Valleroy (Meurthe-et-Moselle)

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Valleroy
Salle des fêtes
Salle des fêtes
Blason de Valleroy
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Homécourt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Orne
Maire
Mandat
Christian Lamorlette
2014-2020
Code postal 54910
Code commune 54542
Démographie
Population
municipale
2 418 hab. (2011)
Densité 197 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 45″ N 5° 56′ 11″ E / 49.2125, 5.9363888888949° 12′ 45″ Nord 5° 56′ 11″ Est / 49.2125, 5.93638888889  
Altitude Min. 181 m – Max. 252 m
Superficie 12,26 km2
Localisation

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Valleroy

Valleroy est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine. Elle est jumelée à la commune de Barisciano en Italie depuis 1982.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Valleroy :

Rose des vents Les Baroches Briey Homécourt Rose des vents
N Auboué
O    Valleroy    E
S
Hatrize Giraumont Moineville

Toponymie[modifier | modifier le code]

En Lorrain : Vallereu.

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Val-de-Loi[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines gallo-romaines sont établies en 1962 par la découverte d'une riche villa. Cité en 1188 avec Hatrize possession de l'abbaye Saint- Martin. Avec Moineville elle forme un fief des sires d'Apremont, avec la garde féodale au château de Briey en 1330. L'ancien village de Laneufville est cité (Langei villa) en 910, dans la charte de la reine Richilde, veuve de Charles le Chauve, pour l'abbaye de Gorze. En 1457 les habitants de Valleroy, s'engagent à donner tous les ans une livre de bonne cire au roi de Sicile et au duc de Calabre son fils, ces deux princes ayant pris ce village sous leur sauvegarde. En 1817 Valleroy, village de l'ancienne province du barrois entre Orne et Rawé, a pour annexes les hameaux de Laneufville et Belair. À cette époque il y a 504 habitants répartis dans 84 maisons.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le premier maire élu est François Friquegnon, le 9 février 1790.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1790 François Friquegnon    
1790 1791 Jean Friquegnon    
1791 1792 Jean-Nicolas Pierga    
1792 1793 Louis-Claude Delorme    
1793 1795 Nicolas Nicolas    
1795 1796 Jean-Pierre Andre    
1796 1800 Jean-Antoine Étienne    
1800 1806 Louis-François Bertrand    
1806 1808 François Andre    
1808 1812 Nicolas Drouot    
1812 1815 François Friquegnon    
1815 1816 Alexandre Magny    
1816 1830 Pierre-François Gaspard    
1830 1832 Nicolas Martin    
1832 1842 Sébastien Drouot    
1842 1846 Jean-Pierre Devaux    
1846 1554 Pierre-Louis Berthelemy    
1854 1860 Jean-Baptiste Drouot    
1860 1865 Jean-François Berthelemy    
1865 1867 Nicolas Martin    
1867 1871 Jean-Baptiste Humbert    
1871 1874 Jean-François-Adolphe Ancel    
1874 1884 Jean-Baptiste Barthelemy    
1884 1892 Jean-Baptiste Humbert    
1892 1902 Jean-François-Adolphe Ancel    
1902 1902 Jean-Baptiste-Eugène Berthelemy    
1902 1912 Joseph Barthelemy    
1912 1919 Adrien Mamias    
1919 1939 Léon, Philippe, Ernest Terrier    
1939 1945 Léon Terrier    
1945 1947 Léon Probst    
1947 1959 Émile Duhamel    
1959 1965 Roger Jacquin    
1965 1977 Victor Muzzin    
1977 1989 Robert Zanelli    
1989 mars 2001 Roland Besnier    
mars 2001 mars 2008 Monique Zanetta    
mars 2008 en cours
(au 16 avril 2014)
Christian Lamorlette    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 418 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
512 380 507 527 558 586 515 494 427
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
495 501 492 459 455 546 629 1 292 992
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 654 2 180 2 015 2 145 2 239 2 598 2 271 2 185 2 196
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
2 337 2 296 2 429 2 448 2 418 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La mine[modifier | modifier le code]

La mine de fer de Valleroy, d'une superficie de plus 800 hectares, est concédée en 1886 à la Société des Aciéries de Longwy, l'une des premières grandes entreprises sidérurgiques créées dans le bassin lorrain. Cette mine est ensuite exploitée par la Société des mines de Valleroy constituée le 25 juin 1907 pour une durée de 99 ans, sous la présidence du comte Fernand de Saintignon, un maître de forges de Longwy.

Le château[modifier | modifier le code]

Les seigneurs du Chatelet et de Faillonnet acquièrent des terres en 1685 sur lesquelles ils font construire le château en 1689.

Le cimetière des prisonniers soviétiques[modifier | modifier le code]

On peut y voir une œuvre de Amilcar Zannoni. Il est inauguré le 20 mai 1971. Cinquante quatre prisonniers de guerre y sont inhumés.

La piste cyclable de la vallée de l'Orne[modifier | modifier le code]

C'est une piste bétonnée, qui va de Valleroy jusqu'à Rombas.

Le pont de Valleroy-Moineville[modifier | modifier le code]

En 1697, construction du pont en pierre dynamité en 1914 pour freiner l'invasion allemande. Il est reconstruit en pierre en 1920 et à nouveau détruit le 15 juin 1940 par l'armée française pour la même raison. En 1941 un pont provisoire en bois le remplace. Après la libération, un nouveau pont de pierre est érigé.

La Ruelle Ognon[modifier | modifier le code]

En d'autres temps, ruelle où s'affrontent les "Anguilles" (surnom des habitants de Moineville) et les "Chabots" (surnom des habitants de Valleroy), d'où son nom: ruelle "aux gnons".

Autres[modifier | modifier le code]

  • Un lavoir est construit en 1927, et détruit en juin 1988 ;
  • Le Monument aux morts de la Grande Guerre est inauguré le 11 novembre 1920 ;
  • La salles des fêtes est construite par la Société des Mines de Valleroy en 1927 ;
  • La gare de Valleroy-Moineville, avec une voie unique entre Conflans et Briey est ouverte le 1er septembre 1879. Une deuxième voie est installée en 1904 ;
  • La construction du bâtiment qui contient la Poste, la mairie et les écoles commence en 1913 ; elle est interrompue entre 1914 et 1918, pour s'achever en 1927 ; l'inauguration a lieu en août 1927 ;
  • Le presbytère est construit au XVIIe siècle, reconstruit en 1743, et un étage est ajouté en 1770.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Urbain n'est à son origine (XIIIe siècle ou XIVe siècle) qu'une tour-clocher voûtée d'ogives dont il subsiste des culots et les traces d'arrachement de la voûte. La première pierre de l'église est posée le 16 septembre 1728. Elle est achevée en 1773 et agrandie à l'est au XIXe siècle. Le bulbe du clocher date de 1828. Les chapelles latérales et les tribunes ainsi que le porche extérieur sont ajoutés en 1936. Les murs portent des marques de tacherons.

La Croix Hizette[modifier | modifier le code]

Elle est érigée en 1635, en remerciement à Dieu pour avoir sauvé une jeune fille malade de la peste. Après la Révolution de 1789 elle est mise à l'abri, puis remise en place. On vient implorer la guérison lors de l'épidémie de choléra de 1840. Elle est restaurée en 1987. Elle est classée aux monuments historiques depuis 1988.

Sur le calvaire, on peut lire: « Passants arrestes vous coneplans ceste croix priez vous est trestov de dire de pure voix un doux pater noster, ave maria aussi pour laurent hizette et sa femme odelys qui lon faict mettre ici contre leur héritage en lan mil six cents trente cinq davantaic eulx en réscompence prieron dieu quatous il vous donne sa paix sa grace et son amour or estans decede de ce monde transtoire prie dieu pour leur ame quilles mette a sa gloire »

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Évolution du nom de la commune[modifier | modifier le code]

D'après de nombreux documents (religieux, administratif ou décret), on peut retracer l'évolution du nom de la commune.

Date Nom Information
1239 VALLEROI
1340 VALLEROYS
1348 VALLERET Archives Municipales de Metz
1429 WALLELOI ou VALLELOY Archives Municipales de Metz
1482 VALLEROT ou VALLERAT
1519 WALLEROY
1594 VALLEROY LES BRIEY
1646 VALLEROT SUR ORNE
1693 VALROY Bureau des finances
de la Généralité de Metz
1790 VALDELOY Décret du 23 juin 1790
de l'Assemblée Nationale
1802 VALDELOI
1er janvier 1814 VALLEROY

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Cunier, Valleroy Vingt siècles de chronologies villageoises, Cœur d'Occident Éditions (ISBN 2-84745-005-X).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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