Varangéville

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Varangéville
Église Saint-Gorgon.
Église Saint-Gorgon.
Blason de Varangéville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Tomblaine
Intercommunalité Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois
Maire
Mandat
René Bourgeois
2014-2020
Code postal 54110
Code commune 54549
Démographie
Gentilé Varangévillois(es)
Population
municipale
3 897 hab. (2011)
Densité 324 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 02″ N 6° 18′ 49″ E / 48.6338888889, 6.3136111111148° 38′ 02″ Nord 6° 18′ 49″ Est / 48.6338888889, 6.31361111111  
Altitude Min. 197 m – Max. 323 m
Superficie 12,04 km2
Localisation

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Varangéville
Liens
Site web Site officiel

Varangéville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine. Ses habitants sont les Varangévillois(es)

Géographie[modifier | modifier le code]

Varangéville est située sur les bords de la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin à mi-chemin entre Nancy et Lunéville.

En partant du nord et dans le sens horaire, les communes limitrophes sont : Buissoncourt, Haraucourt, Dombasle-sur-Meurthe, Rosières-aux-Salines, Saint-Nicolas-de-Port, Laneuveville-devant-Nancy (La Madeleine), Art-sur-Meurthe et Lenoncourt.

Histoire de la ville[modifier | modifier le code]

Varangéville fut desservi par la ligne de tramway reliant Nancy à Dombasle-sur-Meurthe exploitée à partir de 1910 par la Compagnie des tramways suburbains puis, de 1919 à 1949, par la Compagnie générale française de tramways.

À la fin du VIIIe siècle, les moines de Gorze fondent un prieuré qui aidera au développement de la ville. En fait, c'est une donation d'Adalbéron Ier de Metz, évêque de Metz, à l'abbaye de Gorze, d'un vaste domaine rural avec ses appendices et ses droits de seigneurie qui fut à l'origine de l'église et du prieuré lui-même. Les conditions de cette donation ont été embellies par un beau récit de prodige, dû à la plume du bienheureux Jean de Vandières (parfois appelé Jean de Gorze), qui composa au milieu du Xe siècle le recueil des Miracles de saint Gorgon. En 764, rapporte-t-il, saint Chrodegang de Metz, évêque de Metz et fondateur de l'abbaye de Gorze, obtint du pape Paul Ier les reliques de saint Gorgon, martyr romain. On les rapporta en Lorraine et, vers la fin d'un voyage qui avait été fertile en épisodes pittoresques, le cortège arriva un soir en un lieu appelé Varangéville. La nuit obligeant à faire halte, on suspendit le reliquaire à un buisson d'épines. Le lendemain matin, le buisson avait crû de merveilleuse façon et il fallut tout un échafaudage pour reprendre les reliques et continuer vers Gorze. On ne pouvait pas moins faire qu'élever, en l'honneur du saint, une chapelle qui commémorerait le miracle. Ainsi Jean de Vandières, écho sans doute de récits qui avaient cours dans son abbaye de Gorze, racontait-il les origines de Varangéville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Varangéville est désigné Varangesi villa en 770. Peut-être s'agit il d'une cacographie pour *Varengeri villa, en ce cas c'est le même toponyme que Varengeville-sur-Mer et Saint-Pierre-de-Varengeville tous deux en Seine-Maritime désignés respectivement Waringivilla au XIe siècle et Warengiervillam au XIIe siècle et composés avec le nom de personne germanique Waringar(ius).

Blason Blasonnement :
De gueules à un Saint Gorgon à cheval armé de pied en cap et terrassé d'or.
Commentaires : Varangéville faisait partie depuis le Haut Moyen Âge du temporel de l'abbaye de Gorze dans le Pays Messin. Le blason communal reprend donc celui de Gorze, s'en différenciant par un champ de gueules au lieu d’azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1815 1821 Molard Christophe    
1821 1826 Baron Caude    
1826 1831 Spitz François    
1831 1832 Baron Claude    
1832 1834 Molard Christophe    
1834 1847 Suisse Joseph    
1847 1852 Baron François    
1852 1865 Colson Joseph    
1865 1871 Raspony Victor    
1871 1875 Mathieu Joseph    
1875 1877 Jolain Nicolas    
1877 1880 Barbier Alfred    
1880 1884 Didier Paul    
1884 1892 Houot Pierre    
1892 1897 Colson Jules    
1897 1919 Houot Charles    
1919 1924 Hetzel Frédéric    
1924 1926 Richard Alfred    
1926 1944 Lefèvre Auguste    
1944 1948 Thirion Armande    
1948 1977 Clavel Charles    
mars 1977 mars 2001 Claude Baumann (1931-2008) PCF Machiniste d'extraction de sel, retraité en 1987[1]
mars 2001 juillet 2002 Pierre Louis PCF Ajusteur à la saline de Varangéville[2]
Décédé en cours de mandat
juillet 2002 en cours
(au 16 avril 2014)
René Bourgeois PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 897 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640 702 716 702 732 718 669 689 715
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
771 921 1 233 1 441 1 654 1 919 1 985 2 390 2 370
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 546 2 717 2 728 3 998 3 897 3 982 4 076 4 072 4 382
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
4 385 4 301 4 126 4 001 4 241 4 121 3 897 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fosse cultuelle païenne en bordure du cimetière.
  • Nécropole mérovingienne VIe à VIIIe, correspondant à une population d'environ 20/30 personnes (fouillée en 1943).
  • Sondages salins de la vallée de la Roanne.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Vu intérieur de l'église St Gorgon
Ancienne église prieurale
  • Église Saint-Gorgon[5]. Cet édifice de style gothique tardif est une réussite exceptionnelle comme église-halle. La construction peut-être attribuée au priorat de Jean de Lorraine (1508-1545) (les armoiries figurent sur la nef du cœur) durant le premier tiers du XVIe siècle (la date de 1528 est inscrite sur une clé de voûte de la 3e travée de la nef). C'est l'époque où se terminait l'église voisine de Saint-Nicolas-de-Port. L'extérieur de l'église manque d'allure et d'élégance (le clocheton est du XIXe siècle); elle est recouverte d'une seule toiture et les façades latérales sont soutenues par de puissants contreforts séparant des fenêtres irrégulières. La façade est pauvre, mais l'intérieur est tout autre. Cette église-halle,dont les bas côtés sont à la même hauteur que la nef, se caractérise par la pureté de l'architecture dont le seul décor est constitué de colonnes cylindriques sans chapiteaux dont les nervures s'étalent dans la nef comme autant de feuilles de palmiers[6]. Son plan est très simple : une nef centrale de huit travées avec des bas côtés, prolongées par une abside à cinq pans. Il n'y a pas de transept. Sur le bas-côté nord s'ouvrent trois chapelles.
    Le mobilier est particulièrement riche. Un ancien mur retable à trois niches. Il abritent deux statues ; à droite celle du pape Saint Urbain (bois XVe siècle) assis tenant un livre et des épis, à gauche celle d'un évêque, assis, sans attributs permettant de l'identifier. La niche du centre contenait une vierge à l'enfant qui a disparu en 1980. Dans la première chapelle une mise au tombeau (XVIe siècle) constituée d'un ensemble de dix personnages en grandeur naturelle; huit sont traditionnels de ces sculptures monumentales ici s'y ajoutent deux anges en prière. Au-dessus trois consoles supportent chacune une statue. Dans la seconde chapelle un autel surmonté d'une vierge assise allaitant l'Enfant Jésus qui joue avec une colombe (XIVe siècle) entourée de deux anges portant des flambeaux. Cette très belle pièce, typiquement lorraine, a été fort maltraitée vers 1840, quand un sentiment de fausse pudeur a fait gratter le sein de la Vierge. Dans la troisième chapelle, une Piéta de bois peint datant du XVIe siècle elle aussi caractéristique de la région lorraine.
  • Les "Encastrés". Sur le mur nord de l'église, dans le cimetière, on peut encore lire (en particulier à hauteur de la chapelle du sépulcre) diverses inscriptions signalant : Le chef de Marie-Anne Thomassin, Le chef de Barbe Pitoux, Le chef de Nicolas Colas, etc. Dans un cimetière autrefois très exigu et servant à deux localités importantes, Varangéville et Saint-Nicolas de Port, les inhumations successives bouleversaient fréquemment les tombes. Les ossements étaient alors déposés dans trois charniers adossés à l'église, entre les contreforts. Certaines familles, désirant conserver l'identification des restes de leurs défunts, faisaient encastrer directement dans le mur de l'église leurs chefs, c'est-à-dire leurs crânes. Après avoir enlevé une pierre du mur, on y plaçait le crâne. On repositionnait la pierre avec une inscription indiquant à qui il avait appartenu. Cette coutume se retrouve ailleurs, mais elle avait pris à Varangéville une telle ampleur que la stabilité des murailles fut finalement compromise par ces innombrables trous qu'on y faisait. A diverses reprises cette pratique fut interdite ; elle disparut progressivement au cours du XVIIIe siècle.
  • Ancienne église prieurale, rue Jean-Jaurès, restes du prieuré XIe/XIIe, dont le portail de l'église primitive et sa façade remaniée.
  • Vestiges de l'ancien couvent des capucins XVIIe bâti en 1611 par Eric de Lorraine-Chaligny, évêque de Verdun. Il y fut d’ailleurs enseveli avec ses neveux François de Lorraine-Chaligny, évêque de Verdun et Henry de Lorraine, marquis de Mouy et comte de Chaligny [7] (Leurs restes ont été transférés dans l'Église des Cordeliers de Nancy). Ce couvent est construit en partie avec d'anciens bâtiments (notamment la chapelle) de l'ancien hôpital Saint Germain. Cet hôpital avait été bâti par des chanoines de la primatiale[8].

Autres[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs espèces d'orchidées sont présentes sur le territoire de la commune (exemples : Epipactis atrorubens, Orchis de fuchs, Orchis militaris...)[9].

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de Claude Baumann
  2. [1]
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. « L'église de Varangéville », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. MC Burnand Lorraine gothique Picard 1989 (ISBN 2-7084-0385-0)
  7. http://books.google.fr/books?id=7a6eUK2psjwC&pg=RA1-PA203&lpg=RA1-PA203&dq=hopital+saint+germain+varangeville&source=bl&ots=vDhHdPu6sG&sig=inAblNR1TDwEkg6RP06BsXjCW5I&hl=fr&sa=X&ei=uhvoUKD8JMO2hQfHz4GgBg&ved=0CFQQ6AEwBg#v=onepage&q=hopital%20saint%20germain%20varangeville&f=
  8. http://books.google.fr/books?id=m0zm1ZxKfVgC&pg=PA417&lpg=PA417&dq=couvent+des+capucins+varangeville&source=bl&ots=ihVMRXsPgl&sig=Drp1NrwhcVaS9kxrCipZvsGmdK4&hl=fr&sa=X&ei=9wfoUMX4IIS7hAfQ-ICABg&ved=0CEIQ6AEwAw#v=onepage&q=couvent%20des%20capucins%20varangeville&f=false
  9. [2]
  10. [3], sur le site Association Tous en Sel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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