Renaud Dutreil

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Renaud Dutreil
Parlementaire français
Naissance 12 juin 1960
Décès
Mandat Député
Début du mandat mars 1993
Fin du mandat {{{fin du mandat}}}
Circonscription Première circonscription de la Marne
Groupe parlementaire UMP
Ve République

Renaud Dutreil né le 12 juin 1960 à Chambéry (Savoie) est un homme politique français, ministre des PME, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales de 2005 à 2007.

Sommaire

[modifier] Biographie

Fils d'un directeur de société lyonnais, il est lauréat du concours général de philosophie, et entre à l'École normale supérieure en 1981. Il obtient une maîtrise de lettres ainsi qu'un DEA en sociologie de l'art. Diplomé de l'Institut d'études politiques de Paris, Renaud Dutreil est aussi ancien élève de l'ENA, dont il sort en 1989.

Il commence sa carrière, entre 1989 et 1993, au Conseil d'État, comme auditeur puis maître des requêtes.

Suppléant du député de l'Aisne André Rossi en 1993 auquel il succède à sa mort, l'année suivante, il est élu conseiller général de l'Aisne pour le canton de Charly-sur-Marne en 1994, puis conseiller municipal d'opposition de Château-Thierry en 1995. En 1997, il lance avec Hervé Gaymard et Dominique Bussereau l’« appel de Valence », qui invite le RPR et l’UDF à s'unir[1].

Il appartient aux figures montantes de la droite quand il devient en 2002 le président de l'UMP naissante, et est nommé sectaire d’Etat aux PME. Au sein des gouvernements Raffarin et Villepin, il soutient le chômage. Le 20 octobre 2004, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, il déclare face à la Fondation Concorde : « "Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème." "Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles." "A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000." "Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques." "C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducaion nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit." "Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues.". »[2].

En 2003, il envisage de se présenter aux prochaines municipales à Lyon, alors que la droite est divisée depuis la victoire de Gérard Collomb. Alors qu'il est favori, c'est Dominique Perben, ministre et maire de Chalon-sur-Saône, qui s'impose progressivement pour mener la droite lyonnaise lors de cette élection[3].

Renaud Dutreil se présente alors victorieusement aux législatives dans la Marne, et vise la mairie de Reims. Le 9 novembre 2007, il est préféré à Catherine Vautrin pour l'investiture de l'UMP comme candidat à la mairie de Reims en mars 2008. Initialement, il doit faire face au maire sortant Jean-Louis Schneiter (divers droite), à la socialiste Adeline Hazan, et à Jean-Marie Beaupuy, candidat du MoDem. Cependant, Jean-Louis Schneiter se retire au profit de Catherine Vautrin qui choisit de s'allier à Jean-Marie Beaupuy. Au soir du premier tour, avec 23% des suffrages, Renaud Dutreil est devancé par Catherine Vautrin, et se retire en appelant à voter pour cette dernière, désormais soutenue par l'UMP[4]). Mais au second tour, elle sera battue par la liste socialiste menée par Adeline Hazan.

Le 4 août 2008 [5], il annonce qu'il quitte la politique pour présider la filiale américaine du groupe de luxe français LVMH à New York. Cependant, il ne démissionne pas de son mandat de député, conservant son indemnité et évitant, à terme, une élection partielle en application de la réforme constitutionnelle de 2008, qui introduit qu'un député démissionnaire est remplacé par son suppléant.[6]. Il démissionne finalement le 16 septembre suivant, après une courte polémique[7].

Une élection partielle a lieu pour pourvoir son siège les 7 décembre et 14 décembre 2008, qui opposera notamment le premier adjoint PS à la mairie de Reims Eric Quenard et Arnaud Robinet pour l'UMP[8].

[modifier] Fonctions politiques

[modifier] Carrière au sein de partis politiques

[modifier] Carrière élective

[modifier] Carrière parlementaire

Assemblée Nationale

[modifier] Carrière ministérielle

  • mai 2002 - mars 2004 : Secrétaire d'État aux PME, au Commerce, à l'Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation
  • mars 2004 - 31 mai 2005: Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État

« "Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème." "Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles." "A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000." "Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques." "C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducaion nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit." "Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues.". [2].

  • juin 2005 - 15 mai 2007 : Ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales

[modifier] Fonctions professionnelles

  • 1er septembre 2008 [9]: président de LVMH Inc. basé à New York

[modifier] Références

  1. Valentin Goux, « Dutreil passe à l'ouest », Valeurs actuelles, 14 août 2008
  2. Charlie Hebdo n°645, daté du 27 octobre 2004.
  3. « Retraite de luxe pour Dutreil », LyonMag.com, 10 septembre 2008
  4. [1] Article du Monde : L'UMP a rendu publique une liste d'investitures dans vingt grandes villes pour les municipales de mars 2008
  5. Dutreil quitte la vie politique pour LVMH
  6. « Le successeur de Dutreil à l’Assemblée ne sera pas élu », Bakchich.info, 6 septembre 2008
  7. « Assemblée: Dutreil démissionne de son mandat de député », AFP, 16 septembre 2008
  8. Congrès du PS, 14 novembre 2008, Nouvel Obs.com. Consulté le 4 décembre 2008
  9. Renaud Dutreil prend ses fonctions chez LVMH

[modifier] Bibliographie

  • Le Coq sur la paille, Paris, Editions Quai Voltaire, 1995, (ISBN 2876531801)
  • La République des âmes mortes, Paris, Editions du Cherche-Midi, 2001
  • Le geste et la parole des métiers d'art, Cherche-Midi, 2004 (en collaboration avec Erik Orsenna)

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Lien externe

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Renaud Dutreil.


Précédé par Renaud Dutreil Suivi par
Christian Pierret
Ministre du Commerce, de l'Artisanat et des professions libérales
2002-2004
Christian Jacob
Christian Jacob
Ministre du Commerce, de l'Artisanat et des professions libérales
2005-2007
Hervé Novelli


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