 2008), Arts et Métiers ParisTech, École nationale supérieure des mines de Paris (Mines ParisTech), l'École nationale des ponts et chaussées (École des Ponts ParisTech), l'École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA ParisTech), l'École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE ParisTech) et l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI ParisTech).

En 1992, l'ENST fonde avec l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) l'Institut Eurécom, à Sophia Antipolis.

En 1996, l'ENST propose la formation FORDIM (FORmation à DIstance Multi-supports). Cette formation permet à des ingénieurs de se spécialiser.

En 1997, la libéralisation du marché des télécommunications contraint l'État à retirer l'ENST du giron direct de France Télécom et crée le Groupe des écoles des télécommunications (GET) afin de rassembler les écoles ENST (renommée entretemps Télécom Paris), ENST Bretagne, INT (Télécom INT, INT Management). Le GET est un établissement public administratif qui dépend du Conseil général des technologies de l'information (CGTI) au ministère délégué à l'industrie.

Depuis le , le GET s'appelle Institut Télécom, Télécom Paris s'appelle Télécom ParisTech[4] et l'École Nationale Supérieure des Télécommunications de Bretagne s'appelle Télécom Bretagne. Courant 2008, l'INT devient Télécom et management SudParis (Télécom INT devient Télécom SudParis, INT Management Télécom École de Management).

Depuis le , l'Institut Télécom s'appelle l'Institut Mines-Télécom.

Depuis le , Télécom ParisTech s'appelle à nouveau Télécom Paris[5] et intègre, comme membre fondateur, l'Institut polytechnique de Paris. Elle quitte la fondation ParisTech développement au [6].

Départements d'enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

Télécom Paris est organisée en quatre départements d’enseignement et recherche :

  • Communications et Électronique
  • Informatique et Réseaux
  • Image, Données, Signal
  • Sciences Économiques et Sociales

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cycle ingénieur[modifier | modifier le code]

Tronc commun de 1re année[modifier | modifier le code]

Filières de 2e année[modifier | modifier le code]

En 2e année, les élèves choisissent des filières regroupées dans les domaines suivants[7] :

  • Réseaux, communications et cybersécurité
  • Mathématiques et informatique théorique
  • Intelligence artificielle et Science des données
  • Systèmes informatiques, interactifs et embarqués
  • Économie et innovation numériques

Options de 3e année[modifier | modifier le code]

Masters[modifier | modifier le code]

Télécom Paris est partenaire de plusieurs cursus universitaires de masters des universités Pierre et Marie Curie, Paris-Sud, Paris-Descartes et Paris-Diderot[8]. Les élèves en scolarité sur le site de Paris ont la possibilité de suivre une de ces formations, en parallèle à leur 3e année de formation, moyennant un aménagement de scolarité.

Mastères[modifier | modifier le code]

Télécom Paris propose des mastères spécialisés dans les domaines d’expertise suivants[9] :

  • Cybersécurité
  • Intelligence artificielle et big data
  • Internet des objets
  • Mobilité
  • Réseaux
  • Transformation numérique, Entrepreneuriat
  • Régulation

Doctorat[modifier | modifier le code]

Télécom Paris est habilitée à délivrer le doctorat en son nom jusqu'au 31 décembre 2018, dans le cadre d'une co-accréditation avec l'UPMC, pour l'École doctorale d'informatique, de télécommunications et d'électronique (EDITE) de Paris (ED 130). En parallèle, depuis le 1er septembre 2015, elle inscrit des doctorants dont le diplôme est sous le sceau de l'Université Paris-Saclay.

Admission[modifier | modifier le code]

Le recrutement pour la formation d'ingénieur se fait de 4 façons[10] :

  • Concours commun pour les élèves sortant des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).

Le concours d'entrée est le « Concours commun Mines-Ponts ». Les études durent alors trois ans. Cette filière compte, à la rentrée 2013, 97 élèves « cursus Paris » et 33 élèves « cursus Sophia-Antipolis » (Eurécom).

  • Admission par voie universitaire

Cette procédure d'admission est réservée aux étudiants titulaires d'un diplôme universitaire dans un des domaines de compétence de Télécom Paris. Elle permet d'accueillir des étudiants titulaires d'une licence L3 (5 à la rentrée 2013) et d'un master M1 ou équivalent (45 en 2013), toutes nationalités confondues.

L'admission se fait sur dossier, épreuves écrites et sur entretien. Les titulaires d'une licence sont admis en première année comme ceux issus des classes préparatoires aux grandes écoles (trois ans d'études). Les étudiants titulaires d'un master M1 rejoignent directement la deuxième année (deux ans d'études) en commençant par un cycle d'harmonisation de quelques mois afin de se mettre au niveau sur les domaines qu'ils n'auraient pas étudiés durant leur cursus universitaire.

Cette procédure d'admission est réservée aux étudiants titulaires d'un DUT dans un des domaines de compétence de Télécom Paris. En septembre 2013, 11 étudiants titulaires d'un DUT sont entrés en apprentissage à Télécom Paris.

L'admission très sélective se fait sur dossier, épreuves écrites et sur entretien. Les admis sont admis en première année (trois ans d'études par apprentissage).

Cette procédure d'admission est réservée aux élèves de l'École polytechnique qui souhaitent obtenir un double diplôme Polytechnique-Télécom Paris.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique de promotion (indiquée entre parenthèses, suivi éventuellement de l'école d'origine) :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]