Chaligny

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Chaligny
Image illustrative de l'article Chaligny
Blason de Chaligny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Neuves-Maisons
Intercommunalité Communauté de communes Moselle et Madon
Maire
Mandat
Filipe Pinho
2014-2020
Code postal 54230
Code commune 54111
Démographie
Population
municipale
3 028 hab. (2011)
Densité 227 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 28″ N 6° 04′ 59″ E / 48.6244444444, 6.08305555556 ()48° 37′ 28″ Nord 6° 04′ 59″ Est / 48.6244444444, 6.08305555556 ()  
Altitude Min. 215 m – Max. 419 m
Superficie 13,32 km2
Localisation

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Chaligny

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Chaligny

Chaligny est une commune de l'est de la France, dans le département de Meurthe-et-Moselle, ses habitants sont les Chalinéens.

D'une superficie de 1330 ha, dont 100 ha dans la forêt de Haye, Chaligny est situé sur un promontoire exposé plein sud, sur la rive droite de la Moselle, à une altitude de 290 mètres. Il se trouve à 14 km de Nancy et à 19 km de Toul.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence de Chaligny est attestée vers 964 où il est connu sous le nom de Chelineium. Son nom varie au cours des siècles pour arriver à sa forme définitive de Chaligny. Un document de 1284 signale que le village est déjà partagé en deux parties : le "Mont" et "Le Val".

Au XIIe siècle, Chaligny est une seigneurie dépendant de l'évêque de Metz et donnée en fief aux comtes de Vaudémont. En 1345, la suzeraineté de l'évêque de Metz est transférée à l'identique au duc de Lorraine. Le 21 novembre 1562, la seigneurie de Chaligny qui appartient alors à Nicolas de Vaudémont, duc de Mercœur, est érigée en comté par le duc de Lorraine. La descendance des comtes de Chaligny se poursuit par les femmes qui quittent la Lorraine. Le comté est alors vendu à François de Vaudémont qui deviendra duc de Lorraine en 1624. À partir de ce moment, le sort de Chaligny est celui du duché de Lorraine.

Le château-forteresse de Chaligny est détruit en 1467 par René II de Lorraine, en conflit avec Thiébaut III, seigneur de Chaligny et comte de Vaudémont. Il ne sera jamais reconstruit, mais les habitants ont utilisé les pierres et certains murs du château pour construire de nouvelles habitations. Le souterrain du château a été comblé, et personne ne connaît plus son emplacement.

La construction de l'église actuelle a été réalisée entre 1513 et 1530, sur l'emplacement de l'ancienne église détruite en même temps que le château. De l'édifice antérieur subsistent la tour du clocher et le grand portail surbaissé (le bénitier de ce portail est aujourd'hui inaccessible). L'église possède un superbe vitrail de 1520, ainsi qu'une statue de Sainte Barbe, patronne des mineurs, datant du XVIe siècle et une superbe Pieta en pierre de la même époque. Les autres statues en pierre ou en bois peint et doré datent du XVIIIe siècle. Les bans de la nef sont les plus anciens et datent du XVIe siècle avec les noms gravés au nom des premiers "locataires". Les sept premières rangées sont réservées aux hommes, et les autres aux femmes à partir de la 8e rangée de droite qui porte l'inscription "ban des femmes".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Filipe Pinho    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 028 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
789 916 899 896 890 925 868 870 852
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
794 821 819 827 845 881 900 1 028 942
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 528 2 099 2 174 2 190 2 225 2 128 2 105 2 601 2 837
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
2 864 3 242 3 077 2 929 2 955 3 058 3 084 3 028 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


La démographie de Chaligny a varié en fonction de son économie, mais aussi des guerres qui ont ravagé son territoire pendant des siècles. Agglomération importante pour le début du XVIIe siècle (environ 700 habitants), la guerre la plus meurtrière de tous les temps, celle de Trente Ans, fait chuter sa population à 45 habitants. Il faut plus d'un siècle pour que Chaligny retrouve le même niveau de démographie. Ensuite, sa population croît lentement et décroît un peu pendant les guerres de 1870, 1914 (90 morts qui étaient nés à Chaligny) et 1945. En 2005, la population avoisine les 3000 habitants et devrait croître avec le récent quartier du Fond du Val (créé en 2004) et les projets de création de nouveaux lotissements.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château fort détruit en 1467 ; il n'en reste rien.
  • Maisons avec niches, portes et fenêtres XVe et XVIe siècles.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Remi XVIe siècle gothique et les maisons groupées autour de l'église ont été inscrits, par arrêté du 29 octobre 1926, à l'inventaire des Monuments Historiques.

Dans cet inventaires, 9 spécificités y sont enregistrées :

L' instrument serait l'ancien positif de dos de l'église de Saint-Nicolas-de-Port ou proviendrait de l'abbaye cistercienne de Clairlieu, détruite à la Révolution. Il a sans doute été réalisé vers 1810 à partir d'éléments de tuyauterie plus anciens. (source base Palissy)

armoiries de Henri de Thierstein et de Marguerite de Neufchâtel

Économie[modifier | modifier le code]

Bâtiment d'une filature.

L'économie de Chaligny est liée à ce qui sera, pendant de nombreux siècles, sa principale activité : la culture de la vigne, apportée au IIIe siècle par les Romains. À la fin du XIXe siècle, plusieurs années consécutives de mauvaises récoltes, puis l'arrivée du phylloxera ont peu à peu convaincu les Chalinéens de se reconvertir dans l'industrie qui était alors en plein essor dans la région (usine de Neuves-Maisons et filatures) et assurait un revenu fixe et indépendant des conditions climatiques. L'industrialisation fait exploser la population de Chaligny et un troisième quartier est créé : les Cités.

Le minerai de fer présent sur le territoire de Chaligny est exploité par à coups au cours des siècles. Réputé au XIIe siècle, son exploitation est reprise en 1364 par Marie de Luxembourg qui se trouve dans une situation financière désastreuse à la mort de son époux Henri V, comte de Vaudémont. Elle exploite alors le minerai de fer et crée des forges qui disparaîtront au début du XVIe siècle. Les mines seront encore rouvertes à la fin du XVe siècle, en effet René II de Lorraine, vainqueur de Charles le Téméraire, relance plusieurs mines afin de reconstruire la Lorraine. Les mines sont de nouveau exploitées aux XIXe et XXe siècles, puis définitivement fermées en 1965.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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