École de l'air

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École de l'air
Insigne de l'École de l'air
Insigne de l'École de l'air
Devise Faire face
Informations
Fondation 1933
Type Grande école militaire
Localisation
Coordonnées 43° 37′ 09″ N 5° 06′ 36″ E / 43.619222, 5.11002843° 37′ 09″ Nord 5° 06′ 36″ Est / 43.619222, 5.110028
Ville Salon-de-Provence
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Campus Base aérienne 701
Chiffres clés
Étudiants Environ 500[1]
Niveau Bac à Bac+6 (Mastère spécialisé)
Divers
Affiliation CGE, CDEFI, PEGASUS, Groupe ISAE
Site web new.ecole-air.fr

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École de l'air

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École de l'air

L’École de l’air est l'une des 210 écoles d'ingénieurs françaises habilitées à délivrer un diplôme d'ingénieur.

C'est une école militaire d'enseignement supérieur français qui forme des officiers de l'Armée de l'air. Elle constitue avec l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, l'École navale et l'École polytechnique, l'une des quatre grandes écoles militaires françaises.


Historique de l'École de l'air et de la base aérienne 701[modifier | modifier le code]

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’Aéronautique militaire va devoir lutter une quinzaine d’années pour devenir une Armée de l’air autonome. Au cours de cette longue période, trois étapes seront déterminantes pour la formation des officiers aviateurs. Tout d’abord en 1922, l’École du Génie de Versailles, installée dans les Petites Écuries du château, se voit confier la mission de former l’ensemble des officiers du personnel navigant de l’Aéronautique alors que jusqu’à cette date, cette formation, réalisée dans quatre écoles différentes, était totalement incohérente. L’instruction des contrôleurs de matériel (mécaniciens) et des comptables se fera encore pendant quelques années à Vincennes où le premier concours pour cette catégorie de personnel (ces deux spécialités faisaient partie du même corps, celui des officiers d’administration) avait été organisé en 1920. De plus, la loi du [2] donne à l’Aéronautique militaire le statut d’Arme à part entière. Pour toutes ces raisons, on considère que la première promotion de l’École militaire de l’air est la promotion 1922, bien que cette appellation ne lui fût officiellement attribuée qu’en 1939.

L’année 1925 voit naître l’École militaire et d’application de l’Aéronautique. Aux élèves officiers issus du corps des sous-officiers se joignent de jeunes officiers, provenant de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr et de l’École polytechnique. La formation à Versailles dure deux ans. Pour les pilotes, elle se poursuit à Avord par un stage de pilotage puis à Cazaux par un stage de tir et de bombardement, cursus que suivront toutes les promotions jusqu’en 1939.

Le et le , sur proposition du Ministre de l’air Pierre Cot, le Président Albert Lebrun signe les deux décrets fixant la création, d’une part, de l’Armée de l’air[3] et, d’autre part, celle de l’École de l’air[4] qui doit regrouper les écoles de formation, d’application et de perfectionnement de l’ancienne Aéronautique militaire. L’organisation de ces nouveaux organismes est définie dans une loi votée l’année suivante, le . Les officiers servant au sein de l’Armée de l’air seront désormais formés dans une école qui lui est propre. Le site géographique accueillant l’École de l’air doit respecter quatre critères : implantation sur un aérodrome, région à la météorologie clémente, proximité d’une ville universitaire, proximité d’une garnison et d’un port. Plusieurs régions sont candidates : Versailles/Saint-Cyr, Orléans, Bordeaux, Montpellier, Salon-de-Provence/Berre.

Le choix final se porte sur Salon-de-Provence. Cette annonce soulève une polémique. Le journal « Les Ailes », dans son no 622 du , publie un article intitulé « Où doit-on installer l’École de l’air ? » qui critique le choix du gouvernement : « Comme il était à prévoir, l’annonce que l’École de l’air serait installée à Salon-de-Provence a provoqué quelque surprise dans les milieux aéronautiques (…). « Il a beaucoup été question, depuis quelques années, de la décentralisation géographique des usines et des escadres (…), le Ministère de l’Air opère peu à peu, sur le littoral méditerranéen, c’est-à-dire sur une frontière aérienne particulièrement accessible, une concentration qui place de nombreux organes essentiels de notre Aéronautique, à portée immédiate des avions et des canons italiens (…). « Ainsi donc, les éléments vitaux de notre défense en Méditerranée et les écoles fondamentales des Forces Aériennes vont être concentrées dans une zone distante de trois cents kilomètres des points de départ d’une attaque éventuelle, et cela, dans une région où les nuits sont belles, où les jours présentent des plafonds permettant l’attaque à haute altitude, hors de l’atteinte de la DCA. « Dans ces conditions, n’est-il pas permis de se demander s’il est opportun d’ajouter à l’École d’Istres, une autre école tout aussi essentielle et qui, dans l’hypothèse d’un conflit en Méditerranée, devrait être rapidement transférée ailleurs ? ».

En prévision de l’installation de l’École de l’air, des terrains situés sur les communes de Salon-de-Provence et de Lançon-Provence sont achetés. Les textes fondateurs avaient prévu l’ouverture de l’École de l’air à Salon-de-Provence le mais les négociations entre la municipalité de Salon et le Ministère de l’Air ont été tellement difficiles que le général Denain, qui avait succédé à Pierre Cot au Ministère, décide d’organiser provisoirement la formation des élèves officiers du recrutement direct, aux Petites Écuries. Les deux premières promotions, « Guynemer » et « Astier de Villatte » ont donc été versaillaises.

Pendant ce temps, à Salon, au fur et à mesure de l’avancement des tractations, on essaie de parer au plus pressé : dès l’achat des premiers terrains, on entreprend la construction de 2 hangars, à l’est du site (les deux hangars Jeumont, toujours debout) et on crée en 1936 la « base-école no 356 » qui deviendra base aérienne beaucoup plus tard.

La première promotion de l’École de l’air, qui compte 55 élèves (52 PN et 3 mécaniciens), est rassemblée le à la caserne des Petites Écuries. La nouvelle école est commandée par le général Houdemon, un aviateur prestigieux à la fois héros de la Première Guerre mondiale et grand blessé. Cette première promotion invente ses propres traditions pour se démarquer des autres écoles d’officiers. Elle choisit son parrain, le Capitaine Georges Guynemer, propose que l’École fasse sienne sa devise, « FAIRE FACE » et dessine son insigne[5]. Deux élèves marqueront de leur empreinte indélébile l’École de l’air : Augusin Delattre, le major de la promotion et Éric Audemard d’Alançon qui sera chargé de la transmission des traditions à la promotion suivante.

Les élèves issus des sous-officiers, appelés élèves officiers d’active (EOA), sont désormais instruits au sein de l’École de l’air qui assure la formation de tous les officiers de l’Armée de l’air y compris dans le cadre de l’enseignement supérieur aérien.

Afin de pouvoir accueillir coûte que coûte la première promotion à Salon en 1937, on entreprend en de cette année la construction de baraquements en bois. C’est donc dans un chantier que les cent onze élèves de la promotion 1937 « Mézergues » vont prendre leurs quartiers. Sa formation sera assez succincte au vu du contexte. L’État-major avait donné carte blanche au Colonel Bonneau, premier commandant de l’École à Salon, pour l’organiser. À l’évidence, cela signifiait « débrouillez-vous tout seul ».

En est fixée la composition du Centre École de Salon : un groupe d’instruction d’aérostation, un bataillon de l’air, un groupe d’instruction d’aviation qui comprend des moyens généraux d’instruction des services techniques et un service avions (32 appareils).

Effectifs stationnés à Salon en 1re urgence en 1937
Personnels Effectifs

Officiers

77

Sous-officiers

411

Hommes de troupe

941

Officiers-élèves

300

Élèves-officiers

200

Total

1929

Avions Effectifs

Avions en ligne

185

Avions en volant

70

Total

255

La construction du Bâtiment Direction Enseignement, le fameux BDE, ne commencera qu’en et sera achevée en 1942. En , la promotion « Mézergues » a dû laisser la place à sa suivante, la promotion « Mailloux », car il n’y avait pas assez de locaux pour les loger toutes les deux. C’est donc à Versailles qu’elle a terminé son cursus de formation.

De 1935 à 1939 la formation des sous-officiers élèves officiers de l’Armée de l’air demeure à Versailles, au sein de l’École de l’air. On pouvait s’attendre à ce que l’appellation « École militaire de l’aéronautique » qui désignait l’école de formation des EOA dans les textes de 1932 devienne « École militaire de l’air » à la création de l’Armée de l’air. Mais il n’en est rien et, bien que l’École ne cessa jamais de former des élèves, il faudra attendre le pour qu’un texte fixe définitivement son appellation.

Alors que la Seconde guerre mondiale s’annonce imminente, les autorités françaises, craignant des bombardements aériens, font déplacer le site de l’École de l’air. Celle-ci reçoit fin l’ordre de se replier à Bordeaux. La guerre a déjà commencé quand la cinquième promotion du recrutement direct, « Lieutenant Pinczon du Sel », rejoint le l’École de l’air repliée sur Bordeaux. L’instruction est dispensée dans l’urgence, les vols, difficiles à organiser depuis le terrain de Bordeaux, se font à partir de trois terrains annexes, Bergerac, Les Landes-de-Bussac et Mont-de-Marsan. Après l’armistice du , l’École est fermée. Cependant la base de Salon-de-Provence accueille plusieurs unités : le commandement des Forces aériennes no 37, le groupe de chasse I/6[6], des échelons roulants, 4 compagnies de l’air, 2 bataillons de l’air. La quasi-totalité de ces unités est ensuite démobilisée. Une tentative de repli par bateau sur l’Afrique du Nord avorte et les élèves, dirigés par train vers Marseille, sont déroutés sur Collioure, au château des Templiers. La promotion y séjourne quelques semaines (elle y sera baptisée) avant de recevoir l’ordre de regagner Salon où elle sera finalement dissoute le . Fin 1941, l’École de l’air est autorisée à se réinstaller en Provence. En , après l’invasion par les Allemands de la zone libre, la Wehrmacht occupe le site de Salon. Les promotions d’élèves sont dispersées sur différents sites en France et à l’étranger. La base aérienne de Salon-de-Provence subit trois bombardements successifs de l’aviation alliée. Entre temps, en dépit des consignes, quelques élèves réussissent à s’évader, les uns sur un torpilleur anglais, d’autres sur un bateau rapatriant des aviateurs polonais ou sur un cargo espagnol. À part une poignée qui pourra atteindre l’Angleterre via Gibraltar, tous débarqueront en Afrique du Nord et la majorité rejoindra le Colonel Bonneau qui avait reçu l’ordre de se replier par avion le . Après une réouverture partielle en 1941, l’École de l’air est dissoute le . Jusqu’en 1944, les promotions 1940 (« Steunou »), 1941 (« Dagnaux ») et 1942 (« Tricaud ») entrent alors dans une semi clandestinité. Elles connaissent des sorts et des stationnements divers (Château de Bellevue à Toulouse, mouvement Jeunesse et Montagne, Résistance, diverses écoles d’ingénieurs, à nouveau Salon en ). La promotion « Commandant Tricaud », échappe de justesse au Service du Travail Obligatoire (STO) en Allemagne.

À la suite du débarquement anglo-américain de , un concours en Afrique du Nord (AFN) est institué parallèlement aux promotions « officieuses » de métropole : 41 élèves, en majorité des étudiants originaires d’Afrique du Nord, sont admis à suivre les cours de l’École de l’air de l’Aviation française d’Afrique du Nord. La promotion prend pour nom « Capitaine Thouvenin de Villaret » et, après une formation rapide mais éprouvante dans l’Atlas marocain, les poussins d’AFN suivent les cours de pilotage aux États-Unis. La deuxième promotion d’AFN (« Lieutenant de Tedesco ») ainsi que les promotions métropolitaines « Commandant Tricaud » et 1943 « Sous-lieutenant Pomier Layrargues » sont également dirigées vers les États-Unis pour la formation au pilotage.

Les promotions de l’École militaire de l’Air connaissent des tribulations toutes aussi chaotiques. L’École cessera ses activités du lendemain de l’armistice jusqu’au mois d’. En 1943, il n’y aura pas de promotion en métropole mais il y en aura deux en Afrique du Nord. En 1944, il y aura une promotion en métropole, une en Afrique du Nord et une troisième en Indochine. La promotion 1945 ne sera instruite qu’en 1946 avec celle de cette année-là.

Après la libération de la région provençale en 1944, un détachement de l’Armée de l’air découvre le site de Salon dans un état affligeant. La base, en grande partie détruite, doit être rétablie pour accueillir de nouveau l’École de l’air. Du grand ensemble d’avant-guerre, il ne subsiste plus qu’une partie du BDE, les hangars, la maison des élèves et le mas de Lurian. Les hangars du groupe nord sont éventrés, l’aile est du BDE a été dynamitée par les Allemands avant leur retraite et les installations de la base ont été pratiquement vidées. La reconstruction des bâtiments principaux débute fin 1945. La base accueille alors l’État-major de la 5e escadre de chasse[7] et deux de ses groupes. Elle comprend alors le terrain et ses hangars, les bâtiments de l’École de l’air, le camp des baraques occupé par le Centre de rassemblement et d’administration du personnel (CRAP), l’usine de Lurian et le château réquisitionné. Plusieurs solutions sont étudiées et , finalement, l’École de l’Air s’installe pour un court séjour au collège de jeunes filles de Bouffémont, en région parisienne, puis aux Petites Écuries avant de revenir en 1946 à Salon-de-Provence, fin , que rejoignent également désormais définitivement les sous-officiers élèves officiers de l’École militaire de l’air.

En 1946 est créée la « base no 151 » qui assure le soutien des unités implantées sur le site de Salon. Constituée en unité formant corps, cette base équipée comprend des services administratifs, des services généraux, un atelier de base et trois compagnies administratives. Au mois de juin, la base prend le nom de « base-école 701 – École de l’air ». Son organisation est la suivante : commandement de la base-école, division d’instruction, moyens généraux, services techniques. Le centre de montagne air d’Ancelle lui est rattaché. À partir du mois d’, l’intégration et la formation des promotions reprennent un cours normal. C’est le Colonel de Maricourt qui est chargé de faire renaître le « Piège » à Salon. Il commandera l’École à 2 reprises, la marquant profondément de son empreinte : de 1946 à 1948 puis de 1952 à 1954. Le le président Vincent Auriol remet la croix de la Légion d’honneur à l’École de l’air ainsi que la Croix de guerre avec palmes. Un an plus tard, le , à l’occasion du baptême de la promotion « Saint Exupéry », le Secrétaire d’État aux Forces armées-air, monsieur André Maroselli, remet à l’École la fourragère de Guynemer conservée jusqu’alors par le Musée de l’air. La formation à Salon commence à prendre corps mais elle n’est pas encore complète car l’essentiel de la formation au pilotage et le perfectionnement au vol de guerre ont lieu aux États-Unis, au Canada ou au Maroc.

L’infrastructure fait l’objet de gros efforts car, outre la reconstruction des parties endommagées du BDE, des ateliers et de la plupart des hangars, on entreprend la construction de la piscine, d’un gymnase, de la piste en dur, nécessitée par l’arrivée programmée du Fouga Magister, de la tour de contrôle, de la place d’armes Pelletier-Doisy, du logement des élèves, les bâtiments « Testart » et « Brocard » et de leur mess. Une section de protection est également mise en place.

Fin 1948, la subordination de la base est à nouveau modifiée. Désormais elle relève du général « Commandant supérieur des Écoles de l’air et commandant la 3e région aérienne » en ce qui concerne l’emploi, les programmes d’instruction et les méthodes pédagogiques, la diffusion des documents techniques, la gestion du personnel et du matériel de la Division d’instruction et des services techniques. La base relève du général commandant la 4e région aérienne pour les questions d’ordre territorial, les questions du personnel et du matériel des moyens généraux de la base-école.

En 1949, la « base école 701 » devient « base aérienne no 701 à Salon ». Le mauvais état des pistes de décollage et d’atterrissage est signalé plusieurs fois. La situation s’aggravant, une note de précise : « I – La plate-forme de Salon est constituée par un sol à base de limon (…). Les avions qui utilisent ce terrain y provoquent des déformations, lesquelles à leur tour agissent sur les appareils auxquels elles causent certains dégâts. « II – En outre, pendant les précipitations, l’eau de ruissellement ne s’infiltre que dans le sol, rendant la piste impraticable pendant une assez longue durée. « Pour lutter contre les déformations de la plate-forme au fur et à mesure qu’elles se produisent, un rouleau compresseur travaille en permanence sur la base. Mais ses effets sont très limités. On peut tout au plus espérer qu’ils empêcheront une aggravation de l’état de la plate-forme. « III – Ces défectuosités ont conduit le commandant de la base à utiliser au maximum les pistes annexes de Salon. Il a même envisagé, au cours de l’hiver dernier, d’utiliser la piste d’Orange pendant toute la période durant laquelle les pluies rendaient la piste impraticable. IV – Le seul remède sérieux à cet état de chose réside dans la construction d’une piste à revêtement. Cette solution a été retenue par l’État-major général des Forces armées « Air » qui a prévu au projet de budget de 1951 les crédits nécessaires à cette réalisation. ».

Le commandement de la base entame le développement d’un plan d’infrastructure cohérent avec la mise en place progressive d’installations définitives. Une infirmerie est construite. En 1951 viennent s’ajouter une piste de 1 000 mètres, une tour de contrôle et une station météorologique. En 1952, la base devient « base école des officiers de l’Armée de l’air ». Le commandant de la base regroupe sous son autorité : l’École de l’air, l’École militaire de l’air, le Groupement d’instruction, le Bataillon de l’air, le parc de base aérienne et le contrôle local d’aérodrome.

À compter de l’année 1953, apparaissent deux nouveautés : c’est le début du recrutement direct des élèves-officiers du corps des bases et c’est également la création à Salon de l’École du commissariat de l’air qui forme les futurs commissaires chargés de l’administration, des marchés publics ainsi que des questions juridiques et financières. Ils sont recrutés par concours ouvert aux étudiants diplômés de l’université.

La guerre a laissé le parc aérien de l’Armée de l’air dans un état déplorable. L’entraînement aérien des élèves pilotes à Salon se réduit à un simple « dégrossissage » » d’une trentaine d’heures de vol sur Morane 315, Morane 230 puis SIPA S11 avant de rejoindre Cazaux pour passer le brevet de navigateur puis Cognac pour le brevet de pilote. Les Morane datent des années 1930 et le Sipa est dérivé d’un avion allemand (Arado Ar 96). Pour l’initiation à la navigation les élèves volent sur des avions anglais, Avro Anson et même Vickers Wellington. L’année 1954 voit un accroissement appréciable de l’activité aérienne avec l’achèvement de la piste principale, dite piste « Mistral » car le premier avion à réaction à l’utiliser a été le « Mistral », (version française du De Havilland Vampire anglais) qui permet la mise en œuvre d’avions de combat modernes. Ainsi arrive en 1956 le Fouga Magister CM 170, premier véritable avion d’entraînement à réaction au monde.

Effectifs stationnés à Salon au , pour 722 élèves à l'instruction (161 officiers et 561 sous officiers)
Unités Officiers Sous-officiers Hommes de troupe Total

Commandement de la base-école 701 et de la division d'instruction

118

255

178

551

Bataillon de l'air 1/701

18

114

403

525

Atelier magasin de base 10/701

4

55

67

126

Groupe d'entretien principal 13/701

5

123

150

278

Parc spécialisé régional 15/701

6

83

72

161

Contrôle local d'aérodrome Type I 20/701

2

15

6

23

Station météo militaire Type II 22/701

0

3

7

10

Section de protection Type I 35/701

1

3

37

41

Section de transmissions 84/701

1

37

26

64

Totaux

155

688

946

1789 (*)

(*) Dans le total est compris le contingent maintenu en raison des affaires d'Algérie.


Deux grands évènements vont marquer cette période : le drapeau de l’École de l’air, qui s’était vu conférer la médaille de l’Aéronautique le , est décoré de la Croix de guerre TOE avec palme le par le général de Gaulle. Le , monsieur Pierre Messmer, Ministre de la Défense, remet son drapeau à l’École militaire de l’air qui, 2 mois auparavant, avait reçu les mêmes décorations que celui de l’École de l’air.

Entre le milieu des années cinquante et la fin des années soixante, notamment sous l’impulsion du général Aubinière puis de son successeur, le général Gauthier, la formation et les moyens d’études de l’École de l’air et de l’École militaire de l’air connaissent un développement décisif. On voit apparaître un programme général des études qui, pour les deux années d’études d’ingénieur, comporte trois volets : la formation militaire, la formation générale et l’instruction scientifique et technique. Le concours d’entrée a également évolué : admis désormais sur concours unique, les élèves des 3 corps (personnel navigant, mécaniciens et corps des bases) reçoivent la même formation pendant les deux premières années sanctionnées par l’attribution du diplôme d’ingénieur (le diplôme d’ingénieur de l’École de l’air a été institué par un décret du mais la Commission des titres d'ingénieur n’a autorisé sa délivrance qu’à compter de 1951).

L’enseignement devient homogène et s’ouvre sur la « sphère civile » : des liens sont développés avec les universités d’Aix-Marseille. En 1964, la base reprend définitivement l’appellation « base aérienne no 701 » et la patrouille de l’École de l’air prend le nom de « Patrouille de France[8] ». L’organisation est modifiée tandis que des moyens administratifs apparaissent.

Le rôle de la base aérienne est de rassembler et de mettre en œuvre les moyens nécessaires au fonctionnement de l’École. Elle comprend six entités. Les Moyens opérationnels gèrent la plate-forme ; à ce titre ils assurent la mise en condition du support opérationnel des unités aériennes. Les Moyens techniques assurent la maintenance, la gestion et l’entretien de la quasi-totalité du matériel technique. Les Moyens administratifs concernent l’administration du personnel et, partiellement, celle des élèves. Les Moyens généraux exercent leur action dans les domaines du transport, de l’armement, des mess, du logement, de la sécurité incendie, du social et de la protection. Sont aussi concernés le Service médical et la Section de transmissions.

À ces officiers qui auront à connaître les techniques les plus modernes de l’air et de l’espace, le conseil de perfectionnement de l’École a décidé en 1959 de donner une forte culture scientifique et technique. Cette décision s’est concrétisée par l’instruction ministérielle du [9] qui a fixé les nouveaux programmes de l’École. La difficulté qu’ont rencontrée les rédacteurs de ces programmes est double. D’une part les techniques aéronautiques sont si vastes qu’aucun esprit ne serait assez puissant pour les assimiler toutes. D’autre part, elles évoluent avec tant de rapidité que les techniques enseignées à l’aspirant risquent de n’être d’aucune utilité au commandant qu’il deviendra 10 ans après. D’où le double écueil que les programmes doivent éviter : vouloir donner aux élèves une vue générale de toutes les techniques, un vernis scientifique qui ne tardera pas à s’écailler ou, deuxième écueil, leur surcharger l’esprit de détails technologiques approfondis qui se démoderont avant leur arrivée en formation.

Dans une brochure publiée en 1965 pour le trentenaire de l’École de l’air, celle-ci et ses élèves officiers sont peints sur le vif : « Riche d’un passé plus chargé de gloire que d’ans, mais forte des traditions et des vertus que lui ont légué ses anciens, l’École de l’air ne peut faillir à la tâche qui lui est confiée de former les officiers de l’arme la plus technique tant par la complexité de son matériel aérien que par la perfection demandée à ses installations de détection, de contrôle et de transmission ».

À partir de 1967, la base évolue au gré des restructurations de l’Armée de l’air avec, tout d’abord, l’arrivée d’un détachement de l’Escadron de liaison aérienne d’Aix-les-Milles. L’année suivante, apparaît « l’équipe de Voltige de l’Armée de l’air » (EVAA), puis la Division des vols chargée de la formation initiale en vol des élèves officiers pilotes.

Signe de l’ouverture au monde qui nous entoure, l’échange entre cadets américains de l’US Air Force Academy de Colorado Springs et les aspirants de l’École de l’air est instauré en 1969.

En parallèle, le programme d’infrastructure se poursuit : en 1972 le Gymnase Agnel viendra se substituer au gymnase de fortune installé dans le hangar Jeumont HM3 et on construit le bâtiment Valin qui relie les 2 bâtiments « Testart » et « Brocard ».

En 1973, en application de différents accords bilatéraux de Défense, le Cours spécial de l’École de l’air (CSEA) est créé. Il est destiné à accueillir les élèves officiers navigants ou mécaniciens étrangers (notamment d’Afrique francophone) qui reçoivent une formation parallèle à celle délivrée aux élèves français pour les matières non scientifiques, compte tenu de leur niveau scolaire initial. Ils sont sélectionnés à l’issue d’un examen de connaissances générales.

Le programme général des études propre à l’École militaire de l’air évolue parallèlement à celui de l’École de l’air à partir des mêmes principes mais en tenant compte de la diversité des origines des élèves. En 1974, le niveau « mathématiques supérieures » est fixé comme référence pour la formation à dominante scientifique et technique.

Autre signe d’ouverture, l’admission des jeunes filles. L’École militaire de l’air a permis l’intégration des candidates élèves officiers mécaniciens et élèves officiers des bases à partir de 1976 et l’École de l’air en 1977. Pour les pilotes, il faudra attendre encore quelques années (1997 pour la première jeune fille, élève de l’École de l’air).

En 1978, une année de formation commune à tous les élèves est mise en place avant d’aborder la formation propre à chaque spécialité. Parallèlement, afin de réduire les risques d’élimination en école de pilotage pour les candidats pilotes, deux épreuves éliminatoires sont imposées : des tests psychotechniques et un stage en vol. Enfin, en 1979, un diplôme d’enseignement supérieur technique, mis au point par l’Institut de Promotion supérieure du travail et l’École, est accessible aux élèves mécaniciens après leurs deux années d’études.

À partir de 1985, l’École de l’air est reconnue comme une des grandes écoles d’ingénieurs. À ce titre, elle délivre à l’issue des trois années d’études un diplôme d’ingénieur de haut niveau. La formation donnée aux élèves officiers se veut l’égale des plus grandes écoles civiles et militaires. Les sous-officiers élèves officiers de l’École militaire de l’air ont la possibilité de passer un diplôme universitaire de second cycle.

Aujourd’hui, l’École de l’air est résolument tournée vers l’avenir avec la ferme volonté de s’intégrer dans l’organisation de l’enseignement supérieur européen en adoptant le principe des crédits d’enseignement dont l’obtention conditionne la délivrance du diplôme.

En 1990, la Section Air de vol à voile est créée.

En 1992, la base aérienne de Salon-de-Provence reçoit comme nom de baptême celui de « Général Pineau », du nom de son premier commandant de base. Cette même année, un centre de recherche est venu s’ajouter au laboratoire de l’Office national d'études et de recherches aérospatiales, autre pôle d’excellence présent sur le site de Salon, et qui permet aux élèves officiers d’être en contact avec les technologies de pointe. Ses enseignants-chercheurs professent à l’École et contribuent à la valorisation de l’enseignement dispensé aux élèves. Dans le même temps, les échanges et les liens avec l’université d’Aix-Marseille se sont renforcés.

Les objectifs de formation sont les mêmes – former des chefs et des utilisateurs de systèmes complexes dans le domaine aéronautique et spatial – mais la complexité croissante du monde qui nous entoure a conduit le commandement à les élargir, évolution qui n’a pas encore touché son terme. Ils s’articulent en deux volets : d’une part, la formation militaire, sportive et la formation au commandement et d’autre part, la formation aux sciences de l’ingénieur, aux sciences humaines, sociales et politiques ainsi qu’aux langues vivantes. Dans ce cursus, il y a peu de place pour le vol mais chaque élève, quelle que soit sa spécialité, effectue une vingtaine d’heures de découverte du milieu aéronautique et d’initiation au vol.

Afin de préparer les élèves au contexte international des missions confiées aux armées, l’ouverture vers l’étranger est privilégiée principalement au travers d’échanges de longue durée dont l’échange avec l’US Air Force Academy est l’archétype. Les échanges dans le cadre de l’European Air Force Academies Association permettent également à tous les élèves de l’École de l’air d’effectuer un séjour à l’étranger d’une durée de 2 à 3 mois.

Les élèves pilotes d’avion suivent d’abord un enseignement au sol leur permettant de passer les épreuves de l’« Air Transport Pilot Licence » théorique. Ils débutent ensuite leur formation en vol à Salon avant de rejoindre l’École de pilotage de l'Armée de l'air à Cognac. Ensuite, les « chasseurs » rejoignent l’École de chasse à Tours et les « transporteurs » l’École du transport à Avord. Les futurs pilotes d’hélicoptères suivent toute leur progression au sein des écoles de l’Aviation légère de l'Armée de terre, à Dax et au Luc.

La formation initiale des élèves navigateurs est dispensée à Salon, à l’École de formation des navigateurs de combat. Ils la poursuivent ensuite à Tours ou à Avord selon leur spécialité.

Les futurs officiers mécaniciens poursuivent leur formation scientifique et technique de haut niveau à l’École de l’air avant d’effectuer un stage de fin d’études dans l’industrie en France ou à l’étranger et de rejoindre leur première affectation.

Enfin, à l’issue de la deuxième année chaque officier des bases rejoint une école de formation de l’Armée de l’air correspondant à sa spécialité (ou une école civile pour l’infrastructure).

L’enseignement dispensé à l’École de l’air et à l’École militaire de l’air a beaucoup évolué ces dernières années mais il s’inscrit dans le cadre d’une adaptation permanente des structures d’enseignement dans l’Armée de l’air.

En 1994, est regroupé sur ce site la formation de tous les officiers de l’Armée de l’air. L’École de l’aéronautique navale assure la formation des futurs pilotes et ingénieurs de l’aviation navale. À partir de 1995, les Embraer EMB 312 Tucano remplacent les Fouga Magister. Ainsi dès 1994, le site de Salon-de-Provence a rassemblé la totalité des écoles de formation d’officiers de l’Armée de l’air. Le Cours spécial de formation des officiers regroupe la formation de tous les élèves officiers dont l’origine n’est pas le recrutement direct ou le recrutement parmi les sous-officiers. De même, le Groupement des Écoles de l’administration de l’Armée de l’air réunit l’École des commissaires de l'air et l’École de gestion et d'administration de l'Armée de l'air. L’ensemble de ces organismes est placé sous l’autorité du général commandant les Écoles d’officiers de l’Armée de l’air, nouvelle appellation de l’ensemble des écoles implantées à Salon qui, de plus, est désormais chargé d’assurer le continuum de la formation des officiers, de l’entrée à l’école jusqu’à l’enseignement supérieur.

En 2002, est mis en place le CreA, Centre de Recherche de l’Armée de l’air, qui remplit une triple mission : recherche fondamentale, recherche appliquée au profit de l’Armée de l’air, enseignement. L’année suivante est installé l’État-major de la Zone aérienne de Défense Sud. La formation initiale des pilotes de l’Armée de l’air monte en puissance : en 2005, la Division des vols devient l’École de pilotage et de formation des navigateurs de l’Armée de l’air (EPNAA), la Section vol à voile devient Centre d’initiation à l’Aéronautique militaire (CIAM) et, en 2006, arrivent les premiers TB 10.

La formation des officiers de l’Armée de l’air est modernisée avec la création en 2007 des Écoles d’officiers de l’Armée de l’air (EOAA) garantissant la continuité de cette formation et un État-major veillant à la cohérence de celle-ci. La base aérienne 701 de Salon-de-Provence assure le soutien des EOAA, du Groupement des écoles d’administration de l’Armée de l’air et des Équipes de présentation de l’armée de l’air. Le fonctionnement de la base s’accorde avec celui des Écoles.

En 2008, le Centre de formation d’entraînement au parachutisme de haut niveau 71.566 (CFEPHN 71.566) s’installe à Gap, tandis que l’École de pilotage et de navigation de l’Armée de l’air (EPNAA) devient le Centre de formation aéronautique militaire initiale (CFAMI) et que l’Équipe de voltige de l’Armée de l’air reçoit l’Extra 330. L’Escadron du soutien technique spécialisé est dissous en 2009 et les TB10 sont remplacés par des Cirrus SR20 et Cirrus SR22 en 2012.

Fondé sur la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et le nouveau Livre blanc, et afin de permettre des économies et des réductions d’effectifs, le regroupement du soutien des bases aériennes, des ports et des régiments sur des bassins de vie donne naissance en 2011 à la base de Défense Istres-Salon-Miramas.

2013 voit la base-école fêter ses 75 ans d’implantation à Salon-de-Provence, ainsi que les 60 ans de la Patrouille de France.

À la rentrée scolaire 2013 disparaîtra le Groupement des écoles d’administration de l’Armée de l’air au profit d’une nouvelle École des commissaires des armées, école unique, interarmées, organisant la formation des commissaires des trois armées, du Service de santé des armées (SSA) et de la Direction générale de l'Armement (DGA).

Depuis la rentrée du , l’École de l’air accélère son évolution vers le nouveau format défini par le plan stratégique de l’armée de l’air Unis pour « Faire Face ». Les formations initiales d’officiers jusque-là dispensées par l’École de l’air, l’École militaire de l’air, le Cours spécial de l’École de l’air et le Cours spécial de formation des officiers sont désormais regroupées au sein d’une seule et unique école reprenant l’appellation originelle : École de l’air. Cette année est également celle des 80 ans de l’École.

Biographies[modifier | modifier le code]

Biographie du Général Pineau, parrain de la base aérienne 701[modifier | modifier le code]

Né le , le général Jean-Marc Pineau est admis à l’École de l’air à vingt ans avec la promotion 1942 « Commandant Tricaud ». Au printemps 1943, les événements l’obligent à quitter la France et après avoir connu les prisons espagnoles, il rejoint Marrakech au début de l’hiver 1943. De à , il suit brillamment les stages des Écoles de pilotage aux États-Unis. Breveté, il rentre en Europe pour être affecté au groupe « Bretagne » basé en Allemagne où, d’emblée, il met en évidence de belles qualités d’homme, d’officier et de pilote lors des innombrables missions de transport de passagers qui suivent la fin de la guerre.

Volontaire pour l’Extrême-Orient, il y effectue deux séjours de à , puis de à . Au sein des escadrons « Béarn » sur JU52 et « Anjou » sur Dakota, puis au Groupe de bombardement « Gascogne » sur B26, il réalise 306 missions de guerre en 535 heures de vol.

Les cinq citations dont quatre à l’ordre de l’Armée de l’air qui ornent sa Croix de guerre des Territoires d’Opérations Extérieures (TOE) attestent de la grande classe de cet officier pilote qui a toujours fait preuve des plus belles capacités d’initiative, de sang froid et d’adresse pour réussir les missions de bombardement les plus difficiles. À la tête des unités qu’il a commandées, il s’est affirmé comme un chef aérien accompli jouissant auprès de tous ses équipiers et subordonnés d’un prestige et d’une autorité indiscutés.

À son retour d’Indochine, il est affecté en 1952 à l’État-major à Paris, puis au Commandement de l’aviation de bombardement au sein duquel il commande le Centre d’instruction du bombardement. Après un séjour à l’État-major de la Défense nationale, il intègre brillamment l’École supérieure de guerre aérienne en 1962. À sa sortie, il sert quelques mois à l’Inspection générale de l’Armée de l’air avant d’être choisi pour commander la base aérienne de Salon-de-Provence de 1964 à 1967. En , il est appelé à la tête du « Bureau transmission » de l’état-major de l’Armée de l’air puis, après avoir été promu général de brigade aérienne le , il est désigné comme chef de la Division des plans atomiques de l’État-major des armées en 1970. Il trouve la mort le , sur les pentes enneigées de l’Ardèche où s’écrase le Nord 262 dans lequel il a pris place en compagnie de plusieurs officiers généraux et des plus importants responsables du Commissariat à l’énergie atomique.

Le général Pineau totalisait plus de 4 800 heures de vol. Commandeur de la Légion d’honneur, Croix de guerre des TOE, titulaire de cinq citations, de la Médaille de l’Aéronautique et de la Médaille des évadés entre autres.

Biographie du Capitaine Guynemer, parrain de l'École de l'air[modifier | modifier le code]

Pilote de chasse, as de guerre (1914-1918, 53 victoires), né le à Paris, mort au combat le à Poelkapelle (Belgique).

Né à Paris, Guynemer, gamin farceur, gringalet souvent malade, en tout cas éloigné de l’image du combattant, incarne l’aviateur de la Grande Guerre et symbolise surtout une formidable volonté. Avant René Fonck, il devient le premier As des As français de la première guerre mondiale, avec 53 victoires homologuées, avant de disparaître en « plein ciel de gloire ». Son parcours étonne tant par la brièveté de sa vie que par son intensité. Il obtient à quinze ans son baccalauréat avec mention.

À la déclaration de guerre, Georges Guynemer demande à s’engager dans l’aéronautique militaire mais il est réformé pour sa faible constitution physique. Il s’obstine et finit par être accepté comme élève mécanicien à l’École d’aviation de Pau en . Il obtient son brevet militaire à Avord le . Le suivant, il est affecté à l’escadrille MS 3, véritable vivier d’as, commandé par le capitaine Brocard. Après des débuts laborieux où il s’attire les foudres de ce dernier qui veut le renvoyer, Guynemer se lie d’amitié avec Jules Védrines, vainqueur de la course Paris-Madrid en 1911. Celui-ci le prend sous son aile et va favoriser la métamorphose du gringalet maladroit en redoutable chasseur. Le suivant, Guynemer, avec son mécanicien Guerder comme mitrailleur, abat son premier avion ennemi. La citation qui accompagne sa médaille militaire, le , révèle le vrai Guynemer, « un pilote plein d’entrain et d’audace, volontaire pour les missions les plus périlleuses ». Le jeune pilote doit ensuite patienter cinq mois avant d’obtenir sa deuxième victoire aérienne, le , rapidement suivie de deux autres. En récompense il reçoit la Légion d’honneur le et se voit citer comme « pilote de grande valeur, modèle de dévouement et de courage ».

Au printemps 1916, son escadrille est engagée au-dessus de Verdun : Guynemer est gravement blessé lors d’un affrontement et doit attendre jusqu’au 18 mai suivant avant de reprendre une part active aux opérations. En six mois, il engrange vingt victoires supplémentaires. Le , il est nommé lieutenant puis, le , capitaine. Le , il se distingue en abattant quatre avions ennemis dans la même journée. Le 11 juin, il est promu officier de la Légion d’honneur, sa citation loue « l’officier d’élite, pilote de combat aussi habile qu’audacieux [qui] a rendu au pays d’éclatants services, tant par le nombre de ses victoires que par l’exemple quotidien de son ardeur toujours égale et de sa maîtrise toujours plus grande. Insouciant du danger, il est devenu pour l’ennemi, par la sûreté de ses méthodes et la précision de ses manœuvres, l’adversaire redoutable entre tous […] Par tous ses exploits, il contribue à exalter le courage et l’enthousiasme de ceux qui, dans les tranchées, sont les témoins de ses triomphes. ». Ce texte ne fait que traduire la réalité et souligner les qualités d’un pilote exceptionnel, qui totalise alors quanrante-cinq victoires et vingt citations. Hélas, l’homme se fatigue, épuisé par l’enchainement des vols menés sans équipements à haute altitude. Victime d’une dépression nerveuse, Guynemer doit se résoudre le à un séjour à l’hôpital. Mais l’envie de reprendre les commandes d’un avion est trop forte pour qu’il se décide à cette inaction : le , il réintègre son escadrille qui participe à l’offensive des Flandres. Le , il obtient sa cinquante-troisième victoire puis se lance dans une spirale infernale : l’As multiplie les missions, accumule les heures de vol et les coups durs. Rien ne va plus pour Guynemer qui s’entête pourtant, bien décidé à arracher une nouvelle victoire. La raison lui dicte de s’arrêter, ses camarades aussi mais il passe outre et décolle le à h 25 pour une patrouille menée avec le Sous-lieutenant Bozon-Verduraz. Les deux hommes volent vers Ypres et prennent la direction de Poelkappelle quand Guynemer repère un biplace allemand. Il fait signe à son ailier de son intention d’attaquer ; à ce moment Bozon-Verduraz aperçoit une meute de chasseurs ennemis, dont il entreprend de détourner l’attention pour laisser à Guynemer le temps d’abattre sa cible. La diversion réussit mais, lorsque Bozon-Verduraz revient sur les lieux du duel aérien, il découvre un ciel vide. Il semble que le Vieux Charles, l’avion de Guynemer, se soit écrasé à 10 heures à proximité du cimetière de Poelkapelle, dans une zone située entre les lignes et soumise à de violents tirs d’artillerie. Au cours du combat, une balle aurait frappé Guynemer en pleine tête et l’aurait tué net. Dépêchée sur place, une patrouille allemande du 204e régiment inspecte les débris et récupère la carte d’identité du pilote avant d’être prise sous un pilonnage intensif. Les Allemands se replient sans emporter le corps du pilote français : les obus dispersent alors les restes de l’aviateur et les débris de son avion.

Citations et décorations de l'École de l'air[modifier | modifier le code]

Nomination de l’École de l’air au grade de Chevalier de la Légion d’honneur :

« Jeune école qui dès les premières années s’égale aux plus anciennes. Les élèves formés aux exaltantes et rigoureuses disciplines de l’air, stimulés par l’exemple de leurs anciens, ont su victorieusement Faire Face à l’ennemi dans tous les ciels de bataille. (…) Magnifique école de formation militaire, particulièrement vouée au culte des valeurs morales du soldat, elle s’est révélée une pépinière incomparable de combattants et de chefs aériens ».

Citation de l’École de l’air portant attribution de la Croix de la Légion d’honneur du [10]. Cette citation figure désormais dans le lieu le plus solennel de l’école où sont gravés les noms de tous les Anciens disparus en service commandé : « la salle des Marbres ».

Décorations du drapeau de l’École de l’air :

  • croix de chevalier de la Légion d’honneur ;
  • croix de guerre 1939-1945 avec palme ;
  • croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieures avec palme ;
  • médaille de l’Aéronautique.

Héraldique des insignes de l'École de l'air et de la base aérienne 701[modifier | modifier le code]

Insigne de l'École de l'air[modifier | modifier le code]

Insigne actuel de l’École de l’air.

Insigne homologué sous le n° A1165 le .

Définition héraldique:

Rondache d’azur clair à la filière d’or chargée d’une aigle, au vol abaissé d’azur sombre et d’argent dépassé à sénestre et en pointe, becquée et membrée du même, tenant dans son bec un poignard également d’argent et d’or, adextrée d’un nid de sable à trois alérions du premier métal.

Définition symbolique:

L’insigne de l’École de l’air, dessiné initialement en 1935 ou 1936, symbolise la cérémonie de remise du poignard aux élèves officiers de première année (alérions ou « poussins ») par un parrain aguerri (l’aigle).

Insigne de la base aérienne 701[modifier | modifier le code]

Insigne homologué sous le n° A831 homologué le .

Définition héraldique:

Médaillons accolés, le premier azur clair à une aigle d'azur empiétant un rocher pourpre et survolé d'un poignard d'or et de sable dans un nuage blanc; le second aussi d'azur à une aigle d'émail d'azur foncé, l'extrémité des ailes posées à senestre et tendant un poignard d'or à trois aiglons dans un nid, le tout brochant sur une roue dentée d'argent sommée d'une aigle éployé du même.

Définition symbolique:

L'aigle et la roue dentée représentant la base aérienne supportant l'École de l'Air et l'École militaire de l'air.

Formation[modifier | modifier le code]

Depuis la rentrée du , l’École de l’air accélère son évolution vers le nouveau format défini par le plan stratégique de l’Armée de l’air Unis pour « Faire Face »[11].

Les formations initiales d’officiers jusque-là dispensées par l’École de l’air, l’École militaire de l’air, le Cours spécial de l’école de l’air et le Cours spécial de formation des officiers sont désormais regroupées au sein d’une seule et unique école reprenant l’appellation originelle : École de l’air[12].

L’École de l’air développe trois axes de formation :

  • une formation académique de haut niveau d’expert du milieu aéronautique et spatial. Renouvellement en 2015 de l’accréditation CTI[13] du diplôme d’ingénieur pour la durée maximale ;
  • une formation militaire exigeante développant les aptitudes au commandement et au management ;
  • une formation aéronautique concrétisée par un premier Brevet avec la pratique du vol à voile et du vol moteur sur des appareils de dernière génération (glasscokpit).

L’École de l’air propose une diversité de filières adaptées aux besoins et dispense des formations qualifiantes.

Environ 500 aviateurs sont formés annuellement suivant un parcours adapté à leur profil. Selon leur niveau de recrutement, ils ont la possibilité de suivre l’un des quatre cours ci-dessous :

  • un cours de master sanctionné par l’un des diplômes suivants : diplôme d’ingénieur de l’École de l’air ; diplôme de master de sciences humaines et sociales en partenariat avec l’IEP d’Aix-en-Provence (associé au diplôme de l’IEP) ; diplôme de master de l’université d’Aix-Marseille ;
  • un cours visant à la délivrance d’un diplôme de licence de l’université d’Aix-Marseille ;
  • un cours spécial ouvert à certains élèves-officiers étrangers ;
  • un cours consacré à la formation militaire et générale de l’officier, dédié aux officiers issus du rang, officiers sous contrat, volontaires aspirants, officiers de réserve ainsi qu’aux élèves de l’École polytechnique, de l’École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA-Bretagne) et aux élèves ingénieurs militaires d’infrastructure.

La formation de l’École de l’air rassemble les élèves autour d’une même éthique fondée sur les valeurs de respect, d'intégrité, de service et d'excellence. Imprégnés de ces valeurs, ils seront les officiers de demain, capables d’agir sur le territoire national et sur les théâtres d’opérations extérieures avec discernement et un sens des responsabilités aigu.

L’École de l’air porte un accent encore plus soutenu sur le choix de l’avant-garde :

  • des méthodes pédagogiques innovantes basées sur les nouvelles technologies numériques ;
  • une formation académique adaptée et encore plus personnalisée ;
  • mise en place progressive d’un cursus en langue anglaise de type « Bachelor » ;
  • des apprentissages fondés sur les nouvelles technologies : Prototypage rapide / Matériaux du futur / Réalité virtuelle / Documentation technique dynamique / Big data / Cyber / Drones ;
  • une ouverture toujours plus marquée vers l’industrie et la recherche, l’international et la société civile.

Ouverture vers le monde de l’industrie et de la recherche

  • L’École de l’air continue de développer de nombreux partenariats avec les industriels du monde aéronautique et spatial tels que Dassault, Airbus, Thales, Air France, CNES...
  • Véritable campus aéronautique, l’École de l’air met en adéquation ses cursus de formation avec l’évolution des technologies tout en renforçant ses liens avec le monde de l’industrie et de la recherche (ONERA, Campus Aéronautique PACA...).
  • L’École de l’air organise chaque année en partenariat avec l’Académie d'Aix-Marseille diverses manifestations aéronautiques qui réunissent les principaux acteurs de ce domaine d’activité en région PACA afin d’intéresser les jeunes aux filières aéronautiques pour leurs carrières futures.

Par ailleurs, l'École de l’air coaccrédite des formations Mastères Spécialisés proposées par l'École nationale de l'aviation civile et l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace[14].

Ouverture sur l’international

  • L’École de l’air accueille également chaque année de nombreux « cadets » étrangers (environ 15 nationalités représentées) qui intègrent les cursus de formation pour des périodes de courtes ou de longue durée.
  • À partir de 2016, l’École de l’air et DCI-AIRCO dispenseront le Cours international de l’École de l’air, en partenariat avec l’Université d’Aix-Marseille.

Ouverture sur la société

L’École de l’air a mis en place deux actions de tutorat qui mobilisent les élèves officiers et qui s’inscrivent pleinement dans la volonté d’ouverture sociale et de promotion de l’excellence par les établissements d’enseignement supérieur et les grandes écoles de la Défense.

  • Le tutorat « Plan Égalité des Chances[15] » de l’École de l’air : le tutorat PEC s’appuie sur l’investissement d’élèves officiers de l’École de l’air dans le rôle de parrain auprès de jeunes lycéens sélectionnés dès leur entrée en classe de Seconde. L’objectif consiste à susciter chez ces jeunes l’envie et la volonté de poursuivre vers des études supérieures.
  • Le tutorat « aéronautique » de l’École de l’air : le tutorat « aéronautique » implique les élèves officiers volontaires dans les actions aéronautiques de l’Académie d’Aix-Marseille, au travers de leur participation aux cours de préparation du Brevet d'initiation aéronautique (BIA) organisés au profit des collégiens, lycéens et étudiants d’IUT.

Les partenaires de l’École de l’air (liste non exhaustive)

Nouveauté

LE MOOC (Massive Open Online Course ou formation en ligne) : « Compréhension de l’arme aérienne » sur la plateforme FUN (France Université Numérique)[28]

Des méthodes pédagogiques innovantes basées sur les nouvelles technologies numériques.

Durée : 6 semaines / 25 minutes par jour / Une évaluation chaque fin de semaine

Commandants de l'École de l'air[modifier | modifier le code]

  1. Général Houdemon : 1935-1936
  2. Général René Bouscat : 1936-1937
  3. Général Sclafer : 1937-1937
  4. Colonel Bonneau : 1937-1940
  5. Commandant Archaimbault : 1940-1941
  6. Général Xavier de Sevin : 1941-1942
  7. Colonel Dartois : 1943-1944
  8. Lieutenant-colonel Bezy : 1945-1946
  9. Colonel Alain de Maricourt : 1946-1948
  10. Colonel de Rivals : 1948-1949
  11. Général Leroy : 1949-1951
  12. Général Alain de Maricourt : 1952-1954
  13. Général Bigot : 1954-1957
  14. Général Louis Delfino : 1957-1960
  15. Général Aubinière : 1960-1960
  16. Général Gabriel Gauthier : 1960-1962
  17. Général Rouquette : 1962-1964
  18. Général Lecerf : 1964-1967
  19. Général Claude Grigaut : 1967-1969
  20. Général de brigade aérienne Saint-Cricq : 1969-1971
  21. Général de brigade aérienne Chesnais : 1971-1973
  22. Général Archambeaud : 1973-1976
  23. Général Saulnier : 1976-1979
  24. Général Ghesquiere : 1979-1982
  25. Général Philippe Vougny : 1982-1985
  26. Général Deveaud : 1985-1987
  27. Général de brigade aérienne Jean-Paul Pélisson : 1987-1989
  28. Général de brigade aérienne Jean-Jacques Brun : 1989-1992
  29. Général de brigade aérienne Gilbert Dumaz : 1992-1995
  30. Général de brigade aérienne Michel Fouquet : 1995-1998
  31. Général de brigade aérienne Robert Gosset : 1998-2001
  32. Général de brigade aérienne Bernard Molard : 2001-2002
  33. Général de brigade aérienne Jean-Pierre Martin : 2002-2006
  34. Général de brigade aérienne Gratien Maire : 2006-2008
  35. Général de brigade aérienne Denis Mercier : 2008-2010
  36. Général de brigade aérienne Gilles Modéré : 2010-2013
  37. Général de brigade aérienne Francis Pollet : 2013-présent

Anciens élèves célèbres[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Élève de l'École de l'air.

Promotions[modifier | modifier le code]

  • 1935 : Capitaine Guynemer
  • 1936 : Capitaine Astier de Villate
  • 1937 : Commandant Mezergues
  • 1938 : Lieutenant-colonel Mailloux
  • 1939 : Lieutenant Pinczon du Sel
  • 1940 : Lieutenant Steunou
  • 1941 : Lieutenant-colonel Dagnaux
  • 1942 : Commandant Tricaud
  • 1943 AFN : Capitaine Thouvenin de Villaret
  • 1943 F : S\lieutenant Pomier Layrargues
  • 1944 AFN : Lieutenant de Tedesco
  • 1944 F : Capitaine Preziosi
  • 1945 : Commandant Marin la Meslée
  • 1946 : Commandant de Saint-Exupéry
  • 1947 : Commandant Thollon
  • 1948 : Capitaine Brachet
  • 1949 : Capitaine de Seynes
  • 1950 : Commandant Schloesing
  • 1951 : Commandant Jeandet
  • 1952 : Colonel Dartois
  • 1953 : Commandant Brunschwig
  • 1954 : Commandant Héliot
  • 1955 : Capitaine Gouachon-Noireaut
  • 1956 : Lieutenant le Cong
  • 1957 : Colonel Ducray
  • 1958 : Louis Blériot
  • 1959 : Capitaine Estienne
  • 1960 : Lieutenant & Cne Ferrando
  • 1961 : Capitaine Moulin
  • 1962 : Capitaine Martin
  • 1963 : Commandant Deshayes
  • 1964 : Lieutenant-colonel Carpentier
  • 1965 : Commandant Tricornot de Rose
  • 1966 : Lieutenant Audemard d’Alançon
  • 1967 : Capitaine Péronne
  • 1968 : Commandant Bigand
  • 1969 : Lieutenant Tariel
  • 1970 : Général Delfino
  • 1971 : Commandant Blanckaert
  • 1972 : Général Madon
  • 1973 : Capitaine Marchal
  • 1974 : Commandant Brunaud
  • 1975 : Capitaine Duthoit
  • 1976 : Capitaine de la Motte
  • 1977 : Capitaine Rougier
  • 1978 : Général Pineau
  • 1979 : Capitaine Carof de Kervezec
  • 1980 : Lieutenant Saint-Hillier
  • 1981 : Colonel Rossi dit Levallois
  • 1982 : Général d’Harcourt
  • 1983 : Lieutenant Fleischel
  • 1984 : Général Guernon
  • 1985 : Général Houdemon
  • 1986 : Général Dorance
  • 1987 : Général Boichot
  • 1988 : S\lieutenant de la Taille Trétinville
  • 1989 : Clément Ader
  • 1990 : Lieutenant Poznanski
  • 1991 : Capitaine Koenig
  • 1992 : Lieutenant Majoureau
  • 1993 : Général Capillon
  • 1994 : Lieutenant Soubeirat
  • 1995 : Général Gauthier
  • 1996 : Colonel de Saxcé
  • 1997 : Lieutenant Tourangin
  • 1998 : Général Heurtaux
  • 1999 : Général Dumesnil de Maricourt
  • 2000 : Capitaine Auber
  • 2001 : Colonel Demozay
  • 2002 : Commandant Longy
  • 2003 : Capitaine Beau
  • 2004 : Général Cardot
  • 2005 : Lieutenant-colonel Kauffmann
  • 2006 : Colonel Pierre Clostermann
  • 2007 : Général Antonin Brocard
  • 2008 : Général Jacques Andrieux
  • 2009 : Commandant Émile Fayolle
  • 2010 : Général Lionel de Marmier
  • 2011 : Colonel Bernard Dupérier  
  • 2012 : Colonel Roland de la Poype
  • 2013 : Général Martial Valin  
  • 2014 : Sous-lieutenant Adolphe Pégoud

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site internet de l'École de l'air [1].
  2. Loi sur la création de l'arme aéronautique [2].
  3. Principes généraux d'emploi et d'organisation de l'Armée de l'air [3].
  4. Organisation de l'école de l'air [4].
  5. Création de l'insigne de l'École et choix de la devise [5].
  6. Stationnements du GC I/6 [6].
  7. La 5e escadre de chasse [7].
  8. Origine du nom de Patrouille de France [8].
  9. Instruction du 20/01/1962 [9].
  10. Citations de l'École de l'air, AEA [10].
  11. Unis pour "Faire face" [11].
  12. École unique [12].
  13. Accréditation CTI [13].
  14. MS Aerospace Project Management.
  15. Plan Égalité des Chances [14].
  16. Site internet de l'ISAE [15].
  17. Site internet de l'IEP Aix [16].
  18. Site internet AMU [17].
  19. Réseau PEGASUS [18].
  20. Site internet du Pôle PEGASE [19].
  21. Nos partenaires.
  22. Site internet de l'université de Berkeley [20].
  23. Site internet de Kedge Business School [21].
  24. Site internet de l'EDHEC [22].
  25. Site internet des Mines ParisTech [23].
  26. Site internet de l'Académie Aix-Marseille [24].
  27. Site internet des PRES Provence / Méditerranée [25].
  28. MOOC Compréhension de l'arme aérienne [26].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • La base aérienne 701 "Général Pineau" depuis ses origines', Capitaine Brun et Lieutenant Champonnois, Laboratoire "Histoire et sociologie militaire" du Centre de Recherche de l'Armée de l'air. [27].
  • L’École de l'air et l’École militaire de l'air : 75 années d'histoire, Général Serge Raynaud, Président de l'Association Patrimoine et Traditions des Écoles de l'air de Salon de Provence.
  • Historique sommaire de la base de Salon de Provence, Lieutenant-colonel Hayez, Service Historique de la Défense. [28].
  • Création des bases aériennes et évolution de leur organisation de 1933 à 1972, Lieutenant-colonel Hayez, Service Historique de la Défense. [29].
  • École de l'air, Section Médias [30].
  • Historique du général Pineau, Service Historique de la Défense [31].
  • Historique du capitaine Guynemer [32].
  • Service historique de la Défense [33]
  • Formations de l'École de l'air [34].
  • Évolution des formations [35].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]