Auboué

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Auboué
Église Paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
Église Paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Auboué
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Homécourt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Orne
Maire
Mandat
Fabrice Brogi
2014-2020
Code postal 54580
Code commune 54028
Démographie
Population
municipale
2 579 hab. (2011)
Densité 568 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 46″ N 5° 58′ 39″ E / 49.2128, 5.977549° 12′ 46″ Nord 5° 58′ 39″ Est / 49.2128, 5.9775  
Altitude Min. 177 m – Max. 266 m
Superficie 4,54 km2
Localisation

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Auboué

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Auboué

Auboué est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune fut un village-frontière avec l'Allemagne entre 1871 et 1914.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Des travaux de recherches archéologiques ont permis la découverte sur le territoire de la commune d'une occupation du Paléolithique supérieur attribuée à la culture aurignacienne (-38000 à - 28000 ans). Le site a livré tout un ensemble de produits de débitage associés à des outils en silex d'importation.
  • Présence d'une importante occupation gallo-romaine (villa ?) au lieu dit "la ferme de Coinville". D'autres sites gallo-romain sont signalés sur le territoire de la commune.
  • L'occupation d'Auboué au Haut moyen age est attestée par la découverte de sépultures avec du mobilier civil et militaire.
  • Coinville appartient au moyen age à l'abbaye Sainte Glossinde de Metz. Coinville (Comitis Villa) est attesté en 875 par une charte de Louis le Germanique.
  • Auboué compte 12 feux en 1335. Une forge existait sans doute dés le XIVe siècle.
  • Auboué et Coinville souffre de la guerre de 30 ans (XVIIe siècle) comme toute la région.
  • En 1817, Auboué, village de l'ancienne province du barrois au confluent de l'Orne et du Woigot avait pour annexes la ferme de Coinville. À cette époque il y avait 288 habitants répartis dans 62 maisons.
  • Dans le camp de concentration nazi de Buchenwald, on peut voir une plaque dédiée aux habitants de la commune d'Auboué déportés.
  • Le 14 octobre 1996 des affaissements de terrains brutaux dus à l'effondrement de galeries dans l'ancienne mine occasionnèrent de gros dégâts aux habitations.- 82 famillesévacuent en catastrophe et n'habiteront plus jamais leur maison.

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

En 1892 débutent les travaux de creusement du premier puits de la mine de la Société de Pont-à-Mousson. Ainsi la commune qui ressemble jusqu'alors à un village rural, va rapidement devenir une petite ville industrielle. A l'exploitation des trois puits (1897, 1902 et 1909) s'ajoutent sur le "carré" la mise à feu de deux hauts fourneaux (capacité de 100 tonnes de fonte) et une fonderie, en 1905. Le 3ème haut fourneau est mis à feu en 1911.

Pour loger les mineurs, les sidérurgistes, les fondeurs et leur famille, des cités ouvrières sont édifiées : cité du Tunnel en 1901, cité de Coinville en 1902 et cité de Géranaux en 1906. Deux cantines sont également construites en 1906 et 1908. Le site industriel, construit à proximité des voies ferrées, comprend plusieurs bâtiments, bureaux, trois salles des machines, deux magasins industriels, trois ateliers de réparatiion, une conciergerie... Les matériaux de construction de l'ensemble sont en calcaire, en brique silico-calcaire, en enduit et matériaux synthétiques. Les toits à longs pans brisés sont également en matériaux synthétiques. Quant à la couverture, elle se compose de tuiles mécaniques, de verre de zinc et de ciment amiante.

En 1914, l'usine est partiellement détruite, puis reconstruite pendant le second quart du 20e siècle. En 1960, la mine et la fonderie sont fermées, et de nombreuses installations et bâtiments détruits. Les hauts fourneaux sont fermés entre 1967 et 1968.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Fabrice Brogi    
1989 2008 Geneviève Janovec Divers droite  
1983 1989 Yolande Bertrand PCF Conseillère générale du Canton d'Homécourt (1973-1985)
1979 1983 Catherine Magrinelli PCF  
1953 1979 Jean Bertrand PCF Conseiller général du Canton de Briey (1964-1976)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 579 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
330 294 295 596 347 360 383 369 414
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
428 502 470 423 424 662 2 388 4 345 4 003
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
5 022 5 211 4 369 4 116 4 659 4 984 4 934 4 223 3 604
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
3 192 2 807 2 702 2 701 2 589 2 579 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, construite au XIXe siècle. Jusqu'en 1834 l'église paroissiale se trouvait à Coinville, là où subsiste le cimetière et une ferme et fut transférée à Auboué. Reconstruction d'un nouveau clocher à l'arrière en 1922-1923.
  • Église de Coinville, construite avant l'an 821, démolie en 1752. Elle est remplacée par l'église abbatiale en 1758. Réédifiée en 1769, pour mettre à jour le clocher, elle disparait finalement en 1834.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Bertrand (1916 - 1983) : député de Meurthe-et-Moselle de 1967 à 1968
  • Emile Cheminé (1898 - 1941) : résistant
  • Bouaffad Boualem : président, joueur, entraîneur du club de football (AJA)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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