Pont-Saint-Vincent

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Pont-Saint-Vincent
Église Saint-Julien-de-Brioude
Église Saint-Julien-de-Brioude
Blason de Pont-Saint-Vincent
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Neuves-Maisons
Intercommunalité Communauté de communes Moselle et Madon
Maire
Mandat
Jacques Seren-Rosso
2014-2020
Code postal 54550
Code commune 54432
Démographie
Population
municipale
1 944 hab. (2011)
Densité 292 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 21″ N 6° 05′ 53″ E / 48.6058, 6.0981 ()48° 36′ 21″ Nord 6° 05′ 53″ Est / 48.6058, 6.0981 ()  
Altitude Min. 216 m – Max. 412 m
Superficie 6,66 km2
Localisation

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Pont-Saint-Vincent

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Pont-Saint-Vincent

Pont-Saint-Vincent est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont-Saint-Vincent est une ville de 2120 habitants située à 12 km au sud ouest de Nancy, et fait partie de l'agglomération de Neuves-Maisons et de la Communauté de Communes de Moselle Madon.

La commune s'est appelée autrefois Conflans, traduisant sa position au confluent du Madon avec la Moselle.

Installée au confluent de la Moselle et du Madon, au pied du plateau Sainte Barbe, à l'endroit où la Moselle pénètre à travers les côtes qui portent son nom, la commune s'est développée à flanc de coteau au débouché du pont historique enjambant la rivière. Entourée de villages essentiellement agricoles (Chaligny, Chavigny, Maron, Neuves-Maisons...) la commune de Pont-Saint-Vincent avec sa petite noblesse, ses fonctionnaires, son artisanat diversifié, avait pris une importance commerciale et cela dès le XVIe siècle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

C'est dès 1262 que ce bourg est désigné sous sa forme composée actuelle : Pont-Saint-Vincent. Son origine vient tout simplement du fait que son territoire fut attribué en partie à l'Abbaye Saint-Vincent de Metz[1] et qu'un pont célèbre, en bois, avait été érigé sur la Moselle depuis fort longtemps.

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Pont-la-Montagne[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une présence humaine à Pont-Saint-Vincent est attestée dès l'Antiquité. Les vestiges d'une villa gallo-romaine, ainsi que le mobilier romain (tessons de céramique, morceaux d'amphores, tuiles plates à rebord, enclos en pierre sèches, et d'autres restes d'habitations) confirment la présence gallo-romaine sur le territoire. Il faut ajouter à cela que Pont-Saint-Vincent est situé sur une voie de communication antique, l'axe qu'elle emprunte semble venir du Saintois (dans le secteur de Vézelise et Sion-Vaudémont), au sud de la vallée de la Moselle. Ensuite elle franchit la rivière entre Pont-Saint-Vincent et Chaligny, traverse le plateau calcaire bajocien de la forêt de Haye du sud au nord et rejoint la confluence de la Moselle avec la Meurthe, vers Pompey et Frouard, au nord de l'agglomération nancéenne.

Il fut exhumé quantité de sépultures antiques[3], sur un chemin qui conduit du village de Bainville-sur-Madon sur le plateau de la montagne Sainte-Barbe. Différents objets accompagnaient les sépultures, parmi lesquels des vases en terre rouge et noire utilisés par les gallo-romaine dans les tombeaux, des fibules, des boucles de ceinturon en bronze et en fer, des débris de colliers en pâte colorée, des pointes de flèche, un fer de lance, trois lames de couteaux, une petite monnaie impériale en bronze, et trois lames de scramasaxes. La présence de ces armes, qui furent particulièrement utilisées par les Francs, l'orientation des squelettes attestant des sépultures chrétiennes, et enfin le peu de profondeur des fosses dans lesquelles les corps avaient été déposés, permettent de fixer la date de leur enfouissement aux alentours de 400. Les sépultures découvertes sur la montagne Sainte-Barbe appartiennent bien certainement à un de ces essaims de barbares que les empereurs accueillirent sur le territoire de la Gaule, et qui, sous le nom de Lètes, étaient chargés de défendre les contrées que leurs ancêtres avaient ravagées tant de fois.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Avant le XIIe siècle il n'y a pas ou peu de traces écrites sur Pont-Saint-Vincent. Plusieurs éléments tel que des escaliers en pierre et les noms de lieux-dits notamment, laissent supposer qu'un autre château existait à Pont-Saint-Vincent au-dessus de l'actuelle rue Carnot sous la route qui mène au plateau. Avant le XIIIe siècle, il semblerait que trois hameaux quelque peu séparés soient à l'origine du Pont-Saint-Vincent actuel. Saint Vincent, le plus ancien, situé dans le haut du pays actuel, Conflans dans le bas, et la Neuve Ville - qui deviendra plus tard « Neuves-Maisons » - de l'autre côté de la Moselle. Cette dernière agglomération dont on parle vers 1210, fut construite spécialement pour dégager l'ensemble existant. Le hameau de Conflans, qui se situait sur la principale artère de communication, fut affecté au comté de Vaudémont, suivi peu de temps après par les deux autres hameaux, et cela jusqu'à l'avènement de René II au duché de Lorraine en 1477. Afin de vaincre la réticence des paysans qui préféraient le plateau, Hugues III comte de Vaudémont, propose d'affranchir les serfs qui accepteraient de s'installer sur l'autre rive.

Au XIIIe siècle, les comtes de Vaudémont firent construire une bastide et un château afin de surveiller le péage instauré sur le pont. Il fut détruit lors d'une crue en 1410 et ne fut pas reconstruit immédiatement : le passage de la Moselle s'opérait alors par bac ou à gué.

Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1562, Pont-Saint-Vincent - c'est-à-dire l'ensemble de la rive gauche - est joint au comté de Chaligny, lequel contrôlait déjà toute la rive droite de la Moselle. La prévôté qui s'y installe a la charge de 7 à 8 villages et occupe le bâtiment du presbytère. À cette date Pont-Saint-Vincent n'avait pas de curé et était « annexe » de Sexey-aux-Forges.

Époques modernes et contemporaines[modifier | modifier le code]

La commune fut desservie par les tramway suburbains puis de la Compagnie générale française de tramways de 1910 à 1949, qui permettait les déplacements vers Nancy.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Pont Saint Vincent.png

Les armes de Pont-Saint-Vincent se blasonnent ainsi : Burelé d'argent et de sable de dix pièces au pairle d'azur brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 en cours Jacques Seren-Rosso DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 944 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 023 962 929 1 042 1 078 884 862 866 863
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
822 810 865 995 1 846 1 688 1 781 2 163 2 258
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 363 2 632 2 119 2 123 2 353 2 140 2 028 2 227 2 490
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
2 540 2 347 2 143 2 069 2 051 2 044 2 043 1 968 1 944
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Domaine et château de la Tournelle construit seconde moitié du 19ème pour le marquis de Bonfils. Le parc a été défiguré par la construction d'une grande surface commerciale
  • Château du bord de la Moselle élevé peu avant 1321, restauré début 15ème, aménagé en résidence renaissance par les ducs de Mercœur, détruit en 1636 par ordre de Richelieu
  • Porte de France (reste des anciens remparts du bourg)
  • Maison des chapelains
  • Le Fort Pélissier, construit en 1890, devenu le Fort Aventure

Edifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Julien-de-Brioude
  • Église Saint-Julien-de-Brioude 1500 : tympan naïf 15ème, nef unique en forme de croix de Lorraine, quatre chapelles 17ème ; vitraux 16ème ; armoire eucharistique 1500, nombreuses statues 15ème/16ème.
  • Ancien prieuré bénédictin Saint-Bernard 10ème dans le Domaine de la Tournelle, reste de l'église du prieuré, transformée en grange vers le XVIIe

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

En 1850, Ambroise-Auguste Liébeault, médecin célèbre dans le cadre de l'histoire de l'hypnose et du magnétisme animal, s'installe comme médecin de campagne à Pont-Saint-Vincent. Il y exercera jusqu'en 1864.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire des biens de l'abbaye par l'évêque de Toul Riquin
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Journal de la Société d'archéologie et du Comité du Musée lorrain, 1857
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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