Omble de fontaine
Saumon de fontaine ou
omble de fontaine
Salvelinus fontinalis
Le saumon de fontaine, omble de fontaine ou truite mouchetée (Salvelinus fontinalis) est un poisson originaire d'Amérique du Nord qui a été introduit dans de nombreux pays tempérés. C'est un poisson d'eau vive, douce ou anadrome exigeant en oxygène dissous. Les populations anadromes sont appelés truites bleues, en référence à leurs coloration plus argentée qui contraste avec celle entièrement d'eau douce. Souvent elles sont simplement appelées truite de mer ce qui prête à confusion avec toutes les espèces de truites anadromes qui sont toutes respectivement appelées truites de mer dans leur environnement respectif.
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Pêche sportive [modifier]
La truite mouchetée, comme elle est connue au Canada, est l'espèce la plus recherchée dans de nombreuses régions. Toute une industrie est fondée presque exclusivement sur cette espèce par exemple dans la Réserve faunique des Laurentides au Québec.
Taxonomie [modifier]
Il ne s'agit pas d'un saumon ni d'une truite, mais d'un omble. L'omble de fontaine est apparenté (contre-intuitivement) à l'impressionnante truite grise ou touladi. Des hybrides fertiles (normalement artificiels) existent sous le nom de moulac et dans un moindre mesure lacmou. Ces derniers ressemblent beaucoup à l'omble de fontaine mais possèdent une croissance et un mode de vie intermédiaire.
En 2006, la découverte d'une nouvelle race d'Omble de fontaine « sans tache » au Québec, présente dans le bassin hydrographique du Mitchinamecus, a été confirmée par une analyse génétique effectuée à l'Université Laval, à Québec, Canada (même code génétique que l'Omble de fontaine). Monsieur Luc Petit, diplômé en aquaculture, propriétaire et consultant de l'entreprise Aquatique Éco-Faune (www.aquaecofaune.com historique de la découverte) a eu la chance de capturer, entre 1979-1981, quelques spécimens, dans un lac du bassin hydrographique du Mitchinamecus, Québec, Canada.
À partir de ce moment, celui-ci recueille tous les informations possibles, pour constater qu'une forme semblable (Aurora trout) existe depuis très longtemps, dans trois lacs du nord de l'Ontario, la seule province dans le monde entier où elle est recensée. Au printemps 2003, celui-ci remet à la biologiste, au bureau du MEF de Mt-Laurier, toutes les documentations et photos cumulées depuis plusieurs années.
À l'automne 2006, le Québec est confirmé comme étant la deuxième province à posséder cette race « sans tache » . Elle a été présente aux États-Unis, dans le New Hampshire (silver trout, unspotted trout). Elle est disparue depuis le début des années 30.
Habitat [modifier]
Exigeante vis-à-vis de la qualité de l'eau, une population d'ombles de fontaine requiert des eaux claires, fraîches et oxygénées. On la retrouve ainsi souvent dans de très petits cours d'eau en montagne (d'où l'appellation de fontaine) ou elle est souvent nommée « truite de ruisseau » bien que les juvéniles d'autres espèces portent ce sobriquet. C'est une espèce extrêmement sensible à la pollution de l'eau ce qui en fait un excellent indicateur de la qualité de son écosystème.
Au Québec, il a disparu de plusieurs cours d'eau du sud de la province au profit d'espèces introduites ou plus résistantes. Que ce soit la truite arc-en-ciel originaire de l'ouest de l'Amérique du Nord (plus résistante à la chaleur) et la truite européenne (Salmo trutta fario) plus résistante à la chaleur et dans une certaine mesure à la pollution ou encore carrément des espèces comme l'achigan qui affectionne une eau beaucoup plus chaude.
Reproduction [modifier]
La fraie a lieu à l'automne dans les rivières et ruisseaux d'eau froide, peu profonds, et à fond de gravier. C'est à ce moment qu'elle arbore les plus belles couleurs notamment de rouge criant. Les œufs, recouverts de gravier par la femelle, sont ainsi protégés des prédateurs et oxygénés par une circulation d'eau constante. Ainsi, un mâle pourra déposer au dessus des œufs sa laitance et la fécondation aura lieu.
Caractéristiques générales [modifier]
- Longueur maximale observée du mâle : 86 cm.
- Poids maximum observé : 10 kg.
- Longévité maximale observée : 7 ans.
La longueur moyenne des individus adultes se situe autour de 30 cm, mais ceci est très variable en fonction des populations, anadrome ou d'eau douce mais aussi géographique. La colonisation du continent nord-américain à la fin de la période glaciaire a isolé plusieurs populations distinctes qui visuellement sont très semblables. Au Labrador, des spécimens de plusieurs kilogrammes sont communs, tandis qu'au sud du Québec, 30 cm (pour les spécimens sauvages) avec moins d'un demi-kilogramme est une belle prise.
Introductions [modifier]
Cette espèce a été introduite à plusieurs endroits dans le monde où elle peut occasionner des dommages écologiques, reconnus pour nuire à d'autres salmonidés indigènes et aux amphibiens. Elle est dès lors considérée comme une espèce invasive[1]. Par exemple, dans les montagnes de la Californie les populations indigènes de la variété dorée de la truite arc-en-ciel sont compromises dans les ruisseaux par l'omble de fontaine, mieux adapté à cet habitat.
Hybrides [modifier]
Omble de fontaine peut parfois s'hybrider avec d'autres espèces, et les deux hybrides naturels et artificiels sont connus. Populations indigènes de l'omble à tête (S. confluentus) sont en danger d'hybridation avec la truite mouchetée introduit dans le Pacifique Nord-Ouest.
Truite tigre [modifier]
Un tel hybride intergénérique, entre l'omble de fontaine et la truite brune (Salmo genre) est la truite tigre. Truite tigre se produisent très rarement naturellement, mais sont parfois reproduits artificiellement. Ces croix sont presque toujours stériles de se reproduire. Ils sont populaires auprès de nombreux programmes d'empoissonnement, car ils peuvent se développer rapidement, et peut aider à maintenir les populations de poissons bruts en échec en raison de leur très piscivore (piscivores) de la nature.
Moulac [modifier]
Un hybride moins fréquentes naturel est le moulac, un hybride entre l'omble de fontaine et le touladi. Bien que rare dans la nature, certaines juridictions reproduisent artificiellement moulac en grand nombre pour le stockage en omble de fontaine ou truite du lac habitats. Un exemple serait, en Ontario, où les deux F1 moulac et le touladi rétrocroisement ont été plantés depuis plusieurs années. Le rétrocroisement est le résultat d'un mâle F1 moulac étant croisés avec une femelle touladi (soit 75 % du touladi et 25 % omble de fontaine).
Bien que moulac été décrite pour la première en 1880, l'Ontario a commencé à expérimenter avec les hybrides dans les années 1960 dans le but de remplacer effondrés stocks de touladis dans les Grands Lacs. En raison de résultats médiocres, l'expérience n'a jamais vraiment progressé au-delà de la baie Georgienne. La théorie était que moulac augmenterait plus rapidement et plus vite à maturité que les truites lacustres avec l'espoir qu'ils seraient capables de se reproduire avant d'être attaqué par la lamproie marine envahissante. Malheureusement, bien que moulac sont relativement inhabituel chez les hybrides en ce qu'elles sont fertiles, la fécondité de la nature est problématique comportementale, très peu progéniture naturel sont produites par les populations introduites moulac.
Après quelques essais dans les années 1970, le stockage dans les Grands Lacs et, en particulier, dans la baie Georgienne, a été converti entièrement à la rétrocroisement soi-disant touladi dans le début des années 1980. Bien que le programme rétrocroisement a réussi à créer des possibilités de pêche localisées, il n'a jamais atteint un certain degré de succès en termes de reproduction, le naturel rétrocroisement n'a été que marginalement mieux à reproduire que ce n'était le moulac F1. Le moulac F1 s'est avéré être un succès, cependant, en fournissant les possibilités de pêche dans les lacs plus petits et les plus de la plantation de moulac en Ontario va maintenant à ces situations. Dans le premier des deux cas, les anciens ruisseau à truites des eaux qui sont devenus infestés de poissons à rayons épineux au point où ils ne produisent plus l'omble de fontaine sont stockés avec moulac. Le moulac croître plus rapidement que la souche sauvage omble de fontaine et de devenir piscivores à un plus jeune âge et, par conséquent, sont plus tolérants aux concurrents que sont l'omble de fontaine. Dans le second cas, relativement petits lacs à touladis qui ont connu un faible recrutement due à l'insuffisance en eau profonde habitat des juvéniles touladi soutiendra assez bonne pêche moulac, depuis moulac sont moins tributaires des eaux profondes extrêmes que sont le touladi et ils poussent plus vite , offrant un meilleur rendement pour les pêcheurs. Dans les deux cas, en raison de la stérilité du comportement des moulac, tous ces pêcheries dépendent entièrement de reproduction artificielle.
Intérêt commercial [modifier]
En dehors de l'industrie de la pêche sportive l'omble de fontaine n'est pas un poisson exploité commercialement ; les petits cours d'eau ou sa grande dispersion en mer n'en font pas une cible de choix pour les pêcheurs commerciaux. Par contre il existe une aquaculture quand les conditions le permettent. L'omble de fontaine est élevé directement pour la consommation ou encore ensemencé en support de l'industrie de la pêche sportive. Les individus élevés sont souvent traités pour être stériles afin optimiser leur croissance ce qui rend ces ensemencements très critiqués par certains écologistes. De plus un appauvrissement génétique, résultat du croisement avec les souches domestiquées, a été observé dans certaines régions.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Références taxonomiques [modifier]
- Référence Fauna Europaea : Salvelinus fontinalis (en)
- Référence FishBase :
- Référence ITIS : Salvelinus fontinalis (Mitchill, 1814) (fr) ( (en))
- Référence Animal Diversity Web : Salvelinus fontinalis (en)
- Référence Catalogue of Life : Salvelinus fontinalis (Mitchill, 1814) (en)
- Référence NCBI : Salvelinus fontinalis (en)
- Référence World Register of Marine Species : espèce Salvelinus fontinalis (Mitchill, 1814) (en)
- Référence www.aquaecofaune.com Omble de fontaine sans tache, Salvelinus fontinalis mitchinamecus,(Petit, 2005), analyse génétique 2005, Université Laval, Québec, Canada.
- Washington's Native Chars, Washington Department of Fish and Wildlife (en anglais)
- Watch out, Utah chubs: Tiger trout placed in Scofield Reservoir Utah Division of Wildlife Resources, 24 Mai 2005
- F1 Splake: An Annotated Bibliography and Literature Review (pdf en anglais)
Liens externes [modifier]
- Référence GISD : espèce Salvelinus fontinalis (en)
- Référence Omble de fontaine, MRNFQ