Félix Gaillard

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Félix Gaillard
Image illustrative de l'article Félix Gaillard
Fonctions
130e président du Conseil des ministres français
(146e chef du gouvernement)
Président René Coty
Gouvernement Gaillard
Législature IIIe législature
Prédécesseur Maurice Bourgès-Maunoury
Successeur Pierre Pflimlin
Ministre des Finances, des Affaires économiques et du Plan
13 juin
Président René Coty
Président du Conseil Maurice Bourgès-Maunoury
Gouvernement Bourgès-Maunoury
Prédécesseur Paul Ramadier
Successeur Pierre Pflimlin
Secrétaire d'État à la Présidence du Conseil
Président Vincent Auriol
Président du Conseil René Pleven
Edgar Faure
Antoine Pinay
René Mayer
Gouvernement Pleven (2)
Faure (1)
Pinay
Mayer
Prédécesseur Maurice Bourgès-Maunoury
Successeur Pierre July
Secrétaire d'État aux Finances
20 janvier
Président Vincent Auriol
Président du Conseil Edgar Faure
Antoine Pinay
Gouvernement Faure (1)
Pinay
Prédécesseur Émile Hugues
Successeur Maurice Bourgès-Maunoury (ministre)
Parlementaire français
Député 1946-1970
Gouvernement IVe République-Ve République
Groupe politique RRRS (1946-1958)
ED (1958-1962)
RD (1962-1967)
FGDS (1967-1970)
Biographie
Nom de naissance Félix Gaillard d'Aimé
Date de naissance
Lieu de naissance Paris (France)
Date de décès (à 50 ans)
Lieu de décès Au large de Jersey (Manche)
Nationalité français
Parti politique RRRS
Conjoint Dolorès Delepine, veuve Patenôtre
Enfant(s) Philippe Gaillard
Isabelle Gaillard
Béatrice Gaillard
Marie Gaillard
Diplômé de École libre des sciences politiques
Facultés de droit des Université de Paris et de Clermont-Ferrand
Profession Inspecteur des Finances
Chefs du gouvernement français

Félix Gaillard, devenu Félix Gaillard d'Aimé par relèvement de nom, est un homme politique français né le à Paris et mort le en mer, au large de Jersey.

Biographie[modifier | modifier le code]

Inspecteur des finances en 1943, il participe activement à la Résistance en France à partir de 1943. Il est adjoint en 1944 d'Alexandre Parodi, délégué du GPRF en France.

La , il est élu député du Parti radical-socialiste de la Charente, sur la liste Rassemblement des gauches républicaines, et conserve ce mandat jusqu'à sa mort. Il participe à plusieurs gouvernements sous la quatrième République. Dans ces fonctions, il a la possibilité de peser fortement en faveur du développement du Commissariat à l'énergie atomique.

Ministre des Finances en 1957, Félix Gaillard procède à son « opération 20 % » pour combler le gouffre économique qui accompagne l'agonie de la quatrième République : il s'agit en fait d'une dévaluation déguisée du franc, même si le gouvernement de Maurice Bourgès-Maunoury est alors trop faible pour le reconnaître.

Il est appelé à la présidence du conseil le 5 novembre 1957 (Gouvernement Félix Gaillard) après la chute du gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury. À 38 ans, c'est le plus jeune chef de gouvernement jamais nommé en France. Cette précocité ne sera dépassée qu'avec Laurent Fabius (nomination à 37 ans 11 mois).

Le , l'aviation française bombarde le village tunisien de Sakiet Sidi Youssef, afin de détruire un camp de repli du FLN, causant la mort de 69 personnes dont 21 enfants. L'émotion internationale est très vive et le 17 février, le gouvernement de Félix Gaillard est contraint d'accepter une médiation anglo-américaine sur la question algérienne. Cette rencontre tripartite a lieu dans la résidence privée de Félix Gaillard à Barbezieux en Charente. Il suscite de ce fait l'hostilité des militaires et des partisans de « l'Algérie française ». Il est renversé à l'Assemblée nationale le 15 avril 1958, accusé de faiblesse face à la pression américaine.

Un mois durant, la France ne parvient pas à trouver un nouveau gouvernement. Le 13 mai 1958, Pierre Pflimlin est nommé pour un éphémère gouvernement de 15 jours. Gaillard se prononce en faveur du retour du général de Gaulle le 1er juin 1958.

De 1958 à 1961, Félix Gaillard est président du Parti radical.

Il appartient à la première délégation française à l'Assemblée consultative (aujourd'hui parlementaire) du Conseil de l'Europe en 1949.

Il meurt dans le naufrage de son bateau de plaisance au large de Jersey. Il repose au cimetière de Lachaise en Charente.

Il s'est marié avec Dolorès (dit "Lolette") Delépine (1924-2010), veuve de l'ancien ministre de l'économie nationale Raymond Patenôtre et a eu quatre enfants de ce mariage : Philippe en octobre 1956, Isabelle en janvier 1958, Béatrice en mars 1959 et Marie en novembre 1960.

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Autres mandats[modifier | modifier le code]

  • Député (radical, puis FGDS) de la Charente (1946-1970)
  • Conseiller général de la Charente (1965-1970)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Chronologies[modifier | modifier le code]

Précédé par Félix Gaillard Suivi par
Maurice Bourgès-Maunoury
Président du Conseil
-
Pierre Pflimlin
Paul Ramadier
Ministre des Finances
-
Pierre Pflimlin
Édouard Daladier
Président du Parti radical-socialiste
1958-1961
Maurice Faure