Avricourt (Moselle)

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Avricourt
ancienne gare d'Avricourt (1875)
ancienne gare d'Avricourt (1875)
Blason de Avricourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg
Canton Réchicourt-le-Château
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Étangs
Maire
Mandat
Alain Pierson
2014-2020
Code postal 57810
Code commune 57042
Démographie
Population
municipale
708 hab. (2011)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 05″ N 6° 48′ 25″ E / 48.6513888889, 6.80694444444 ()48° 39′ 05″ Nord 6° 48′ 25″ Est / 48.6513888889, 6.80694444444 ()  
Altitude Min. 240 m – Max. 334 m
Superficie 10,32 km2
Localisation

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Avricourt
Deutsch-avricourt um 1915.jpg

Avricourt est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Albfrid[1] ou Everic[2]. Suivi du suffixe -cortem ou -ingen.
  • Anciens noms[1],[3],[2]: Avricorth (1127), Albsidingen / Albfridingen (1142 & 10e/12e siècle), Everocourt (1182), Averoncort (1293), Ellefringen (1435), Elfferingen (1484), Elferingen (1513), Elbringen (1618), Avricour (1793), Avricourt (1801), Deutsch-Avricourt (1871-1915), Elfringen (1915-18 et 1940-44).
  • Avrico en lorrain roman.

Histoire[modifier | modifier le code]

La partition d'Avricourt en 1871 : L'ancienne commune d'Avricourt faisait partie du département de la Meurthe, dans l'arrondissement de Sarrebourg et le canton de Réchicourt-le-Château.
Elle fut atteinte par le chemin de fer en 1852 avec la création d’une gare éponyme, la mise en service dans sa totalité de la ligne Paris-Strasbourg étant l’œuvre de la compagnie de l’Est. En 1864, Avricourt devint une gare d’embranchement par la mise en service de la ligne à voie normale et unique de 18 km rejoignant Dieuze (Meurthe) pour l’exploitation de salines (d’où l’appellation de « ligne des salines »), exploitée par la compagnie de l’Est. En 1870 fut mise en service (jusqu'en 1969) la ligne à voie unique et normale d’Avricourt à Blâmont et à Cirey-sur-Vezouze, exploitée par la compagnie privée ABC (Ligne d'Avricourt à Blâmont et à Cirey).

En 1871, lors de l'annexion de l'Alsace-Lorraine, suite à la signature du Traité de Francfort le 10 mai 1871, la nouvelle frontière devait inclure l'arrondissement de Sarrebourg (Meurthe) dans l'Empire allemand, y compris Avricourt et Igney[4],[5]. La gare d’embranchement et la ligne ferroviaire ABC (en partie) se trouvaient donc en Allemagne. Suite aux doléances françaises, les Allemands acceptèrent de modifier, par une convention additionnelle signée à Berlin le 12 octobre 1871, le tracé de la frontière: l'Allemagne rendait à la France les communes de Raon-lès-Leau (Meurthe) et de Raon-sur-Plaine (Vosges) au pied du Donon en excluant les terres appartenant à l'état, ainsi que la commune d'Igney et la partie d'Avricourt au sud de la voie ferrée. La nouvelle frontière allait donc être fixée sur six kilomètres le long même de la voie ferrée unique ABC et de celle à voie double de Paris-Strasbourg côté Lunéville. Les portions de voies ci-dessus, les installations de la gare d’Avricourt (qui prend le nom d'Igney-Avricourt) redeviennent françaises.

Timbre du Reich de 1872, oblitéré sur la ligne de chemin de fer.

La commune d'Avricourt fut donc scindée. Le bourg d’Avricourt devint allemand et s'appela Deutsch-Avricourt, nom germanisé en 1915 en Elfringen, la commune d’Igney resta française.

En échange de la cession des communes, la convention exigait du gouvernement français de financer la construction d’une gare frontalière en territoire allemand, qui fut terminée en 1875 à 1,3 km de la gare française et à 800 m de la nouvelle frontière.

Sauf pour l'Orient-Express créé en 1883, les trains français (Compagnie de l'Est) circulant à gauche en provenance de Lunéville et Nancy avaient pour terminus la gare de Deutsch-Avricourt dont tous les panneaux étaient écrits en allemand en écriture gothique et aucun en français. Les passagers étaient débarqués et aussitôt le train français repartait à vide stationner en gare d'Igney-Avricourt. Les passagers, après avoir franchi les contrôles allemands de police et de douanes, attendaient la mise à quai du train allemand (compagnie Elsass-Lothringen) qui partait en circulation à droite avec signalisation allemande pour Sarrebourg et Strasbourg.

En 1919, lors de la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France, la création du département de Meurthe-et-Moselle a maintenu cette division en créant deux communes côte-à côte, une dans chaque département, en Moselle et en Meurthe-et-Moselle. La gare de « Deutsch-Avricourt » est devenue « Nouvel Avricourt ».

Le 7 novembre 2004, à Avricourt, le militant antinucléaire Sébastien Briat, âgé de 21 ans, meurt une jambe sectionnée par une locomotive au cours d'une tentative de blocage d'un transport ferroviaire de déchets radioactifs (voir Mouvement antinucléaire#En marge du mouvement antinucléaire en Europe).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 2001 Fernand Charlier DVD Conseiller général
mars 2001 2008 André-Lucien Joly PS  
mars 2008 en cours Alain Pierson    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 708 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
455 466 545 555 608 651 667 664 701
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
728 712 956 1 202 1 267 1 265 1 045 1 105 1 134
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 135 1 231 923 904 956 1 003 905 983 963
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
877 811 725 669 647 673 656 698 708
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église d'Avricourt
  • église Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux XVIIIe siècle, chœur carré XVIe siècle, oculus, fonts baptismaux massifs 1532, ossuaire ;
  • chapelle Notre-Dame-des-Ermites, 1749.
  • temple protestant réformé, rue du Temple construit entre 1897 et 1998.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b International Centre of Onomastics - Onoma: Volumes 36 à 37 (2001)
  2. a et b Toponymie générale de la France: Tome 2 - Ernest Nègre.
  3. Zwischen den Sprachen - Wolfgang Haubrichs, Hans Ramge (1983)
  4. texte de la convention additionnelle au Traité de Francfort du 12 octobre 1871 (en allemand; ref. article 10)
  5. texte de la convention additionnelle au Traité de Francfort du 12 octobre 1871 (en français; ref. article 10)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011