École supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
ESTACA
ESTACA Ecole d'ingénieurs logo.svg
Histoire et statut
Fondation
Type
Forme juridique
Disciplines
Automobile, Aéronautique, Ferroviaires et Transports guidés, Spatial, Naval
Nom officiel
ESTACA - École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile (anciennement ETACA)
Fondateur
Directeur
Ludovic Busson
Localisation
Campus
Localisation
Saint Quentin en Yvelines (78) et Laval (53)
Pays
Chiffres-clés
Étudiants
1368 élèves-ingénieurs (2019)
+ 25 en mastère spécialisé[1]
Enseignants-chercheurs
134[1]
Budget
100 millions d'euros
Divers
Devise
Acteur des nouvelles mobilités
Membre de
Site web

L'École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile ou, en abrégé, ISAE-ESTACA est l'une des 205 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[2].

L'ESTACA forme des ingénieurs spécialisés dans les domaines des transports. En plus de son activité de formation, l'école mène également des recherches appliquées au service des acteurs des secteurs aéronautique, automobile, spatial, transports guidés, et Naval.

Située à Saint-Quentin-en Yvelines et à Laval, l'école est reconnue par l'État. Le , elle rejoint le Groupe ISAE aux côtés de l'ISAE-SUPAERO, l'ISAE-ENSMA et l'École de l'air. Le , le groupe est rejoint par SUPMECA.

L'ESTACA est classée 71e école par l'Étudiant en 2020[3] et 27e école par L'Usine Nouvelle[4] avec une note globale de 72,2/100[5].

Historique[modifier | modifier le code]

L'école est fondée en 1925, au 1, rue Boutebrie à Paris 5e, sous le nom d'ETACA par René Bardin qui la dirige jusqu'à sa mort en 1960. Elle est reconnue par l'État le et son enseignement placé sous la tutelle du ministère de l'Éducation nationale. Mme Bardin succède à la tête de l'école à la mort de son mari, mais l'absence d'une gestion rigoureuse amène l'association des anciens élèves à racheter l'école en 1966. Par décret du , l'ETACA prend le nom d'ESTACA et voit sa scolarité passer de quatre à cinq ans. L'année suivante, en , l'école déménage à Levallois-Perret[6].

Le , la CTI habilite l'école à délivrer le titre d'Ingénieur diplômé de l’École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile.

L'option espace est créée en 1992 et suivie deux plus tard de l'option ferroviaire. Un nouveau bâtiment est inauguré à Levallois-Perret en 1993.

En 1994, l'association des anciens élèves intègre le conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (CNISF), devenu l'IESF.

En 1995, l'ESTACA est admise à la conférence des grandes écoles[7].

Un nouveau campus, ESTACA - Campus Ouest, est ouvert à Laval (Mayenne) en 2005.

En , l'ESTACA rejoint le Groupe ISAE dont l'ISAE-SUPAERO et l'ISAE-ENSMA sont les membres fondateurs[8].

Confronté à un manque de place sur son campus de Levallois-Perret, l'école envisage de déménager à partir du début des années 2000. La décision de s'installer au sein du cluster technologique de Paris-Saclay est prise en 2010[9]. Le campus de Levallois-Perret déménage à Saint-Quentin-en-Yvelines dans un bâtiment neuf pour la rentrée scolaire 2015[10].

Lors du Salon du Bourget 2019, l'ESTACA annonce l'ouverture d'un troisième campus à l'horizon 2021, à Bordeaux. Celui-ci permettra de répondre à la fois aux demandes croissantes des étudiants et lycéens pour les formations que l'école propose ainsi qu'aux besoins d'ingénieurs dans les métiers du transport [11].

L'école[modifier | modifier le code]

Gouvernance[modifier | modifier le code]

L'école relève d'une association loi de 1901 à but non lucratif dont les membres du conseil d'administration nomment le directeur.

Effectifs[modifier | modifier le code]

En 2019, l'école a diplômé 398 ingénieurs dont 24 non-français[1]

Admission[modifier | modifier le code]

L'admission à ESTACA se fait via le concours e3a (MP, PSI, PC) ou Banque PT pour les élèves issus des classes préparatoires aux grandes écoles ou après un Bac S ou STI2D (anciennement nommé STI) sur concours commun « Avenir » avec les écoles ECE Paris, ESILV Paris La Défense, EIGSI La Rochelle, ESIGELEC, EPF, EISTI[12]. Quelques places peuvent être pourvues par des personnes titulaires de DUT ou de licence (L1, L2, L3).

Formation[modifier | modifier le code]

En formation post-bac, les 2 années comportent des enseignements de mathématiques et de physique, et initient aux techniques de l'ingénieur et à la gestion d'entreprise.

Les étudiants choisissent dès la deuxième année une spécialisation dans l'application transport de leur choix :

La scolarité des troisième, quatrième et cinquième année est orientée vers les sciences de l’ingénieur (automatique, mécanique des structures, dynamique du vol, aérodynamique, électronique, traitement du signal…) en fonction des spécialisations choisies par les élèves. L'accent est mis sur des projets[13]. En outre, il y a 3 options :

  • Option Sport automobile ;
  • Option Pilote de ligne ;
  • Option Entrepreneuriat.

En cinquième année, certains élèves ont la possibilité d'étudier au sein d'autres écoles du groupe ISAE afin de suivre des formations non dispensées à l'ESTACA. Un partenariat a également été signé avec CentraleSupélec[14].

Les élèves reçoivent également des enseignements spécifiques obligatoires en humanités et sciences sociales, qui se rapprochent de cours de culture générale. Les choix proposés incluent des enseignements sur l'histoire des sciences, la politique, l'épistémologie ou encore le monde de l'entreprise et la gestion.

Tous les élèves du cycle ingénieur étudient l'anglais et doivent valider leur acquis en passant le TOEIC avec un score d'au moins 800. Obligatoire jusqu'en 3e année puis facultative, les étudiants peuvent étudier une seconde langue vivante : espagnol, allemand ou chinois.

Filière Aéronautique[modifier | modifier le code]

La filière aéronautique permet plusieurs spécialisations : Architecture et structures aéronautiques, Intégration système propulsif et Énergie à bord, Avionique et Commande de vol, Exploitation et Maintenance, Systèmes Embarqués et enfin Operations and Maintenance (cours 100 % en anglais).

Les partenaires principaux de L'ESTACA dans le domaine aéronautique sont : Airbus, Dassault, Safran, Thales, Zodiac, REVIMA, Latécoère ainsi que de nombreuses autres entreprises membres du GIFAS.

Filière Automobile[modifier | modifier le code]

Pour l'automobile, quatre choix sont disponibles en dernière année: Nouvelles Énergies et Environnement, Transport Connecté Intelligent, Allégement Véhicule et Eco Mobilité.

Les partenaires principaux de L'ESTACA dans le domaine automobile sont: PSA, Renault, Alpine.

Filière Spatial[modifier | modifier le code]

Pour le spatial, une seule spécialisation est disponible : Satellite ATV Véhicules de Rentrée.

Dans le domaine spatial, l'ESTACA compte notamment les partenaires suivants : Centre national d'études spatiales, Agence européenne de la sécurité aérienne, ArianeGroup, LATMOS.

Filière Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Pour la filière ferroviaire, une seule spécialisation est disponible : Conception Système-Exploitation-Maintenance des Transports Guidés.

Pour la filière transports guidés, les principaux partenaires sont : Alstom, RATP, SNCF, Systra.

International[modifier | modifier le code]

L'école a conclu des accords d'échange avec 45 universités étrangères afin de permettre l'échange d'étudiants de 3e, 4e et 5e année.

Les élèves ont la possibilité d’effectuer une année à l’étranger ou bien d’effectuer un double diplôme. Chaque élève a l’obligation d’effectuer une partie de son cursus à l’étranger en stage et/ou en études d'au moins 2 mois.

20 nationalités sont représentées parmi les élèves, doctorants et enseignants chercheur. L'École a noué plus de 50 accords de coopération avec des universités étrangères. Depuis 2013, les élèves ont au cours de leur cursus une expérience d'au moins deux mois à l'étranger que ce soit pour un stage en entreprise, de recherche, un semestre ou un master. 30 % des élèves passent le deuxième semestre de leur 4e année au sein d'une université étrangère.

Autres formations[modifier | modifier le code]

L'école propose également trois programmes en anglais dont une spécialisation de six mois en conception assistée par ordinateur appliquée aux secteurs automobile et aéronautique et un Mastère spécialisé pour le programme Exploitation et Maintenance dans le secteur de l'aéronautique[15].

Le Mastère Spécialisé « Embedded Lighting Systems »[16] dédié aux systèmes d’éclairage embarqués est proposé en partenariat avec l’Institut d’Optique Graduate School et Strate - École de Design.

Anciens élèves notoires[modifier | modifier le code]

Parmi les anciens élèves notoires de l'ESTACA :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Données certifiées de la CTI, 2019
  2. Arrêté du 28 janvier 2020 fixant la liste des Écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé
  3. Classement 2020 des écoles d'ingénieurs, L'étudiant
  4. Classement 2020 des écoles d'ingénieurs, L'Usine Nouvelle
  5. L'ESTACA sur le site de l'Usine Nouvelle, 2020
  6. « Historique », sur estaca.fr,
  7. « Liste des écoles », sur le site de la Conférence des grandes écoles (consulté le 19 juin 2012)
  8. « Adhésion de l'Estaca à l'Isae », sur aerobuzz (consulté le 29 avril 2020)
  9. Sylvie Lecherbonnier, « L’ESTACA s’installe sur le plateau de Saclay à la rentrée 2014 », sur L’Étudiant, (consulté le 19 mai 2014)
  10. « Montigny-le-Bretonneux Deux nouveaux campus à Saint-Quentin », sur Toutes Les Nouvelles (consulté le 10 septembre 2015)
  11. « Un troisième campus ESTACA à bordeaux », sur estaca.fr,
  12. « Fiche L'Étudiant » (consulté le 29 avril 2020).
  13. Formation à l'ESTACA
  14. « Septembre 2017 - ESTACA s'associe à CentraleSupélec ET Centrale Casablanca pour la création d'un parcours bi-diplômant », sur ESTACA Ecole d'ingénieurs (consulté le 29 avril 2020)
  15. « Mastère spécialisé Exploitation maintenance aéronautique - ESTACA » (consulté le 29 avril 2020).
  16. Embedded Lighting Systems
  17. « Bernard Duperier, 1038 compagnons, Compagnons - Musée de l'Ordre de la Libération », sur www.ordredelaliberation.fr (consulté le 30 octobre 2017)
  18. « Frédéric Vasseur dirigera l'équipe Renault Sport F1 Team », sur Motorsport.com (consulté le 20 juin 2016)

Lien externe[modifier | modifier le code]