ParisTech

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ParisTech
PRES ParisTech (logo).svg
Histoire et statut
Fondation
Type
Forme juridique
Président
Christian Lerminiaux
Localisation
Localisation
Pays
Chiffres-clés
Étudiants
16 500
Enseignants
2 000
Divers
Site web

ParisTech est un réseau de dix écoles d'ingénieurs franciliennes, œuvrant à l’élaboration de projets communs en formation, recherche et innovation dans le domaine des sciences, des technologies et du management.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1991, neuf écoles d'ingénieurs publiques se rassemblent dans une association loi de 1901 nommée « Grandes écoles d’ingénieurs de Paris », pour collaborer dans des domaines d’intérêt commun et acquérir une reconnaissance internationale en tant qu’entité de taille suffisante[réf. souhaitée].

En 1999, l’association prend le nom de « ParisTech ». Il rappelle entre autres le nom de grandes universités américaines telles que Caltech ou Georgia Tech et correspond à l’ambition du ParisTech de l’époque de devenir un établissement de « stature comparable aux grandes universités scientifiques et techniques au niveau mondial »[1].

En 2007, l’État donne le statut de pôle de recherche et d’enseignement supérieur à ParisTech, qui revêt la forme d’un établissement public de coopération scientifique (EPCS), l’Institut des sciences et technologies de Paris, dénommé ParisTech[2]. Il associe onze écoles d’ingénieurs et une école de commerce : AgroParisTech, Arts et Métiers ParisTech, Chimie ParisTech, École des Ponts ParisTech, ENSAE ParisTech, ENSTA ParisTech, ESPCI ParisTech, Institut d'Optique Graduate School, Mines ParisTech, École polytechnique, Télécom ParisTech et HEC.

La Fondation ParisTech a été créée par décret en . Elle a le statut de fondation reconnue d'utilité publique abritante[3]. ParisTech est l'un des membres fondateurs de la Fondation et est aujourd'hui membre du conseil d'administration de celle-ci.

Le , dans une interview au Monde, Yves Poilane, directeur de Télécom ParisTech et ancien président de ParisTech confirme que la construction de ParisTech sous la forme d'une grande université technologique type MIT à la française n’est plus d’actualité compte tenu de la structuration de l’Enseignement supérieur et de la Recherche autour de sites[4].

En , Jean-Philippe Vanot annonce la disparition du statut d’établissement de ParisTech, le départ d'HEC de ParisTech ainsi que des doutes pour Polytechnique et la fin des masters internationaux. Le coût de fonctionnement de ParisTech est revu à la baisse de 30 à 40% pour 2016. L’EPCS est dissous au [5],[6] et ParisTech devient une fondation sous égide de la Fondation ParisTech, sous le nom de « ParisTech développement », qui regroupe toutes les écoles précédentes à l'exception de Polytechnique et HEC.

Présentation[modifier | modifier le code]

ParisTech regroupe jusqu'à 16 500 étudiants pour 2 000 enseignants chercheurs[réf. nécessaire]. 71 chaires d’enseignements et de recherche sont réparties entre les écoles[réf. nécessaire]. Elle a plus de 130 000 alumnis[réf. nécessaire]. ParisTech possède des partenariats avec 45 universités et a signé 2 900 contrats avec des entreprises[réf. nécessaire].

ParisTech est doté d’une gouvernance propre et assure la coordination de plusieurs commissions inter-écoles. Le bureau est constitué du président Christian Lerminiaux (Chimie ParisTech), élu le 12 septembre 2018[7], et des vices-présidentes Elisabeth Crépon (ENSTA ParisTech) et Sophie Mougard (École des Ponts ParisTech). Le comité de fondateurs, constitué des directeurs des 10 écoles, détermine les orientations générales relatives aux actions mises en place par ParisTech.

Formation et recherche[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Les écoles de ParisTech recrutent majoritairement leurs élèves sur concours après les classes préparatoires aux grandes écoles ou bien à partir de DUT, de licences ou de masters scientifiques. ParisTech offre également de nombreuses places pour les étudiants étrangers[réf. nécessaire]. La procédure de recrutement de ces élèves est commune à toutes les écoles de ParisTech[réf. souhaitée].

Une fois acceptés au sein d'une des écoles de ParisTech, les élèves ont la possibilité de suivre des cours dans les autres écoles membres ou de faire des parcours croisés en étudiant durant une année dans une autre école que leur école d'origine. Les dix écoles délivrent le diplôme d’ingénieur (grade de master) ainsi que des masters et mastères spécialisés. Il est possible de suivre également un doctorat dans un des laboratoires.

Recherche[modifier | modifier le code]

ParisTech compte 126 laboratoires de recherche, 2 000 enseignants chercheurs et 2 400 doctorants[réf. nécessaire].

Une partie de la recherche des lauréats de la médaille Fields Pierre-Louis Lions et des prix Nobel Maurice Allais, Pierre-Gilles de Gennes et Georges Charpak, s'est déroulée dans ces laboratoires. Le lauréat de la médaille d'or du CNRS Alain Aspect ainsi que les lauréats de la médaille d'argent du CNRS, Jacques Prost, Philippe Grangier, Jérôme Bibette, Catherine Bréchignac, Mathias Fink, Michel Callon, Daniel Lincot, Ludwik Leibler, Michel Fliess et Janine Cossy, effectuent leurs travaux dans ces laboratoires.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

ParisTech a mis en place avec des universités étrangères des partenariats et programmes de recrutement, d’échange et de double diplôme. En Europe, cela se traduit par sa participation au réseau Athens avec 15 universités européennes [8]. Pour le Brésil, la Chine, la Russie et la Colombie, ParisTech a mis en place une politique de recrutement coordonné (politique unique pour l'ensemble de ses écoles) et des accords cadre d’échanges et de doubles diplômes avec plusieurs universités[réf. souhaitée].

ParisTech forme des ingénieurs en Chine dans trois instituts franco-chinois : à Shanghai avec l’école d’ingénieurs ParisTech Shanghai Jiao Tong, à Wuhan avec l’Institut Sino-Européen ICARE dédié aux énergies propres et renouvelables et depuis 2017 à Pékin avec Chimie Pékin. Ils accueillent respectivement 290, 378 et 60 étudiants.

L'école ParisTech Shanghai Jiao Tong a été inaugurée par le Président de la République française François Hollande le . Elle est née d’une alliance entre ParisTech et l’université Shanghai Jiao Tong. Elle est portée par 3 écoles de ParisTech (ENSTA ParisTech, Mines ParisTech, Télécom ParisTech), ainsi que par l'École Polytechnique pour créer une formation en six ans, sur le modèle, apprécié en Chine[réf. nécessaire], des Grandes Écoles d’ingénieurs françaises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site officiel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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