Écrouves

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Écrouves
Vue plongeante sur le village depuis le plateau
Vue plongeante sur le village depuis le plateau
Blason de Écrouves
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Canton de Toul-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Toulois
Maire
Mandat
Roger Sillaire
2014-2020
Code postal 54200
Code commune 54174
Démographie
Gentilé Scrofuliens
Population
municipale
4 496 hab. (2011)
Densité 437 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 50″ N 5° 50′ 29″ E / 48.6805555556, 5.8413888888948° 40′ 50″ Nord 5° 50′ 29″ Est / 48.6805555556, 5.84138888889  
Altitude Min. 212 m – Max. 385 m
Superficie 10,3 km2
Localisation

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Écrouves

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Écrouves

Écrouves est une commune française située dans la Communauté de communes du Toulois, le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine. Dès son apparition au IXe siècle, sa destinée est liée à celle de Toul.

La commune se partage en quatre quartiers (« Quatre quartiers pour une seule identité. »[réf. souhaitée]) :

  • Au milieu, Écrouves proprement dite, appelée le village par les habitants et le Centre par l'administration municipale.
  • Grandménil à l'ouest, aujourd'hui aggloméré au village.
  • Bautzen à l'est.
  • La Justice au sud-est.

« Écrouves, ville éparpillée, mais comme chaque pièce du puzzle est intéressante à découvrir ! » : citation de Théo Saintot[réf. souhaitée].

Ce caractère polynucléaire contribue à conserver à la commune un aspect rural en dépit de son effectif de population relativement important de 4496 habitants (en 2011).

Géographie[modifier | modifier le code]

Écrouves est un village situé à 4 km à l'ouest de Toul, sur la route de Paris, où passait l'ancienne voie romaine Voie romaine Reims-Naix-Toul-Metz.

Le village vu de la Côte Barine

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Au nord se trouve un plateau des Côtes de Meuse dénommé simplement le Plateau par les habitants : il culmine à 384 mètres.

La pente est forte au-dessus de l'église, où les sols sont calcaires, plus douce en dessous, où les trois quartiers nord se sont développés sur des marnes.

Au sud, les sols sont constitués des sédiments (argiles) de l'ancien cours de la Moselle : la cote la plus basse est 213 mètres.

Les calcaires ont fait l'objet d'une exploitation dans les années 1990-2000.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Capture de la Moselle

La vallée a été creusée par la Moselle du temps où elle allait se jeter dans la Meuse, avant sa capture par la Meurthe.

Y coule aujourd'hui l'Ingressin, petit cours d'eau allant se jeter dans la Moselle à Toul.

Il reçoit deux petits ruisseaux au lieu-dit Grand-Gué : le Narinvaux en rive gauche et le Petit Ingressin en rive droite.

Il faisait tourner dans les temps reculés plusieurs moulins à blé, un à écorce, une scierie...[réf. souhaitée]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune d'Écrouves est coupée en deux par un triple axe de communication ouest-est formant un bandeau large de 200 à 500 mètres et isolant ainsi la Justice des trois autres quartiers. L'on trouve (du nord au sud) :

À quoi s'ajoute, au sud-ouest, l'embranchement de la transversale de Toul à Culmont - Chalindrey et Dijon.

Toponymie et gentilé[modifier | modifier le code]

  • Écrouves apparaît sous les formes latines Scrubulo en 885 et Scrupulis au milieu du Xe siècle [1]. Les premières formes vernaculaires sont Escrouvles en 1181 et Acrouves en 1244, et finalement Escrouves en 1519[1]. Les Scrofuliens sont attachés à l'étymologie populaire rattachant ce toponyme aux écrouelles, ou scrofule, forme cutanée de la tuberculose que guérissait leur source miraculeuse. Cette étymologie paraît valide pour le gentilé, qui ne vient manifestement pas du toponyme français, mais celui-ci est plutôt issu du latin scrupulum (dont Scrupulis est l'ablatif pluriel), terme qui désignait entre autres la plus petite unité de mesure agraire, d'une valeur d'environ 8,70 m²[2].
  • Grandménil apparaît en 1069 sous la forme latine Mansionile juxta Scropula (Mesnil près Écrouves), puis Manilum ou Masnilum en 1180[3]. Les formes vernaculaires sont Le Mesnil en 1519, Le-Grand-Mesnil-lez-Ecrouves en 1568, Le-Grand-Mesnil-lès-Toul en 1572, et finalement Grand-Mesnil en 1594[3]. Une étymologie populaire rattache souvent le toponyme Mesnil ou Ménil au terme moulin : c'est en réalité l'un des nombreux mots désignant un village au Haut Moyen Âge (cf. Du Cange sous mansionile[4] et l'article Mesnil). Le nom de Grandménil se dit manifestement par opposition au Petit Ménil qu'est Ménillot, situé en face, de l'autre côté de l'Ingressin (commune de Choloy-Ménillot).
  • La Justice était sous l'Ancien Régime le lieu du gibet de Toul.
  • Bautzen, qui s'est développée au XIXe siècle siècle autour de casernes, doit son nom à une bataille napoléonienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Très ancien village, Écrouves est mentionné dans les diplômes du roi Arnou (894), de Charles-le-Gros (890), de Charles-le-Simple et dans la une bulle de Léon IX (1051).

Source miraculeuse mentionnée lors des conciles de Savonnières en 859 et 862[réf. souhaitée].

Au Xe siècle, il existait sans doute une chapelle à l'emplacement actuel de l'église, qui abritait une source réputée pour la guérison des écrouelles. Au fil des ans, les eaux réputées devinrent un véritable lieu de pèlerinage, et un bâtiment plus important fut construit au XIIe siècle. L'actuel clocher témoigne de cette époque.

Vignobles réputés de la période gallo-romaine[réf. souhaitée] à la Première Guerre mondiale.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Écrouves a été une ville de garnison très importante. Elle abrite encore aujourd'hui au Quartier Fabvier le 516e Régiment de Train. Dans le quartier Bautzen, avenue du 15e Génie, les installations de l'ex 15e régiment du génie de l'air caserne Thouvenot dont le passé est fortement lié à celui d'Écrouves.

En 1919, le 68e RA stationne à Metz et son dépôt est à Épinal. Le 10 juin 1922, la portion centrale est transférée à Toul et installée dans les casernes Teulié, Dedon et Marceau. Le polygone d'instruction d'Écrouves est agrandi. En 1923, il occupe également la caserne Bautzen.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 juin 1995 Francis Michel    
juin 1995 mars 2001 Claude Trifandier    
mars 2001 février 2006 Jean Voltz    
mars 2006 en cours Roger Sillaire    
Les données manquantes sont à compléter.


Ecrouves-Hotel-de-Ville.JPG


En 1995, le maire d'Écrouves Francis Michel démissionne pour protester contre le vote massif des habitants pour le candidat Front National (25,44 %) au premier tour de l'élection présidentielle. L'émission "Envoyé Spécial" de France 2 y a consacré un reportage diffusé le 8 juin 1995 et intitulé "Mon village à l'heure du Front National".

Jumelages[modifier | modifier le code]

Écrouves n'a contracté aucun jumelage.

Services publics[modifier | modifier le code]

Se trouvent sur le territoire d'Écrouves :

  • le siège de la Communauté de communes du Toulois
  • la caserne des pompiers du Toulois
  • la piscine du Toulois (Centre aquatique Ovive)
  • le Centre de détention (ancienne caserne de 1913).
  • le Quartier Fabvier, résidence du 516e RT.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 496 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540 554 567 565 586 638 691 680 674
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
660 645 640 707 811 1 747 6 838 8 531 8 278
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
8 698 9 786 7 498 3 110 3 955 5 252 1 569 3 798 2 354
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
3 580 3 703 3 758 3 691 3 670 4 068 4 112 4 245 4 496
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de la voie romaine de Reims à Toul.
  • Ancien fort.
  • Plaque commémorative (localisation : 48° 40' 51.93" N, 5° 51' 3.78" E) et monument (localisation : 48° 40' 43.76" N, 5° 51' 2.93" E) en mémoire des déportés arrêtés à partir du 19 juillet 1942 (date de la Rafle de Nancy) et détenus au centre de détention d'Écrouves avant leur déportation dans les camps nazis. 2000 innocents sont partis de là vers les camps de la mort nazis entre 1942 et 1944. Une plaque a été apposée par la communauté juive de Nancy devant le centre de détention et un monument a été érigé au bord de la route à proximité. Ce monument a été offert par l'ancien maire d'Écrouves, M. Francis MICHEL zal, en mémoire de tous les déportés, non seulement juifs, mais aussi déportés politiques et résistants.
  • Monument aux Morts.
Monument aux Morts Ecrouves.jpg


Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Notre-Dame de la Nativité et de la Vierge XIIIe, fortifiée XIVe, remaniée XVIIIe/XIXe, sur une ancienne source miraculeuse, et englobant une tour XIIe à baies géminées et sculptures mutilées ; abside XIIIe à modillons ornés, 2 puits ; statues XIVe, vitrail blanc XIIIe, vestiges de peintures murales XIVe.
  • Église Saint Barthelémy à Grandménil, chœur XIIIe.
  • Église Sainte-Jeanne-d'Arc, moderne, construite en 1968 à Bautzen.
  • Église de Jésus-Christ-des-Saints-des-Deniers-Jours.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Image Nom de la commune et blasonnement
Blason Ecrouves 54.svg Écrouves a adopté ses armoiries en conseil municipal le 31 mai 1961[7].

Écartelé en sautoir, en chef d'azur au donjon d'argent, à dextre de gueules à la grappe de raisin d'argent, à senestre de gueules au dextrochère d'argent paré des rois de France duquel s'égouttent deux gouttes d'argent et en pointe d'azur à trois fleurs de lys d'or.

L'écartelé renvoie à l'écartèlement de la commune en ses quatre quartiers ; le donjon à son rôle militaire avec le fort ; le raisin à son passé viticole ; le dextrochère à sa source miraculeuse ; les lys à la France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, 1862, p. 45
  2. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis,‎ 2004.
  3. a et b Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, 1862, p. 60
  4. [1]
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Site de la mairie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]