Atahualpa Yupanqui

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Atahualpa Yupanqui

Description de cette image, également commentée ci-après

Atahualpa Yupanqui au festival de Cosquín (1979).

Informations générales
Nom de naissance Héctor Roberto Chavero Aramburu
Naissance 31 janvier 1908
Juan A. de la Peña, Pergamino, Argentine
Décès 23 mai 1992 (à 84 ans)
Nîmes, Gard, France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Genre musical Musique folklorique
Instruments Voix, guitare
Années actives 1935-1992
Site officiel http://www.atahualpayupanqui.org.ar/

Atahualpa Yupanqui, né Héctor Roberto Chavero Aramburu[1], le 31 janvier 1908 dans le partido de Pergamino (région de Buenos Aires), en Argentine, et mort le 23 mai 1992 à Nîmes, en France, est un poète, chanteur et guitariste argentin.

Son pseudonyme, choisi dès l'adolescence, est formé d'Atahualpa, le dernier empereur inca, exécuté par les conquistadores de Francisco Pizarro, et de Yupanqui, « le Grand Méritant », cacique suprême des indiens quechuas.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père est d'ascendance quechua, sa mère basque. Atahualpa grandit dans un premier temps à El Campo de la Cruz, au nord de Buenos Aires. Puis il passe le reste de son enfance à Fortín Roca, autre village de la Pampa, où son père est chef de gare. Dès l’âge de six ans, il apprend à jouer du violon et de la guitare. À la mort de son père, en 1921, il se décide à devenir artiste et pratique divers métiers pour gagner sa vie. Il parcourt alors les grands espaces de son pays, découvrant la réalité misérable dans laquelle vit le peuple des campagnes, indien ou métis. Il devient leur porte-parole dans ses premières compositions — Camino del Indio, Nostalgia de Tucumán. En 1928, journaliste à Buenos Aires, il rencontre l’anthropologue Alfred Métraux, avec qui il explore la Bolivie. Sa connaissance intime des êtres, des paysages, des coutumes ancestrales et de l’âme indienne nourrit son inspiration.

En 1948, après avoir été emprisonné deux fois pour son appartenance au parti communiste sous le régime autoritaire de Juan Perón, il s'exile en France. Il fait ses débuts en 1950, présenté par Édith Piaf au théâtre de l'Athénée, à Paris. Il acquiert une certaine notoriété et il devient l’ami de Louis Aragon, Paul Éluard, Picasso, Rafael Alberti. Il multiplie les tournées en Europe et dans le monde entier.

Comptant à son répertoire plus de 1 500 chansons, selon les formes mélodiques du folklore argentin, il compose des milongas, des chacareras, des vidalas, des zambas, des bagualas, des canciones. Parfois, les musiques de ses chansons sont composées par sa femme Paule Antoinette Pepin Fitzpatrick (pianiste et compositrice née à Terre-Neuve, au Canada, et décédée le 14 novembre 1990 à Buenos-Aires, en Argentine), qui signe alors Pablo del Cerro.

Il meurt en 1992 à Nîmes et suivant sa volonté, son corps est rapatrié dans son pays natal et repose à Cerro Colorado (province de Córdoba).

Publication[modifier | modifier le code]

  • Piedra sola, 1941
  • Cerro Bayo, 1943
  • Aires indios, 1946
  • Tierra que Anda, 1948
  • Guitarra, 1954
  • El canto del viento, 1965
  • Del algarrobo al cerezo, 1977 (avec illustrations de Santiago Paz)
  • Horizons de pierre, 1988
  • La capataza, 1992

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1953 : Atahualpa Yupanqui - Récital du guitariste Atahualpa Yupanqui (sur des thèmes du folklore d'Argentine) ∫ LP 25 cm Disque BAM - BAM LD 301

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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