Réseau

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En premier ressort, un réseau désigne au sens concret « un ensemble de lignes entrelacées » et, au figuré « un ensemble de relations ».

Par extension, il désigne un ensemble interconnecté, fait de composants et de leurs inter-relations, autorisant la circulation en mode continu ou discontinu de flux (eau, air, huile…) ou d'éléments finis (marchandises, informations, personnes…).

Le réseau peut être « matériel » (comme le réseau sanguin), « semi-matériel » (comme le réseau lymphatique), « immatériel » (comme le réseau social), « abstrait, symbolique ou normalisé » (comme le Réseau Pert).

Étymologie et définition[modifier | modifier le code]

L'étymologie du mot remonte au latin « retiolus » diminutif de retis qui signifie « filet ». Le terme proche de « reticulum » signifiant « petit filet » a donné le substantif « réticule » et les adjectifs « réticulé » et « réticulaire », caractérisant les objets structurés en forme de « filet », comme le sont notamment les réseaux.

Le mot « réseau » est apparu pour la première fois dans la langue française sous la forme resel, au XIIe siècle. Employé dans un premier temps, dans les domaines du textile, de la biologie, du génie militaire, des fortifications, de la topographie et de l'économie géographique, le terme réseau manifeste surtout sa vitalité à partir du XIXe siècle. On le retrouve, actuellement, notamment dans les domaines du transport, de la communication, des infrastructures, de l'industrie et des services[1].

Le réseau se définit comme une « trame ou une structure composée d'éléments ou de points, souvent qualifiés de nœuds ou de sommets, reliés entre eux par des liens ou liaisons, assurant leur interconnexion ou leur interaction et dont les variations obéissent à certaines règles de fonctionnement »[2].

Domaines d'utilisation[modifier | modifier le code]

Le domaines d'utilisation du concept de réseau sont extrêmement variés. On le retrouve en sciences humaines (relations entre personnes), économie et gestion (relations entre organisations et entre acteurs économiques), informatique et télécommunications (interconnexion d'équipements), mathématiques (avec en particulier la théorie des graphes), toutes les autres sciences exactes (cristallographie, informatique abstraite, électricité, optique, biologie...), en géographie, en transports...

Science des réseaux[modifier | modifier le code]

Théorie des réseaux[modifier | modifier le code]

Alors que la théorie des graphes englobe les résultats fondamentaux sur les graphes, la théorie des réseaux, dont l'étude est la diktyologie, s'intéresse aux graphes présents dans le monde réel.

Rétistique[modifier | modifier le code]

La « rétistique » est un néologisme créé par Gabriel Dupuy en 1991 pour développer une vision réticulaire de l'espace et son aménagement[3] . Cette « pensée-réseau » met en avant l'idée du réseau « comme concept et non comme objet » rendant compte d'une nouvelle organisation de l'espace loin d'être surfacique et statique, mais plutôt interconnectée et interdépendante.

Fondamentalement l'étude des réseaux et de ses concepts sont décrits par une science : la rétistique. L'ensemble des notions caractérisant le concept de réseaux, peuvent être déclinées selon différentes représentations :

  • Représentation dans l'espace-temps d'une réalité logique : Le réseau est une forme ou structure particulièrement pertinente pour décrire à la fois la structure et le fonctionnement d'un ensemble où règne une division et/ou une répartition des tâches et des rôles . Ainsi l'organisation du vivant ou celle des organismes où les composants-organes ou acteurs coopèrent au service d'une finalité.
  • Représentation du caractère systémique : L'emploi d'une description sous forme logique facilite la compréhension des interactions réciproques unissant les composants concernés. La causalité, la hiérarchie et la fréquence des relations constatées dans et par le réseau donnent la mesure de sa cohérence et de sa consistance.
  • Émergence et compréhension de fonctions spécifiques au réseau : Le fait d'être en réseau peut induire une fonction que ses sous-parties ne possèdent pas. On qualifie d'émergence le processus d'apparition de cette fonction . Ainsi la conscience - par exemple - serait l'émergence du réseau neuronal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. V. Marx, La dimension collective des réseaux de distribution, Th. Montpellier I, 2008, n° 1, P. 3.
  2. F. Ost et M. van de Kerchove, De la pyramide au réseau ? Pour une théorie dialectique du droit, Publication des Facultés universitaires Saint Louis, n° 14, Bruxelles, 2002, p. 24.
  3. « Ville de la connaissance et terreau numérique, le cas de Montpellier » in Networks and communication studies, 2012, Vol 26, no 3-4, p. 275-306

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Synthèse d'un article célèbre sur les organisations en réseau comparées aux marchés et aux hiérarchies (Walter W. POWELL 90)