Institut de recherche pour le développement

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Institut de recherche
pour le développement
Image illustrative de l'article Institut de recherche pour le développement

Création
Siège Marseille
Pays Drapeau de la France France
Rattachement Ministère chargé de la Recherche
Ministère de la Coopération
Président Jean Paul Moatti
Disciplines Développement économique
Développement humain
Développement durable
Environnement
Sécurité alimentaire
Sécurité sanitaire
Chercheurs statutaires 830
Site web http://www.ird.fr/

L'Institut de recherche pour le développement (IRD) est un établissement public français sous la tutelle des ministères chargés de la Recherche et de la Coopération, remplaçant l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM).

Cet organisme participe à des recherches scientifiques et techniques par le biais d'accords signés entre la France et certains pays en développement.

Ces programmes de recherche destinés à apporter une aide au développement des pays du Sud s'orientent autour des sciences humaines et sociales (géographie, sociologie…), des sciences de la santé (maladies infectieuses, grandes endémies, nutrition, environnement) et des sciences de la nature (hydrologie, pédologie, géophysique, ichtyologie…).

Le siège de l'IRD est situé à MarseilleParis jusqu'en septembre 2008).

Historique[modifier | modifier le code]

L’idée de créer un organisme capable de promouvoir la recherche dans les colonies françaises fut exprimée pour la première fois, en 1937, sous le gouvernement de Léon Blum. Il faudra pourtant attendre « la création, par la loi no 550 du , de l’Office de la recherche scientifique coloniale (ORSC). En 1944, le gouvernement provisoire de la République française, soucieux de disposer des atouts nécessaires à la cohésion et au renouveau d’un empire colonial ébranlé par la guerre, confirme par une ordonnance du la création de l’Office. C’est ainsi pour contribuer à donner un nouvel essor à la politique coloniale qu’a été créé puis transformé et pérennisé un Office conçu pour la seule recherche scientifique coloniale ». L’Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM) était créé. Le nouvel institut connaîtra, au cours de son évolution, de grandes mutations :

  • la première a lieu en 1953 à la suite des difficultés financières liées à la création d’un fonds commun,
  • la deuxième porte, en 1960, sur la scission de la recherche agronomique et la lutte contre le démantèlement pour un statut national,[pas clair]
  • la troisième survient en 1984, avec le décret du 5 juin, portant réorganisation et fonctionnement, de l’office car les relations entre la métropole et les colonies s’étaient muées en coopération bilatérale ou multilatérale qui deviendra essentielle dans les relations Nord-Sud. Ce décret traduisait une mise à jour et une continuité puisque l’Office devenait Institut français de recherche scientifique pour le développement en Coopération, tout en gardant le sigle Orstom. Il acquiert le statut d'Établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST).

Le , l’institut, à la suite de réelles évolutions, a changé de nom et, cette fois-ci, de sigle pour devenir l'Institut de recherche pour le développement (IRD).

Organisation actuelle[modifier | modifier le code]

L’IRD est organisé en cinq départements scientifiques :

Présence dans le monde[modifier | modifier le code]

Outre le siège de Marseille, l'IRD est présent dans de 90 pays sous forme de centres ou de missions temporaires en particulier en Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Niger, Mali, Sénégal, Afrique du Sud, Kenya, Madagascar, etc.), mais aussi en Afrique du Nord (Égypte, Maroc, Tunisie, etc.), en Asie (Vietnam, Indonésie, Thaïlande, Laos, etc.), en Amérique latine (Bolivie, Brésil, Chili, Pérou, Équateur, Mexique). En France métropolitaine, il dispose de deux centres, l'un à Montpellier, et l'autre en région parisienne à Bondy et est présent dans l'Outremer français à la Réunion, en Guyane Française, en Martinique, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française.

En 2015, l'IRD se compose de 2 048 agents, dont 820 chercheurs et 1 228 ingénieurs et techniciens[1], 56 unités de recherche[2]; 30 représentations à l’étranger et en Outre-mer[1]. Au cours de l'année 2015, l'IRD a alloué 170 bourses d'études, accompagné une centaine de création d'entreprise[3], soutenus 55 colloques, produit ou co-produit 20 films[4], édité ou co-édités 30 ouvrages ou et participé à 371 manifestations de culture scientifique[5] . En 2014, ses chercheurs ont publiés 3 825 publications scientifiques. C'est encore l'herbier de Nouvelle-Calédonie (85 000 planches)[6] et celui de Guyane (200 000 spécimens)[7]. C'est enfin plusieurs bases de données (scientifiques, temporelles, photographiques), dont la base documentaire Horizon-plein texte qui propose 90 000 documents issus des recherches de l'IRD, dont 66 000 fichiers téléchargeables en accès libre[8] et la photothèque Indigo (plus 50 000 photographies)[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Rapport IRD 2015 », sur rapport.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  2. eZ Systems, « Liste des unités de recherche - Institut de recherche pour le développement (IRD) », sur www.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  3. « Partenariat | innovation | Rapport IRD 2015 », sur rapport.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  4. « communication | Rapport IRD 2015 », sur rapport.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  5. « Partage des savoirs | Rapport IRD 2015 », sur rapport.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  6. Pl@ntnet - Julien Barbe - AMAP, « Pl@ntNet - Herbarium of IRD Nouméa (NOU) », sur herbier-noumea.plantnet-project.org (consulté le 29 août 2016)
  7. « CAY - Pl@ntnet », sur publish.plantnet-project.org (consulté le 29 août 2016)
  8. « IRD - Portail documentaire », sur horizon.documentation.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  9. « IRD » (consulté le 29 août 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Bonneuil et P. Petitjean, « Les chemins de la création de l'ORSTOM, du Front populaire à la Libération en passant par Vichy, 1936-1945 : recherche scientifique et politique coloniale », dans Roland Waast et Patrick Petitjean (dir.), Les Sciences hors d'Occident au XXe siècle, Paris, ORSTOM, 1996, p. 113-161
  • Ndiaye, Ch.- Étude du dispositif documentaire de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) : cas de la Représentation au Sénégal. (Mémoire de fin d’études au Diplôme supérieur en sciences de l’information et de la communication (DSSIC) ; sous la dir. de M. O. SAGNA). – Dakar : EBAD ; 2006.- 97 p. + annex. http://memsic.ccsd.cnrs.fr

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]