Saint-Pierre-et-Miquelon

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Saint-Pierre-et-Miquelon
Armoiries
Armoiries
(détaillé)
(détaillé)
Image illustrative de l'article Saint-Pierre-et-Miquelon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Statut politique Collectivité d'outre-mer de la République française
Chef-lieu Saint-Pierre
Gouvernement
- Préfet
- Prés. du Conseil territorial
Conseil territorial
Patrice Latron
Stéphane Artano
Démographie
Population 6 080 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Langue(s) Français
PIB (2004)
 · PIB/hab.

26 000
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 00″ N 56° 12′ 00″ O / 46.783333333333, -56.246° 47′ 00″ Nord 56° 12′ 00″ Ouest / 46.783333333333, -56.2  
Superficie 242 km2
Divers
Monnaie Euro
Fuseau horaire UTC -3
Domaine internet .pm
Indicatif téléphonique +508
L'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.
L'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon en imagerie satelittale 3D (NASA).

Saint-Pierre-et-Miquelon est un archipel français d'Amérique du Nord situé dans l'océan Atlantique, à 25 km au sud de l’île canadienne de Terre-Neuve. Ancien département d'outre-mer, puis collectivité territoriale à statut particulier, c'est aujourd'hui une collectivité d'outre-mer.

L'archipel est composé de deux îles principales : Saint-Pierre, la plus petite qui abrite cependant 86 % de la population, ainsi que Miquelon constituée de deux presqu'îles : Grande Miquelon et Langlade reliées entre elles par un isthme de sable (tombolo double) depuis le XVIIIe siècle. D'autres petites îles et îlots non habités font partie de l'archipel (la souveraineté sur l'Île Verte étant incertaine).

Comme la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Clipperton, l'archipel est un des sept territoires français en Amérique et le seul en Amérique du Nord, dernier vestige de la Nouvelle-France, perdue lors de la guerre de Sept Ans.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les îles furent visitées par des Paléoesquimaux[1] : des Groswatériens (800 à 100 avant. J.-C., Paléoesquimau ancien)[2], des Dorsétiens (100 à 900 après. J.-C., Paléoesquimau récent)[3]. Entre 1100 à 1500 après J.-C., les ancêtres des Béothuks établissent un camp à l'Anse à Henry sur l'île de Saint-Pierre. En 1520, João Álvares Fagundes, navigateur portugais baptise l'archipel en l'honneur de sainte Ursule, alors qu'il débarque le jour de sa fête, l'archipel des onze mille vierges. Jacques Cartier le nomme Isle Sainct Pierre lors de son passage en juin 1536 ; saint Pierre est le saint patron des pêcheurs (avec saint André, saint Antoine de Padoue, saint Nicolas de Myre, et saint Zénon de Vérone[4]). L'archipel a successivement été aux mains des Anglais et des Français avant de devenir définitivement français en 1815.

Le nom actuel de Miquelon a été noté sous la forme de Micquelle[5] dans le manuel de navigation d'un capitaine basque, Martin de Hoyarsabal (en), en partance pour Terre-Neuve[6] au XVIe siècle. Miquelon pourrait être une forme basque de Michel[7],[8],[9], la traduction en langue basque de Michel étant Mikel[10]. De nombreux Basques espagnols ont pu être influencés par la forme espagnole de Miguelón qui signifie grand Michel.

L'île adjacente, Langlade, est une contraction de l'île à l'Anglais[8].

De la colonisation au développement de l’archipel[modifier | modifier le code]

L'arrivée du navigateur portugais João Álvares Faguendes (Fagundes) le 21 octobre 1520 est souvent citée comme date de découverte de l'île mais la découverte pourrait être bien antérieure, elle est d'ailleurs attribuée à d'autres explorateurs comme Jean Cabot en 1497 ou Verrazano en 1524. Quoi qu'il en soit, les îles servaient de base aux pêcheurs normands, bretons et basques au XVIe siècle et l'on date de 1604 les premières installations permanentes de ces derniers. Ils y pratiquaient la chasse baleinière (si l'on se réfère à leur arrivée précoce pour cette activité en Amérique du Nord, la date pourrait être bien antérieure), certainement la baleine franche (dite « baleine des Basques »), la baleine du Groenland et la baleine grise. Ces origines provinciales se retrouvent sur le drapeau de l'archipel.

Au XVIIIe siècle, les îles furent toutefois abandonnées lors de la ratification du traité d'Utrecht de 1713 qui octroyait à la France un droit exclusif de pêche sur le littoral de l'île de Terre-Neuve désigné sous le terme de côte française de Terre-Neuve. Les îles de Saint-Pierre et de Miquelon furent ensuite récupérées officiellement par la France lors du traité de Paris de 1763. Après une défaite infligée par les troupes américaines et françaises, les forces britanniques présentes en Nouvelle-Écosse attaquèrent les îles en 1778 et déportèrent la population, y compris des réfugiés de la déportation des Acadiens de 1755. L'archipel est cependant à nouveau rendu à la France lors du traité de Versailles (1783).

Plusieurs voyageurs illustres visiteront l’archipel encore très peu développé, comme le géographe Jean-Dominique Cassini en 1768 et, l’écrivain français Chateaubriand en 1791 qui immortalisera l’archipel dans les Mémoires d'outre-tombe.

Lors de la Révolution française, la communauté acadienne quitta subitement l'île de Miquelon pour se réfugier aux îles de la Madeleine, alors que l'exercice républicain à Saint-Pierre connut un terme brutal lors de la nouvelle attaque britannique de 1793. Il fallut attendre la Restauration de Louis XVIII pour que la dernière rétrocession par le Royaume-Uni (dont la Nouvelle-Écosse était encore une colonie) des îles Saint-Pierre-et-Miquelon à la France soit définitive.

Développement moderne et début de prospérité de la colonie[modifier | modifier le code]

Parmi les visiteurs célèbres de l’époque qui relatent la vie et étudient cette petite colonie française de pêcheurs, dans le dernier morceau de territoire de l’ancienne Nouvelle-France devenu un simple marchepied sur la route de l’Amérique du Nord et les bancs de pêche de Terre-Neuve, on peut citer le comte Joseph Arthur de Gobineau, diplomate et écrivain, vers 1850, ainsi que le docteur Albert Calmette, présent dans l’archipel de 1888 à 1890.

Pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon connut un essor économique important grâce à la pêche à la morue.

L'archipel eut un certain rôle lors de la prohibition aux États-Unis puisque du fait de son statut de colonie française, la loi américaine (le Volstead Act) n’y était pas applicable. L'île connut, de 1919 à 1933, une réelle prospérité grâce au trafic d’alcools, de vins français et de whisky, acheminés clandestinement sur les côtes canadiennes et américaines par des goélettes ou des vedettes rapides (rum runners) construites au Canada et montées par des Saint-Pierrais. Ce fut l'époque des bootleggers[11].

Dans les années 1970, on pouvait encore voir à St Pierre, un hangar bardé des planches de caisses d'alcools, de champagnes français. Les marins de Terre Neuve recevaient les boissons alcoolisées en caisses. Ils les transféraient dans des sacs de jute et récupéraient le bois. En cas d'interception d'un bateau contrebandier par les gardes-côtes américains, il suffisait de jeter les sacs à la mer par le bord du navire opposé à celui vers lequel avançaient les forces de police. Les sacs coulaient instantanément. Lorsque l'équipage de contrôle embarquait, il n'y avait plus trace de la fraude partie vers les grands fonds. La cargaison était perdue, mais cela évitait aux contrevenants d'aller croupir en prison. Le risque d'être ainsi arraisonné faisait partie des frais de l'expédition et justifiait le prix ahurissant que payaient les destinataires. Ceci expliquait aussi la prolifération de boissons contrefaites peut-être moins chères que celles venant vraiment d'Europe.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, après l'armistice du 22 juin 1940 et l'occupation partielle de la France par les Allemands, l'administration de l'île est sous le contrôle du régime de Vichy.

Le gouverneur Gilbert de Bournat dut négocier avec les autorités des États-Unis afin d'obtenir quelques subventions financées par les réserves d'or françaises. Il était en cela mandaté par son supérieur direct, l'amiral Georges Robert, nommé en septembre 1939 haut-commissaire au théâtre de l'Atlantique-Ouest avec autorité sur Saint-Pierre-et-Miquelon, Martinique et Guadeloupe et leurs dépendances et la Guyane.

À cette même époque, le Canada voisin avait préparé, avec l'aval de Washington, un projet de débarquement pour occuper Saint-Pierre-et-Miquelon. Plusieurs prétextes furent avancés, parmi lesquels des émissions radio qui diffusaient la propagande de Vichy[12]. Certains avancèrent même que cette station radio aidait les U-Boots allemands présents sur les bancs de Terre-Neuve[12]. Le premier ministre canadien William Lyon Mackenzie King ne permit pas l'exécution de ces plans.

C'est à cette époque que le géologue Edgar Aubert de la Rüe fut astreint en résidence à Saint-Pierre.

Sur l'ordre du général de Gaulle à Londres, l'amiral Émile Muselier orchestra, malgré son désaccord, la libération de Saint-Pierre-et-Miquelon à l'insu et contre l'avis des autorités américaines et canadiennes[12], mais avec un premier assentiment de Winston Churchill[12]. L'affaire du 24 décembre 1941 fit couler beaucoup d'encre, et cristallisa la méfiance de Roosevelt envers de Gaulle. L'amiral Muselier fit organiser un plébiscite qui fut favorable à la France libre[12]. Saint-Pierre-et-Miquelon fut ainsi l'une des premières terres françaises ralliées à la France libre.

Il est à noter que parmi les 177 commandos Kieffer qui ont débarqué en Normandie en juin 1944, se trouve le quartier-maître fusilier René Autin. Né le 27 octobre 1921 sur l'archipel, il y décède le 11 janvier 1960.

Histoire récente et intégration à la République française[modifier | modifier le code]

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’ancienne colonie devient territoire d'outre-mer (TOM) en 1946.

Le 3 janvier 1960, onze des quatorze membres du Conseil général ainsi que le sénateur Henri Claireaux démissionnent pour dénoncer les difficultés économiques créées par l'introduction du nouveau franc français.

Le général de Gaulle lui marquera sa reconnaissance pour son rôle dans la France Libre par une visite le 20 juillet 1967 à bord du croiseur Colbert, avant de faire route pour son célèbre voyage au Québec, l'une des trois seules visites d'un chef d'État français (avec celles de François Mitterrand en 1987 et de Jacques Chirac en 1999).

Le 19 juillet 1976, le territoire évolue vers plus d’intégration à la République et devient département d'outre-mer (DOM)[13], avant d'acquérir le statut de collectivité territoriale par la loi no 85-595 du 11 juin 1985. La révision constitutionnelle du 28 mars 2003, qui crée la catégorie générique des collectivités d'outre-mer (COM), y englobe Saint-Pierre-et-Miquelon. Son statut actuel est fixé, dans le code général des collectivités territoriales, par la loi organique no 2007-223 du 21 février 2007.

Traditionnellement, Saint-Pierre-et-Miquelon représentait un intérêt économique important en raison des droits de pêche attachés à la zone économique exclusive de 200 milles marins. L'interprétation divergente de la France et du Canada sur l'application de cette règle internationale donna lieu, à partir de 1988, année de l'arraisonnement du chalutier Croix-de-Lorraine par les Canadiens, à un contentieux entre la France et le Canada.

À la suite de l'arbitrage international sans appel de New York en 1992, la zone maritime attribuée depuis lors à l'archipel se limite à la zone économique exclusive de 12 nautiques à l'est, 24 nautiques à l'ouest, et un corridor de 200 nautiques de long par 10 de large, orienté nord/sud.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue satellite des îles de Saint-Pierre et Miquelon.

C'est un petit archipel de huit îles, totalisant 242 km2, bas et érodé (240 m au Morne de la Grande Montagne à Miquelon et 210 m à Saint-Pierre). Il est formé de roches volcaniques (Miquelon et Saint-Pierre) et de roches métamorphiques diverses (Langlade, presqu'île du Cap), orogenèse et chaîne des Appalaches datant du Précambrien. L'aspect est rude, sauvage, avec des côtes échancrées, le tout profondément modelé par la grande glaciation quaternaire canadienne qui recouvrit également Terre-Neuve et l'estuaire du Saint-Laurent.

L'archipel est constitué essentiellement de la petite île de Saint-Pierre (26 km2 avec les îlots contigus et 8 km du sud-ouest au nord-est), qu'un chenal d'environ 5,5 km de large, curieusement dénommé « la Baie », sépare de la plus grande île de Miquelon (216 km2 et 40 km du nord au sud), elle-même formée de trois presqu'îles : celle du Cap à l'extrème nord-ouest, celle de Grande Miquelon (110 km2) au nord, dans la partie méridionale de laquelle se trouve la lagune du Grand Barachois, et Langlade (91 km2) au sud. Ces deux dernières presqu'îles, aussi appelées Grande et Petite Miquelon sont reliées depuis 1783 par un long isthme sableux formé probablement grâce aux nombreuses épaves de navires qui se trouvent dans son entourage, et qui provoqua, au siècle dernier, de nombreux naufrages. L'intérieur est occupé principalement par des tourbières, des étangs, de rares espaces boisés formés principalement de résineux (seule forêt boréale française[14]). Une seule rivière digne de ce nom, la Belle Rivière, traverse Langlade du sud au nord.

D'autres petites îles ou îlots inhabités autour du port de Saint-Pierre au Sud-Est : l’île aux Marins (ancienne île aux Chiens et autrefois habitée), l’île aux Pigeons, l’île aux Vainqueurs et au nord de Saint-Pierre, le Grand Colombier. Plus au large, en direction de la péninsule Burin (Terre-Neuve), l'Île Verte est un îlot marquant la limite des eaux territoriales à la souveraineté incertaine. Le Canada y a érigé un phare.

Le géographe Henri Baulig qualifia ainsi l'archipel : « Malgré tout, avec ses 4 000 habitants sédentaires, avec ses maisons de bois aux vives couleurs, aux fenêtres basses éclairées par le sourire des fleurs, avec ses jardins amoureusement soignés, ses rues inégales où s’entendent, dans le claquement des sabots, les parlers de Normandie et de Bretagne, mêlés à l’accent plus vif du pays basque, Saint-Pierre est bien un morceau de la vieille France fixé aux rives américaines. »

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat des îles suit les évolutions de Terre-Neuve. C'est un climat océanique froid et humide (précipitations de 1 500 mm/an, taux d'humidité > 80 %) avec une forte modération maritime. Balayées rapidement par les dépressions atlantiques naissantes, la position de Saint-Pierre-et-Miquelon en fait un lieu d'affrontement entre les poussées d'air froid arctique et les masses d'air maritime plus douces. C'est également le lieu de rencontre du courant océanique chaud du Gulf Stream et celui froid du Labrador. Ainsi, il est rare de voir des températures inférieures à −10 °C l'hiver, la moyenne hivernale n'étant que de −3 °C, avec de fréquentes chutes de neige. La température moyenne l'été est de 16 °C, avec certains jours un brouillard très dense (les fameux bancs de brume de Terre-Neuve) pendant juin et juillet. Le facteur éolien ou refroidissement éolien est important.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre dispose d'un aéroport d'où sont assurées des liaisons régulières avec plusieurs aéroports canadiens et avec le petit aérodrome de Miquelon. Une liaison maritime de fret relie le port de Saint-Pierre au port de Halifax en Nouvelle-Écosse. Il n'existe pas de liaison régulière, ni maritime, ni aérienne, entre l'archipel et la métropole.

Administration et institutions[modifier | modifier le code]

Statut[modifier | modifier le code]

L'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon est une collectivité d'outre-mer placée sous le régime de l'article 74 de la Constitution et dénommée « collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon »[15].

Il ne s'agit donc ni d'un département, ni d'une région.

La collectivité est composée de deux communes : Saint-Pierre et Miquelon-Langlade. Mais le chef-lieu de l'ensemble du territoire se trouve à Saint-Pierre.

Le français est la seule langue reconnue et obligatoire pour les services officiels. Le pouvoir exécutif est décentralisé et largement transféré au président du conseil territorial qui dispose de certaines attributions à caractère législatif de portée locale mais aussi d'une totale autonomie aux plans douanier, fiscal et urbanistique. De ce fait les services de l'État sont mis à sa disposition et toute marchandise entrant dans l'archipel, provenant de France ou de l'étranger, à quelques exceptions près, sont taxées par les douanes. Il n'y a pas d'impôt sur la fortune (ISF).

Saint-Pierre-et-Miquelon ne fait pas partie intégrante de l'Union européenne (contrairement aux régions ultrapériphériques françaises reconnues par le Traité d’Amsterdam de 1997, c’est-à-dire actuellement pour la France, seulement les départements d'outre-mer) : son statut, par rapport à l’Union européenne, est celui de pays et territoire d'outre-mer (PTOM).

Pourtant les citoyens de cette collectivité territoriale possèdent un passeport français et européen en vertu de leur nationalité et de la Constitution française, et participent aussi (comme tous les citoyens français) aux élections des représentants français au Parlement européen (comme à l’ensemble des autres scrutins nationaux).

Comme dans les régions françaises, sa monnaie officielle est l’euro, depuis 1999 (auparavant c’était le franc CFA jusqu'en 1973 puis le franc français[16]), bien que la collectivité ne fasse pas partie du territoire de l'Union européenne, ni de l’Espace Schengen.

Conseil territorial[modifier | modifier le code]

Un conseil territorial qui exerce à peu près les mêmes compétences qu'un conseil régional et un Conseil général sur le reste du territoire français gère l'ensemble de la collectivité. Il comprend 19 membres élus, représentant deux circonscriptions qui correspondent aux deux communes : Saint-Pierre (15 conseillers) et Miquelon-Langlade (4 conseillers). Bien que celle-ci relève de l'article 74 de la Constitution, les lois de la République s'appliquent directement à Saint-Pierre-et-Miquelon (régime de l'inclusion législative) sauf dans certains domaines, notamment les impôts, le régime douanier, l'urbanisme et le logement[17].

Il existe en outre, dans l'archipel un comité économique et social qui peut donner un avis sur les questions de son ressort, à la demande du conseil territorial.

Représentation nationale[modifier | modifier le code]

La collectivité territoriale est représentée au Parlement de la République française avec :

Les électeurs du territoire participent également aux élections des députés représentant la France au Parlement européen.

Services de l’État[modifier | modifier le code]

À Saint-Pierre-et-Miquelon, il existe les services déconcentrés suivants :

  • Direction des territoires, de l'alimentation et de la mer
  • Direction de la cohésion sociale, du travail, de l'emploi et de la population
  • Administration territoriale de santé[18].
  • Un service de l'éducation rattaché à l'académie de Caen.

À Saint-Pierre, se situe la préfecture à la tête de laquelle se trouve un préfet représentant de l’État sur le territoire. Il est nommé par le président de la République. La Justice dispose localement d'un tribunal supérieur d'appel, d'un tribunal de première instance et d'un tribunal administratif.

Les chambres consulaires ; chambre d'agriculture, chambre de métiers et de l'artisanat et chambre de commerce et de l'industrie sont regroupées au sein d'un établissement public ; la chambre d'agriculture, de commerce, d'industrie, de métiers et de l'artisanat (CACIMA de Saint-Pierre-et-Miquelon), gérée par des artisans, commerçants, agriculteurs, chefs d’entreprise élus par leurs pairs[19].

Symboles[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Île aux Marins.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population municipale, en progression lente depuis la Première Guerre mondiale, comptait au 1er janvier 2009, selon les chiffres de l'Insee, 6 082 habitants soit respectivement 5 478 et 604 habitants sur les communes de Saint-Pierre et Miquelon-Langlade[20].

Le français parlé ressemble à celui de Normandie et de Bretagne. Les habitants descendent très majoritairement de colons normands, bretons et basques. Si la descendance acadienne est modeste, on doit par contre souligner une filiation anglaise et irlandaise significative de la population, conséquence de nombreuses unions de ces colons avec de jeunes femmes venues de la côte voisine de Terre-Neuve pour tenir des emplois domestiques, notamment au XIXe siècle et jusqu'à la moitié du XXe.

Éducation et enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires de Saint-Pierre-et-Miquelon font partie de l'académie de Caen[21] qui est représentée par le Service de l’Éducation nationale[22] de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Les établissements publics se composent de quatre écoles primaires, d'un collège avec une annexe à Miquelon, d'un lycée d'État et d'un lycée professionnel à Saint-Pierre. La première classe de seconde fut ouverte en octobre 1963. L'enseignement privé, sous contrat d'association avec l'État compte quatre écoles primaires et un collège avec une section technique. En 2006, 1 330 élèves étaient scolarisés.

Après le baccalauréat, les élèves peuvent continuer leurs études à l'extérieur en bénéficiant d'une bourse payée par le budget de l'archipel qui couvre aussi leurs frais de transport aux départ et retour ainsi qu'un voyage annuel au moment des grandes vacances. La plupart des étudiants choisissent la métropole pour poursuivre leurs études.

Santé[modifier | modifier le code]

Il existe à Saint-Pierre un centre hospitalier employant environ 200 personnes dont une vingtaine de personnels médicaux. Plusieurs spécialistes y viennent en mission au cours de l'année. La Caisse de prévoyance locale a contribué à la mise sur pied, en 2007, d'un centre de santé distinct de l'hôpital. À Miquelon, se trouve un poste médical doté d'un médecin.

Une des caractéristiques du système de santé dans l'archipel est son coût élevé, partiellement compensé par le budget national. Ce coût provient notamment des évacuations sanitaires pour les malades réclamant des soins ne pouvant être prodigués sur place. Au nombre de 1 254 en 2006, elles ont eu lieu à 82 % vers le Canada (principalement Saint-Jean de Terre-Neuve) et à 18 % vers la métropole.

Économie[modifier | modifier le code]

Le PIB de Saint-Pierre et Miquelon, établi pour la première fois selon les indicateurs de 2004, a été évalué à 26 073 euros/habitant[23]. Mais ce niveau élevé, proche des normes de la métropole française, doit être regardé avec prudence car il est fondé essentiellement sur le pouvoir d'achat. Or celui-ci est favorisé du fait que près du tiers des actifs sont rémunérés sur fonds publics avec une indexation de l'ordre de 40 à 60 %. À cela vient s'ajouter la faiblesse du cours du dollar par rapport à l'euro, ce qui favorise ce pouvoir d'achat mais pénalise certains secteurs comme le marché du poisson (exportation) ou encore le tourisme.

Le développement économique de l'archipel est confié par le conseil territorial à la Société de développement et de promotion de l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon (Sodepar) dont le président n'est autre que celui du conseil territorial.

La pêche[modifier | modifier le code]

La pêche à la morue (cabillaud) a été l'activité traditionnelle et principale de l'archipel. À partir des années 1950, elle avait acquis un caractère industriel avec des chalutiers modernes très performants. Mais à la suite de la décision du tribunal arbitral de New-York, en 1992, délimitant la zone économique exclusive française autour de l'archipel et du moratoire canadien sur la pêche de cette espèce survenu peu après, ce fut l'effondrement vers une activité très réduite. En complément se développa une pêche artisanale sur de petites unités qui, en plus d'un maigre quota de morue, s'est tournée vers le crabe des neiges, le lompe, le homard... Ainsi, la balance import/export, qui aux belles années avoisinait les 50 % grâce aux exportations de poisson, est tombée aux alentours de 10 % soulignant la grande faiblesse de l'économie locale. L'ensemble du secteur ne survit que grâce à un solide soutien financier de l'État et de la Collectivité territoriale.

La question des eaux territoriales[modifier | modifier le code]

La zone économique exclusive de l'archipel enclavée dans celle du Canada.

Le nouveau droit de la mer, défini par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, permet désormais aux États d'étendre leur zone économique au-delà des 200 milles nautiques et d'inclure le plateau continental avoisinant.

En avril 1988, l'intrusion ostentatoire du chalutier Croix-de-Lorraine en eaux canadiennes, à l'instigation des principaux élus de l'Archipel a entraîné son arraisonnement par les gardes-côtes canadiens. L'équipage et les quatre élus qui étaient à bord ont été placés deux jours en détention à Saint-Jean de Terre-Neuve, puis libérés après paiement d'une forte amende par l'État français. L'arbitrage international qui a suivi, en 1992, n'a accordé que 12 400 km2 de ZEE à la France, contre 47 000 demandés par la partie française[24].

Le Canada refuse toute extension des eaux territoriales des îles Saint-Pierre-et-Miquelon au détriment de sa propre zone économique identifiée au Sud de Terre-Neuve. Ottawa s'en tient à la délimitation frontalière maritime telle qu'elle résulte de la sentence du tribunal arbitral de New York.

Cependant, cette décision n'a jamais été acceptée ni par la France, ni par le Canada qui pourtant s'y réfère, et encore bien moins par les élus de Saint-Pierre et Miquelon. La question de la pêche qui pose des problèmes entre le Canada et la France, en pose également entre les provinces maritimes canadiennes elles-mêmes et leurs autorités fédérales. Toutefois, cette question n'a plus la même acuité qu'avant 1990 en raison de la diminution de la ressource halieutique et du moratoire global imposé par Ottawa dans l'intégralité de sa zone, depuis cette époque, avec pour conséquence l'effondrement de la pêche industrielle dans toutes les provinces atlantiques canadiennes et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Les élus de Saint-Pierre et Miquelon sont à l'origine du « Collectif pour le Plateau Continental » qui a vu le jour en mars 2009 et dont l'objectif est d'abord d'inciter Paris à déposer une lettre d'intention auprès de la Commission des Limites de l'ONU, avant la date du 13 mai 2009, dans le but d'obtenir une extension des droits de l'Archipel en la matière. Le Canada a suscité une ébauche d'étude juridique argumentant contre une possible extension du plateau continental pour cet archipel français[25]. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé le 25 mars 2009 la rédaction d'une lettre d'intention demandant à l'ONU l'extension des zones de pêche de l'archipel[26]. La France a déposé le 8 mai 2009 auprès des Nations unies un dossier préalable de demande d'extension du plateau continental français au large de Saint-Pierre-et-Miquelon, ainsi que de la Polynésie française et de Wallis-et-Futuna[27].

L'agriculture[modifier | modifier le code]

Le climat rigoureux jusqu'au printemps réduit la saison propice à l'agriculture à trois mois environ. L'absence de surfaces et de sols fertiles — trop tourbeux et argileux — propres à la culture des céréales constitue un handicap supplémentaire. Depuis le début des années 1990, diverses opérations de développement ont été menées avec notamment la culture sous serres, chaudes et froides, de produits maraîchers : laitues et fraises principalement. La production animale consiste surtout en poulets de chair, d'œufs, de canards et de viande d'agneau. L'ensemble du secteur bénéficie de l'aide de la métropole (régies agricoles des services de la Direction de l'Agriculture et de la Forêt) et des dispositions du code local des investissements mais il ne peut répondre qu'à une faible part de la demande des consommateurs.

Bâtiment et travaux publics[modifier | modifier le code]

Employant environ 10 % de la population active estimée à 3 200 personnes, le bâtiment est un secteur économique essentiel. Soumis à une saisonnalité climatique, il se déploie surtout d'avril-mai à fin novembre. Caractérisé par une prédominance de la maison individuelle, il garde un profil artisanal de qualité. La problématique du logement à Saint-Pierre et Miquelon est très différente de celle qu'on trouve dans les autres collectivités d'outre-mer. L'insalubrité et le manque de confort n'existent pratiquement pas, ni les bidonvilles. Au recensement de 1999, on dénombrait 2 415 résidences principales, 428 résidences secondaires, 15 logements occasionnels et 78 logements vacants. En 2006, on dénombre 2 517 résidences principales mais 173 logements vacants. En dépit du vieillissement de la population, le nombre de logements a progressé de 5,8 % à Saint-Pierre et de 7,3 % à Miquelon-Langlade[28]. Les travaux publics, effectués par quelques entreprises locales, sont largement dépendants de la commande publique, d'ailleurs assez soutenue par l'État, la Collectivité territoriale ou les deux municipalités.

Commerce[modifier | modifier le code]

Gisement d'emploi pour environ 15 % des actifs, c'est principalement un commerce de distribution. Quelques assez grandes surfaces d'enseigne locale se sont développées depuis 1980. L'insularité, l'étroitesse du marché et l'éloignement contribuent à une gestion parfois délicate. La majorité des approvisionnements vient du continent nord-américain, notamment pour les matériaux de construction, le pétrole, l'alimentation en viande et produits maraîchers. Il en va de même pour la moitié du parc automobile, important, et les gros engins de terrassement, de même que pour les très nombreux bateaux de plaisance. Toutes les importations, d'où qu'elles viennent (étranger ou France), sont soumises aux droits et taxes destinés au budget local.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Logo du Comité régional du tourisme Saint-Pierre-et-Miquelon.

Les budgets conséquents investis par Paris, dès 1989, en vue de poser les bases d'une activité touristique performante adaptée au caractère de l'archipel, notamment à sa proximité du continent nord-américain, n'ont pas motivé par la suite les acteurs de la profession. Ce secteur n'apporte donc à l'économie locale qu'une très modeste part, en dépit de l'ouverture en 1999 d'un aéroport moderne avec atterrissage « tous temps ». En 2006, sur les 25 383 passagers arrivés dans l'archipel, 76,5 % étaient des résidents. Près de la moitié des Français non résidents arrivés par avion y sont venus pour affaires[29]. Des actions de promotion et de communication, sur fonds publics, existent, sous l'égide du comité régional du tourisme (CRT) mais sans résultats notoires : on demeure dans le schéma d'un tourisme traditionnel de proximité. Toutefois, de rares navires de croisière touchant le Canada y font escale pour quelques heures en été quand la météo le permet.

Hydrocarbures : un avenir ?[modifier | modifier le code]

Les compagnies pétrolières nord-américaines qui exploitent les gisements sous-marins au large de la côte est du Canada ont montré leur intérêt pour la recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux dans le « tuyau » de la zone économique exclusive française au Sud de l'archipel, dans le secteur le plus proche du bassin gazeux néo-écossais de l'île de Sable. Un forage d'exploration a eu lieu en 2001 et la prospection se poursuit.

Compte tenu des retombées économiques importantes de l'exploitation pétrolière offshore dont profitent Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse, Saint-Pierre-et-Miquelon mesure l'impact bénéfique qu'il pourrait recevoir s'il arrivait, dans l'avenir, qu'un gisement intéressant soit découvert dans sa propre zone ou dans la « zone de cogestion » franco-canadienne envisagée par Paris et Ottawa au Sud de Saint-Pierre.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'expression théâtrale se manifeste sur les deux îles de manière affirmée de même que plusieurs groupes musicaux locaux. L'archipel compte cinq musées dont un à Miquelon et deux à l'île aux Marins. Le Francoforum est un établissement dépendant de la Collectivité territoriale. Ouvert en 1992, il a pour mission d'enseigner la langue française aux Canadiens anglophones désireux d'y venir en stage. Il est accrédité auprès du gouvernement du Canada.

La religion[modifier | modifier le code]

Actuellement, l'archipel est pour l'Église catholique un vicariat apostolique[30]. L'exégète catholique Simon Légasse, de l'Ordre des frères mineurs capucins, est originaire de Saint-Pierre.

Les Témoins de Jéhovah disposent d'un lieu de culte construit en août 2013[31].

Les sports[modifier | modifier le code]

Le sport est très présent avec des associations nombreuses et deux structures institutionnelles : le Centre sportif et culturel à Saint-Pierre et la Maison des loisirs à Miquelon. On pratique le football, le hockey sur glace, le volley-ball, le rugby, la pelote basque, le tennis, le curling, la natation, le basketball, la course à pied, la boxe, le patinage sur glace, la pétanque, plusieurs arts martiaux dont le judo, le taekwondo, etc. De fréquents déplacements ont lieu soit vers le Canada, soit vers la France. Ils sont facilités par l'action du ministère de la Jeunesse et des Sports et par la Collectivité territoriale. La course « 25 km » de Miquelon[32] constitue un moment sportif et festif qui attire quelques centaines de participants à la belle saison. Une école de voile municipale, à Saint-Pierre, fonctionne durant les mois les plus cléments comme un club de plongée, le club nautique Saint Pierrais[33].

Les télécommunications[modifier | modifier le code]

Les moyens de communication les plus modernes et diversifiés sont proposés à la population de l'archipel : internet, téléphone fixe et mobile, réseau câblé de télévision, le tout géré par un opérateur, SPM Telecom, filiale de France Télécom. SPM Telecom est l'unique fournisseur de services Internet, avec son service nommé « Cheznoo » (jeu de mot signifiant « chez-nous »). SPM Telecom offre également le service de téléphonie cellulaire et de téléphone mobile (pour les téléphones qui adhèrent à la norme GSM ). SPM Telecom utilise la bande GSM 900 MHz, qui est différente de la bande GSM 850 MHz et des bandes de 1 900 MHz utilisées dans le reste de l'Amérique du Nord. SpeedTest.net rapporte que Saint-Pierre et Miquelon a une vitesse de téléchargement moyenne plus importante que tout autre pays en Amérique du Nord. L'importance de l'équipement en ordinateurs permet aux îliens de réduire l'impact de l'insularité et de l'éloignement.

Les médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

  • L'Écho des Caps : hebdomadaire de la municipalité de Saint-Pierre
  • L’Horizon : mensuel de la mairie de Miquelon

Radios[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre et Miquelon a quatre stations de radio, toutes sur la bande FM (les dernières stations en onde moyenne ont été converties en FM en 2004). Trois des stations se trouvent à Saint-Pierre et une à Miquelon.

Télévision[modifier | modifier le code]

Le fournisseur de télécommunications locales (SPM Telecom) diffuse plusieurs stations de télévision nord-américaine sur son réseau de chaînes câblées, convertis de la norme nord-américaine NTSC au SECAM K1. En outre, Saint-Pierre et Miquelon 1re est reprise par le satellite Shaw direct et sur la plupart des services de câble numérique au Canada, converti en NTSC.

Les codes[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-et-Miquelon a pour codes :

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à l'archipel[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Paléoesquimaux : d’où viennent-ils ? », sur arche-musee-et-archives.net, L’Arche musée et archives de Saint-Pierre-et-Miquelon - Collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon (consulté le 18 septembre 2013).
  2. « Groswater (800 à 100 av. J.-C.) », sur arche-musee-et-archives.net, L’Arche musée et archives de Saint-Pierre-et-Miquelon - Collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon (consulté le 18 septembre 2013).
  3. « Dorset (100 à 900 ap. J.-C.) », sur arche-musee-et-archives.net, L’Arche musée et archives de Saint-Pierre-et-Miquelon - Collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon (consulté le 18 septembre 2013).
  4. Liste des saints patron des pêcheurs.
  5. Citation d'un texte écrit en français par un Basque : « Sçaches que le cap de Breton, & les Isles de S.Pierre gisent est ouest quart de noroest & suest, ya 45. lieues. [...] Gisent cap de Breton & le pertuis de Micquetö est ouest, ya 42 l. [...] Gisent le Colombeire de S.Pierre & le pertuis(4) de Micquelle nort norroest & su suest, ya 7. lie…es », sur le site : Une Encyclopédie de Saint-Pierre et Miquelon.
  6. Martin de Hoyarçabal, Les Voyages avantureux du capitaine Martin de Hoyarsabal, habitant de Culiburu, Bordeaux, 1579 ; réimpression de 1633 disponible sur Gallica.
  7. (en) The Basques of Saint Pierre and Miquelon, Buber's Basque, 30 avril 2006.
  8. a et b Agence de tourisme de Saint-Pierre-et-Miquelon.
  9. Marc Albert Cormier, « Toponymie ancienne et origine des noms Saint-Pierre, Miquelon et Langlade », The Northern Mariner, Ottawa, vol. 7,‎ 1997, p. 1:29-44.
  10. Prénoms basques.
  11. Jacques Nougier, Les Bootleggers de Saint-Pierre, Provinces maritimes, SPM, L'Harmattan, Paris,‎ 2002, 302 p. (ISBN 2-7475-2332-2)
  12. a, b, c, d et e Winston Churchill, The Second World War, Plon, 1948-1954 ; rééd. La Deuxième Guerre mondiale, Le Cercle du Bibliophile, 12 vol., 1965-1966, tome sixième, « La grande alliance – L'Amérique en Guerre, 1941–1942 », chap. XV : « Washington et Ottawa », p. 303-304.
  13. Loi n°76-664 du 19 juillet 1976.
  14. Journal télévisé RFO St Pierre, 30 juin 2008.
  15. Voir l'LO.6411-1 du CGCT.
  16. Christiane Wicker, « Arrivée de l'euro – L'évolution du régime monétaire outre-mer », sur finances.gouv.fr (consulté le 25 avril 2013).
  17. Quels sont les statuts des collectivités d'outre-mer ?, site vie-publique.fr.
  18. http://lannuaire.service-public.fr/services_locaux/collectivites-d-outre-mer/saint-pierre-et-miquelon/ars-97502-01.html
  19. Legifrance : Ordonnance no 77-1106 du 26 septembre 1977 portant extension et adaptation au département de Saint-Pierre-et-Miquelon de diverses dispositions législatives relatives au domaine industriel, agricole et commercial.
  20. Insee, Populations légales 2009 pour les départements et les collectivités d'outre-mer, 2012.
  21. Académie de Caen.
  22. Service de l’Éducation nationale de Saint-Pierre-et-Miquelon.
  23. source IEDOM 2006.
  24. « Saint-Pierre-et-Miquelon: les îlots de la discorde », L'Express,‎ 7 mai 2009, p. 58.
  25. (en) « A case for the construction of a discontinuous juridical continental shelf? ».
  26. « Saint-Pierre-et-Miquelon : les îlots de la discorde », L'Express, 7 mai 2009, p. 58.
  27. D'après le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Frédéric Desagneaux, dépêche AFP du 13 mai 2009 [1] [2].
  28. Insee et IEDOM.
  29. Source statistique : IEDOM, Institut d'émission des départements d'outre-mer.
  30. Monseigneur Lucien Fischer, vicaire apostolique de Saint-Pierre et Miquelon.
  31. http://www.jw.org/fr/temoins-de-jehovah/activites/construction/video-construction-salles-du-royaume-regions-isolees/
  32. Site des 25 km de Miquelon.
  33. Site web du club nautique saint pierrais.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources anciennes[modifier | modifier le code]

Sources modernes[modifier | modifier le code]

  • Henri Bourde de La Rogerie, 1937 - Saint-Pierre-et-Miquelon, des origines à 1778. Revue Le Pays de Granville, Mortain 76 p.
  • Edgar Aubert de la Rüe, 1944 – Saint-Pierre et Miquelon. Montréal, 261 p.
  • Émile de Curton, 1944 – Saint-Pierre et Miquelon. Alger, 1944, 93 p.
  • R.P. Albert David, 1928 – Iles Saint-Pierre et Miquelon, 1826-1926. Un centenaire d’apostolat. Mamers, 113 p.
  • Alfred Martineau, 1929 - Saint-Pierre et Miquelon in Gabriel Hanotaux, Alfred Martineau, Histoire des colonies françaises, t. I. L’Amérique. Paris, p. 245 à 259
  • Henry Harrisse, 1900 – Découverte et évolution cartographique de Terre-Neuve et des pays circonvoisins. Paris, Londres, 420 p.
  • Émile Lauvrière, 1923 – La tragédie d’un peuple, in tome II : Saint-Pierre et Miquelon, 2e éd., Paris, p. 221 à 245
  • Robert Leblan, 1935 – Un Colonial sous Louis XIV Philippe de Pastour de Costebelle, gouverneur de Terre-Neuve, puis de l'île Royale, 1661-1717. Dax, 259 p.
  • Jacques Nougier. 2002 -Les bootleggers de Saint-Pierre. L'Harmattan, Paris, 302 p.
  • Louis-Ferdinand Légasse, 1935 – Évolution économique des îles Saint-Pierre et Miquelon. Paris, 182 p.
  • Robert Perret, 1913 – La géographie de Terre-Neuve. Paris, 372 p.
  • Émile Sasco, 1931 – Iles Saint-Pierre et Miquelon – Éphémérides. Saint-Pierre, non paginé.
  • Jean-Yves Ribault, 1962 - Les îles de Saint-Pierre et Miquelon (des origines à 1814). Saint-Pierre, Imprimerie du Gouvernement, 63 p.[3]
  • Christian Fleury, 2004 - Saint-Pierre et Miquelon, îles frontière. In Norois 190 : 25-40

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]