Institut polytechnique de Grenoble

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Institut polytechnique de Grenoble
Image illustrative de l'article Institut polytechnique de Grenoble
Nom original Grenoble INP
Informations
Fondation 1900[1]
1971 (INPG)
2007 (statut actuel)
Type Grand établissement
Budget 141 millions
Localisation
Ville Grenoble, Valence
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Campus Grenoble Viallet / Minatec / domaine universitaire / Valence
Direction
Administrateur Brigitte Plateau
Chiffres clés
Personnel 588[2] IATOS (2015)
Enseignants 416[2] (2015)
Enseignants-chercheurs 322[2] (2015)
Étudiants 5 500[2] (2015)
Divers
Affiliation Comue UGA
CLUSTER
AGERA
RESCIF
CESAER
Site web grenoble-inp.fr

L'Institut polytechnique de Grenoble ou Grenoble INP et anciennement Institut national polytechnique de Grenoble, est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche fondé à Grenoble en 1900. C’est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, auquel s’applique le statut de grand établissement. Il est l'un des cinq grands établissements d'enseignement supérieur localisés au cœur de la métropole grenobloise.

Membre fondateur des deux pôles de compétitivité mondiaux Minalogic et Tenerrdis[3], de l'alliance GIANT[4], l’établissement est également membre de la communauté Université Grenoble-Alpes et participe depuis 1990 au réseau Cluster comprenant treize universités européennes de science et de technologie.

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Les formations d’ingénieurs à Grenoble remontent à la fin du XIXe siècle, lorsque Paul Janet inaugure le 12 janvier 1893 un cours d’électricité industrielle afin de répondre à la demande des industriels dauphinois[5],[6]. Mais il doit quitter Grenoble à l'automne 1894. Son successeur, Joseph Pionchon, pense dès l'année 1899 que « S'il est une ville où l'enseignement supérieur, technique et pratique de l'électricité industrielle doit trouver tout naturellement place à côté des autres enseignements universitaires, c'est assurément la ville de Grenoble... où, par suite de l'abondance des puissances motrices hydrauliques, des installations électriques de tout genre se sont multipliées et continuent à se développer plus que partout ailleurs, la ville de Grenoble est en effet en matière d'électricité industrielle, un centre d'information et d'études pratiques de premier ordre »[7]. Son idée est reprise lors du discours de la séance solennelle de la rentrée universitaire du 3 novembre 1899. Le 1er avril suivant, le président du conseil de l'université, Émile Boirac, lance un appel pour la création d'une société qui réalise « l'union trop longtemps retardée en France du laboratoire et de l'usine »[7]. Son vœu se réalise le 27 avril 1900 par la constitution de la société pour le développement de l'enseignement technique dont l'article 4 des statuts se donne pour objet « le développement de l'enseignement technique près de l'université de Grenoble». Le financement s'effectue à parts égales entre industriels, université, ministère et municipalité[8].

Institut électrotechnique en 1901.

À cette époque, l’usage industriel de l’électricité est mature, et il y a un grand besoin d’ingénieurs spécialistes de cette discipline, hautement stratégique dans le contexte économico-industriel de l’époque. L'utilisation de la houille blanche est alors en plein développement avec des industriels comme Aristide Bergès et son avenir semble prometteur.

Ce nouvel enseignement, qui a beaucoup de succès, d’abord soutenu par la ville de Grenoble[9], va déboucher sur l'inauguration de l’Institut électrotechnique de Grenoble le 11 mars 1901, grâce aux fonds de l'université de lettres et de droit et non à ceux de l'université des sciences[10]. Installé rue général Marchand dans une annexe du lycée de filles, il accueille 11 élèves pour sa première promotion[10] et son fondateur, Joseph Pionchon (1859-1938), en devient le premier directeur. La séance d'inauguration a lieu dans l'amphithéâtre voisin de la Faculté des lettres en présence du maire Stéphane Jay, du préfet Christian Nanot, du sénateur Édouard Rey, du recteur d'Académie et président du conseil de l'université Émile Boirac, du directeur de l'École supérieure d'électricité Paul Janet, du directeur de l’enseignement supérieur au ministère de l’Instruction publique Louis Liard, du président de la chambre de commerce Casimir Brenier et du président de la société pour le développement de l'enseignement technique Henri de Renéville. L'année 1901 voit également la création à Grenoble du syndicat des forces hydrauliques, puis l'année suivante, la ville accueille en septembre le premier congrès de la houille blanche[11].

Lancement du nouvel Institut électrotechnique en mars 1910.

Mais l'institut semble être à l'étroit dans ses locaux malgré deux agrandissements réalisés en 1904 et 1905. Au cours de cette année scolaire, outre des auditeurs bénévoles, 25 étudiants sont immatriculés à l'université afin de suivre cet enseignement technique. Les chiffres s'envolent avec 52 étudiants en 1905-1906, 98 en 1906-1907, 145 en 1907-1908 et 208 en 1908-1909[12]. Il devient urgent de réfléchir à de plus vastes locaux d'autant qu'en 1905 un bureau de contrôles et d'essais industriels est intégré à l'institut pour délivrer des certificats d'essai des compteurs électriques. En 1906, alors que Louis Barbillon est directeur depuis deux ans, un cours d'hydraulique est créé qui va être à l'origine de l'École des ingénieurs hydrauliciens ouverte en 1928. Puis en 1907, une maîtrise de conférences d'électrométallurgie est créée, qui va être à l'origine du futur Institut d'électrochimie et d'électrométallurgie ouvert en 1921.

Nouveau site[modifier | modifier le code]

Illustrant les relations privilégiées existant entre milieu industriel et universitaire, l'industriel Casimir Brenier, président de la chambre de commerce et d'industrie de Grenoble fait un premier don le 31 mai 1907 à la ville d'un terrain de 5 010 m2 situé en bordure de l'avenue de la gare[10] afin d'y transférer l'institut. Le don est accepté par le conseil municipal de Charles Rivail le 13 juin 1907. Un deuxième don d'un terrain attenant de 2 024 m2 est fait par l'industriel le 26 octobre 1908 à charge de s'entendre avec l'université pour construire les nouveaux locaux de l'institut électrotechnique[13]. Pour répondre aux besoins, et s'adapter aux techniques nouvelles, la municipalité de Félix Viallet entreprend en novembre 1909 la construction sur cette avenue de nouveaux locaux, regroupant ainsi sous un même toit l'ensemble des enseignements techniques de la faculté des Sciences, comme les cours d'électrochimie, d'électrométallurgie et d'hydraulique, ainsi que l'École française de papeterie ouverte en novembre 1907. Malheureusement Félix Viallet ne voit pas son œuvre, il meurt au cours d'une réunion publique le 17 avril 1910. Le mois suivant, son successeur, Nestor Cornier, attribue à l'avenue de la Gare le nom de Félix Viallet. Un sort identique attend le donateur Casimir Brenier qui décède le 28 octobre 1911. La rue Championnet longeant le chantier de l'institut est renommée de son nom le 8 décembre 1916[14].

L'extension des activités enseignées se traduit en 1913, par l'adoption officielle du nom de l'Institut polytechnique de Grenoble, mais l'activité principale reste toutefois l'enseignement concernant l'hydraulique afin de satisfaire l'industrie locale. Ouvert peu avant la Première Guerre mondiale, l'institut est réquisitionné comme hôpital militaire et tourne au ralenti, mais après la guerre, il compte de 700 à 800 élèves. Dans l'entre-deux-guerres, l'établissement se développe par la création d'instituts spécialisés comme celui de l'Institut d'électrochimie et d'électrométallurgie grâce à Georges Flusin.

Buste de René Gosse sur la place du même nom.

Durant la seconde Guerre mondiale, Grenoble reste en zone libre jusqu'en novembre 1942 puis subit une occupation militaire italienne relativement souple jusqu'en septembre 1943. Cet état de fait pousse de nombreux réfugiés scientifiques et universitaires à s'installer dès 1940 à Grenoble, et parmi eux un certain Louis Néel. L'institut est cependant touché par un drame durant l'occupation allemande. Son ancien directeur René Gosse limogé en 1940 pour avoir critiqué le Maréchal Pétain, mais également doyen de la faculté des sciences, ainsi que son fils Jean, sont assassinés le 21 décembre 1943 par la Milice[15]. Cette période troublée permet toutefois l'apparition d'une nouvelle section en décembre 1942 lorsque le successeur de Gosse, Félix Esclangon, s'approprie du matériel de la 15e compagnie de transmission basée à la caserne de l'Alma pour en faire le premier équipement de la section radioélectricité[16]. Le 5 décembre 1944, moins de quatre mois après la libération de la ville, la place Pasteur formée entre l'IPG, l'Institut Fourrier et la basilique du Sacré-Cœur est renommée place doyen Gosse[17].

En 1946, l'Institut d'électrochimie et d'électrométallurgie créé vingt-cinq ans auparavant pour favoriser l'essor des applications de l'électricité en chimie et métallurgie devient l’École nationale supérieure d'électrochimie et d'électrométallurgie de Grenoble. Le 16 juillet 1948, la rue général Motte qui borde l'institut est rebaptisée rue Barbillon en hommage à l'ancien directeur décédé trois ans auparavant[18]. En 1948, la section radioélectricité de l'institut ouverte depuis 1942 devient une école nationale supérieure d'ingénieurs délivrant le diplôme d'ingénieur radioélectricien, future École d'ingénieurs électroniciens de Grenoble en 1957. En juillet 1950, se déroulent les festivités du cinquantième anniversaire de l'institut polytechnique[19].

En 1951, le professeur Jean Kuntzmann, sollicité dès 1945 par Félix Esclangon afin d'établir un enseignement de mathématiques à l’usage des ingénieurs, créé le premier laboratoire de calcul. Ce laboratoire recevra d'abord une machine analogique, puis accueillera en 1957 le Gamma E.T. (Extension Tambour, un tambour magnétique de 8192 mots de 48 bits) de la Compagnie des Machines Bull, le premier calculateur numérique de l'université française (avec l'IBM 650 installé à Toulouse la même année)[20]. Il sera inauguré en janvier 1958 par Gaston Berger, directeur de l'Enseignement supérieur en France.

Le 27 janvier 1956, le directeur de l'institut, Louis Néel est officiellement désigné comme directeur du futur centre d'études nucléaire dont les travaux débutent au mois de juillet sur les anciens terrains militaire de la presqu'île. Le choix de la ville ayant été décidé durant l'été 1955 par le CEA, un enseignement d'un an en génie atomique est créé à l'Institut polytechnique dès la rentrée 1955 sous la direction de Michel Soutif (en)[21].

En 1969, à la suite de la loi Faure sur la nouvelle organisation des universités françaises, trois instituts nationaux polytechniques sont créés en France, à Grenoble, en Lorraine et à Toulouse[22]. Ces instituts sont des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) assimilés à des universités[23]. Au 1er janvier 1971, les écoles de l'INPG sont alors l’École nationale supérieure d'électronique et de radioélectricité de Grenoble (ENSERG), l’École nationale supérieure d'électrochimie et d'électrométallurgie de Grenoble (ENSEEG), l’École nationale supérieure d'électrotechnique, l’École nationale supérieure d'hydraulique, l’École nationale supérieure de mathématiques appliquées et l’École nationale supérieure de génie physique.

En 1995, l'INPG et la chambre de commerce et d'industrie de la Drôme installent l'École nationale supérieure en systèmes avancés et réseaux à Valence[24]. En 2006, trois écoles de l'INPG s'installent sur le site de Minatec sur la presqu'île scientifique. Leur regroupement en 2008 donne l'École nationale supérieure de physique, électronique, matériaux connue sous l'acronyme Phelma.

Statut de grand établissement[modifier | modifier le code]

Site historique de Grenoble-Viallet.

Le 8 mars 2007, les statuts évoluent et l’institut devient par décret un grand établissement, lui permettant ainsi de modifier sa gouvernance[25]. Son appellation redevient Institut polytechnique de Grenoble ou Grenoble INP. Les écoles étaient alors l'École nationale supérieure d'électrochimie et d'électrométallurgie de Grenoble (ENSEEG), l'École nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées de Grenoble (Ensimag), le département télécommunications de l'Institut national polytechnique de Grenoble, l'École nationale supérieure d'électronique et de radioélectricité de Grenoble (ENSERG), l'École française de papeterie et des industries graphiques, l'École nationale supérieure de physique de Grenoble (ENSPG), l'École nationale supérieure d'ingénieurs électriciens de Grenoble (ENSIEG), l'École nationale supérieure en systèmes avancés et réseaux (Esisar), l'École nationale supérieure de génie industriel (ENSGI), l'École nationale supérieure d'hydraulique et de mécanique de Grenoble (ENSHMG). Cette même année, certaines écoles sont fusionnées ou renommées pour aboutir à six écoles (voir section Formation).

Alliance GIANT[modifier | modifier le code]

En 2008, l'institut polytechnique et sept autres institutions basées sur le polygone scientifique deviennent les membres fondateurs de l'alliance baptisée GIANT, acronyme de Grenoble Innovation for Advanced New Technologies. Outre l'institut, cette alliance qui vise à relever le défi de l'utilisation des énergies renouvelables est constituée de Grenoble École de management, l'université Joseph-Fourier, du CNRS, du CEA Grenoble, de l'European Synchrotron Radiation Facility, du Laboratoire européen de biologie moléculaire et de l'Institut Laue-Langevin[26],[4]. En 2014, l'alliance GIANT a généré près de 5 000 publications scientifiques et dépose 550 brevets par an[27].

En juillet 2010, l'institut et cinq autres membres se dotent de la fondation partenariale Grenoble INP visant à développer le modèle grenoblois reliant formation, recherche et innovation[28]. En mars 2014, alors que l'institut signe un partenariat avec EDF destiné à l'étude du comportement des structures du génie civil[29], Grenoble INP lance en novembre de cette même année un vaste programme immobilier de 21 000 m2 de constructions sur le domaine universitaire de Grenoble à Saint-Martin-d'Hères, afin de créer trois pôles d'excellence: le pôle innovation, logiciel et systèmes intelligents, le pole environnement et développement durable et le pole biologie environnementale et systémique[30].

En septembre 2015, l'école nationale supérieure de l'énergie, l'eau et l'environnement intègre les nouveaux locaux de type "bâtiment intelligent" du GreEn-ER sur la presqu'île scientifique[31]. Le même mois, la fondation Grenoble INP associée à Schneider Electric lance une chaire universitaire consacrée à la plastronique, science faisant convergée électronique et plasturgie[32]. Trois mois plus tard, cette fondation, initialement prévue pour cinq ans, est reconduite pour une durée de vingt ans et créé deux autres chaires dénommées Éthique & robotique et Confiances dans les systèmes[33]. La même année, un rapport du Haut conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur estime le patrimoine immobilier de l'institut à environ 150 000 m2.

En avril 2017, l'institut lance une formation en ligne ouverte à tous portant sur les réseaux électriques intelligents. Cette formation s'adresse à un large public qui doit toutefois être « doté d'une culture scientifique et technique élémentaire » et se destine donc d'avantage à des techniciens, ingénieurs et titulaires de diplômes du supérieur[34].

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

De 1901 à 1969, l'INPG était un institut de la faculté des sciences, et avait un directeur. Louis Néel est devenu président au changement de statut en 1970.

Directeur / Président Années
Joseph Pionchon 1901-1904
Louis Barbillion 1904-1928
René Gosse 1928-1940
Félix Esclangon 1940-1951
Louis Néel (Prix Nobel de physique) 1951-1975
Philippe Traynard 1976-1981
Daniel Bloch 1981-1986
Georges Lespinard 1987-1992
Maurice Renaud 1993-1999
Yves Brunet 1999-2002
Paul Jacquet 2002-2008

Depuis 2008, à la suite d'un changement de statut, le poste de président est remplacé par celui d'administrateur général. Paul Jacquet a tenu ce poste de 2008 à 2012 et Brigitte Plateau depuis 2012.

Formation[modifier | modifier le code]

Depuis la rentrée 2008, l’Institut polytechnique de Grenoble comprend six grandes écoles d’ingénieurs[35]. Toutes ces écoles se situent à Grenoble ou sur le campus de Saint-Martin-d'Hères, à l'exception de l'Esisar, située à Valence dans la Drôme.

Le groupe Grenoble INP recrute la grande majorité de ses élèves ingénieurs à partir des concours communs polytechniques. De plus, le groupe Grenoble INP a mis en place – en collaboration avec l'Institut national polytechnique de Lorraine et l'Institut national polytechnique de Toulouse – le cycle préparatoire polytechnique. L'ESISAR recrute aussi des lycéens de terminale dans sa prépa intégrée.

Le groupe Grenoble INP compte 5 500 étudiants et délivre près de 1 200 diplômes d'ingénieurs par an, ce qui en fait l'un des principaux pôle français de formation d'ingénieur. Près de 200 thèses de doctorat sont également soutenues chaque année. D'autre part, le groupe Grenoble INP pilote depuis 2012 le pôle mondial lié à l'énergie et à son stockage, GreEn-ER, installé sur le polygone scientifique.

Formation continue[modifier | modifier le code]

Le département formation continue de Grenoble INP permet à toute personne désireuse de se former au cours de sa carrière professionnelle d'accéder à de nombreuses formations, courtes ou diplômantes[36],[37]. Les formations sont assurées par les enseignants-chercheurs des six écoles de Grenoble INP et des formateurs experts, qui utilisent les plateformes technologiques et pédagogiques de haut niveau.

Le département formation continue de Grenoble INP propose deux types de formations, en premier lieu des stages courts, d'un à cinq jours, sur catalogue ou sur mesure, permettant d'acquérir une compétence spécifique, mais également des formations diplômantes, d'un à trois ans, durant lesquelles le candidat prépare un diplôme reconnu par la commission des titres d'ingénieur, inscrit au répertoire national des certifications professionnelles ou encore un diplôme d'établissement. Ces formations peuvent s’envisager pour un passage cadre, une adaptation de son profil aux orientations de l'entreprise, ou encore dans le cadre d’une reconversion visant à améliorer son employabilité. Des systèmes de validation (des acquis, de l'expérience ou des études supérieures) sont également proposés.

Classements académiques[modifier | modifier le code]

Grenoble INP est régulièrement classée parmi les meilleures écoles d'ingénieurs en France[38]. En 2014, selon le classement international QS World University Rankings, le groupe se place entre la 51e et la 100e meilleure université mondiale dans le domaine des Sciences des Matériaux. Les palmarès 2013, 2014 et 2015 de L'Usine nouvelle placent Grenoble INP au deuxième rang des meilleures écoles d'ingénieurs[39], derrière l'Ecole Polytechnique. Le groupe est aussi plébiscité pour sa recherche et son innovation, et figure en tête du classement des écoles d'ingénieurs les plus innovantes selon le classement 2014 d'Industrie et Technologies[40]. En 2014, Le Monde classe le groupe à la première place des écoles d'ingénieurs les plus innovantes[41]. Il faut toutefois rappeler que Grenoble INP n'est pas une école d'ingénieur mais un groupe. En 2016, les groupes d'instituts polytechniques, n'ayant pas voulu fournir de données à L'Usine nouvelle, ne figurent pas dans le classement.

Nanotech[modifier | modifier le code]

Nanotech est une formation ouverte en septembre 2004 en collaboration entre le groupe Grenoble INP et deux autres écoles : le Politecnico di Torino et l'École polytechnique fédérale de Lausanne. La formation donnée en anglais porte sur la micro-électronique les micro-techniques et les nanotechnologies[42].

Le cursus suivi par les élèves recrutés parmi les universités participantes s'étale successivement au sein des trois établissements : le premier semestre à Turin, le deuxième à Grenoble, le troisième à Lausanne et enfin le dernier semestre consiste en un projet de fin d'étude.

Trois diplômes sont délivrés conjointement par les trois établissements: le diplôme d’ingénieur du groupe Grenoble INP, spécialité micro et nanotechnologies pour les systèmes intégrés, la laurea specialistica micro e nanotecnologie per sistemi integrati et le master en micro et nanotechnologies pour les systèmes intégrés.

Diplômés[modifier | modifier le code]

L'association des diplômés des écoles de Grenoble INP est l'association Grenoble INP Alumni, anciennement appelée AINPG et historiquement « La Houille Blanche de Grenoble ». Présidée par Laurent Bouvier depuis juin 2016[43], c'est une association loi 1901 déclarée le 19 juin 1903 en préfecture et publiée au Journal officiel le 10 juillet suivant[44] , qui a pour objet d’affirmer et de maintenir l’esprit de camaraderie et de solidarité entre ses membres et de participer au rayonnement de Grenoble INP. L'association a été reconnue d'utilité publique par décret du 30 juin 1926. L'association regroupe environ 40 000 diplômés en activité et constitue ainsi l'un des plus grands réseaux d'ingénieurs en France[45].

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Portrait photo de Jean-Jacques Favier
Jean-Jacques Favier, spationaute français.
Portrait photo de Françoise Gri
Françoise Gri, ancienne PDG de Manpower.
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Élève de l'Institut polytechnique de Grenoble.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grenoble INP : plus de 100 ans d'histoire.
  2. a, b, c et d grenoble-inp.fr, Les chiffres clés au 31 décembre 2015.
  3. lemonde.fr du 12 novembre 2015, Grenoble INP cultive ses amitiés avec l’industrie.
  4. a et b giant-grenoble.org GIANT: 30 000 hommes et femmes construisent ensemble un campus de rang mondial à Grenoble (consulté le 25 avril 2017)
  5. Archives municipales de Grenoble, cote 6FI 4071.
  6. "Institut polytechnique de Grenoble 1900-1950" P.47 "les souvenirs de Paul Janet" édition limitée du cinquantenaire
  7. a et b Philippe Veitl, L'Invention d'une région: les Alpes françaises.
  8. Michel Lescure, Villes et districts industriels en Europe occidentale (XVIIe-XXe siècle).
  9. "Premiers principes d'électricité industrielle", Paul Janet Gauthier Villard 1903, Préface
  10. a, b et c Histoire-cnrs.revues.org, François Caron, Le dialogue entre la science et l’industrie à Grenoble, 13 janvier 2000, La science et l’industrie, un mariage de raison
  11. [PDF] shf-lhb.org, L'Exposition Internationale de la Houille Blanche et du Tourisme.
  12. Archives municipales de Grenoble, cote 4M49.
  13. Archives municipales de Grenoble, cote 4M45.
  14. Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 3 janvier 1976. (Pour ne pas que le nom du général Championnet disparaisse de la ville, la place Lakanal est rebaptisée de son nom)
  15. Saint-Ismier.fr, Mémorial Doyen Gosse.
  16. Louis Néel, Un siècle de physique, chapitre VIII, INPG
  17. Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 17 janvier 1976.
  18. Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 7 février 1976.
  19. Cérémonie du cinquantenaire de l'institut polytechnique de Grenoble.
  20. aconit.org Jean Kuntzmann (1912-1992)
  21. histoire-cnrs.revues.org, Michel Soutif, La connivence entre physiciens de 1950 à 1975.
  22. Décret no  69-930 du 14 octobre 1969 portant application aux instituts de facultés ou d’université préparant à un diplôme d’ingénieur de la loi no  68-978 du 12 novembre 1968
  23. Article L. 711-2 du code de l’éducation
  24. ledauphine.com du 24 septembre 2015, L’Esisar fête ses 20 ans.
  25. Décret n° 2007-317 du 8 mars 2007 relatif à l'Institut polytechnique de Grenoble
  26. letemps.ch du 14 novembre 2013, A Grenoble, l’innovation version Giant. (consulté le 25 avril 2017)
  27. campusresponsables.com du 11 septembre 2014, GIANT, un campus innovant à Grenoble.
  28. fondation-grenoble-inp.fr
  29. france3-regions.francetvinfo.fr du 19 mars 2014, L'Institut Polytechnique de Grenoble s'associe à EDF pour ses recherches.
  30. Grenoble INP, pose-de-la-premiere-pierre-du-programme-immobilier-pilsi-edd-beesy.
  31. lefigaro.fr du 13 février 2015, Grenoble : un nouveau «bâtiment intelligent» pour l’école d’ingénieurs Ense³.
  32. usinenouvelle.com du 28 avril 2016, La plastronique méritait bien Une chaire.
  33. lessor.fr du 12 décembre 2015, La Fondation partenariale Grenoble INP reconduite pour 20 ans.
  34. energie2007.fr du 16 février 2017, Un MOOOC smart grids à Grenoble - et au-delà.
  35. Arrêté du 4 septembre 2008 portant création d'écoles internes à l'Institut polytechnique de Grenoble
  36. Département Formation Continue
  37. lemonde.fr du 24 novembre 2016, Vincent, en formation à l’Institut polytechnique de Grenoble : « Etre à l’écoute est une science ».
  38. http://www.grenoble-inp.fr/grenoble-inp/classement-des-ecoles-d-ingenieurs-dans-la-presse-576665.kjsp?RH=INP_PRESENTATION
  39. http://www.usinenouvelle.com/classement-des-ecoles-d-ingenieurs
  40. http://www.industrie-techno.com/les-100-ecoles-d-ingenieurs-les-plus-innovantes.30025
  41. Le Monde du 9 décembre 2014: Les secrets des écoles d’ingénieurs les plus innovantes
  42. Nanotech Grenoble INP
  43. alumni.grenoble-inp.fr, L'équipe.
  44. alumni.grenoble-inp.fr, Association.
  45. alumni.grenoble-inp.fr, Les groupements.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]