Eugène-Casimir Villatte

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Eugène-Casimir Villatte
Image illustrative de l'article Eugène-Casimir Villatte

Naissance 14 avril 1770
Longwy
Décès 14 mai 1834 (à 64 ans)
Nancy
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17901834
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes 1807 : Bataille d'Eylau
1808 : Bataille de Valmaseda
1809 : Siège de Madrid
1809 : Bataille d'Uclés (1809)
1809 : Bataille de Talavera
1813 : Bataille de Vitoria
Distinctions Comte d'Oultremont[1]
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile (2e colonne)
Autres fonctions 1795 : aide de camp de Bernadotte
1799 : adjudant-commandant
Inspecteur général d'infanterie sous la Restauration

Eugène-Casimir Villatte, comte d'Oultremont[1], né le 14 avril 1770 à Longwy et mort le 14 mai 1834 à Nancy, est un général de division français du Premier Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sous-lieutenant du régiment de Bourbonnais au début de la Révolution française, il en fait les premières campagnes et devient aide de camp de Bernadotte[2]. Il est colonel, puis général de brigade le 29 août 1803[2].

Général de l'Empire[modifier | modifier le code]

Il prend part aux campagnes de 1805 à 1807, est promu général de division après la bataille d'Eylau et défait la division du général Rembow à Spanden, dans le cadre de la bataille de Guttstadt[3]. Il combat ensuite à Friedland et est envoyé l'année suivante en Espagne, où il contribue à la défaite de Blake et à la prise de Bilbao[4]. Il participe également à la bataille d'Espinosa où son intervention est décisive[5], et le 5 novembre 1808, sa détermination sauve sa division et l'issue de la bataille de Valmaseda, malgré la perte d'environ 500 hommes et un canon[6]. Lors du siège de Madrid, il enlève, à la tête de sa division, le château royal du Retiro[5]. Le 13 janvier 1809, à la bataille d'Uclès, il met en fuite l'aile gauche espagnole retranchés sur les hauteurs d'Uclès[7]. Il reçoit pour cette action les félicitations du maréchal Victor :

« Votre conduite est celle d'un grand général : il vous fallait d'aussi bons soldats que ceux que vous commandez, pour pouvoir agir ainsi. Votre confiance en eux a été couronnée du plus grand succès. Recevez mes félicitations, et dites à votre division que je vais la citer à Sa Majesté comme le modèle des troupes de son armée d'Espagne[8]. »

Le général Villatte se distingue ensuite aux combats de Cuenca, de Talavera de la Reina et de Chiclana, et pendant les campagnes de 1812 et de 1813 est chargé du commandement de la réserve. Attaqué à Salamanque, le 26 mai 1813, par un corps de cavalerie, il opère sa retraite en bon ordre et assiste un mois plus tard à la bataille de Vitoria. Le 27 février 1814 il combat à Orthez. Il passe ensuite à l'armée du Midi[9], puis à celle du Prince Eugène, en Italie, et le 1er mars 1814, s'empare de Guastalla.

Au service du roi[modifier | modifier le code]

Il se rallie aux Bourbons après la Restauration, et devient successivement inspecteur général d'infanterie et commandant de différentes divisions militaires. Lors du procès du maréchal Ney, Villatte vote avec le général Claparède « contre » l'incompétence du conseil de guerre du maréchal Jourdan[10].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b À ne pas confondre avec l'illustre famille comtale belge d'Oultremont.
  2. a et b Clauteaux 1829, p. 188
  3. Petre 1976, p. 278 et 279
  4. Clauteaux 1829, p. 188 et 189
  5. a et b Clauteaux 1829, p. 189
  6. Smith 1998, p. 269
  7. Gates 1986, p. 118
  8. Clauteaux 1829, p. 190
  9. Laronde 2004, p. 42
  10. Hulot 2013, p. 592
  11. a, b, c et d Thiébaud et Tissot-Robbe 2011, p. 539

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Thiébaud et Gérard Tissot-Robbe (préf. Jean Tulard), Les Corps Francs de 1814 et 1815, la double agonie de l'Empire : les combattants de l'impossible, L'Harmattan,‎ 2011, 714 p. (ISBN 9782296463707).
  • Charles Clauteaux, Essai sur l'histoire de Longwy, Verronnais,‎ 1829, 207 p.
  • Claude Laronde, Soult et Wellington dans les Pyrénées (1813-1814) : La retraite des sans-souliers, Princi Negue,‎ 2004, 210 p. (ISBN 9782846181501).
  • Frédéric Hulot, Les Grands maréchaux de Napoléon, Pygmalion,‎ 2013, 1706 p. (ISBN 978-2-7564-1081-4), « Le Maréchal Jourdan ».
  • (en) Francis Loraine Petre, Napoleon's Campaign in Poland 1806-1807, Londres, Lionel Leventhal Ltd.,‎ 1976 (1re éd. 1907)
  • (en) Digby Smith, The Napoleonic Wars Data Book, Londres, Greenhill,‎ 1998 (ISBN 1-85367-276-9).
  • (en) David Gates, The Spanish Ulcer : A History Of Peninsular War, Pimlico,‎ 1986 (réimpr. 2002), 570 p. (ISBN 0-7126-9730-6, lire en ligne).