Geneviève de Fontenay
Geneviève de Fontenay
Geneviève de Fontenay à l'élection de Super Mamie 2012.
| Naissance | 30 août 1932 Longwy ( |
|---|---|
| Profession | Ex-présidente du Miss France Ex-présidente du Comité Miss Nationale Présidente d'honneur du Comité Miss Prestige national |
| Conjoint | concubin Louis Poirot dit de Fontenay (1906-1981) |
| Famille | Ludovic né Poirot de Fontenay (1954-1984) Xavier Poirot de Fontenay (1961) |
Geneviève Suzanne Marie-Thérèse Mulmann[1] dite Geneviève de Fontenay, née le 30 août 1932 à Longwy est l'ex-présidente du Comité Miss France et de l'élection Miss Nationale et l'actuelle présidente d'honneur du Comité Miss Prestige national
Sommaire |
Biographie[modifier]
Patronyme et pseudonyme[modifier]
Le nom « de Fontenay » est un pseudonyme qui aurait été adopté par Louis Poirot (mort le 16 mars 1981), son compagnon et le père de ses enfants, en tant que Résistant durant l'occupation. Son fils, Xavier Poirot, a été déclaré au lendemain de sa naissance le 14 octobre 1961, sous le patronyme de « Poirot de Fontenay ».
Toutefois, par la suite, à la demande du procureur de la République de Nanterre, les actes de naissance et de mariage de Xavier Poirot, ainsi que les actes de naissance de ses filles, ont été rectifiés pour que leur état civil reste Poirot, sans la particule ni le pseudonyme. Cette décision a été confirmée par les arrêts successifs de la cour d'appel de Versailles le 24 octobre 2004, puis de la Cour de cassation le 11 juillet 2006[2].
Xavier Poirot peut donc continuer à se faire appeler de Fontenay. Toutefois, ce simple pseudonyme n'apparaît plus sur leurs actes d'état civil. De même que sa mère peut continuer à recourir au pseudonyme « Geneviève de Fontenay ».
Le Journal officiel du 14 septembre 2006[3] publie la requête de M. Poirot (Xavier, Louis, André), né le 13 octobre 1961 à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) auprès du garde des Sceaux, « tant en son nom personnel qu'au nom de ses enfants mineurs Adèle […] et Agathe […] afin d'ajouter « de Fontenay » à leur nom patronymique, pour s'appeler « Poirot de Fontenay » ».
Au sein du comité Miss France[modifier]
Geneviève Mulmann, l'aînée d'une fratrie de 10 enfants (père André Mulmann, ingénieur des Mines dans les aciéries d'Hagondange, mère très pieuse Marie-Thérèse Mulmann). Elle rentre dans l'école hôtelière de Strasbourg, puis suit une formation d'esthéticienne à Paris à 17 ans[4]. Résidant alors à Saint-Cloud, elle est élue Miss Élégance en 1957 alors qu'elle est mannequin chez Balenciaga. Elle rencontre Louis Poirot, alors président du Comité Miss France dont elle devient l'assistante en 1962, avec qui elle a deux fils, Ludovic (décédé à l'âge de 29 ans le 30 mars 1983) et Xavier. Après le décès de son concubin le 16 mars 1981, Geneviève de Fontenay reprend le comité avec son fils Xavier. En 2002, ils vendent tous deux les parties commerciale et télévisuelle de leur entreprise à la société Endemol, qui produit des émissions comme Star Academy ou Secret Story, pour la somme de 10 millions €[5]. Son salaire, en tant que directrice adjointe de la société Miss France, était de 5 000 euros par mois, selon un contrat initialement signé jusqu'en 2017[6].
Le 22 août 2002, elle se voit décerner la médaille du Mérite et Dévouement français, récompensant « le bien et la valeur », au cours de l'élection de Miss Seine-et-Marne 2002 à Lizy-sur-Ourcq, ville où elle passait toutes ses vacances chez ses grands-parents lorsqu'elle était enfant. C'est Muriel Truéba, alors déléguée Paris-Île-de-France, qui en avait fait la demande.
Engagements politiques[modifier]
Geneviève de Fontenay n'a jamais caché ses opinions politiques. En 2002, elle a soutenu la porte-parole de Lutte ouvrière, Arlette Laguiller, pendant les élections présidentielles de 2007, la candidate du PS Ségolène Royal et lors de l'élection présidentielle française de 2012, le candidat du même parti, François Hollande[7].
Tenue vestimentaire[modifier]
Contrairement à d'autres ambassadrices de la mode française qui estiment que le chic et le bon goût passent par un renouvellement constant des tenues, Geneviève de Fontenay possède un unique style de chapeau dont elle ne change jamais en représentation. Il constitue sa marque de fabrique et lui vaut le surnom de « la Dame au Chapeau ». Le répertoire de ses tenues, assorties et systématiquement noires et blanches, est lui aussi très limité et forme un look inchangé depuis 1957, année où il était à la mode. Geneviève de Fontenay suit là les conseils de Louis Poirot, ce dernier jugeant alors « sa tête est trop petite pour son corps » et lui ayant conseillé de porter un couvre-chef[8].
La Légion d’honneur[modifier]
Un sénateur de Savoie[Lequel ?] proposa Geneviève de Fontenay à la Légion d'honneur. Celle-ci s’y opposa : « C’est vraiment désacraliser le ruban, s’était-elle exclamée, que de le distribuer à n’importe qui… comme des médailles en chocolat »[9].
De Miss France à Miss nationale[modifier]
Polémique autour de Miss France 2008[modifier]
Suite à la publication par le magazine Entrevue de photos suggestives de Valérie Bègue, Miss France 2008, Geneviève de Fontenay a souhaité que celle-ci restitue son titre, au motif qu'elle aurait enfreint le règlement du Comité Miss France.
Après des manifestations de soutien à Valérie Bègue à La Réunion de la part de la population, d'élus locaux et même de l'évêque de La Réunion, et des pressions du secrétaire d’État à l’Outre-Mer Christian Estrosi, la société Miss France a décidé de ne pas lui retirer son titre. Toutefois, il a été également décidé qu'elle serait remplacée par une dauphine pour représenter la France dans les concours internationaux de Miss et certains galas régionaux. Ces photos de Valérie Bègue étaient déjà connues et lui avaient valu d'être destituée de son titre de Miss Réunion par le comité local. Elle a été réhabilitée dix jours plus tard par un agent inconnu ayant l'autorité requise pour annuler son invalidation. Cet épisode avait fait l'objet de discussions dans les médias à La Réunion.
Au 9 janvier 2008, Laura Tanguy, seconde dauphine de Miss France[10], est officiellement la remplaçante de Valérie Bègue aux élections de Miss Monde 2008, de Miss Univers 2008, ainsi qu'aux élections régionales aux côtés de la présidente du Comité Miss France.
Rupture avec Endemol et la Société Miss France[modifier]
Le 31 mars 2010, plusieurs sources[11] indiquent que Geneviève de Fontenay a adressé le 13 février 2010 à Endemol et à la Société Miss France une lettre de récrimination, suite à plusieurs scandales qu'elle n'aurait pas supportés. Le même jour, Geneviève de Fontenay confirme son intention de quitter la Société Miss France et de créer un nouveau concours de Miss en janvier 2011[12].
Création d'un nouveau Comité de Miss[modifier]
Parallèlement à la Société Miss France appartenant à Endemol France, Geneviève de Fontenay crée officiellement le 21 octobre 2010 un comité dissident dont le nom est le Comité Miss Nationale, qui élira la première Miss Nationale le dimanche 5 décembre 2010, soit le lendemain de l'élection de Miss France 2011.
Barbara Morel, alias Miss Provence, est élue Miss Nationale 2011. Elle devient ainsi la première Miss Nationale de l'histoire. Le 9 novembre 2011, un tribunal arbitral interdit le concours Miss Nationale[13]. Le concours est maintenu grâce aux comités de soutien. Christelle Roca, Miss Cerdagne-Rousillon, est élue Miss Prestige national.
Voir aussi[modifier]
Article connexe[modifier]
Geneviève de Fontenay apparaît dans la bande dessinée Les Gendarmes.
Liens externes[modifier]
- Site officiel de Geneviève de Fontenay
- Geneviève de Fontenay interviewée par Mazarine Pingeot pour la web-émission Le Café
- Genevieve de Fontenay interviewée en vidéo par leBlog2roubaix interview et extrait de discours public
Bibliographie[modifier]
- Xavier de Fontenay, L'Histoire secrète des Miss France, Flammarion, novembre 2009, 353 p.
- Genevieve de Fontenay, Sans compromis, conversation avec Sylvie Tellier, Miss France 2002, Michel Lafon, 2005, 296p.
- Paul Mulmann, Geneviève et les siens : chronique d'une famille française, préf. de Geneviève de Fontenay, La Nuée bleue, Strasbourg, 1999, 142 p. (l'auteur est le frère de Geneviève de Fontenay)
Notes et références[modifier]
- http://www.vrai-nom.com/divers.htm
- Cass. civ 1re, 11 juillet 2006, Xavier Poirot de Fontenay, (n° de pourvoi: 03-10409)
- Demande no 24188. Source : L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, décembre 2006.
- Biographie sur LCI
- Patrick Bernard, « Geneviève de Fontenay coincée par Endemol ? », sur Le Point, 1 avril 2010
- Les détails du contrat liant Geneviève de Fontenay et Endemol
- Geneviève de Fontenay, « Moi, Geneviève de Fontenay, je voterai pour François Hollande à la présidentielle », propos recueillis par Melissa Bounoua, 8 février 2012, NouvelObs.com, consulté le 14 avril 2012.
- Amel Brahmi, La vie secrète de Geneviève, Éditions du Moment, novembre 2011, 182 p. [lire en ligne (page consultée le 21 novembre 2011)]
- http://www.francesoir.fr/divers/la-legion-d-honneur-se-transforme-t-elle-en-medaille-en-chocolat
- La première dauphine, Miss Nouvelle-Calédonie, n’a pas souhaité occuper la fonction.
- Geneviève de Fontenay claque la porte d'Endemol L'Express
- Geneviève de Fontenay organisera ses propres concours de miss (Le Parisien.fr)
- http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/09/97001-20111109FILWWW00709-le-concours-miss-nationale-interdit.php