Réhon

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Réhon
Église Sainte-Geneviève.
Église Sainte-Geneviève.
Blason de Réhon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Mont-Saint-Martin
Intercommunalité Communauté de communes de l'agglomération de Longwy
Maire
Mandat
Jean-Claude Guillaume
2008-2014
Code postal 54430
Code commune 54451
Démographie
Population
municipale
3 741 hab. (2011)
Densité 1 003 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 08″ N 5° 45′ 20″ E / 49.5022222222, 5.75555555556 ()49° 30′ 08″ Nord 5° 45′ 20″ Est / 49.5022222222, 5.75555555556 ()  
Altitude Min. 250 m – Max. 371 m
Superficie 3,73 km2
Localisation

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Réhon

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Réhon

Réhon est une commune française située au nord du département de Meurthe-et-Moselle, dans la région Lorraine. La ville appartient au canton de Mont-Saint-Martin et est située dans l'arrondissement de Briey. Ses habitants sont les Réhonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville de Réhon est principalement connue pour sa sidérurgie avec l'usine de la Providence dont la production s'est arrêtée en 1987.

La sidérurgie[modifier | modifier le code]

Paysage industriel de Réhon au début du XXe siècle.

La Société des Laminoirs, Hauts-Fourneaux, Fonderies et Usines de la Providence met à feu deux hauts fourneaux à Réhon en 1866, créant une usine dénommée La Providence Réhon, puis un troisième en 1878. En 1914, l'usine produit 180 000 tonnes de fonte. Arrêtée pendant la Première Guerre mondiale, la production reprend en 1919 avec la remise à feu des hauts fourneaux 1 et 2. Les hauts fourneaux 4 et 5 sont allumés en 1922 et 1930. L'usine à fonte est à nouveau arrêtée en 1940, puis reprend entre 1945 et 1948. Le nouveau HF6 est mis à feu le 23 juin 1949. En 1955, les cinq hauts fourneaux ont une capacité de production de l'ordre de 43 000 tonnes de fonte par mois. Trois hauts fourneaux sont remis en service après modernisation en 1961 (HF4, 5 et 7), alors que le HF2 est définitivement éteint. Le HF7 connaît une réfection complète en 1977 ; en 1979, la batterie se compose de quatre hauts-fourneaux. L'activité de l'usine de Réhon s'arrête définitivement en 1987.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ca pourrait être le nom d’un homme germanique Rehan ou Reon.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 en cours Jean-Claude Guillaume UDI (PR)  
         
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 741 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
183 127 142 387 482 494 426 501 805
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
845 635 580 584 625 700 965 2 049 3 243
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
3 672 5 178 4 270 3 908 5 044 5 696 5 174 4 640 3 750
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
3 168 3 200 3 587 3 699 3 719 3 741 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cité d'Heumont[modifier | modifier le code]

Heumont est une cité ouvrière, créée au sud de Réhon en 1930. Sa création avait pour but de satisfaire la demande de logement importante des ouvriers travaillant à la Providence. La cité d'Heumont appartient à la commune de Réhon ; on y trouve le Stade municipal ainsi que la salle des sports de Réhon (C.O.S.E.C.).

Son architecture, dessiné par Jean Zimmermann, est très caractéristique des années 1930 dans le style pavillonnaire, ainsi que pour son église centrale. Toute la cité est construite dans un esprit quasiment utopiste, les logements étant vastes, clairs et tous dotés d'un jardin.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Château à Heumont, construit en 1595 (date portée par la chaîne d'angle postérieure droite du logis), dont il ne subsiste que le 1er niveau des façades latérale droite et postérieure. Reconstruit ou agrandi en 1712 (date portée par le linteau de la porte du logis). Colombier probablement du XVIIIe siècle. Parties agricoles des XVIIIe et XIXe siècles. Remaniements mineurs au XXe siècle (construction d'une grange et de logements ouvriers). Élément défensif. Propriété de la Société métallurgique d'Ougrée depuis 1914 et racheté par la commune. Hélas démoli dans les années 80 (malgré une opposition de beaucoup d'habitants)

pour y construire un court de tennis, en réalité un mini lotissement!!!

  • Château d'industriel, dit Château de la Direction des Hauts Fourneaux de la Providence, construit à la fin du XIXe siècle pour la direction des hauts fourneaux de la Providence, devenu maison de réception des ingénieurs aux belles heures de la sidérurgie, incendié en avril 1984, à l'époque de la fermeture des usines de la région de Longwy, en raison du symbole qu'il représentait.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Éloi à Heumont.
  • Église paroissiale Sainte-Geneviève construite en 1733 et consacrée en 1735 par l'évêque suffragant de Trêves, Frédéric von Nalbach ; menaçant ruine, elle est détruite en 1853 ; reconstruite en 1854 (changement d'orientation, l'entrée étant désormais placée à l'est ; allongement de la nef de 3,50 mètres et construction d'une tour clocher en façade qui manquait jusque là) ; agrandie de 1898 à 1901 (adjonction d'un transept, reconstruction du chœur et de la sacristie).
  • Chapelle Saint-Éloi à Heumont, dite chapelle construite en 1932-1933 (date portée par la pierre de fondation), aux frais de la Société des forges et hauts fourneaux de la Providence à Réhon, sur un plateau voisin de ses usines et au centre d'une cité jardins qu'elle avait réalisée peu avant. Église vendue en 1976 à l'association diocésaine, à l'époque de la crise de la sidérurgie.
  • Chapelle moderne au cimetière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'historien, journaliste et homme politique Alfred Mézières, né et mort à Réhon (1826-1915).
  • Le dessinateur Jean-Marc Reiser (1941-1983) est né à Réhon.
  • Jacques G. Peiffer, sculpteur, philosophe de l'art, historiographe de la céramique, vit à Rehon depuis 1947.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le Basket Club Longwy-Réhon a remporté le championnat de France de National 2 en 2002. Il évolue aujourd'hui en National 2.
  • Le club de Football de Réhon, l'US Réhon (anciennement CSP) fête en 2008 ses 80 ans. Le club évolue pour la saison 2010/2011 en Promotion de district.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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