Villette (Meurthe-et-Moselle)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Villette.
Villette
Église Saint-Symphorien.
Église Saint-Symphorien.
Blason de Villette
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Briey
Canton Canton de Longuyon
Intercommunalité Communauté de communes du Longuyonnais
Maire
Mandat
Jean-Patrick Dalla-Riva
2014-2020
Code postal 54260
Code commune 54582
Démographie
Population
municipale
192 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 32″ N 5° 32′ 48″ E / 49.4756, 5.5467 ()49° 28′ 32″ Nord 5° 32′ 48″ Est / 49.4756, 5.5467 ()  
Altitude Min. 197 m – Max. 352 m
Superficie 4,63 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villette

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villette

Villette est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du peuplement

Villette est un lieu de peuplement très ancien. Il possède plusieurs sites archéologiques répartis sur son territoire. Ainsi, on trouve des sépultures gallo-romaines et mérovingiennes:

  • une nécropole gallo-romaine à incinération au lieu-dit "La pièce des Trépassés"
  • une nécropole gallo-romaine et mérovingienne à mi-chemin de Flabeuville au lieu-dit "La Terme"
  • une nécropole gallo-romaine à incinération au lieu-dit "La Porreau"
Dénominations topographiques

Dans le Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle par Bouteiller on trouve:

  • VILETE en 1238 (Inventaire des titres de Lorraine, VIII, 191)
  • VILLETA au XVe siècle (Coll. Sainte-Agathe, obit, p. 50)
  • VILLOTTE en 1610 (Inventaire des titres de Lorraine, VIII, 163)
  • VILLET au XVIIIe siècle (pouillé de Trèves)
Organisation politique

Villette était le siège d'un fief et d'une justice haute, moyenne et basse, mouvant de la Châtellenie de Longuyon (dénombrement du 2 juin 1681). Le village a échappé au statut des "Terres communes", ses seigneurs étant vassaux des comtes, puis ducs de Bar et de Lorraine. La commune de Villette a été réunie à Colmey par décret du 9 avril 1811 et érigée à nouveau en commune par ordonnance royale le 8 août 1845.

Organisation religieuse

Au religieux c'était un curé du doyenné de Longuyon, archidiocèse de Trèves. Barrois non mouvant, bailliage de Longuyon, coutumes de St Mihiel. En 1789, la dîme était payée pour les 2/3 à l'Abbaye de Châtillon et 1/3 au curé de Villette.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason de la commune est inspiré du blason de l ancienne Maison de Gourcy avec des émaux inversés.

Blason de Villette Blason De gueules à neuf hermines d'or posées 4, 3, 2 au chef d'argent chargé de trois annelets de sable mis en fasce.
Détails Officiel, adopté le 21 juin 2012, créé par D. Larcher[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Jean-Patrick Dalla-Riva    
mars 2001 mars 2008 Bernard Lembert    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 192 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1861 1866 1872 1876 1881 1886
179 175 226 302 301 271 272 242 245
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
242 246 240 200 235 208 183 186 165
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
168 190 196 185 172 188 188 212 205
2007 2011 - - - - - - -
204 192 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cimetière militaire francais.
  • une mairie
  • un cimetière militaire
  • une salle des fêtes
  • un terrain multi-sports
  • une centrale hydro-électrique

Centrale hydroélectrique du Moulin Battin. Centrale établie en 1929 pour la SA Grande Chaudronnerie Lorraine à l'emplacement d'un moulin à blé dit moulin Battin. Alimentait à l'origine la ville de Longuyon en électricité (courant continu). Actuellement l'électricité produite est vendue à EDF. 2 turbines de type Francis et Kaplan associées chacune à un alternateur. 1 pont roulant (force : 10 tonnes).

  • un aéro-club LFGS ("Frontières Lorraines")
  • Vue aérienne (photo)

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • une église romane ("église paroissiale Saint Symphorien") :

L'église domine le village. L'essentiel de son apparence actuelle date du XVIIIe siècle (1743) lorsqu'elle a été reconstruite à l’emplacement de la chapelle du Château qui, elle, avait été bâtie au XIIIe siècle. Elle était autrefois bien plus élevée que ses 12 m actuels. Sa tour clocher remonte au XVIe siècle (?), les portes ont été repercées au XVIIIe siècle et la façade nord reconstruite. Elle compte de nombreuses statues, tables et bancs du XVIe au XVIIe siècle qui présentent un certain intérêt et dont une mise au tombeau datant du XVIIe siècle.

Château de Villette[modifier | modifier le code]

Le château.

Fondation : XIIIe-XIVe siècle

Architecture médiévale : L'ancien château était entouré de 4 tours et de remparts.

Description historique brève : « Le château médiéval, sans doute à l’origine de plan quadrangulaire et cantonné aux tours rondes, situé à proximité de l’église, est aujourd’hui méconnaissable : un haut corps de logis de plan rectangulaire, repercé au XVIIIe siècle et amputé de moitié au cours des combats de 1940, reliait entre elles 2 des puissantes tours à toît conique qui avaient résisté aux épreuves du temps. » (Extrait du Dictionnaire des châteaux de France-Lorraine par Jacques Choux, 1978 - Berger-Levrault)

Description actuelle :

  • un corps de logis (amputé de moitié suite à un violent bombardement de 1940)
  • une tour Ouest médiévale (plus habitée) avec plusieurs canonnières
  • une tour Est fin XIXe (habitée)
  • des bâtiments destinés à l’exploitation agricole (fermés au début des années 1980)

Historique :

  • 1375 : Henry de Thonne le Til, prévôt de Longuyon de 1398 à 1408, achète la terre et la seigneurie de Villette saisie sur Raymond de Briey, écuyer, marié à Jeanne de Vence. Il "entreprend la construction de grosses murailles (aujourd'hui invisibles) et de tours autour du vieux corps de logis". C’est donc lui le véritable bâtisseur du Château de Villette. Il meurt en 1408.
  • XVIIe siècle : Le Château est partagé entre plusieurs Seigneurs.
  • 1618-1648 : Guerre de Trente Ans, massacres et pillages dans la région par des mercenaires français des armées de Louis XIII en guerre contre l’Espagne puis par des soldats croates en 1636.
  • 1677 : Guerre de Hollande, pillage de la région par les armées du Saint-Empire Germanique
  • XVIIIe siècle : Le Château devient la propriété unique des Gorcy ou Gourcy, et ce jusqu’à la Révolution. Les bâtiments sont repercés.
  • 1743 : Construction de l’église de Villette (Saint Symphorien) sur l’emplacement de la chapelle du Château.
  • Révolution : émigration de la famille de Gourcy. Le Château est pillé et brûlé. Seule la tour Ouest en sort intacte. La tour Est n'est pas complètement détruite mais est en ruine.
  • 1796 : vente du Château précédemment spolié ("en piteux état") par le district de Longwy comme Bien National à la famille François, originaire de la région. C’est cette famille (François puis Baratte par mariage) qui le possède encore aujourd’hui.
  • 1900’s : reconstruction de la tour Est (où sera logé le fermier). Sans doute identique à la tour Ouest médiévale à l'origine, elle n'était plus qu'une ruine à la fin du XIXe siècle. Elle fut donc rasée et reconstruite dans un style plus contemporain.
  • 1914-1918 : occupé, transformé en casernement par 300-400 soldats allemands, pillé.
  • 1940 : bombardement entraînant la destruction de la moitié de la bâtisse centrale.
  • 1940-1945 : partiellement pillé mais non occupé.
  • fin 1940’s : destruction de la partie bombardée de la bâtisse centrale, édification d’une cour à la place.
  • 1980’s : fin des activités d’élevage et d’exploitation agricole à la ferme du Château.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les principaux seigneurs du Château :

  • 1324 : Raymond de Briey
  • 1355 : Jehan de Thonne le Til, écuyer au duc de Bar
  • 1375-1408 : Henry de Thonne le Til (bâtisseur du Château)
  • 1427 : Jehan de la Waulx
  • 1455 : François de Custine, seigneur de Lamboz, et Adam d'Annamey
  • 1499 : Jehan de Custine
  • 1509 : Gérard d'Annamey
  • 1565 : Colard de Custine, écuyer
  • 1612 : Gérard de Gorcy seigneur et pair de l'évêché de Verdun,
  • 1616 : Jean de Lellich
  • 1717 : Philippe de Gourcy
  • 1683-1726 : Baudoin du Faing, écuyer
  • 1726-1753 : Jean-Louis de Gourcy (vers 1687-1753), chevalier, enseigne au régiment du duc Léopold
  • 1753-1791 : Jean-Louis de Gourcy (II) (1728-1791 mort naturelle), ancien capitaine dans la Légion royale, chevalier de St Louis. Sans alliance, ni descendance.

Les propriétaires du Château :

  • 1796-1834 : Jean-François François (1764-1834), maire de Villette en 1806-1807
  • 1834-1870 : Jean-François François (II) (1791-1870), maire de Villette en 1846-1848, gendre du 1er
  • 1870-1897 : Marie François (1820-1897) ép. Augustin Baratte (1818-1871), capitaine des douanes, mort au siège de Longwy pendant la guerre franco-prussienne
  • 1897-1928 : Paul Baratte (1860-1928), X, ingénieur général des Ponts & Chaussées, officier de la Légion d'Honneur (pour la moitié Est) et son cousin François Gauche (1849-1930), X, chef d'escadron d'artillerie, chevalier de la Légion d'Honneur (pour la moitié Ouest)
  • 1928-1952 : Madeleine Baratte (1873-1952) (moitié Est) et François Gauche (moitié Ouest)
  • Après guerre : rachat de la moitié Ouest (en ruine) des Gauche par leurs cousins Baratte
  • 1952-1989 : Jacques Baratte (1898-1989), ECP, ingénieur des Arts & Manufactures, colonel de réserve, commandeur de la Légion d'Honneur, 8 citations (14/18, 39/40, 44/45)
  • depuis 1990's : François Baratte (1948- ), directeur financier

Les enfants de Villette morts pour la France :

source : monument aux morts, cimetière de Villette

1914-1918

  • Adrien Jamin (Adjudant)
  • Gaston Colas (Brigadier)
  • Louis Harmand (Caporal)
  • Georges Deneve (Soldat)
  • Julien Eucene (Soldat)
  • Rémi Kentzencer (Soldat)
  • Ernest Pavillot (Soldat)

1939-1945

  • Yvonne Baratte
  • Jean Haumaret
  • Fernand Bertin
  • Roger Richard

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :