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École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne

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École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne
Mines Saint-Étienne
Image illustrative de l'article École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne
Devise Inspiring Innovation - Innovante par Tradition

Ancienne devise : Operta Naturae Inveniunt Munera - Ils mettent à jour les œuvres cachées de la Nature

Informations
Fondation 2 août 1816
Type École d'ingénieurs (EPA)
Localisation
Coordonnées 45° 25′ 40″ N 4° 24′ 14″ E / 45.4278531, 4.403822445° 25′ 40″ Nord 4° 24′ 14″ Est / 45.4278531, 4.4038224
Ville Saint-Étienne et Gardanne
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Direction
Président Yvon Raak
Directeur Pascal Ray
Chiffres clés
Étudiants 1 436[1]
Doctorants 166[1]
Diplômés/an 312 en 2009[1]
Divers
Affiliation Institut Mines-Télécom, Groupe des écoles des mines, CGE, G16+, AGERA
Site web http://www.mines-stetienne.fr

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École nationale supérieure des mines de Saint-ÉtienneMines Saint-Étienne

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École nationale supérieure des mines de Saint-ÉtienneMines Saint-Étienne

L'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne[2], aussi dénommée Mines Saint-Étienne, ou EMSE, est l'une des 210 écoles d'ingénieurs françaises habilitées à délivrer un diplôme d'ingénieur.

Créée en 1816, elle est membre de l'Institut Mines-Télécom, sous tutelle du ministère chargé de l'industrie (aujourd'hui, ministère de l'Économie, de l'industrie et du numérique).

Histoire

À la chute du Premier Empire en 1815, le traité de Vienne sépare la Sarre et la Savoie de la France, la privant ainsi des écoles pratiques des mines de Geislautern et Peisey-Nancroix alors qu'à l'aube de la révolution industrielle, le pays a grand besoin de cadres pour l'extraction de la houille. Le , Louis XVIII produit une ordonnance royale portant création d'une école de mineurs à Saint-Étienne, alors en plein essor grâce à ses mines de charbon.

L'école s'établit d'abord dans un petit bâtiment place Marengo, avec à sa tête Louis-Antoine Beaunier. La première promotion en 1819 ne comprend que douze élèves, dont Benoît Fourneyron est le major de promotion. Le , une nouvelle ordonnance royale donne à l'établissement le statut d'école d'ingénieur. Rapidement, les locaux s'avèrent mal adaptés face à la croissance des promotions. En 1848, les Frères des Écoles chrétiennes cèdent leur domaine sur la colline de Chantegrillet où l'école déménage. Mais les travaux miniers altèrent les bâtiments et un nouveau bâtiment destiné à accueillir l'école est construit à partir de 1924 à l'emplacement actuel situé cours Fauriel. En 1927 l'école rejoint ses nouveaux locaux — on la surnomme depuis la « grande dame du cours Fauriel ».

En 1992, l'école devient un établissement public national à caractère administratif. En 1994, une partie rénovée des anciens locaux de Manufrance, situés à quelques centaines de mètres, est annexée. En 2002, l'école prend le tournant de la microélectronique avec la création de son 5e centre d'enseignement et de recherche : le Centre Microélectronique de Provence Georges Charpak. En 2003, l'école franchit le cap des 1000 élèves. La première année du cursus d'ingénieur civil des mines compte 130 élèves. En 2004, l'école crée son 6e centre de formation et de recherche, consacré à l'Ingénierie de la santé. En 2009, l'école franchit le cap des 1500 élèves.

Les formations

Entrée du bâtiment de l'espace Fauriel.

Cursus d'ingénieur civil des mines

Pour ce cursus, l'école est habilitée à délivrer le titre d'ingénieur diplômé de l'École nationale supérieure des mines de St-Étienne[3].

Cursus d’ingénieurs spécialisés en microélectronique informatique et nouvelles technologies

Une vue du centre Charpak
Centre Georges Charpak

Le cycle ISMEA (ingénieurs spécialisés en micro-électronique et applications) de l'ENSM-SE est a été renommé en ISMIN (ingénieurs spécialisés en microélectronique, informatique et nouvelles technologies) au cours de l'année 2008.

C'est l'un des deux cycles d'excellence de l'école, avec cycle généraliste ICM.

Le cursus ISMIN est un cycle de formation d’ingénieurs spécialisés plus particulièrement orienté vers la microélectronique, les systèmes embarqués et les logiciels associés. Cette formation permet l'acquisition d'une double compétence informatique/électronique, tout en continuant de délivrer une solide formation scientifique et managériale.

Le recrutement s'effectue sur concours après les classes préparatoires aux grandes écoles sur le Concours Télécom INT pour les filières MP, PC et PSI et PT. Des admissions sur titres sont également possibles, elles restent cependant rares.

Les étudiants doivent choisir, en plus de l'Anglais, une deuxième langue vivante parmi Mandarin, Japonais, Allemand et Espagnol.

Depuis 2013, la dernière année de formation est proposée sous la forme d'un parcours. Les étudiants doivent choisir une formation pour chacune des parties (Compétence, Métier, Module électif).

Cette formation se déroule à Gardanne, sur le site Georges Charpak. L'école est habilitée par la commission des titres d'ingénieur (CTI) à délivrer le diplôme d'ingénieur diplômé de l’École Nationale Supérieure des Mines de Saint-Étienne - Cycle Ingénieur Spécialisé en Microélectronique et Informatique

Elle a été créée en 1982 dans le cadre du groupe ESIM (École supérieure d'ingénieurs de Marseille, aujourd'hui Centrale Marseille) et a été intégrée à l'École des mines de Saint-Étienne en 2003.

Cursus d’ingénieurs spécialisés en génie industriel ou en génie des installations nucléaires

L'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne propose plusieurs cursus de formation sous statut salarié en alternance. Ces formations se déroulent grâce au partenariat solidaire de l'ISTP à Saint-Étienne, et à une convention avec le CEA/INSTN (spécialité Génie des Installations Nucléaires). Elles se composent de deux filières (formation par apprentissage et formation continue) et offrent également la possibilité de VAE. L'école est habilitée par la commission des titres d'ingénieur (CTI) à délivrer le diplôme "d'ingénieur diplômé de l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne - Spécialité Génie

Cursus d’ingénieurs en électronique et en informatique industrielle

À L'instar du cursus d’ingénieurs spécialisés en génie industriel ou en génie des installations nucléaires, cette formation se déroule sous statut salarié en alternance et en présente les mêmes spécificités en termes de technicité et d'excellence.

Cette formation se déroule au Centre microélectronique de Provence Georges-Charpak (CMP-GC) à Gardanne en partenariat avec l’ITII-PACA (Institut des techniques d’ingénieur de l’industrie).

Formation doctorale

Entrée de l'école des mines

L’Université Jean Monnet de Saint-Étienne et l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne, ont signé une convention créant l’École doctorale de Saint-Étienne (ED-SE) en date du 11 mai 2001 et obtenu l’accréditation conjointe d’une École doctorale pluridisciplinaire et inter-établissements du site stéphanois. Cette école doctorale permet la création de filières de formations disciplinaires cohérentes, ayant des bases scientifiques élargies et la mise en place d’une formation globale des doctorants.

C’est dans le cadre de cette École Doctorale que sont organisées les études doctorales de l’École des mines de Saint-Étienne. Tout titulaire d'un master recherche ou d'un diplôme de même équivalence (comme un diplôme d'ingénieur, sous réserve de pouvoir justifier d'un parcours recherche) peut postuler à cette formation d'une durée de 3 ans. L'école des Mines de Saint Étienne délivre le diplôme de docteur sous son seul sceau.

Mastères spécialisés

  • Mastère spécialisé en ingénierie production et infrastructures en systèmes ouverts
  • Mastère Spécialisé efficacité énergétique dans la rénovation des bâtiments[4] (en partenariat avec l'ENISE et l'ENTPE)[5]

La recherche

La recherche occupe une place fondamentale dans l'activité de l'école. À l'instar des autres écoles de la famille Mines, les unités de formation et de recherche de l'EMSE, au nombre de cinq, sont des assemblages pluridisciplinaires de départements thématiques, positionnés sur des "dorsales technologiques".

Cette organisation en unités propres permet à l'École de définir sa propre stratégie de recherche, de la coupler avec la formation des ingénieurs et de travailler en mode partenarial avec l'industrie, notamment au travers de l'association ARMINES.

Au 1/1/2012, les cinq centres de formation et de recherche de l'École sont, par ordre d'ancienneté :

  • Sciences des Matériaux et des Systèmes (SMS) : matériaux, mécanique, design
  • Sciences des Processus Industriels et Naturels (SPIN) : procédés, énergie, géosciences
  • Centre de Microélectronique de Provence (CMP, à Gardanne, créé en 2003) : packaging supports souples, logistique, sécurité, bioélectronique (créé en 2009)
  • Ingénierie et Santé (CIS, créé en 2004) : biomatériaux, génie hospitalier, toxicité des nanopoudres
  • Institut Henri Fayol (performance des processus et des organisations, créé en 2010) : génie industriel, mathématiques appliquées, informatique, analyse environnementale, management, environnement et RSE

Parallèlement, les 18 départements de recherche composant les 5 centres de l'École des Mines de Saint-Étienne sont fortement engagées dans des unités mixtes de recherche : 9 sont associés dans des UMR CNRS (dont 8 dans une UMR Matériaux-Mécanique-Procédés-Énergie, le Laboratoire Georges Friedel, en propre à l'École), 4 sont en cours d'association avec des UMR extérieures, 1 département est mixte avec le Laboratoire d’électronique et de technologie de l’information du CEA, 1 département compose une équipe d'accueil avec l'Université Jean-Monnet de Saint-Étienne

L'école possède un effectif de 412,5 chercheurs, dont 175 doctorants, 137 enseignants chercheurs et 58 HDR[6]. Ses ressources contractuelles annuelles s'élèvent à 6 millions d'euros.

Site

L'école est composée d'un bâtiment central relié en U par deux bâtiments latéraux. Sur la façade du bâtiment principal, le balcon est soutenu par deux atlantes figurant un mineur et un métallurgiste. Le tout est surmonté d'un fronton représentant l'école qui distribue à des enfants casqués la science sous forme de livres et d'outils. Deux statues symbolisant la science et l'industrie ont été insérées dans des niches. Différents noms d’élèves, de professeurs et de directeurs marquants sont sculptés sur la façade. L’école reçut différentes extensions, en 1969, avec la construction d’un bâtiment au sud. De 1973 à 1975, d'autres ajouts sont réalisés avec la construction de la Rotonde et d’autres bâtiments.

Personnalités liées à l'école

Anciens directeurs

Anciens professeurs

Anciens élèves

Le Prix puRkwa

Ce prix international, vise à soutenir les initiatives les plus innovantes pour assurer la promotion et le développement de l'esprit scientifique des enfants du monde entier. Il est destiné à encourager les meilleures méthodes dans le domaine général de l'enseignement des sciences, dans les programmes scolaires pour les enfants de moins de 16 ans. Il récompense des pionniers en matière d'éducation des sciences qui se sont illustrés par leur démarche d'innovation. Le Prix puRkwa était décerné, jusqu'en 2009, conjointement par l'Académie des sciences et la Fondation de l'École des Mines, chaque année à deux lauréats.

Le jury était présidé par Georges Charpak, Prix Nobel et membre de l'Académie des sciences, et composé de personnalités de haute notoriété scientifique, Prix Nobel et Académiciens français et étrangers. À la suite de la disparition de M. Charpak en 2010, le Prix a été érigé en Grand Prix de l'Académie des Sciences et est désormais organisé conjointement par cette dernière et la Fondation d'entreprise Casino. L'École n'intervient plus dans la politique d'attribution du prix, ni dans son financement.

Association des anciens élèves

L'École des Mines de Saint-Étienne est une des rares écoles a posséder deux associations d'anciens : l'une pour le cycle ICM et l'autre pour le cycle ISMIN.

Vie associative

La vie associative active de l'école se décompose en associations gérant la vie communautaire interne et des associations plus tournées vers l'extérieur et l'humanitaire.

Uniforme

Les élèves du cycle ISMIN de l'école ont réhabilité l'uniforme de l'école[11] en 2009, le cycle ICM a fait de même en 2011[12].

Tombé en désuétude depuis 1974, l'uniforme était pourtant un des symboles de l'école depuis sa création.

Le cycle ICM porte l'uniforme d'origine de l'école (noir et bleu ciel).

Le cycle ISMIN, bien plus récent, porte un uniforme noir et rouge.

Notes et références

  1. a, b et c http://www.letudiant.fr/palmares/classement-ecole-ingenieur-apres-prepa/fiche/ecole-nationale-superieure-des-mines-de-saint-etienne-5070.html
  2. Décret no 2012-279 du 28 février 2012 relatif à l'Institut Mines-Télécom
  3. http://www.cti-commission.fr/IMG/pdf/20090401_Mines_St_Etienne_version_definitive.pdf
  4. http://www.emse.fr/spip/-Mastere-Specialise-Efficacite-.html
  5. http://www.leprogres.fr/loire/2011/07/16/un-mastere-pour-reduire-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-dans-les-batiments-a-renover
  6. http://www.emse.fr/spip/-Recherche-.html
  7. Annales X, Pierre Michel Moisson-Desroches, lire (consulté le 05/01/2010).
  8. Annales, Professeurs de l'école des mines de Saint-Étienne au XIXe siècle, lire (consulté le 05/12/2010).
  9. René Samuel-Lajeunesse, « Jean-Baptiste Marsaut (1833-1914) », sur Les Annales des mines
  10. Annales, fiche : Félix Tournachon dit Nadar lire en ligne (consulté le 12 février 2010).
  11. l'uniforme de l'école (en photo lors de la visite de Issoufou Mahamadou, promotion 1976, actuellement président de la république du Niger)
  12. http://www.zoomdici.fr/actualite/Sainte-Barbe-les-etudiants-des-Mines-en-uniforme-id114823.html?PHPSESSID=480623f7117287e83417f941347a9d44#

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes