Lièvre arctique

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Le lièvre arctique (Lepus arcticus) est un petit mammifère recouvert de fourrure, adapté à un environnement froid (polaire ou de haute montagne) et à un rythme nycthéméral et annuel particulier. On l'a autrefois parfois considéré comme sous-espèce du lièvre variable, mais il est maintenant considéré comme une espèce distincte. Ce lièvre est adapté, tant par sa morphologie que par son épaisse fourrure blanche hivernale et son comportement, aux conditions climatiques du Grand Nord. Il est parfois surnommé « lièvre à raquettes » à cause de ses doigts de pattes écartés lui permettant de marcher sur des épaisseurs de neige différentes.

Description[modifier | modifier le code]

Le lièvre arctique pèse en moyenne 4 à 5.5 kg pour une taille de 55 à 70 cm.

Comme les autres lièvres, il a une petite queue et un système digestif lui permettant de digérer deux fois ses aliments. Ses longues pattes postérieures lui permettent d'atteindre une vitesse de 60 km/h[1]. Son principal prédateur est le loup arctique, mais l'ours, le renard polaire et le glouton peuvent aussi le chasser.

Ses oreilles sont plus longues que celles des lapins, mais plus courtes que celles des autres espèces de lièvres, ainsi en réduisant le rapport surface / volume des oreilles, il perd moins de calories dans l'air froid : c'est une illustration de la règle d'Allen.

pelage : Il vit principalement dans les zones de toundra du Groenland et dans les parties les plus septentrionales du Canada et de l'Alaska. Dans l'extrême-nord le lièvre devient blanc pendant l'hiver, ce qui lui permet de se confondre avec la neige, comme le fait le lagopède. En été, son corps et sa tête redeviennent brun-gris, ce qui lui permet de se fondre dans la boue et de roches, bien que ses pattes restent blanches.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Cette espèces consomme des plantes ligneuses, et surtout leurs bourgeons, mais aussi des baies, feuilles et diverses herbacées[2]. En début d'été, il mange notamment du saxifrage à feuilles opposées.

Son odorat lui permet de détecter certaines plantes, dont les branchettes de saules enfouies sous la neige. Il mange préférentiellement là où la couche de neige est moins épaisse.

Bien que cette espèce soit considérée comme herbivore, elle peut parfois manger d'autres animaux[3]. Les résidents de Baker Lake (Nunavut) affirment également que des lièvres arctiques mangent les restes de cuisine qu'ils prélèvent en faisant des trous dans des sacs-poubelle.

Reproduction[modifier | modifier le code]

La femelle peut mettre bas jusqu'à huit petits levrauts[4]. Les levrauts restent à l'intérieur du domaine vital de la mère jusqu'à ce qu'ils soient assez autonomes pour survivre seuls.

Comportement[modifier | modifier le code]

Le lièvre arctique creuse de profonds terriers dans la neige et le sol.

Il est généralement solitaire, mais peut voyager en groupe ou parfois se réchauffer en se serrant les uns contre les autres dans des groupes pouvant dépasser la douzaine d'individus.

Le mâle peut avoir plusieurs partenaires.

Lièvre arctique dans un environnement buissonneux, à Narsarsuaq, au sud du Groenland

Aire de répartition[modifier | modifier le code]

On le trouve au Canada et au Groenland.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

On distingue 4 sous-espèces

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [http://animals.nationalgeographic.com/animals/mammals/arctic-hare.html Artic Hare, consulté 9/4/0, National Geographic
  2. Best, Troy L.; Henry, Travis Hill ; Lepus arcticus ; journal : Mammalian Species, 1994 ; volume = 457 ; pages = 1-9 ; doi:10.2307/3504088)
  3. The arctcic hare, consulté le 9 avril 2009
  4. Arctique/Ahare.html Le lièvre arctique (consulté 09/04/09), Editeur : ArcticAnimals