École de santé des armées

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École de santé des armées
Insigne de l'École
Insigne de l'École
Devise Mari transve mare, pro patria et humanitate, hominibus semper prodesse
[Sur mer et au-delà des mers, pour la Patrie et l'humanité, toujours au service des Hommes]
Informations
Fondation 2011 (refondation)
Dates clés École de Rochefort (1722)
École de Strasbourg (1856)
École de Lyon (1888)
École de Bordeaux (1890)
École du SSA (1971)
Type Grande école de la Défense
Localisation
Coordonnées 45° 43′ 52″ nord, 4° 55′ 34″ est
Ville Bron
Pays Drapeau de la France France
Direction
Directeur médecin général Hervé Foehrenbach
Chiffres clés
Étudiants environ 105 par an[réf. souhaitée]
Divers
Site web esalyon.fr/

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École de santé des armées

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École de santé des armées

L'École de santé des armées est une grande école militaire française formant des médecins et des pharmaciens des armées destinés à servir au sein du ministère de la Défense. Ils sont amenés à exercer dans les établissements propres du service de santé des armées, notamment les hôpitaux d'instruction des armées, les centres de recherches et les écoles mais aussi et au sein des formations de l'Armée de Terre, de l'Armée de l'Air, de la Marine nationale, de la Gendarmerie nationale et des unités militaires de la Sécurité civile.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée le , l'ESA a été créée sur le site de l'École du service de santé des armées de Lyon-Bron. Cette décision fait suite à la grande réforme des armées de 2008, consécutive à la publication du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et à la révision générale des politiques publiques.

Héritière des écoles du service de santé des armées de Bordeaux et Lyon, et avant elles de l'École impériale du service de santé militaire de Strasbourg, l'ESA s'est vu remettre son drapeau par le directeur central du service de santé des armées, Gérard Nedellec, sur la place d'armes de l'école. Décoré de la Légion d'honneur, des Croix de Guerre 1914-1918, 1939-1945 et T.O.E. avec palmes, il conserve le souvenir des centaines de santards et navalais tombés pour la France, au champ d'honneur ou victimes du devoir.

À partir de 2016, elle accueille une antenne de l'École du personnel paramédical des armées, actuellement à Toulon[1]. Ce transfert sera terminé en décembre 2018, date à laquelle le site de Toulon fermera.

École impériale du Service de santé militaire de Strasbourg (1856 - 1870)[modifier | modifier le code]

L'ancienne école impériale du service de santé militaire, en face de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg.

L'École impériale du Service de santé militaire est créée sous le Second Empire en 1856 à Strasbourg pour héberger et encadrer les élèves médecins et pharmaciens militaires pendant leur cursus universitaire. Les élèves médecins y deviennent populaires sous le nom de « carabins rouges ».

Mais au cours de la Guerre de 1870, la ville est assiégée : les élèves les plus jeunes participent courageusement aux secours pendant le siège (quatre y sont tués : Bartholomot, Combier, Lacour et Roy). Strasbourg tombe aux mains des Prussiens et l’école est fermée.

École du Service de santé militaire de Lyon (1888 - 1971)[modifier | modifier le code]

Il faut attendre la décennie 1880 pour que s’impose à nouveau la nécessité de réunir et d’encadrer les élèves médecins de santé militaires dans une école pendant leur formation universitaire. En 1883, Antoine Gailleton le maire de Lyon propose sa ville. La décision est prise fin 1888 de créer cette école pour l’Armée de Terre et la ville de Lyon est choisie. La mairie de Lyon s’engage à faire construire et installer les bâtiments de l’École sur l’avenue des Ponts du Midi (future avenue Berthelot). En attendant dès le printemps 1890 les premiers élèves, qui seront bien vite appelés les « Santards », s’installent à l’hôpital Desgenettes (l’ancien) quai de la Charité.

Les écoles de médecine navale de Rochefort et Bordeaux (1715 - 1971)[modifier | modifier le code]

École de médecine navale de Rochefort (1722 - 1963)[modifier | modifier le code]

L'École de médecine navale de Rochefort a été fondée en 1722. C'est la première au monde. Pendant plus de 240 ans, elle forme les chirurgiens embarqués à bord des navires de guerre. En 1788, elle s’installe dans un pavillon du nouvel hôpital maritime, alors l’un des plus modernes du Royaume, où elle se trouve toujours. Les officiers de santé de Rochefort participent activement aux voyages d’exploration autour du monde. Les collections d’anatomie humaine, d’ethnographie et d’histoire naturelle ainsi que la bibliothèque s’accroissent et s’organisent sur les trois niveaux du bâtiment.

En 1890, une École principale du service de santé de la Marine s'ouvre à Bordeaux. L'école de Rochefort devient alors une école annexe, où les futurs médecins suivent leur première année d'étude et préparent le concours d'entrée à l'école de Bordeaux, et où les futurs pharmaciens effectuent leur stage. Elle ferme définitivement en 1963, mais connaît un second souffle lorsque le Musée national de la Marine est mandaté pour la restaurer. Son ouverture au public a lieu en juin 1998.

École principale du Service de santé de la Marine de Bordeaux (1890 - 1971)[modifier | modifier le code]

École du Service de santé des armées (1971 - 2011) sur deux sites[modifier | modifier le code]

Une seule École du service de santé des armées est fondée statutairement en 1971 et située sur deux sites : l'École du Service de santé des armées de Lyon-Bron et l'École du Service de santé des armées de Bordeaux. Chacune demeurent les dépositaires des traditions respectives des élèves médecins de l'armée de Terre pour l'école de Lyon et de la Marine pour celle de Bordeaux.

En contrepartie, les élèves doivent abandonner leur traditionnel képi rouge contre une tenue bleu interarmées avec casquette, mais aussi leur tenue de tradition. Les « Santards » de Lyon, héritiers des « carabins rouges » de Strasbourg, portaient traditionnellement la tenue « Pinder ». Il s'agissait d'un grand uniforme de style Second Empire, composé d'une vareuse bleu sombre, d'un pantalon rouge garance et d'un bicorne à cocarde tricolore. Héritée de Strasbourg, si elle fut plusieurs fois abandonnée, elle fut à chaque fois remise à l'ordre du jour . Elle est encore aujourd'hui amèrement regrettée des élèves. Cependant, l'Association « Santards et tradition » a pu conserver et remettre en état une vingtaine de ces tenues. Celles-ci sont portées par les jeunes élèves baptisés lors du baptême de leur promotion. Le port de cet uniforme de cérémonie, bien qu'officieux, est toléré par la hiérarchie militaire au nom des traditions des Santards.

L'Ecole aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, le site de Bron est le dernier lieu de formation des médecins militaires après la fermeture de l'Ecole de de Bordeaux.

En 2016, l'Ecole du Personnel Paramédical des Armées, qui forme les infirmiers et aide-soignants militaires, initialement basée à Toulon, a été regroupée à l'ESA afin de diminuer les coûts de formation, le SSA étant lui-aussi concerné par les coupes budgétaires.

Le jeune qui s'engage signe un contrat qui le lie à l'Armée pour une durée égale à deux fois le temps à la faculté plus trois fois le temps passé en internat (soit 2*6 + 3*3 = 21 ans pour un médecin généraliste), études comprises. S'il désire quitter l'Armée avant la fin de son externat, il doit alors rembourser la totalité de ses soldes perçues, majorée par un coefficient de 1,5.

Les élèves de l'ESA sont obligés de loger sur le site de l'Ecole durant leur première année. Ensuite, ils peuvent s'ils le souhaitent choisir de se loger en ville à leurs frais, ce qui leur assure une plus grande proximité avec les hôpitaux lyonnais. En théorie, ils peuvent aussi bien rester et disposer d'une chambre au sein du site de Bron, si la capacité d'accueil le leur permet...

Formation des médecins des armées[modifier | modifier le code]

Les élèves, recrutés par un concours très sélectif après le baccalauréat, à l'issue de la PACES (première année commune aux études de santé) ou de la DFGSM3, suivent la même formation que leurs camarades civils, répartis dans les deux facultés de médecine de Lyon (UFR Lyon Est — fusion des trois anciennes facultés du pôle Est : Grange Blanche, RTH Laënnec et Lyon Nord —, ou UFR Lyon Sud).

Pendant la PACES, les élèves bénéficient de l'aide de professeurs détachés de l'Education Nationale sous la forme de ronéos, colles écrites hebdomadaires, colles orales, quizz... Ce soutien permet d'obtenir une réussite au concours de l'ordre de 50% chez les élèves primants. Les élèves en échec sont autorisés à redoubler leur année à l'Ecole dans la majorité des cas.

Durant leur cursus universitaire, ils effectuent divers stages au sein des CHU de Lyon et subissent les épreuves classantes nationales ou ECN (ancien concours de l'Internat). En fonction de leur rang de classement, ils peuvent prétendre à une spécialité hospitalière ou de médecine générale et choisissent un hôpital d'instruction des Armées pour y effectuer leur internat. Actuellement, les postes de spécialité sont très limités (anesthésie-réanimation, chirurgie, psychiatrie majoritairement) et 80% des élèves doivent se destiner à une carrière de médecin généraliste dans les forces.

Les Santards de 4e, 5e et 6e années bénéficient également de cours spécifiques tels que médecine tropicale, médecine du sport ou médecine d'urgence.

Cette formation est ponctuée et conclue par des stages à l'École du Val de Grâce (EVDG) à Paris. Comme tout médecin civil, les internes des hôpitaux des armées soutiennent une thèse afin d'acquérir le titre de Docteur en médecine.

Toutefois, il est nécessaire de préciser qu'entre la 2e et la 6e année, environ 25% d'une promotion démissionne de l'Armée, s'engageant à rembourser le coût de leur formation; cela est essentiellement dû à la faible attirance du métier de médecin généraliste des Armées...

Formation militaire des praticiens des armées[modifier | modifier le code]

Au niveau militaire, la formation s'effectue en plusieurs temps. Dès l'incorporation, ils suivent une formation militaire initiale (FMI) de douze jours sur le site-même de l'Ecole où on leur enseigne des bases de culture militaire, topographie, exercices sur le terrain. Chaque élève apprend la base de premiers secours (PSC1).

Lors de leur passage en deuxième année, ils effectuent la formation militaire complémentaire (FMC), au camp de Bitche en Moselle, qui dure deux semaines. Elle approfondit la FMI en matière de culture militaire, avec notamment l'apprentissage de l'utilisation de l'armement; de même, chaque élève passe l'épreuve du secourisme au combat de niveau 1 (SC1). Le niveau 2 est quant à lui validé en fin de sixième année, avant l'internat.

En fin de deuxième année, les élèves effectuent un stage en unité de trois semaines dans l'armée de leur choix.

En fin de troisième année, une ultime formation militaire spécialisée (FMS) de deux semaines leur est dispensée sur le site de l'Ecole.

Durant l'ensemble de leur cursus, les élèves peuvent participer à d'autres événements du monde militaire comme le tournoi sportif des grandes écoles de la Défense (TSGED) ou encore le séminaire interarmées des grandes écoles militaires (SIGEM), effectuer des gardes chez les pompiers de Paris, Marseille ou Lyon et passer des brevets militaires brevet de parachutisme militaire, brevet de ski militaire, d'alpinisme militaire, monitorat de premiers secours, monitorat commando, CEFE, etc...)

Promotions[modifier | modifier le code]

Promotions de l'École de santé des armées (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

  • 2011. Médecin inspecteur général Edmond Delorme[2].
  • 2012. Médecin général inspecteur Raoul Chavialle[3].
  • 2013. Médecin général inspecteur Pierre Lefebvre[4].
  • 2014. L'Historique Promotion Centenaire honorant les "Médecins de la Grande Guerre" [5].
  • 2015. Médecin général inspecteur Lucien Jame.
  • 2016. Médecin capitaine André Genet.

Commandants de l'École[modifier | modifier le code]

  • 2011 : médecin général inspecteur Jean-Luc Perret.
  • 2013 : médecin général inspecteur Jean-Didier Cavallo.
  • 2017 : médecin général inspecteur Hervé Foehrenbach.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'école d'infirmiers des armées quitte Toulon et le Var » Var-Matin, 27 novembre 2013.
  2. « Baptême de la promotion MIG E. Delorme », sur defense.gouv.fr (consulté le 20 mai 2013)
  3. « Déclaration à la préfecture du Rhône. Promotion Médecin général inspecteur Raoul Chavialle », sur www.journal-officiel.gouv.fr (consulté le 12 octobre 2013)
  4. « Cérémonie du baptême de la promotion MGI Lefebvre », sur defense.gouv.fr (consulté le 10 octobre 2014)
  5. « Baptême de promotion à l’École de santé des armées », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 7 octobre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]