École de l'air

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École de l'air
Image illustrative de l'article École de l'air
Devise Faire face
Informations
Fondation 1933
Type Grande école militaire
Localisation
Coordonnées 43° 37′ 09″ N 5° 06′ 36″ E / 43.619222, 5.11002843° 37′ 09″ Nord 5° 06′ 36″ Est / 43.619222, 5.110028
Ville Salon-de-Provence
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Campus base aérienne 701
Chiffres clés
Étudiants 253[1]
Doctorants 10[2]
Niveau Bac+6 (Mastère Spécialisé)
Diplômés/an 72 en 2009
Divers
Affiliation CGE[3], CDEFI, PEGASUS
Site web http://www.ecole-air.fr

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École de l'air

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École de l'air

L’École de l’air est l'une des 210 écoles d'ingénieurs françaises habilitées à délivrer un diplôme d'ingénieur.

C'est une école militaire formant des officiers de l’Armée de l'air française.

Historique[modifier | modifier le code]

Des débuts difficiles[modifier | modifier le code]

L'évidence et le potentiel de l'arme aérienne s'imposent à l'occasion de la Première Guerre mondiale. Les écoles de pilotage sont, alors, très actives, mais disséminées, signe de l'impréparation générale. Les écoles d'officiers sont dirigées par l'Armée de terre et par la Marine.

En 1934, l'Armée de l'air devient une arme autonome.

Dès 1933, le président Albert Lebrun signe un décret créant l'École de l'air. La première promotion de l'École de l'air s'est installée à Versailles, ville de tradition militaire, proche de Paris et des états-majors, ainsi que de nombreux terrains d'aviation : Saint-Cyr, Villacoublay, Buc, Toussus-le-noble… L'École de l'air occupe alors la caserne des Petites Écuries, face au château, à compter du 4 novembre 1935. Elle a pour devise « Faire Face » et porte le nom de "Capitaine Guynemer", dont c'est précisément la devise personnelle.

Versailles devient trop étroit pour la formation des officiers de l'Armée de l'air.

En 1937 l'école migre dans des bâtiments encore inachevés à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale oblige l'école à déménager. Elle occupe ainsi, de 1939 à 1945, plusieurs emplacements (Bordeaux, Collioure, Marrakech entre autres).

Elle revient et s'installe définitivement à Salon-de-Provence sur la base aérienne 701 en 1946 avec l'École militaire de l'air.

En 1947, Monsieur Vincent Auriol, Président de la République, remet à l'École la Légion d'honneur et la Croix de guerre 1939-1945.

Une constante évolution[modifier | modifier le code]

L'École de l'air ne cesse d'évoluer depuis son arrivée à Salon-de-Provence. En 1953, l'École du commissariat de l'Armée de l'air est créée. Elle forme les commissaires de l'Armée de l'air qui sont chargés de l'administration, des questions juridiques et financières, et des marchés publics, sur les bases aériennes comme dans les états-majors. En 1969, un échange est instauré avec l‘United States Air Force Academy. Chaque année six à huit aspirants français échangent leur place avec autant de cadets américains pour une durée de quelques mois. En 1973, en application d'accords de défense bilatéraux, le cours spécial de l'École de l'air (CSEA) accueille quelques élèves-officiers africains. En 1976, l'École devient accessible aux candidats féminins, sous restrictions et quotas. Ceux-ci sont levés en 1998. En 1994, le cours spécial de formations des officiers est créé. Le cursus « sciences politiques » (diplôme de Sciences-Po Aix) ouvre ses portes en 2010.

Formation[modifier | modifier le code]

Recrutés pour la plupart sur concours après deux ans de préparation dans une CPGE scientifique (classe préparatoire aux grandes écoles), les élèves peuvent également intégrer directement la deuxième année en admission dite « sur titre ». Enfin, un partenariat lie l'École de l'air à Sciences Po Aix (Institut d'Études Politiques), par lequel l'École de l'air ouvre une voie de recrutement « option sciences politiques ». Il s'agit de diversifier les profils des diplômés et, en particulier, de former les élèves ainsi recrutés aux études internationales.

L'école de l'air forme les officiers du corps du personnel navigant (à hauteur de 90 %), du corps des officiers des bases de l'air et du corps des mécaniciens (pour les 10 % restants). Après un enseignement commun durant les trois années (formation d'ingénieur généraliste), les élèves commencent un cursus de spécialiste à l'issue. Celui-ci diffère en fonction de la spécialité de chacun.

Personnel navigant[modifier | modifier le code]

Exception faite du personnel retenu pour être formé sur les hélicoptères, tous les élèves, quel que soit le type d'appareil qu'ils aspirent à piloter, commencent par passer leur ATPL qui permet de posséder un diplôme reconnu internationalement. Ils poursuivent par la formation au pilotage par le tronc commun, formation dispensée sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence ou sur la base aérienne 709 de Cognac. À l'issue de ce tronc commun et en fonction des desiderata et des résultats des élèves, la formation s'organise de la manière suivante :

  1. les pilotes de transport poursuivent leur formation à Avord (Base aérienne 702) ;
  2. les pilotes de chasse poursuivent leur formation à Tours (Base aérienne 705) puis à Cazaux (Base aérienne 120) ;
  3. les navigateurs officiers système d'armes (NOSA) à Salon-de-Provence (base aérienne 701), à l'École de formation des navigateurs de combat, puis spécialisation chasse (Tours) ou transport (en escadron de transport).

Détaché dans l'Armée de terre dès la fin de la deuxième année après une sélection interne, les pilotes d'hélicoptère suivent un cursus mixte Armée de terre-Armée de l'air car ils sont formés à Dax (Aérodrome de Dax/Seyresse), au Luc-en-Provence et à Orange (Base aérienne 115).

Personnel basier[modifier | modifier le code]

En fonction de la spécialité choisie, le cursus est différent :

  • les officiers souhaitant rejoindre la Gendarmerie nationale grâce à la passerelle existante sont intégrés directement en deuxième année de l'EOGN (École d'officier de la gendarmerie nationale) ;
  • les officiers s'orientant vers la spécialité de la défense sol-air (DSA) suivent une formation de cinq mois à l'issue de la 3e année sur la base aérienne 702 à Avord ;
  • les officiers s'orientant vers la spécialité du renseignement font plusieurs stages sur les bases aériennes de Creil et Metz avant d'être affectés ;
  • les officiers souhaitant exercer dans le contrôle aérien sont formés au CICDA (Centre d'Instruction du Contrôle et de la Défense Aérienne) sur la base aérienne 118 à Mont-de-Marsan ;
  • le personnel souhaitant servir dans le corps des fusiliers-commandos fait un stage de quatorze mois sur la base aérienne 102 à Dijon-Longvic.

Personnel mécanicien[modifier | modifier le code]

Quels que soient les postes qu'ils vont occuper à la sortie d'école, les élèves OSA (officier des systèmes aéronautiques) suivent au cours de leur troisième année un enseignement universitaire en partenariat avec l'université de la Méditerranée (Aix-Marseille Université). Cette formation permet aux élèves d'obtenir un Master de logistique du soutien.

Outre cette formation, les élèves passent également trois mois à l'étranger, détachés dans une école de l'air étrangère afin de travailler sur un thème donné en vue de présenter un projet de fin d'étude validant l'attribution du Master.

À la fin de leur troisième année, les élèves choisissent, au mérite, leur affectation parmi une liste d'unités proposées: unités de maintenance aéronautique, unités de soutien et de mise en œuvre de systèmes d'information et de communications…

Formations 3e cycle[modifier | modifier le code]

L'École de l'air propose également deux mastères spécialisés coaccrédités avec l'École nationale de l'aviation civile et l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace[4],[5] : MS Aviation safety aircraft airworthiness et MS Aerospace project management.

Définition héraldique[modifier | modifier le code]

« Rondache d’azur clair à la filière d’or chargée d’une aigle, au vol abaissé d’azur sombre et d’argent dépassé à sénestre et en pointe, becquée et membrée du même, tenant dans son bec un poignard également d’argent et d’or, adextrée d’un nid de sable à trois alérions du premier métal. »

  • Symbolisme de l’insigne:

L’insigne de l’École de l’air, dessiné initialement en 1935 ou 1936, symbolise la cérémonie de remise du poignard aux élèves officiers de première année (alérions ou « poussins ») par un parrain aguerri (l’aigle).

Commandants de l'École de l'air[modifier | modifier le code]

Le général de brigade aérienne Gilles Modéré, commandant les écoles d'officiers de l'Armée de l'air de Salon-de-Provence, aux cérémonies du 14 juillet 2012 à Marseille.
  • général Houdemon : 1935-1936
  • général René Bouscat : 1936-1937
  • général Sclafer : 1937-1937
  • colonel Bonneau : 1937-1940
  • commandant Archaimbault : 1940-1941
  • général Xavier de Sevin : 1941-1942
  • colonel Dartois : 1943-1944
  • lieutenant-colonel Bezy : 1945-1946
  • colonel Alain de Maricourt : 1946-1948
  • colonel de Rivals : 1948-1949
  • général Leroy : 1949-1951
  • général Alain de Maricourt : 1952-1954
  • général Bigot : 1954-1957
  • général Louis Delfino : 1957-1960
  • général Aubinière : 1960-1960
  • général Gabriel Gauthier : 1960-1962
  • général Rouquette : 1962-1964
  • général Lecerf : 1964-1967
  • général Claude Grigaut : 1967-1969
  • général de brigade aérienne Saint-Cricq : 1969-1971
  • général de brigade aérienne Chesnais : 1971-1973
  • général Archambeaud : 1973-1976
  • général Saulnier : 1976-1979
  • général Ghesquiere : 1979-1982
  • général Philippe Vougny : 1982-1985
  • général Deveaud : 1985-1987
  • général de brigade aérienne Jean-Paul Pélisson : 1987-1989
  • général de brigade aérienne Jean-Jacques Brun : 1989 - 1992
  • général de brigade aérienne Gilbert Dumaz : 1992 - 1995
  • général de brigade aérienne Michel Fouquet : 1995 - 1998
  • général de brigade aérienne Robert Gosset : 1998 - 2001
  • général de brigade aérienne Bernard Molard : 2001-2002
  • général de brigade aérienne Jean-Pierre Martin : 2002-2006
  • général de brigade aérienne Gratien Maire : 2006-2008
  • général de brigade aérienne Denis Mercier : 2008-2010
  • général de brigade aérienne Gilles Modéré : 2010-2013
  • général de brigade aérienne Francis Pollet : 2013-présent

Anciens élèves célèbres[modifier | modifier le code]

Photos[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. École de l'air, consulté sur site www.letudiant.fr le 30 octobre 2011
  2. classement École de l'air, consulté sur site www.letudiant.fr le 30 octobre 2011
  3. EA École de l'air, consulté sur site www.cge.asso.fr le 30 octobre 2011
  4. Mastère Spécialisé : Aviation safety aircraft airworthiness, consulté sur site www.cge.asso.fr le 30 octobre 2011
  5. [PDF]Plaquette Mastère Spécialisé Aerospace Project Management, consulté sur site www.isae.fr le 30 octobre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]