Geneviève de Fontenay

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Geneviève de Fontenay

Description de cette image, également commentée ci-après

Geneviève de Fontenay à l'élection de Super Mamie 2012.

Naissance (81 ans)
Longwy (Drapeau de la France France)
Profession Ex-présidente du Comité Miss France
Ex-présidente du Comité Miss Nationale
Présidente d'honneur du Comité Miss Prestige national
Conjoint
concubin Louis né Poirot dit de Fontenay (1906-1981)
Famille
Ludovic né Poirot dit de Fontenay (1954-1984)
Xavier né Poirot dit de Fontenay (1961)

Geneviève Suzanne Marie-Thérèse Mulmann[1] dite Geneviève de Fontenay, née le à Longwy est l'ex-présidente du Comité Miss France et de l'élection Miss Nationale et l'actuelle présidente d'honneur du Comité Miss Prestige national.

Biographie[modifier | modifier le code]

Patronyme et pseudonyme[modifier | modifier le code]

Xavier de Fontenay au Salon du livre de Paris ()

Le nom « de Fontenay » est un pseudonyme qui aurait été adopté par Louis Poirot (mort le 16 mars 1981), son compagnon et le père de ses enfants, en tant que Résistant durant l'occupation. Son fils, Xavier Poirot, a été déclaré au lendemain de sa naissance le 14 octobre 1961, sous le patronyme de « Poirot de Fontenay ».

Toutefois, par la suite, à la demande du procureur de la République de Nanterre, les actes de naissance et de mariage de Xavier Poirot, ainsi que les actes de naissance de ses filles, ont été rectifiés pour que leur état civil reste Poirot, sans la particule ni le pseudonyme. Cette décision a été confirmée par les arrêts successifs de la cour d'appel de Versailles le , puis de la Cour de cassation le [2].

Xavier Poirot peut donc continuer à se faire appeler de Fontenay ; toutefois, ce simple pseudonyme n'apparaît plus sur leurs actes d'état civil. De même, sa mère peut continuer à recourir au pseudonyme « Geneviève de Fontenay ».

Le Journal officiel du 14 septembre 2006[3] publie la requête de M. Poirot (Xavier, Louis, André), né le 13 octobre 1961 à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) auprès du garde des Sceaux, « tant en son nom personnel qu'au nom de ses enfants mineurs Adèle […] et Agathe […] afin d'ajouter « de Fontenay » à leur nom patronymique, pour s'appeler « Poirot de Fontenay » ».

Au sein du comité Miss France[modifier | modifier le code]

Geneviève de Fontenay et Élodie Gossuin au festival de Cannes 2002.

Geneviève Mulmann, l'aînée d'une fratrie de 10 enfants (son père André Mulmann, ingénieur des Mines dans les aciéries d'Hagondange, sa mère Thérèse Mulmann). Elle rentre dans l'école hôtelière de Strasbourg, puis suit une formation d'esthéticienne à Paris à 17 ans[4]. Résidant alors à Saint-Cloud, elle est élue Miss Élégance en 1957 alors qu'elle est mannequin chez Balenciaga. Elle rencontre Louis Poirot, alors délégué général du Comité Miss France présidé par Guy Rinaldo. Elle devient l'assistante de Louis Poirot en 1962, avec qui elle a deux fils, Ludovic (décédé à l'âge de 29 ans le 30 mars 1983) et Xavier. Après le décès de son concubin le , Geneviève de Fontenay reprend le comité avec son fils Xavier. En 2002, ils vendent tous deux les parties commerciale et télévisuelle de leur entreprise à la société Endemol, qui produit des émissions comme Star Academy ou Secret Story, pour la somme de 10 millions €[5]. Son salaire, en tant que directrice adjointe de la société Miss France, était de 5 000 euros par mois, selon un contrat initialement signé jusqu'en 2017[6].

Le , elle se voit décerner la médaille du Mérite et Dévouement français, récompensant « le bien et la valeur », au cours de l'élection de Miss Seine-et-Marne 2002 à Lizy-sur-Ourcq, ville où elle passait toutes ses vacances chez ses grands-parents lorsqu'elle était enfant. C'est Muriel Truéba, alors déléguée Paris-Île-de-France, qui en avait fait la demande.

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Geneviève de Fontenay n'a jamais caché ses opinions politiques. En 2002, elle a soutenu la porte-parole de Lutte ouvrière, Arlette Laguiller, pendant l'élection présidentielle de 2007, la candidate du PS Ségolène Royal et lors de l'élection présidentielle française de 2012, le candidat du même parti, François Hollande[7].

Tenue vestimentaire[modifier | modifier le code]

Contrairement à d'autres ambassadrices de la mode française qui estiment que le chic et le bon goût passent par un renouvellement constant des tenues, Geneviève de Fontenay possède un unique style de chapeau dont elle ne change jamais en représentation. Il constitue sa marque de fabrique et lui vaut le surnom de « la Dame au Chapeau ». Le répertoire de ses tenues, assorties et systématiquement noires et blanches, est lui aussi très limité et forme un look inchangé depuis 1957, année où il était à la mode. Geneviève de Fontenay suit là les conseils de Louis Poirot, ce dernier jugeant alors que « sa tête est trop petite pour son corps » et lui ayant conseillé de porter un couvre-chef[8].

Séance de dédicace en 2011.

La Légion d’honneur[modifier | modifier le code]

Un sénateur de Savoie[Lequel ?] proposa Geneviève de Fontenay à la Légion d'honneur. Celle-ci s’y opposa : « C’est vraiment désacraliser le ruban, s’était-elle exclamée, que de le distribuer à n’importe qui… comme des médailles en chocolat »[9].

De Miss France à Miss nationale[modifier | modifier le code]

Polémique autour de Miss France 2008[modifier | modifier le code]

Suite à la publication par le magazine Entrevue de photos suggestives de Valérie Bègue, Miss France 2008, Geneviève de Fontenay a souhaité que celle-ci restitue son titre, au motif qu'elle aurait enfreint le règlement du Comité Miss France.

Après des manifestations de soutien à Valérie Bègue à La Réunion de la part de la population, d'élus locaux et même de l'évêque de La Réunion Mgr Gilbert Aubry, et des pressions du secrétaire d’État à l’Outre-Mer Christian Estrosi, la société Miss France a décidé de ne pas lui retirer son titre. Toutefois, il a été également décidé qu'elle serait remplacée par une dauphine pour représenter la France dans les concours internationaux de Miss et certains galas régionaux. Ces photos de Valérie Bègue étaient déjà connues et lui avaient valu d'être destituée de son titre de Miss Réunion par le comité local. Elle a été réhabilitée dix jours plus tard par un agent inconnu ayant l'autorité requise pour annuler son invalidation. Cet épisode avait fait l'objet de discussions dans les médias à La Réunion.

Au 9 janvier 2008, Laura Tanguy, seconde dauphine de Miss France[10], est officiellement la remplaçante de Valérie Bègue aux élections de Miss Monde 2008, de Miss Univers 2008, ainsi qu'aux élections régionales aux côtés de la présidente du Comité Miss France.

Rupture avec Endemol et la Société Miss France[modifier | modifier le code]

Le 31 mars 2010, plusieurs sources[11] indiquent que Geneviève de Fontenay a adressé le 13 février 2010 à Endemol et à la Société Miss France une lettre de récrimination, suite à plusieurs scandales qu'elle n'aurait pas supportés. Le même jour, Geneviève de Fontenay confirme son intention de quitter la Société Miss France et de créer un nouveau concours de Miss en janvier 2011[12].

Création d'un nouveau Comité de Miss[modifier | modifier le code]

Parallèlement à la Société Miss France appartenant à Endemol France, Geneviève de Fontenay crée officiellement le 21 octobre 2010 un comité dissident dont le nom est le Comité Miss Nationale, qui élira la première Miss Nationale le dimanche 5 décembre 2010, soit le lendemain de l'élection de Miss France 2011.

Geneviève de Fontenay et Miss Prestige National 2012 Christelle Roca lors de la demi-finale de l'élection de « Super Mamie » à Saint-Cyprien, le 15 avril 2012.

Barbara Morel, alias Miss Provence, est élue Miss Nationale 2011. Elle devient ainsi la première Miss Nationale de l'histoire. Le 9 novembre 2011, un tribunal arbitral interdit le concours Miss Nationale[13]. Le concours est maintenu grâce aux comités de soutien. Christelle Roca, Miss Cerdagne-Rousillon, est élue Miss Prestige national.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier de Fontenay, L'Histoire secrète des Miss France, Flammarion, novembre 2009, 353 p.
  • Genevieve de Fontenay, Sans compromis, conversation avec Sylvie Tellier, Miss France 2002, Michel Lafon, 2005, 296p.
  • Paul Mulmann, Geneviève et les siens : chronique d'une famille française, préf. de Geneviève de Fontenay, La Nuée bleue, Strasbourg, 1999, 142 p. (l'auteur est le frère de Geneviève de Fontenay)

Notes et références[modifier | modifier le code]