The Phoenix (journal)

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The Phoenix est le titre de plusieurs hebdomadaires culturels gratuits, publiés dans la région de la Nouvelle-Angleterre aux États-Unis par le Phoenix Media/Communications Group, basé à Boston.

Le premier, The Boston Phoenix, fondé en 1972 par Stephen Mindich, est issu de la fusion de deux journaux « alternatifs », Boston After Dark et le Cambridge Phoenix. Le groupe de presse publie également le Providence Phoenix et le Portland Phoenix.

Histoire[modifier | modifier le code]

The Boston Phoenix[modifier | modifier le code]

Lors de son lancement en 1966, Boston After Dark (B.A.D.) est un supplément du journal de la Harvard Business School, composé de quatre feuillets consacrés à l'actualité culturelle. À la fin des années 1960, le journal appartient à Stephen Mindich, ancien étudiant de l'Université de Boston. Il est vendu en ville et distribué gratuitement aux étudiants sur les campus[1].

Durant les années 1970, Boston After Dark est concurrencé par le Cambridge Phoenix, publication concurrente lancée en 1969 par Jeffrey Tartar. Le journal couvre l'actualité locale et s'inspire du Village Voice. Les ventes payantes ne s'élèvent qu'à 800 exemplaires et il est revendu à Richard Missner et Ray Reipen. Après le recrutement d'Harper Barnes, ancien reporter du St. Louis Post-Dispatch, la nouvelle direction du Phoenix parvient à redresser le journal, qui propose des enquêtes journalistiques de qualité, mais comprend aussi des guides pratiques consacrés à la vie locale et rédigés afin d'aider les étudiants à découvrir la ville. La ligne politique des deux journaux est réformiste, ils sont par exemple opposés à la guerre du Viêt Nam, sans tomber dans le radicalisme. Ils prospèrent grâce au vaste lectorat étudiant poursuivant des études à Boston[1].

En 1972, Stephen Mindich, propriétaire et éditeur de Boston After Dark, acquiert son concurrent Cambridge Phoenix. Mindich achète le nom et dissout le journal. L'opération donne naissance au Boston Phoenix alors que l'ancienne équipe éditoriale du Cambridge Phoenix fonde un nouveau titre, The Real Paper[2],[3]. Durant les années 1970, les deux publications sont distribuées à 100 000 exemplaires, dont la moitié payée. Ils jouissent de la confiance des annonceurs de leur région et constituent des exemples dans le domaine des médias dits « alternatifs » aux États-Unis. Leur réussite inspire d'autres hebdomadaires[4].

Le film Between the Lines de Joan Micklin Silver, sorti en 1977, est librement inspiré par les évènements ayant entouré l'acquisition du Cambridge Phoenix par Mindich en 1972. Fred Barron, auteur du scenario, a écrit pour The Phoenix et The Real Paper[5].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Lloyd Schwartz (en), le critique couvrant la musique classique pour le Phoenix, reçoit le Prix Pulitzer en 1994[6]. The Boston Phoenix adopte le format tabloïd en 2005. Le journal revendique une circulation de 253 000 exemplaires[7].

Autres publications[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, Phoenix Media/Communications Group rachète le NewPaper, publié à Rhode Island, et rebaptisé Providence Phoenix. Durant les années 1990, le groupe s'étend dans la région de Portland et fonde le Portland Phoenix. Un autre journal était publié à Worcester jusqu'en 2000[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]