Mésange

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Mésange
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
L'expression « Mésange » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Page d'aide sur l'homonymie
Mésange à tête noire
Mésange à tête noire
Taxons concernés

Mésange est un nom vernaculaire ambigu en français. Les mésanges sont pour la plupart des passereaux de la famille des Paridés. Ce sont de petits oiseaux actifs, au bec court, de forme assez trapue. Elles sont arboricoles, insectivores et granivores. Le mâle et la femelle sont semblables ; les jeunes ressemblent aux adultes.

Elles nichent dans des trous d'arbres, mais utilisent souvent les nichoirs dans les jardins. Elles sont très sociables et fréquentent volontiers les mangeoires en hiver.

Anciennement, la majorité des espèces appartenait au genre Parus. Elles figurent actuellement au sein de ce genre et de quatre autres : Cyanistes, Lophophanes, Periparus et Poecile. La mésange à longue queue fait, quant à elle, partie de la famille des Aegithalidae.

Éthologie[modifier | modifier le code]

En 2001, des chercheurs ont étudié ce qui motivait le choix des mésanges de rester ou non dans un petit bois (préalablement débarrassé des mésanges qui y étaient pour éviter les effets de défense de territoire). Les auteurs de cette étude ont conclu que le type de structure paysagère entourant le bois, ou la taille du bois importaient assez peu, alors que la présence d'une canopée portée par de grands arbres était un facteur décisif[1]

Espèces de mésanges européennes[modifier | modifier le code]

Espèces de mésanges américaines[modifier | modifier le code]

Genres et espèces[modifier | modifier le code]

Chant de la mésange[modifier | modifier le code]

On dit que la mésange zinzinule.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Les mésanges, qui raffolent des graines du gui, interfèrent avec le mécanisme de propagation de cette plante parasite et le limitent, car elles les digèrent entièrement, au contraire des grives (Turdus viscivorus), qui les rejettent dans leurs fientes, et de ce fait sont les principaux responsables de la propagation de cette plante parasite des arbres.
  • La mésange est un des principaux prédateurs des larves de chenilles processionnaires ; elle est insensible à leurs poils urticants.

Maladies[modifier | modifier le code]

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Comme tous les oiseaux, les mésanges peuvent être porteuses de parasites (internes ou externes).
Elles peuvent aussi être infectées par des bactéries et/ou des virus.

Depuis quelques années, une forme émergente d'une virose (poxvirose ou variole aviaire) préoccupe les vétérinaires et ornithologues[2].
Cette virose est connue depuis longtemps et réputées plutôt bénignes chez d'autres espèces d'oiseaux sauvages.
Elle cause des problèmes économiques et zootechniques à certains élevages aviaires (ex : Colombidés, Gallinacés dont dinde en particulier...), mais elle présente depuis peu des symptômes et une importance écoépidémiologique très inhabituels chez la mésange charbonnière. Cette dernière présente de grosses tumeurs qui la gênent pour voir, pour voler ou pour manger. Ces tumeurs surtout présentes sur la tête (autour des yeux et du bec notamment) ou sur les pattes ou en bout d'ailes les rendent aussi plus vulnérables à la prédation.
Une étude récente faite par l'Université d'Oxford dans une forêt anglaise semi-naturelle (Wytham Woods[3] de la vallée de la Tamise, à l'Est d'Oxford) a confirmé que d'autres mésanges que la charbonnière sont sensibles à cette nouvelle forme de la maladie, mais que la mésange charbonnière y est nettement plus sensible que les autres oiseaux.
De premiers cas ont été observés en Europe du nord (Norvège en 1973) puis dans les années 2000 en Europe centrale, au Royaume-Uni (alors que des symptômes évidents de Variole aviaire n'avaient antérieurement été observés que sur quelques espèces dont moineau domestique et Pigeon ramier (Columba palumbus), depuis quelques années) puis en France ;
Quatre mésanges victimes de ce virus ont d'abord été détectées en Autriche (publication 2007) [4]) et 15 en Hongrie (publication 2008) (15 individus malades parmi 1819 mésanges charbonnières, capturées pour être baguées (en 2007) dans les montagnes de Pilis[5]L'analyse génétique des isolats hongrois laisse penser qu'ils sont proches ou identiques à ceux isolés en Norvège en 1973 et en Autriche en 2007[5].
D'autres cas ont été identifiés en France ; autour de l'estuaire de la Gironde, puis en Sarthe et plus récemment en région parisienne.
En 2012, des chercheurs anglais et français[6] cherchent à comprendre l'écoépidémiologie de cette nouvelle maladie qui est potentiellement menaçante pour l'espèce, et qui peut être transmise à d'autres espèces via des lésions de type abrasion de la peau[7]. Certains oiseaux guérissent, mais le taux de mortalité est important, et la survie des juvéniles fortement diminuée. Avec l'aide du public, les scientifiques de la RSPB et ZSL ont mis en évidence une rapide extension la maladie (en cinq ans) du sud-est du pays vers le centre et le Pays de Galles, avec un pic saisonnier annuel en début d'automne. L'étude génétique du virus 'anglais" laisse penser qu'il s'agit de la souche déjà observée en Scandinavie, et plus récemment en Europe centrale et peu probablement d'un virus apparu en Grande-Bretagne. Les données du BTO montrent cependant que les mésanges charbonnières migrent rarement à l'extérieur du pays, le virus pourrait être propagé par un vecteur infecté (le moustique est soupçonné). Le public anglais et français est invité à signaler les signes de la maladie chez les oiseaux des jardins.
Rem : La variole aviaire n'est pas connue pour être infectieuse chez l'humain ou d'autres mammifères.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grubb Thomas C. ; Bronson C. L (2001), On cognitive conservation biology: why chickadees leave a patch of woodland ; Journal of avian biology A. , vol. 32, n° 4, pp. 372-376; Editeur Blackwell ; ISSN:0908-8857 (http://www.refdoc.fr/Detailnotice?idarticle=10504320 résumé])
  2. Literak, Ivan (2010) Avipoxvirus in great tits (Parus major). European Journal of Wildlife Research 56(4)
  3. (en)Wytham Woods
  4. Andrea Gruber, Elvira Grabensteiner, Jolanta Kolodziejek, Norbert Nowotny, and Gerhard Loupal (2007) Poxvirus Infection in a Great Tit (Parus major) ; Avian Diseases : June 2007, Vol. 51, No. 2, pp. 623-625 (résumé)
  5. a et b Elena Alina Palade & al.; Poxvirus infection in Hungarian great tits (Parus major) : Case report ; Acta Veterinaria Hungarica Ed Akadémiai Kiadó ; Vol. 56, n°4/Decembre 2008, pp 539-546 ; DOI:10.1556/AVet.56.2008.4.11 ; ISSN:0236-6290 (Print), 1588-2705 (Online) (Résumé)
  6. Centre Vétérinaire de la Faune Sauvage et des Ecosystèmes des Pays de la Loire ; Wildlife Veterinary and Ecosystems Center, en lien avec l’École nationale vétérinaire de Nantes
  7. BTO ; birdguides, New strain of bird virus sweeps across Britain, avec illustrations ; Cf poxvirose émergente, chez la mésange charbonnière] ; 2012-11-22

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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