Traité de Paris (1763)

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Traité de Paris

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Alliances et territoires contrôlées par les participants lors du début de la Guerre de Sept Ans.
Bleue : Grande-Bretagne, Prusse, Portugal et leurs alliés.
Vert : France, Espagne, Autriche, Russie, Suède et leurs alliés.


Traité de paix définitif et alliance entre la Grande-Bretagne, la France et l'Espagne
Langues Français
Signé 10 février 1763
(Paris, France)
Parties
Partie 1 Partie 2
Parties Perdant Vainqueurs
Signataires Drapeau du Royaume de France Royaume de France 
Bandera de España 1701-1760.svg Royaume d'Espagne 
Royaume de Grande-Bretagne Royaume de Grande-Bretagne 
Ratifieurs César Gabriel de Choiseul-Praslin
Jerónimo Grimaldi
John Russell

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Le traité de Paris de 1763 met fin à la guerre de Sept Ans et réconcilie, après trois ans de négociations, la France et la Grande-Bretagne. Les préliminaires sont signés le 3 novembre 1762 à Fontainebleau. Le traité définitif est signé le 10 février 1763.

Le dispositif du traité[modifier | modifier le code]

En prélude à ce traité, le 24 septembre 1760, le gouverneur Vaudreuil cédait le Canada et toutes ses dépendances à la force d'invasion britannique à Montréal. Mais les alliés autochtones des Français avaient conclu une entente avec les Britanniques à Oswegatchie (25 août), tout comme l'avaient fait à Longueuil les Hurons de Lorette (5 septembre) et la colonie demeurait donc sous occupation d'un régime militaire (1760-1763) jusqu'à la négociation d'un traité de paix définitif.

Aux termes de ce traité, en Europe :

  • La France restitue Minorque qu'elle avait prise le 29 juin 1756.
  • Elle évacue les territoires des alliés de l'Angleterre en Allemagne, ainsi que les territoires du Hanovre, propriété personnelle du roi de Grande-Bretagne.
  • La Grande-Bretagne rend Belle-Île à la France, prise en 1761.

En Amérique :

Dans le reste du monde :

Le bilan de ce traité est très positif pour la Grande-Bretagne qui acquiert un grand empire, il prépare la future domination anglophone du monde. La France perd son premier empire colonial et sort grande perdante mais fête toutefois ce traité de paix.

Ce traité marque un tournant dans l'Histoire de l'Europe et du monde, la France n'est plus la nation européenne dominante. Le Royaume-Uni va pouvoir étendre librement son influence et sa culture sur le globe, ayant neutralisé et pactisé avec les deux seules puissance capables de rivaliser avec lui. Il explique l'étendue de la langue anglaise en Amérique du Nord au détriment du français, alors que la Nouvelle-France comprenait une grande partie des actuels États-Unis et du Canada.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Meyer, Jean Tarrade, Annie Rey-Goldzeiger, Mississippi, la de la France coloniale. La conquête, éd. Armand Colin, Paris, 1991 (ISBN 2266070452), p. 279
  2. Gilles Havard, Cécile Vidal, Histoire de l’Amérique française, éd. Flammarion, Paris, 2003 (ISBN 208080121X), p. 664

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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