Aubange

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Aubange
L’« hôtel de ville » à Athus
L’« hôtel de ville » à Athus
Blason de Aubange
Héraldique
Drapeau de Aubange
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Arlon
Bourgmestre André-Marie Morosini (Avec Vous)
Majorité PS-MR-Ecolo
Sièges
PS
cdH
MR
Ecolo
 PS

cdH

MR

Ecolo

Section Code postal
Aubange
Athus
Halanzy
Rachecourt
6790
6791
6792
6792
Code INS 81004
Zone téléphonique 063
Démographie
Gentilé Aubangeois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
16 042 (1er janvier 2014)
49,31 %
50,69 %
352 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
22,38 %
61,19 %
16,42 %
Étrangers 18,11 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 13,01 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 459 €/hab. (2011)
Coordonnées 49° 34′ 00″ N 5° 48′ 18″ E / 49.566666666667, 5.80549° 34′ 00″ Nord 5° 48′ 18″ Est / 49.566666666667, 5.805  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
45,60 km2 (2005)
50,62 %
25,63 %
19,28 %
4,48 %
Localisation
Situation de la commune dans l'arrondissement d'Arlon et la province de Luxembourg
Situation de la commune dans l'arrondissement d'Arlon et la province de Luxembourg

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Aubange
Liens
Site officiel aubange.be

Aubange (luxembourgeois : Éibeng[1]/Ibéng, wallon : Åbindje, allemand : Ibingen) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Luxembourg. Elle tient son nom du village d'Aubange qui est une localité en faisant partie ainsi qu'une des quatre sections de la commune.

C'est la troisième commune la plus peuplée de la province avec 16 205 habitants au 31 décembre 2012 mais également l'une des plus petites en superficie avec 45,6 km2, ce qui lui confère la plus grosse densité de population de la province, avec 352 habitants par kilomètres carrés, alors qu'elle reste une commune rurale. Le village d'Aubange en lui-même compte 4 006 habitants, lors du même recensement.

Aubange est à cheval entre la Gaume de langue française et patois gaumais et le Pays d'Arlon (Arelerland), région où la langue vernaculaire traditionnelle est le luxembourgeois[2].

La commune a la particularité de se situer le long de deux frontières belges: celle avec la France et celle avec le Grand-Duché de Luxembourg. Le tripoint transfrontalier se situe au sud-est de la commune, à Athus, jouxtant Mont-Saint-Martin (département de Meurthe-et-Moselle, France) et Rodange (canton d'Esch-sur-Alzette, Grand-Duché de Luxembourg).

Aubange est également l'une des 25 communes de l'Agglomération transfrontalière du pôle européen de développement, une agglomération urbaine transfrontalière de 127 622 habitants (en 2012).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le tripoint Belgique-France-Luxembourg se trouve à Athus, à l'extrémité est de la commune, jouxtant Mont-Saint-Martin (France) et Rodange (Grand-Duché de Luxembourg).

La commune d'Aubange[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située à l'extrême sud est de la province de Luxembourg et est éloignée d'un peu plus de 200 kilomètres de la capitale du pays (Bruxelles) mais n'est pas la plus distante, cette dernière étant Rouvroy.

Cependant, elle est loin d'être isolée car son emplacement géographique aux trois frontières avec la France et le Grand-duché du Luxembourg l'amène-t-à être au cœur de la Grande Région. Le tripoint transfrontalier se trouve au sud-est d'Athus, à l'extrémité est de la commune.

Le point le plus haut de son territoire se trouve juste à côté de Guerlange, au nord est de la commune, à quelques pas de la frontière luxembourgeoise, sur le lieu-dit Belleshecken, qui culmine à 388 mètres.

Sections et localités[modifier | modifier le code]

La commune d'Aubange est divisée en quatre sections dont certaines comportent plusieurs localités. En Belgique, une section est normalement définie par les limites des anciennes communes d'avant la fusion de 1977. A cette date, les quatre (anciennes) communes d'Athus, d'Aubange, d'Halanzy et de Rachecourt créèrent donc la « nouvelle » (et actuelle) commune d'Aubange et leurs anciens territoires en devinrent les actuelles sections.

En voici un bref classements par population et par superficie en date du 31 janvier 2012:

  • Superficie:
    • Halanzy
    • Athus
    • Aubange
    • Rachecourt

Ces dernières se composent de la manière suivante:

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les principaux cours d'eau suivants : la Chiers, la Vire, la Messancy, la Batte et le Brüll ; tous font partie du bassin versant de la Meuse et ce en rive droite. Le cours d'eau au plus gros débit est la Chiers après son confluent avec la Messancy au sud d'Athus. Aucun cours d'eau n'est navigable sur la commune.

On compte également plusieurs étangs, comme ceux de Battincourt et d'Athus, où l'on peut pratiquer la pêche.

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de police Sud-Luxembourg pour les services de police, ainsi que de la de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

Le village d'Aubange[modifier | modifier le code]

Le village d’Aubange est situé relativement au centre de la commune, plus précisément au croisement de deux routes nationales: la nationale 88 (entre Athus, Virton et Florenville) et la nationale 883, reliant Messancy à la frontière françaiseMont-Saint-Martin).

Il est traversé par le Brüll.

La section d'Aubange[modifier | modifier le code]

La section d'Aubange ne se compose que du village d'Aubange. Elle partage cette caractéristique avec la section de Rachecourt qui ne se compose que du village en lui-même. Les deux autres sections de la commune (Athus et Halanzy) regroupent, elles, plusieurs entités.

C'est la deuxième section de la commune en termes de population et la troisième en termes de superficie.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuestas de Lorraine.

Aubange fait partie de la Lorraine belge, contenant les deux sous-régions de la Gaume et du Pays d'Arlon, seule région géologique du Jurassique (Ère secondaire) de Belgique. Elle est située entre la deuxième et la troisième cuesta de Lorraine (cuesta charmoutienne au nord et cuesta bajocienne au sud, cette dernière délimitant la frontière avec la France)[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée à l'est par la frontière luxembourgeoise et au sud par la frontière française.

Communes limitrophes d’Aubange
Saint-Léger Messancy
Musson Aubange Käerjeng (L)
Cosnes-et-Romain (F) Mont-Saint-Martin (F) Pétange (L)

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve déjà des traces du village en 1255 sous le nom d' Obengis. En 1683, cela devient Obanges, ou Obange. Ensuite la forme germanique Ubingen dont Aubange en serait la traduction romande[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire de la commune d'Aubange[modifier | modifier le code]

Athus est le plus ancien village de la commune. La Place Verte (ici en photo) en fut longtemps le centre.

On sait que lors de la Révolution française de 1789, la commune d'Aubange existait déjà. Cependant peu d'informations existent sur l'origine de celle-ci bien qu'elle tire probablement sa naissance du systèmes des communes du Moyen Âge. La commune était composée au moins des villages d'Aubange et d'Athus. Cette dernière s'en séparera le 6 juin 1878 afin de devenir une commune indépendante.

Lors de la fusion des communes belges de 1977, la commune prendra sa forme actuelle en englobant avec Aubange, celles d'Athus, d'Halanzy et de Rachecourt. Le village de Guerlange quitta également la commune de Messancy pour Aubange. Le nom de commune d'Aubange fut choisi en fonction de l'histoire du village, surtout au Moyen Âge. En effet Aubange était la résidence des seigneurs d'Obange dans le Domaine du Clémarais, depuis 1373 (date de leur indépendance). Et bien que la plupart de services (y compris l'hôtel de ville) se trouve à Athus et que cette dernière soit la plus grande et la plus peuplée des localités de la commune, c'est le titre de commune d'Aubange qui fut choisi pour la « nouvelle » commune, en 1977.

Le plus ancien de villages de la commune est Athus, qui fut fondé à l'époque romaine par des tribus germaniques s'agglomérant autour du Titelberg (aujourd'hui près de Rodange).

Histoire du village d'Aubange[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Domaine du Clémarais.
L'ancien hôtel de ville de la commune d'Aubange. Le bâtiment occupa ces fonctions jusqu'à la fusion des communes de Belgique en 1977, puis devint le CPAS et une bibliothèque. Aujourd'hui, l'hôtel de ville de la commune se trouve à Athus.

Les premières appellations du village[5] remontent au XIIIe siècle, Aubange dépend alors de la seigneurie de Rodange, elle-même dépendante de la châtellenie de Longwy. Le nom du village proviendrait du nom de la famille s'étant installée à cet endroit, fondant les premières bâtisses du château du Clémarais.

En 1373, Aubange devient une seigneurie indépendante à la suite du rachat de certaines parcelles de la seigneurie de Rodange ainsi qu'à un mariage.

En 1422, est cité le premier seigneur de Clémarais, Jean de Mercy. La construction du château est alors terminée et les seigneurs de Clémarais commencent à étendre leurs terres.

En 1670, Louis XIV occupe toute la Lorraine et ordonne le démantèlement des châteaux et places-fortes autour de Longwy. Le château de Clémarais en faisant partie, il fut probablement détruit à cette époque. En 1678, le traité de Nimègue cède la prévôté de Longwy à la France ; Aubange et Clémarais deviennent ainsi français. Aubange rejoindra le Luxembourg en 1769 mais en 1794, à la suite de l’occupation du pays par les Français, il redevient à nouveau sous le joug de la jeune République.

Héraldique des seigneurs d'Obange[modifier | modifier le code]

Le domaine du Clémarais, à Aubange, fut longtemps la résidence des Seigneurs d'Obange.
Armoiries d'Obange 2.svg
La famille d'Obange (ou Aubange), branche des seigneurs d'Obange, possédait des armoiries.
Blasonnement : De gueules à la croix ancrée d'or, accompagnée de quatre étoiles (de cinq ou six rais) du même.
Source du blasonnement : Jean-Claude Loutsch, Armorial du pays de Luxembourg, Luxembourg, Publications nationales du Ministère des Arts et des Sciences,‎ 1974, p. 621.



Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après la défaite de Napoléon à la Bataille de Waterloo en 1815, l'actuelle Belgique ainsi que l'actuel Luxembourg passèrent aux mains du royaume des Pays-Bas de Guillaume Ier. Lors de la révolution belge de 1830, le village fait toujours partie du duché de Luxembourg qui est alors offert entièrement à la Belgique après l'indépendance de cette dernière. Les grandes puissances européennes de l'époque étant résolues à priver le jeune royaume du point stratégique qu'est la forteresse de Luxembourg-Ville, les protocoles de Londres (20 janvier 1831) stipulèrent que la Belgique devait rendre le Luxembourg au roi des Pays-Bas. Le traité des XXIV articles (15 novembre 1831) accorda cependant à la Belgique le Luxembourg wallon ainsi que le Pays d'Arlon (Arelerland), pourtant de langue luxembourgeoise. C'est ainsi qu'Aubange resta belge alors que le Grand-duché devenait progressivement indépendant.

Le village ne connut jamais la renommée due à la sidérurgie comme ses voisines, Athus et Halanzy, eurent la chance d'avoir. Cependant, bien qu'étant resté un village fort agricole, le commerce était prospère tout au long de la riche époque industrielle métallurgique de la région, entre le XIXe et XXe siècle. Cependant, Aubange souffrit également lors de l'arrêt de cette activité à la fin du XXe siècle, à cause de la concurrence des marchés étrangers[6].

La commune d'Aubange était déjà une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. À cette date, le village (et le nom) d'Aubange a été choisi comme nom officiel de la commune regroupant avec elle celles d'Athus, d'Halanzy et de Rachecourt. Cependant, le siège administratif et la plupart des institutions communales et des services se trouvent à Athus qui est la plus grande localité de la commune. On y trouve ainsi l'hôtel de ville, le C.P.A.S, la Poste principale, le centre culturel, le centre sportif, le service d'incendie ou encore le commissariat principal de la police ainsi que les principaux établissements scolaires. Les seuls établissements officiels se trouvant dans le village d'Aubange sont le service travaux, la salle des fêtes et la deuxième bibliothèque.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason commune d'Aubange (Belgique).svg
La commune possède des armoiries.
Blasonnement : D’argent à trois bandes de gueules.
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia,‎ 2002.



Démographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Aubange[modifier | modifier le code]

Une des particularités d'Aubange est que ce n'est pas la plus peuplée des localités de la commune. Celle-ci étant Athus (image), où siège d'ailleurs l'administration communale.

La commune compte 16 205 habitants au 31 décembre 2012, dont 7 987 hommes et 8 218 femmes. On dénombre également un total de 3 783 étrangers (registres de population et des étrangers confondus)[7]. Cela fait d'elle la 3e commune de la province de Luxembourg en termes de population, derrière Arlon (environ 28 000) et Marche-en-Famenne (environ 17 000). La population aubangeoise est en grande partie composée de travailleurs frontaliers pour le Luxembourg. Une importante présence d'immigrés est à noter dans la commune et particulièrement dans la localité d'Athus. On compte notamment une minorité portugaise de plus en plus forte[8].

Aubange est également au cœur d'une agglomération urbaine transfrontalière d'environ 125 000 habitants: l'Agglomération transfrontalière du pôle européen de développement.

Le graphique suivant reprend la population résidente au 1er janvier de chaque année[9] pour la commune.

Les différentes localités de la communes par nombre d'habitants au 31 décembre 2012:

Le village d'Aubange[modifier | modifier le code]

Le village d'Aubange en lui-même compte 4 006 habitants au 31 décembre 2012 dont 1 969 hommes, 2 037 femmes et parmi eux 818 étrangers[10].

Le graphique suivant représente l'évolution du nombre d'habitants dans le village d'Aubange depuis le premier recensement de la « nouvelle » commune d'Aubange, soit en 1978:

On remarque sur ce graphique la chute de la population à partir de la fin des années 1970. Elle s'explique par le début de la crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain, qui toucha durement Aubange et ses environs. En effet plusieurs usines sidérurgiques qui se trouvaient dans le voisinage d'Aubange durent fermer dans ces années là et notamment celle d'Athus et celle d'Halanzy. Cela entraina la fuite de bon nombre de travailleurs résidant auparavant dans le village. On remarque d'ailleurs la même tendance sur les données démographiques d'Athus et d'Halanzy mais aussi sur ceux de bien des villes et villages des alentours.

Langues[modifier | modifier le code]

Aubange est une commune francophone mais est cependant à cheval sur deux sous-régions linguistiques distinctes : la Gaume, où la langue vernaculaire est le Gaumais, et le Pays d'Arlon (Arelerland) où l'on parle traditionnellement l’Areler, un patois luxembourgeois. La « frontière » entre ces deux sous-régions linguistiques se situe entre Halanzy (Gaume) et Aix-sur-Cloie (Pays d'Arlon).

Cependant, ces langues sont de moins en moins parlées, au profit bien sûr du français et d'autres langues amenées par l'immigration, comme le portugais.

Économie[modifier | modifier le code]

Autrefois riche grâce à la sidérurgie, la commune a subi un déclin économique à la fin des années 1970 avec la fermeture de l'usine d'Athus et de la mine de fer d'Halanzy, le tout consécutif à la crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain. Depuis lors, de nombreuses actions ont été mises en œuvre pour tenter de redynamiser l'économie et le commerce dans la région[11], avec notamment la création du Pôle Européen de Développement (PED) en collaboration avec les communes voisines de Longwy et Pétange. On notera aussi la construction de zonings industriels et commerciaux mais, malgré tout, l'économie locale reste fort attachée au Grand-Duché de Luxembourg et de nombreux résidents aubangeois sont « frontaliers », c'est-à-dire travaillent dans le pays voisin, ce qui freine le développement local à proprement parler.

Le Terminal conteneurs d'Athus, actuellement.

Le Pôle européen de développement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pôle Européen de Développement.

Afin de séduire les entreprises et de les faire venir sur les terres des anciens sites sidérurgiques, les communes des trois frontières créèrent un espace économique et commercial transfrontalier: le Pôle Européen de Développement (P.E.D.). Le Pôle en question s'étend sur le territoire des différentes communes des trois pays: Belgique, France et Grand-Duché de Luxembourg, autour du tripoint transfrontalier. Il regroupe actuellement plusieurs entreprises ainsi que des zones commerciales.

Le Terminal Conteneurs d'Athus (TCA)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Terminal conteneurs d'Athus.

Véritable porte drapeau international de la commune dans le domaine des entreprises, le Terminal conteneurs[12] est, comme son nom l'indique, un important site de stockage, de transit et de manipulation de conteneurs par rail tout comme par route. Il est situé non loin du site de l'ancienne usine d'Athus et bénéficie d'un réseau ferroviaire et routier fort développé à cet endroit avec notamment les croisements de routes et voies belges, luxembourgeoises et françaises. Au cœur de la Grande Région, le TCA est spécialisé dans la manipulation des conteneurs en provenance des grands ports de la mer du Nord comme Anvers, Zeebruges ou Rotterdam via la célèbre ligne ferroviaire 165 Athus-Meuse et leur redirection vers l'intérieur des terres par rail ou par route.

Créé en 1979, le site n'eut de cesse de s'étendre et gère aujourd'hui environ 120 000 conteneurs par an sur une surface totale de 15 ha[13].

L'Agence de Développement Local (ADL)[modifier | modifier le code]

À l'initiative du Conseil communal, une agence communale fut créée le 1er mars 2010 afin de promouvoir et d'aider les projets d'investissement sur le territoire d'Aubange[14]. L'Agence de Développement Local, c'est son nom, qui est située dans les bureaux de l'ancien CPAS, rue du village à Aubange. Elle soutient et conseille quelque démarche que ce soit en faveur de la commune, qu'elle soit culturelle, financière ou festive[15].

Transports[modifier | modifier le code]

La gare d'Athus: un train belge « Désiro » reliant Virton et Arlon et un train luxembourgeois de la CFL en partance pour Luxembourg-ville via Esch-sur-Alzette.

La commune et le village sont traversés sur l'axe est-ouest par la route nationale 88 qui relie Athus et Florenville. Sur l'axe nord-sud, la route nationale 81, qui démarre depuis la route nationale 4 à Arlon, est prolongée par l'autoroute A28 juste avant de servir de ligne de démarcation entre les villages d’Aubange et Athus, quelques kilomètres avant l’entrée à Longwy en territoire français ; ces routes font partie de la route européenne 411 depuis Weyler (Arlon).

Aubange se trouve à une trentaine de kilomètres de la ville de Luxembourg et de son aéroport.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune d'Aubange dispose de trois gares sur son territoire : celles d'Athus, d'Aubange et d'Halanzy. La gare d'Aubange-village est desservie par la ligne 165 reliant Athus à Libramont en passant par Virton. Il existe aussi une ligne luxembourgeoise vers Luxembourg-ville en provenance également de Virton.

La commune est traversée par plusieurs lignes de bus de la société TEC notamment les lignes 72, 73, 75, 76, 85, 86, 167a, 167b et la célèbre ligne 1011, la plus longue de Belgique entre Liège-Bastogne-Arlon et Athus, ainsi que par quelques lignes Luxembourgeoises.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Depuis le 29 mars 1990, la commune dispose d'un centre culturel, situé à Athus. D'abord appelé Foyer culturel de la Commune d'Aubange, l'asbl arrivait en tant que nouvel acteur parmi toutes les associations, certaines actives depuis des années.

La toute nouvelle bibliothèque communale, à Athus.

On dénombre également quatre bibliothèques : à Athus, à Aubange, à Halanzy ainsi qu'à Rachecourt.

Le PEC, Pôle Européen Culturel[modifier | modifier le code]

En 2007 un théâtre construit avec des conteneurs provenant du Terminal Containeur d'Athus (voir plus haut) et nommé Pôle Européen Culturel (PEC) (clin d'œil au Pôle Européen de Développemnt (PED)), fut implanté à Athus au milieu de la zone industrielle et ce pour une durée de trois mois. De nombreuses activités y furent proposées comme des concerts, des projections cinématographiques ou des représentations théâtrales. Le projet, pour le moins original, se solda néanmoins par un déficit[17].

Musées[modifier | modifier le code]

Les musées Athus et l'Acier et L'univers des pompiers sur le site de l'ancienne usine d'Athus

Prix littéraire annuel[modifier | modifier le code]

Le Prix Jean Lebon récompense, chaque année, un écrivain né ou domicilié sur les territoires de la province du Luxembourg, du Grand-Duché de Luxembourg, de la Lorraine et des Ardennes Françaises.

Folklore[modifier | modifier le code]

Fête de la pomme[modifier | modifier le code]

Rachecourt accueille chaque année la fête de la pomme.

La fête de la pomme, organisée par le Syndicat d'Initiative du village de Rachecourt, est une foire artisanale qui se déroule chaque année au début de l'automne. Elle propose de nombreux produits dérivés du fruit, des stands didactiques, des animations de rue[18] et l'on peut même y faire presser ses propres pommes pour en récolter le jus[19]. Le tout se déroule dans le cadre pittoresque de Rachecourt, maintes fois en nomination comme village fleuri de Wallonie.

On trouve d'ailleurs dans le village une pomme sculptée en 1989 par Jean-Pol Deller représentant la désormais traditionnelle foire locale[20].

Musique[modifier | modifier le code]

Plusieurs festivals de musique sont organisés sur le territoire de la commune. Citons par exemple le Wave festival sur le domaine du Clémarais à Aubange pendant la période estivale, le festival Aix'periment en aout à Aix-sur-Cloie ou Fiest'Athus fin juin, sur la place du Brüll à Athus.

Associations[modifier | modifier le code]

Syndicats d'initiative[modifier | modifier le code]

  • Syndicat d'initiative d'Aubange
  • Syndicat d'initiative Amifer d'Halanzy
  • Syndicat d'initiative de Rachecourt

Harmonies[modifier | modifier le code]

Confrérie des Maîtres de Forges[modifier | modifier le code]

La Confrérie des Maîtres de Forges est une confrérie créée à Athus en 1994 qui a pour but de faire connaître l'ancienne cité sidérurgique luxembourgeoise hors de ses frontières[21]. Étroitement liée au passé industriel de la localité, elle fait notamment brasser une bière locale : la Coulée des Métallos[22].

Les amis du rail d'Halanzy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les amis du rail d'Halanzy.

Les majorettes d’Athus[modifier | modifier le code]

Les Majorettes d'Athus était un groupe de majorettes de la localité d'Athus autrefois fort connues dans toute la Belgique grâce aux nombreux prix et championnats qu'elles remportèrent[23]. Le groupe fut dissous à la fin du XXe siècle, ènième preuve du déclin de la ville sur tous les plans après la fermeture de son usine.

Marchés, foires et brocantes[modifier | modifier le code]

Il existe deux marchés hebdomadaires dans la commune : l'un à Athus le vendredi matin et l'autre à Halanzy le samedi matin. Des navettes de bus gratuites sont organisées par les autorités pour s'y rendre[24].

Diverses foires et brocantes sont également organisées dans la commune tout au long de l'année ainsi que des marchés de Noël à cette période.

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune est très majoritairement catholique même si la pratique de la religion se perd de plus en plus comme partout en Belgique. Aubange fait partie du diocèse de Namur[25] et du doyenné de Messancy[26]. Les différentes paroisses de la commune sont les suivantes :

Politique[modifier | modifier le code]

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Aubange a pour bourgmestre Véronique Biordi (PS), entrée en fonction le 3 décembre 2012. Elle est la première femme bourgmestre d'Aubange, après en avoir été la première femme échevin. Elle renoue également avec la « tradition » d'un bourgmestre socialiste à sa tête. Celle-ci n'ayant été dérogé qu'une seule fois dans toute l'histoire de la commune: lors de la dernière législature (2006 - 2012) où le cdH Jean-Paul Dondelinger gouvernait.

Une des particularités de la commune est que l'hôtel de ville, comme beaucoup d'autres services, se trouve à Athus et non à Aubange même.

Législature 2012 - 2018[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville se trouve à Athus. Ici, l'entrée principale rénovée en 2010.

Résultats des élections[modifier | modifier le code]

Lors des élections communales, qui eurent lieu le 14 octobre 2012, c'est la liste Avec Vous! (PS) qui remporta le scrutin avec à sa tête Véronique Biordi[34]. Cette dernière entra en fonction comme bourgmestre le 3 décembre 2012. La future dirigeante de la troisième commune de la province l'emporte avec 2063 voix, devant le bourgmestre sortant qui en totalise 1266 et un autre ancien mayeur, également sur la liste Avec Vous! : François Rits qui récolte 1072 votes.

Vu l'évolution démographique, le nombre de sièges du conseil communal aubangeois passe de 23 à 25 pour la législature 2012-2018.

Suite aux élections législatives fédérales du 25 mai 2014, Véronique Biordi a été remplacée par André-Marie Morosini (issu de la même liste "Ave Vous"). Suppléante de Philippe Courard, elle a en effet été appelée au poste de députée wallonne et n'a donc pu maintenir ses fonctions de bourgmestre de la commune d'Aubange[35]. Elle a repris ses fonction à la mi-septembre 2014, suite à la démission de Philippe Courard de son poste de secrétaire d'État[36].

Les alliances[modifier | modifier le code]

La liste gagnante avait préalablement conclu un accord électoral avec le cdH sortant, qui, peu importe les résultats, devaient allier les deux partis afin d'organiser une majorité[37]. Cependant le soir même des élections, après sa victoire, Véronique Biordi fit savoir que cette alliance ne tenait plus et ouvrit la majorité au MR et à Ecolo, reléguant de ce fait les cdH du bourgmestre sortant dans l'opposition[38]. Ce genre de petit jeu de chaise musicale entre partis est monnaie courante depuis quelques législatures à Aubange, les alliances se nouant et se trahissant d'une année à l'autre.

Législature 2006 - 2012[modifier | modifier le code]

Lors de cette législature, le scrutin fut remporté, en 2006 donc, par Jean-Paul Dondelinger (cdH). Le conseil communal était composé de 23 sièges répartis comme tels: 9 pour le cdH, 8 pour le PS, 5 pour ROC (Rassemblement Ouverture Communale) et 1 pour Ecolo[39].

Liste des bourgmestres de la commune[modifier | modifier le code]

Avant la fusion des communes (1977)[modifier | modifier le code]

Depuis 1977[modifier | modifier le code]

Voici la liste des bourgmestres d'Aubange depuis la fusion des communes de 1977:

  • 1977 - 1989: Raymond Dumont (PS)
  • 1989 - 2006: François Rits (PS)
  • 2006 - 2012: Jean-Paul Dondelinger (cdH)
  • 2012 - 2018: Véronique Biordi (Avec Vous!) (PS)

Sports[modifier | modifier le code]

Le tennis Club d'Halanzy.

La commune compte plusieurs centres sportifs avec de nombreux clubs de différentes disciplines.

  • À Aubange :
    • La salle de sport du Clémarais (volley-ball et foot en salle)
    • Les installations du Royal Étoile Sportive Aubange (football)
  • À Halanzy :
    • Le Tennis Club d'Halanzy
    • Les installations du Royal Cercle Sportif Halanzy (football)
  • À Rachecourt :
    • Les installations du S.C. Rachecourt (football)

Les personnalités de la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Zesummegestallt vum Henri Leyder-Lëtzebuerger Marienkalender 1997-iwwerschaft 3/2011.
  2. « Aubange et/en Messancy », sur Site de la Maison du Tourisme du Pays d'Arlon
  3. « Les climats et les cuestas en Gaume », sur Site de la maison du tourisme de Gaume
  4. « Le vestiaire de 1930 (partie historique) », sur Site internet «Le Grand Aubange»
  5. « Aubange et les cartes postales », sur Site internet de Mr. Marc Flock
  6. « 30 ans après la fin de la sidérurgie », sur Site du quotidien "La libre Belgique"
  7. Recensement officiel annuel de la commune d'Aubange, service population, au 31 décembre 2012
  8. « Aubange: cours de français pour les résidents portugais », sur Site de la RTBF.
  9. « Chiffres de la population résidente au 1er janvier, par année 1990‑2010 », sur le site de l’INS (consulté le 11 janvier 2011).
  10. Source: registres de la population de la commune d'Aubange consultés en avril 2013.
  11. « 1977, l'été noir de la fermeture de l'usine d'Athus », sur Site internet du quotidien "L'avenir du Luxembourg".
  12. « Le Terminal Container d'Athus », sur Site internet officiel du terminal
  13. « Évolution du Terminal Container d'Athus », sur Site internet officiel du terminal
  14. « L'Agence de Développement Local », sur Site internet officiel de la Commune d'Aubange
  15. « Aubange et Engis, nouvelels ADL, idées foisonnantes », sur Site internet de l'Union des Villes et Communes de Wallonnie
  16. « La pomme de Rachecourt », sur Site internet de al Fédération du tourisme du Luxembourg Belge
  17. « Le déficit du P.E.C. est tout relatif », sur Site internet du quotidien "L'avenir du Luxembourg".
  18. « Tout Rachecourt dans les pommes », sur Site internet de Wallonie-Bruxelles Tourisme
  19. « Rachecourt Jus », sur Site internet du pressoir artisanal de Rachecourt
  20. « La pomme de Rachecourt », sur Site internet de la Fédération du tourisme du Luxembourg Belge
  21. « Genèse de la Confrérie des Maîtres de Forges d'Athus », sur Site internet de la Confrérie
  22. « La Coulée des Métallos », sur Site internet de la Confrérie des Maîtres de Forges d'Athus
  23. « Les Majorettes d'Athus », sur Site internet de la Confrérie
  24. « Navettes gratuites vers les marchés d'Athus et d'Halanzy », sur Site internet de la commune d'Aubange
  25. « Diocèse de Namur », sur Site du diocèse de Namur
  26. « Carte du doyenné de Messancy », sur Site du diocèse de Namur
  27. « L'église d'Aix-sur-Cloie », sur le site des Combles et Clochers
  28. « L'église d'Athus », sur le Site des Combles et Clochers
  29. « L'église d'Aubange », sur le Site des Combles et Clochers
  30. « L'église de Battincourt », sur le Site des Combles et Clochers
  31. « L'église de Guerlange », sur le Site des Combles et Clochers
  32. « L'église d'Halanzy », sur le Site des Combles et Clochers
  33. « L'église de Rachecourt », sur le Site des Combles et Clochers
  34. « Résultats des élections communales de 2012 en commune d'Aubange », sur Site internet du quotidien belge « L'avenir du Luxembourg »
  35. Derlet Jean-Marc, « M. Morosini bourgmestre ff et président du conseil », L'Avenir,‎ 12 juillet 2014 (lire en ligne)
  36. D.L., « Véronique Biordi à nouveau bourgmestre d'Aubange », L'avenir,‎ 15 septembre 2014 (lire en ligne)
  37. « L'alliance PS- cdH reste valable à Aubange », sur Site internet du quotidien belge « L'avenir du Luxembourg »
  38. « Dondelinger dans l'opposition après les communales 2012 », sur Site internet du quotidien belge « L'avenir du Luxembourg »
  39. « Comparaison des élections 2012 et 2006 en commune d'Aubange. », sur Site internet des élections 2012 en Wallonie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Fournel, Aubange de mes souvenirs 1930 ‑ 1940
  • Maurice Muller, Histoire d'Athus

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]