Université Paris-Saclay

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Université Paris-Saclay
Image illustrative de l'article Université Paris-Saclay
Informations
Fondation
Type Communauté d'universités et établissements (EPSCP)
Localisation
Coordonnées 48° 42′ 36″ Nord 2° 10′ 09″ Est / 48.71, 2.1691694444444
Ville Paris, Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines, Saint-Aubin, Palaiseau, Saclay, Versailles, Orsay, Gif-sur-Yvette
Pays Drapeau de la France France
Campus Paris-Saclay, Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Sud
Direction
Président Gilles Bloch
Chiffres clés
Enseignants-chercheurs 9 000 chercheurs et enseignants-chercheurs
Étudiants 65 000 dont 10 000 en masters
Doctorants 6 000
Divers
Particularités 18 fondateurs, 8 grandes écoles, 10 départements, 8 000 publications/an, 15 % de la recherche publique française
Site web site officiel

L'université Paris-Saclay est une communauté d'universités et établissements pluridisciplinaire au sud de Paris, dans l'Essonne et les Yvelines, créée le [1]. Elle regroupe deux universités, 10 grandes écoles et sept organismes de recherche[2].

L'université Paris-Saclay doit constituer le pôle de formation et de recherche du pôle technologique Paris-Saclay, à la manière du rôle joué par l'université Stanford dans la Silicon Valley.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le projet d'université Paris-Saclay a été lancé en 2008, à la suite de sa validation par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le cadre du Plan campus[3]. La Fondation de coopération scientifique Campus Paris-Saclay, présidée à l'époque par Alain Bravo, avait été créée pour fédérer les différents établissements universitaires et scientifiques, assurer la gestion des réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA) Digiteo et Triangle de la Physique et assurer la création de l'université[4]. En lien avec le projet d'aménagement du campus de Saclay, de nombreux établissements y prévoient leur déménagement : l'arrivée de l’École normale supérieure de Cachan, l'ENSTA ParisTech[5], AgroParisTech, l'École centrale Paris, l'ENSAE ParisTech et Télécom ParisTech est confirmée en septembre 2010[6]. L'université Paris-Sud doit également transférer une partie de ses bâtiments sur le nouveau campus[7]. AgroParisTech et l'INRA ont quant à eux pour projet la construction d'un bâtiment commun à Palaiseau, qui regroupera toutes les activités de l'Inra d'Île-de-France non localisées à Jouy-en-Josas ou Versailles. Le déménagement de l'École nationale supérieure des mines de Paris, un temps évoqué, est annulé[8].

En 2012, la fondation est lauréat des initiatives d'excellence du programme Investissement d'avenir, et la création de l'université Paris-Saclay est envisagée au 1er janvier 2014[9].

En juillet 2014, les différents membres (voir ci-dessous) adoptent les statuts de la Communauté d'universités et établissements (COMUE), ce qui lui permettra de délivrer les diplômes de licence, master et doctorat[10]. Les statuts sont approuvés par un décret signé le 29 décembre 2014[11]. La première rentrée a lieu en septembre 2015[12].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

L'université Paris-Saclay est dirigée par un président élu par le conseil d'administration[13]. Le conseil d'administration comprend 26 administrateurs, représentant les établissements membres, le personnel, les étudiants, les collectivités territoriales et le monde socio-économique. Au conseil d'administration est associé le conseil des membres, qui réunit les représentants de chacune des institutions membres. Le conseil académique, composé de 220 membres représentant les personnels et les étudiants, exerce un rôle consultatif. Enfin un comité de stratégie scientifique et d’innovation composé exclusivement de personnalités externes, conseille le conseil d'administration[14].

Membres[modifier | modifier le code]

Les membres fondateurs de la ComUE sont les suivants[11] :


A cette liste s'ajoute les membres suivants :


Ainsi que les observateurs suivants :

Formation[modifier | modifier le code]

Les formations sont regroupées en huit « schools » sur le modèle anglo-saxon[18] :

  • biodiversité, agriculture et alimentation, société, environnement ;
  • biologie, médecine, pharmacie ;
  • droit et sciences politiques ;
  • humanités ;
  • ingénierie, sciences et technologies de l'information ;
  • sciences du sport et du mouvement humain ;
  • sciences fondamentales ;
  • sciences sociales.

Ces structures inter-établissement sont chargées de l’organisation de la formation dans un domaine scientifique donné. Chaque étudiant a accès aux différents cours de tous les autres établissements.

Au niveau master et doctorat, les formations des écoles et des universités sont mutualisées. 49 mentions de master sont proposées[19].

Recherche[modifier | modifier le code]

L'université Paris-Saclay regroupe plus de 300 laboratoires[20], dont 23 laboratoires d'excellence[21],[22]. La recherche est structurée en dix départements thématiques[23],[20] :

  • chimie ;
  • ingénierie électrique, optique et électronique (EOE) ;
  • mathématiques ;
  • mécanique, énergétique et procédés (MEP) ;
  • physique des deux infinis (P2I) ;
  • physique des ondes et de la matière (PHOM) ;
  • sciences de la planète et de l'univers (SPU) ;
  • sciences de la vie (SDV) ;
  • sciences de l'homme et de la société (SHS) ;
  • sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC).

Rôle dans la création du cluster technologique Paris-Saclay[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paris-Saclay.

L’université de Paris-Saclay bénéficie du Plan campus ou Opération campus lancée en 2008 par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Elle fait partie des quatre dossiers qui ont été retenus[24], sur les vingt dossiers de la deuxième vague qui ont été déposés[25].

Ce projet bénéficie de fonds issus du « Grand emprunt 2010 », et peut être rattaché au Grand Paris dans la mesure où il contribue au développement du cluster technologique Paris-Saclay, dont il constitue l'un des trois piliers.

Critiques[modifier | modifier le code]

Certains critiquent un projet qui favorise trop les grandes écoles, notamment en ce qui concerne la gouvernance du campus[26]. Le Snesup dénonce ainsi « un projet basé sur une vision élitiste de l'enseignement supérieur » ainsi que l'exclusion de nombreux établissements du conseil d'administration[27]. Les deux universités et le CNRS, très largement dominants en nombre de chercheurs et d'étudiants, auront le même poids politique que les grandes écoles, de taille bien plus modeste[28]. La gestion du projet initié par le « plan campus » est aussi critiquée par les élus locaux qui reprochent à l’État de diriger le projet seul[29], ou par d'autres acteurs du projet qui reprochent à l'État d'exercer un trop grand dirigisme[30].

L’organisation visée, sous forme de cluster, est aussi critiquée par certains acteurs qui doutent de son efficacité[31]. Certains craignent également que son développement se fera au détriment d’autres aires géographiques, comme dans le cas de l'université Paris-Sud 11 et de l'École normale supérieure de Cachan, qui quittent des villes situées en région parisienne[32], ou dans le cas de grandes écoles qui quittent Paris[33]. Est aussi critiqué le format même de l'université, certains restant dubitatifs quant à l'objectif de collaboration et de synergies affiché[34].

L'association Sauvons la recherche, créée en 2003 en opposition à la loi d'orientation et de programmation pour la recherche et l'innovation, a lancé une pétition fin 2012 pour dénoncer certaines orientations du projet, et notamment le fait que le conseil d’administration de la future université ne devrait comporter que deux représentants des personnels chercheurs[35]. Certaines critiques émanent également des acteurs institutionnels eux-mêmes. L'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines s'est ainsi inquiétée de sa perte d'influence dans la future université Paris-Saclay[36]. En outre, le rapprochement souhaité des laboratoires de recherche et des universités avec les entreprises ne serait pas à l’œuvre[36].

Les infrastructures promises, notamment de transport, pourraient tarder à venir. En particulier la livraison tardive de la ligne 18 du métro de Paris, prévue en 2024, pourrait devenir un obstacle important à la réussite du projet[34],[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décret n° 2014-1674 du 29 décembre 2014 portant création de la communauté d'universités et établissements « Université Paris-Saclay » et approbation de ses statuts et portant dissolution de l'établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel « UniverSud Paris » », JORF no 0302 du p. 23325 texte no 34
  2. « L’Université Paris-Saclay : un modèle original d’université », sur Université Paris-Saclay
  3. « L'Opération Campus : un plan exceptionnel en faveur de l'immobilier universitaire », sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr,‎ 2 février 2008, mis à jour 24 octobre 2012
  4. Décret du 25 janvier2011
  5. Catherine Gaudenz, « L'école high tech du ministère de la Défense rejoindra Saclay en 2010 », sur La Tribune,‎ (consulté le 1er août 2014)
  6. « Sarkozy annonce l'arrivée d'écoles de prestige sur le campus Paris-Saclay », sur Le Point,‎ (consulté le 1er août 2014)
  7. Fabienne Guimont, « Saclay : Christian Blanc avance son cluster », sur educpros.fr,‎ (consulté le 1er août 2014)
  8. Sophie Blitman, « Les mines de Paris jugent incompatible l’Idex de Saclay avec le projet ParisTech », sur www.letudiant.fr/educpros,‎
  9. Camille Stromboni, Fabienne Guimont et Mathieu Oui, « Grand emprunt : où en sont les IDEX ? », sur www.letudiant.fr/educpros,‎
  10. Céline Authemayou, « Dominique Vernay (Paris-Saclay) : “Les établissements vont signer un pacte irréversible” », sur www.letudiant.fr/educpros,‎ (consulté le 1er août 2014)
  11. a et b Décret no 2014-1674
  12. L'université Paris-Saclay officiellement créée
  13. [1]
  14. Gouvernance et organisation
  15. Master Paris Saclay à l'Université d'Evry Val d'Essonne, promotion 2015-2016
  16. Fiche membre de l'Université d'Evry Val d'Essonne sur le site de l'Université Paris Saclay
  17. Les membres fondateurs, sur le site de l'université
  18. [2]
  19. Les masters
  20. a et b Les laboratoires
  21. Les laboratoires d'excellence
  22. Les instituts
  23. La recherche
  24. Communiqué de presse du 11 juillet 2008
  25. Communiqué de presse du 27 juin 2008
  26. Sylvestre Huet, « Campus de Saclay : l'Université Paris-Sud se rebiffe », sur sciences.blogs.liberation.fr,‎ (consulté le 11 juillet 2014)
  27. Site du Snesup
  28. Sylvestre Huet, « Campus Paris-Saclay : quelle université ? », sur Libération,‎ (consulté le 19 septembre 2014)
  29. Sibylle Vincendon, « Saclay : un projet critiqué », sur Libération,‎ (consulté le 11 août 2014)
  30. Thomas Lamarche et Olivier Réchauchère, « Plateau de Saclay : un territoire d'exception mérite un projet d'exception », sur Le Monde,‎ (consulté le 11 août 2014)
  31. Thomas Lamarche, « Une dynamique qui violente tous les acteurs », sur L'Humanité,‎ (consulté le 11 août 2014)
  32. Flore Mabilleau, « Cécile Duflot se prononce contre la « Silicon Valley » », sur Le Parisien,‎ (consulté le 11 août 2014)
  33. Yann Guernigou, « Nicolas Sarkozy confirme le transfert de grandes écoles à Saclay », sur Le Point,‎ (consulté le 11 août 2014)
  34. a et b « Vives critiques autour de la future université Paris-Saclay », sur Le Figaro Etudiant (consulté le 26 octobre 2015)
  35. « Une pétition contre le projet Paris-Saclay », sur Le Parisien,‎ (consulté le 19 septembre 2014)
  36. a et b Caroline Beyer, « Université : le projet Paris-Saclay s'enlise », sur Le Figaro,‎ (consulté le 19 septembre 2014)
  37. « Les zones d’ombre du plateau de Saclay », sur leparisien.fr (consulté le 26 octobre 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Textes réglementaires[modifier | modifier le code]