École supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile

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ESTACA
ESTACA Ecole d'ingénieurs logo.svg
Histoire et statut
Fondation
Type
Disciplines
Automobile, Aéronautique, Ferroviaires et Transports guidés, Spatial
Nom officiel
ESTACA - École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile (anciennement ETACA)
Fondateur
Directeur
Ludovic Busson
Localisation
Campus
Localisation
Pays
Chiffres-clés
Étudiants
2 100
Budget
15 millions d'euros
Divers
Devise
Acteur des nouvelles mobilités
Membre de
CGE, CDEFI, UGEI, ISAE, ASTech, Concours Avenir, « Elles Bougent », EESPIG
Site web

[1]

L'École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile ou, en abrégé, ISAE-ESTACA est l'une des 207 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[2].

ESTACA forme des ingénieurs spécialisés dans les domaines des transports. Sa mission est de former des ingénieurs et de conduire une recherche appliquée au service de tous les acteurs des secteurs aéronautique, automobile, spatial et transports guidés.

Située à Saint-Quentin-en Yvelines et à Laval, l'école est reconnue par l'État et l'un des 228 membres de la Conférence des grandes écoles. Le , elle rejoint le Groupe ISAE aux côtés de l'ISAE-SUPAERO, l'ISAE-ENSMA et l'École de l'air.

Historique[modifier | modifier le code]

L'école est fondée en 1925, au 1, rue Boutebrie à Paris 5e, sous le nom d' ETACA par René Bardin qui la dirige jusqu'à sa mort en 1960. Elle est reconnue par l'État le et son enseignement placé sous la tutelle du ministère de l'Éducation nationale. Mme Bardin succède à la tête de l'école à la mort de son mari, mais l'absence d'une gestion rigoureuse amène l'association des anciens élèves à racheter l'école en 1966. Par décret du , l'ETACA prend le nom d'ESTACA et voit sa scolarité passer de quatre à cinq ans. L'année suivante, en , l'école déménage à Levallois-Perret[réf. nécessaire][3].

Le , la Commission des titres d'ingénieur habilite l'école à délivrer le titre d' Ingénieur diplômé de l’École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile.

En 1990, elle est admise au comité national pour le développement des grandes écoles. L'option espace est créée en 1992 et suivie deux plus tard de l'option ferroviaire. Un nouveau bâtiment est inauguré à Levallois-Perret en 1993. En 1994, l'association des anciens élèves est admise au conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (CNISF)[réf. nécessaire].

En 1995, l'ESTACA est admise à la conférence des grandes écoles[4]. Un nouveau campus, ESTACA - Campus Ouest, est ouvert à Laval (Mayenne) en 2005.

En , l'ESTACA rejoint le Groupe ISAE dont l'ISAE-SUPAERO est fondateur[5].

Confronté à un manque de place sur son campus de Levallois-Perret, l'école envisage de déménager à partir du début des années 2000. La décision de s'installer au sein du cluster technologique de Paris-Saclay est prise en 2010[6]. Le campus de Levallois-Perret déménage à Saint-Quentin-en-Yvelines dans un bâtiment neuf pour la rentrée scolaire 2015[7].

En 2016, l'ESTACA est labellisée établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général (EESPIG) par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche[réf. nécessaire][8].

L'école[modifier | modifier le code]

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des écoles d'ingénieurs de l'enseignement supérieur en France, l'école relève d'une association loi 1901 à but non lucratif dont les membres du conseil d'administration nomment le directeur.

Effectifs[modifier | modifier le code]

En 2017, l'école rassemble environ 2 100 étudiants dont 350 élèves-ingénieurs en dernière année[9].

Admission[modifier | modifier le code]

L'admission à ESTACA se fait via le concours e3a (MP, PSI, PC) ou Banque PT pour les élèves issus des classes préparatoires aux grandes écoles ou après un Bac S ou STI2D (anciennement nommé STI) sur concours commun « Avenir » avec les écoles ECE Paris, ESILV Paris La Défense, EIGSI La Rochelle, ESIGELEC, EPF, EISTI[10]. Quelques places peuvent être pourvues par des personnes titulaires de DUT ou de licence (L1, L2, L3).

Formation[modifier | modifier le code]

Le tronc commun des deux premières années comporte des enseignements de mathématiques et de physique, et se veut également une initiation aux techniques de l'ingénieur et à la gestion d'entreprise. Les élèves reçoivent un enseignement général : mathématiques, économie, astrophysique (physique statistique, relativité, planétologie), nanosciences, aérodynamique - dynamique du vol, informatique. Ces enseignements ont vocation à enrichir la culture générale des élèves, et n'ont pas de rapport direct avec le métier d'ingénieur. En première année, les élèves ont une liberté dans le choix de leur sujet de projet de fin d’année.

Les étudiants choisissent dès la deuxième année une spécialisation dans l'application transport de leur choix : automobile, aéronautique et Spatial ou ferroviaires - transports guidés.

La scolarité des troisième, quatrième et cinquième année est orientée vers les sciences de l’ingénieur (automatique, mécanique des structures, dynamique du vol, aérodynamique, électronique, traitement du signal…) en fonction des spécialisations choisis par les élèves. À partir du mois de mars, les élèves ont également à monter un avant-projet d'avion ou de lanceur spatial par exemple pour les filières aéronautique ou spatial, ou lié à l'automobile ou aux transports guidés.

Les élèves reçoivent également des enseignements spécifiques obligatoires en humanités et sciences sociales, qui se rapprochent de cours de culture générale. Les choix proposés incluent des enseignements sur l'histoire des sciences, la politique, l'épistémologie ou encore le monde de l'entreprise et la gestion118. Tous les élèves du cycle ingénieur étudient l'anglais et doivent valider leur acquis en passant le TOEIC avec un score d'au moins 800. S'ils le souhaitent, ils peuvent étudier une seconde langue vivante soit Espagnol, Allemand ou Chinois.

Aéronautique[modifier | modifier le code]

Pour la filière aéronautique plusieurs spécialisations sont disponibles : Architecture et structures aéronautiques, Intégration système propulsif et Énergie à bord, Avionique et Commande de vol, Exploitation et Maintenance, Systèmes Embarqués et enfin Operations and Maintenance (cours 100% en anglais).

Les partenaires principaux de L'École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile dans le domaine aéronautique sont: Airbus, Dassault, Safran, Thales, Zodiac, REVIMA, Latécoère ainsi que de nombreuses autres entreprises membre du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales.

Automobile[modifier | modifier le code]

Pour l'automobile, quatre choix sont disponibles : Nouvelles Énergies et Environnement, Transport Connecté Intelligent, Allégement Véhicule et Eco Mobilité.

Partenaires principaux de L'École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile dans le domaine aéronautique sont: PSA, Renault, Alpine ainsi que de nombreux autres acteurs de l'Industrie automobile française, mais aussi internationale.

Spatial et transports guidés[modifier | modifier le code]

Pour les filières aérospatiale et ferroviaire, une seule spécialisation est disponible : respectivement Satellite ATV Véhicules de Rentrée et Conception Système-Exploitation-Maintenance des Transports Guidés.

Parmi les partenaires de L'École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile dans le domaine spatial il y a notamment : Centre national d'études spatiales, Agence européenne de la sécurité aérienne, DGA, ArianeGroup.

International[modifier | modifier le code]

L'école a conclu des accords d'échange avec 45 universités étrangères afin de permettre l'échange d'étudiants de 3e, 4e et 5e année[11].

Les élèves ont la possibilité d’effectuer une année à l’étranger ou bien d’effectuer un double diplôme. Chaque élève a l’obligation d’effectuer une partie de son cursus à l’étranger en stage et/ou en études d'au moins 2 mois.

« D'après L’Usine Nouvelle[12] l'ESTACA figure au 8e rang des écoles d'ingénieurs françaises en 2018.

Plus de 20 nationalités sont représentées parmi les élèves, doctorants et enseignants chercheur. L'École a noué plus de 50 accords de coopération avec des universités étrangères. Depuis 2013, les élèves ont au cours de leur cursus une expérience d'au moins deux mois à l'étranger que ce soit pour un stage en entreprise, de recherche, un semestre ou un master. 30 % des élèves passent le deuxième semestre de leur 4e année au sein d'une université étrangère. »

Vie associative étudiante et sportive[modifier | modifier le code]

La vie associative est riche à l'École. Plus de 30 associations proposent des projets et des activités.

Les associations peuvent correspondre à un projet technique (Coupe de France de robotique, Éco-marathon Shell, Bonneville speed week…), à l'insertion dans le monde du travail grâce à Junior ESTACA[13] ( junior entreprises ), permettre de participer à des actions humanitaires, culturelles ou sportif (bureau des sports, théâtre, festival de courts-métrages., musique…), événementielles, être liées à la tolérance et au civisme (lutte contre l’homophobie, Ingénieurs sans frontières, Génépi…), ou tout simplement contribuer à l’ambiance de la vie étudiante (Journal étudiant, foyer étudiant, clubs divers).

La participation à la vie associative est vivement encouragée par l’établissement car elle permet de développer des "soft skills" et de mettre en pratique les théories vues en cours. Cependant la participation à une activité extra-universitaire, qu'elle soit liée à l'implication associative au sein de l'ESTACA ou non, n'est pas obligatoire pour l'obtention du diplôme.

Autres formations[modifier | modifier le code]

L'école propose également trois programmes en anglais dont une spécialisation de six mois en conception assistée par ordinateur appliquée aux secteurs automobile et aéronautique et un Mastère spécialisé pour le programme Exploitation et Maintenance dans le secteur de l'aéronautique[14]. Et puis, le Mastère Spécialisé «Embedded Lighting Systems[15] » dédié aux systèmes d’éclairage embarqués est proposé en partenariat avec l’Institut d’Optique Graduate School et Strate - École de Design. Cette formation offre une réponse académique aux mutations à venir dans le domaine de l’éclairage et à une demande croissante d’expertises de la part des industriels.

Logotype[modifier | modifier le code]

Le logo de l'école est une marque déposée à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) depuis le 22 mars 2007 par l'association des anciens élèves de l'école[16].

Anciens élèves notoires[modifier | modifier le code]

Parmi les alumni ESTACA notoires :

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Données certifiées 2018 », sur Commission des titres d'ingénieur (consulté le 11 novembre 2018)
  2. Arrêté du 24 janvier 2018 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  3. « Historique », sur estaca.fr,
  4. « Liste des écoles », sur le site de la Conférence des grandes écoles (consulté le 19 juin 2012)
  5. « Adhésion de l'Estaca à l'Isae », sur aerobuzz (consulté le 25 septembre 2012)
  6. Sylvie Lecherbonnier, « L’ESTACA s’installe sur le plateau de Saclay à la rentrée 2014 », sur L’Étudiant, (consulté le 19 mai 2014)
  7. « Montigny-le-Bretonneux Deux nouveaux campus à Saint-Quentin », sur Toutes Les Nouvelles (consulté le 10 septembre 2015)
  8. « Liste des établissements EESPIG », sur FESIC,
  9. « Chiffres-clés », sur letudiant.fr (consulté le 19 août 2015).
  10. « Admissions après le bac », sur studyramagrandesecoles.com (consulté le 4 octobre 2012).
  11. « Ouverture à l'international : étudier à l'étranger », sur le site de l'ESTACA (consulté le 17 juillet 2013).
  12. « Classement Usine Nouvelle », sur usinenouvelle.com,
  13. « Junior ESTACA - Junior Entreprise en Aéronautique et Transports », sur Junior ESTACA (consulté le 18 février 2018)
  14. « Les formations MS par école - ESTACA », sur le site de la Conférence des grandes écoles (consulté le 6 janvier 2017).
  15. (en) « Master Embedded Lighting Systems », sur estaca.fr,
  16. Base des marques de Institut national de la propriété industrielle
  17. « Bernard Duperier, 1038 compagnons, Compagnons - Musée de l'Ordre de la Libération », sur www.ordredelaliberation.fr (consulté le 30 octobre 2017)
  18. UNE PASSION : LE MOUVEMENT, cerf, , 127 p. (ISBN 978-2-204-10568-2), page 21
  19. (en) « Sikorsky Archives News » [PDF], sur sikorskyarchives.com,
  20. « Frédéric Vasseur dirigera l'équipe Renault Sport F1 Team », sur Motorsport.com (consulté le 20 juin 2016)