Gestion cynégétique

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La gestion cynégétique qui est une partie de la gestion de faune sauvage regroupe les actions plus ou moins coordonnées, de la part ou pour le compte des chasseurs, d'une partie des espèces sauvages d'un territoire. Elles concernent souvent le grand gibier, le petit gibier et le gibier d'eau.

Elle comporte par exemple

  • l'aménagement du territoire pour favoriser une espèce (par exemple, la restauration de mares, de clairières, de boisements, haies... et autres habitats nécessaires à la survie du gibier) ,
  • le nourrissage occasionnel, l'apport de sel, la mise à disposition de cultures destinées au gibier,
  • le choix raisonné des prélèvements en nombre et en qualité (âge, sexe et état de santé des animaux)
  • des introductions ou réintroduction éventuelles (repeuplement, confortement de populations).
  • des réserves de chasse où les espèces peuvent se reproduire sans être poursuivie ou chassées

Sommaire

Histoire [modifier]

On dispose de peu de données anciennes. Il est possible mais non certain que l'élevage et la pisciculture aient pour origine des pratiques de gestion de populations de gibier.

Des indices de pratiques de gestion existent. Ainsi, le juge J. Perrève (ancien procureur du roi) estimait en 1845 que « La loi des Chinois, qui ne permet de tuer une bête que lorsqu'elle est parvenue à la grosseur ordinaire de son espèce , est tout-à-fait conforme aux intérêts de la reproduction du gibier et au droit naturel. On doit en dire autant de celle qui, en France, défend la pêche avec des filets dont les mailles seraient trop étroites pour laisser échapper les petits poissons. En Allemagne, il est seulement permis de tuer les mâles de certaines espèces d'animaux, et celui qui tue, notamment, la femelle du faisan est condamné à des peines sévères. Le gibier non malfaisant pour les récoltes est une richesse pour le pays, un accessoire souvent important de la propriété ; et la faculté de chasser se loue comme la terre elle-même, quelquefois même à des prix proportionnellement supérieurs à la ferme ».

Objectifs [modifier]

Les priorités de la gestion cynégétique peuvent être variées :

  • Optimiser la production de gibier d'un territoire, durable et équilibrée parmi les espèces,
  • assurer la protection d'un milieu dans son ensemble en réduisant les actions extérieures sur ce milieu ou en neutralisant leur impact,
  • à l'inverse protéger les activités agricoles voire la sécurité humaine en limitant les populations de gibier à un niveau considéré comme acceptable.
  • Tenir compte de l'équilibre sylvo-cynégétique

Moyens [modifier]

On joue parfois sur un facteur limitant du développement de certaines espèces, pour favoriser leur développement par un intervention légère. C'est la mise à disposition de sel, de point d'eau voire de nichoirs pour les oiseaux. L'affouragement est une étape de plus. La mise en place d'agrainoirs, notamment pour l'hiver en plaine est importante pour le petit gibier. L'implantation de bandes-abris et de cultures à gibier est un plus aussi. La gestion des prélèvements, par les P.M.A. (ou prélèvements maximum autorisés) sur les espèces en équilibre précaire est primordiale.

La gestion cynégétique institutionnelle [modifier]

En France [modifier]

La loi du 26 juillet 2000 relative à la chasse donne la responsabilité aux fédérations départementales des chasseurs d'élaborer un schéma départemental de gestion cynégénétique, en abrégé SDGC, "en association avec les propriétaires, les gestionnaires et les usagers des territoires concernés"[1].

En Belgique [modifier]

Notes [modifier]

  1. association Faune & Biotopes [1]

Liens externes [modifier]