Loi de Beaumont

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La loi de Beaumont est une charte qui régissait l'affranchissement de nombreuses communes dans le nord-est de la France, une partie du sud de la Belgique et du grand-duché de Luxembourg. Elle fut promulguée pour la première fois en 1182 par Guillaume aux Blanches Mains et fut invoquée jusqu'à la Révolution française en 1789 en France et abrogée en Belgique en 1775 par Marie-Thérèse, impératrice d'Autriche.

Cette loi affranchissait les habitants des localités de toute servilité envers le seigneur. Elle permettait l'élection des gestionnaires de la ville par le peuple, chaque année le jour la Pentecôte (Magistrat).

Cette loi fixait également les redevances vis-à-vis de celui de qui dépendait les terres.

L'affranchissement de Beaumont-en-Argonne[modifier | modifier le code]

En 1182, Guillaume aux Blanches Mains, archevêque de Reims depuis 1176, accordait à un village de son domaine, Bellus mons, aujourd'hui Beaumont-en-Argonne, une charte fixant les coutumes privées, publiques et communales de la communauté d’habitants. Le document, écrit primitivement en latin, reprenait les principes de la Willelmine accordée la même année aux Rémois.

L'extension de la charte[modifier | modifier le code]

Ce document a servi de modèle aux chartes d’affranchissement de 585 localités de l’est et du nord de la France et de l’actuelle Belgique aux XIIIe et XIVe siècles En Argonne même, la loi de Beaumont a été adoptée par près d’une quarantaine de bourgs et villages, dont :

Dans le duché de Lorraine, les bourgs et villages sont:

Localité belges affranchies à la Loi de Beaumont[modifier | modifier le code]