Bliesbruck

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Bliesbruck
L'église Sainte-Catherine
L'église Sainte-Catherine
Blason de Bliesbruck
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Sarreguemines-Campagne
Intercommunalité Communauté d'agglomération Sarreguemines Confluences
Maire
Mandat
Jean-Luc Lutz
2014-2020
Code postal 57200
Code commune 57091
Démographie
Gentilé
Bliespontain, ne
Population
municipale
1 012 hab. (2011)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 52″ N 7° 10′ 42″ E / 49.11444444, 7.178333333349° 06′ 52″ Nord 7° 10′ 42″ Est / 49.11444444, 7.1783333333  
Altitude Min. 202 m – Max. 362 m
Superficie 10,88 km2
Localisation

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Site web Le Village de Bliesbruck (non officiel)

Bliesbruck (en allemand Bliesbrücken, et en francique lorrain Brigge) est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rose des vents Habkirchen
(Mandelbachtal)
Reinheim
(Gersheim)
Niedergailbach
(Gersheim)
Rose des vents
Blies-Ebersing N Obergailbach
O    Bliesbruck    E
S
Wiesviller Wœlfling-lès-Sarreguemines Gros-Réderching

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte représentant le bassin de la Blies.
Bliesbruck est situé dans le bas de la carte, à l'endroit où la rivière rentre sur le territoire français.

Bliesbruck est traversé d'est en ouest par la rivière appelée Blies, celle-ci prend sa source en Allemagne, pour se jeter dans la Sarre à Sarreguemines.
Par ailleurs, Bliesbruck est la seule commune française a posséder les deux rives de la Blies, la rive droite correspond au Petit-Côté du village.

Au sein du village passe également un ruisseau affluent de la Blies, nommé Schlierbach, il traverse les rues du Château, Principale et de la Blies, avant de confluer avec la rivière

Topographie[modifier | modifier le code]

Le village, bâti autour de la vallée de la Blies, est marqué par une basse altitude. La commune possède plusieurs collines notables :

– la colline d’Hermeskappel, ou Kappel, assez excentrée du centre du village, contient le hameau bliesbruckois éponyme ;
– la colline de la Hard, également Hardt, est connue pour avoir abrité l'ancien château fort de la vallée de la Blies, il fut dénommé la maison-forte des Chevaliers de Brücken, en référence à la famille gouvernant autrefois la région, ou das Alte Schloss (en allemand : « Le Vieux Château »), il fut détruit au XIVe siècle, par ailleurs une des rues contournant la Hard est nommée rue du Château, en référence à cet ancien édifice ;
– la colline dite die Roteberg (ou Rotenberg), longée en partie par la rue des Vergers ;
– le Kloberg, colline située sur la rive droite de la rivière et surplombant le Petit-Côté.

Forêts[modifier | modifier le code]

Vue de la rivière Blies aux abords du village.

Deux forêts sont situées sur le territoire communal de Bliesbruck.

L'une d'elles, la Haedewald (en francique lorrain : « forêt des Bohèmiennes »), est un bois quasi intact et dense, il est situé sur les hauteurs de la colline d'Hermeskappel, c'est dans ces bois que la Schlierbach, traversant Bliesbruck, prend sa source.
L'autre forêt est nommée la Maywald, elle se trouve sur les hauteurs de la vallée de la Blies, au sud-ouest du centre du village, et non loin de la route menant à Blies-Ébersing, elle est plus clairsemée que la Haedewald, à cause des défrichement qu'elle a subi au Moyen Âge.
On peut noter que ces deux bois sont traversés par la ligne de chemin de fer reliant Sarreguemines à Bitche et Haguenau.

Ecarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Bliesbauchen
  • Hasensprung
  • Steinfelder
  • "Bliesbruck Centre" ou Grand Côté
  • le Petit-Côté situé après le pont sur la rive droite de la rivière
  • le hameau d'Hermeskappel situé en hauteur par rapport au village

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Bliesbruck, est une réduction du nom germanophone du village, qui est Bliesbrücken. Celui-ci signifie « ponts sur la Blies », en effet, Brücke signifie « pont » en allemand et prend -en au pluriel. Il doit faire référence au fait que le pont reliant les deux principales parties du village a souvent été reconstruit, le premier ayant été un simple pont en bois, remplacé ensuite par un pont à voûtes, détruit à la Seconde Guerre mondiale, remplacé ensuite par un pont en bois par les Français et les Américains. C'est seulement dans les années 1970 que le pont actuel fut bâti.
La commune a souvent changé de dénomination, si bien que son premier nom connu, de 1131, est Blysebrucken, plus tard rallongé en Bruecken auf der Bliesz, puis raccourci à Bruck, francisé ensuite en Pons, pour revenir sous l'annexion allemande à un nom proche de celui d'origine, Bliesbrücken, qui sera francisé en 1919 au retour de la région à la France, pour donner le toponyme actuel. Toutefois, il conserve le nom primitif de Brigge et Bliisbrigge/Bliisbrikke[1] en francique rhénan lorrain, dialecte très répandu en Moselle-est.

Blysebrücken (1131); Blysbruchen (1180); Brugken (1234); Brüchen, Brüchem, Briken (1544); Brückem (1594); Blise-Brüchen (1751); Brucken (1779); Bliesbrück (1788); Blise Briken (carte de Cassini); Bricken (carte de D. Calmet).

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Surnom sur les habitants : Die Brickenas (les bliespontains)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Période pré-romaine[modifier | modifier le code]

D'après des objets en pierre taillée retrouvés dans le secteur du village, on affirme que la vallée de la Blies fut habitée par des hommes depuis avant l'appartenance de la région à la République romaine.

Plus tard, de nouveaux peuples s'installèrent dans la région, tels les Celtes, les Belges ou les Ligures. Grâce à ces rencontres entre ethnies, l'agriculture et l'élevage se développèrent, et les outils ne furent plus fabriqués en pierre mais en métaux, tels le fer et le bronze.
À la veille de la conquête des Gaules en 52 av. J-C, la région était apparemment peuplée par les Médiomatriques.

Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Portion du Parc archéologique Européen de Bliesbruck-Reinheim comprenant la tombe de la princesse celte et la villa de Reinheim

Sous la République romaine et l'Empire romain, la région connu un essor phénoménal au sein de la province de Gaule Belgique. La commune des Steinfelder, correspond à l'emplacement actuel des fouilles archéologiques de Bliesbruck-Reinheim.

C'est à cette époque qu'est construite la voie romaine, venant de Brumath et aboutissant à Hermeskappel, elle traversait la Blies par un pont, détruit probablement par les crues de la rivière.

Les thermes de Bliesbruck, étaient un complexe thermal colossal pour sa situation en dehors des grandes agglomérations romaines. Elles furent utilisées jusqu'au XVe siècle ap. J.-C., en tant qu'habitations.

La région était prospère, en effet la Blies étant très poissonneuse les habitants ne manquaient pas de nourriture. Or, la bourgade fit l'objet d'un abandon progressif depuis les invasions barbares. Après le IVe siècle, seules les thermes abritèrent encore de la population.

De la période médiévale à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Au début du Moyen Âge, pour développer l'agriculture, les habitants durent déboiser une grande partie de la Maywald, située sur le territoire de l'actuel ban communal, autour de la route menant à Blies-Ébersing. Le seul témoignage de l'époque mérovingienne, est la découverte de quatre tombes de guerriers de l'époque, accompagnés d'une épée en fer, d'un couteau, et d'une boucle de ceinture constituée d'argent et de laiton.

Ancien moulin du village, unique vestige médiéval de la commune, fonctionnait à la force du courant de la Blies, la cheminée qui l'accompagne a été construite lors de l'agrandissement et la modernisation du moulin en 1869 et ainsi permet une motricité à vapeur, d'où le nouveau nom du moulin "kuntsmuhle"

À l'époque féodale, au sein du Saint-Empire romain germanique, apparaît le premier nom connu du village, Blysebrucken. Il est rédigé sur un acte de donation de 1131, stipulant que le comte de Saarwerden, Frédéric Ier et son épouse léguaient une partie de leurs territoires dans la vallée de la Blies à l'abbaye de Wörschweiler, acte cosigné par Waltherus Ier de Brucken et Wecelo, curé de Brucken. En effet, la famille régnant alors sur le secteur est celle des chevaliers de Brucken. L'ancien château des Brucken, détruit au milieu du XIIIe siècle, Das Alte Schloss, se situait sur la colline de la Hardt, colline surplombant la vallée de la Blies, d'où on pouvait surveiller la plupart des activités du village. En 1244, Waltherus III, céda de nouveau un territoire à l'abbaye. La famille des châtelains De Brucken s'éteignit par la mort de Walter VI chanoine de Trèves et de Cologne qui survécut à tous ses frères et termina la lignée en décédant le 10 avril 1469. Les armoiries actuelles du village sont celles des chevaliers de Brucken.

Plusieurs seigneurs ou coseigneurs tous vassaux du duc de Lorraine, dont le seigneur de Hombourg, sur la Canner et les seigneurs Jean et Jacques de Raville possédaient certains droits sur le village. Un signe patibulaire, est érigé sur le territoire du village, grâce à l'autorisation donnée par Charles III, duc de Lorraine, demandée par Wirig, seigneur de Créhange.

En 1627, Antoinette-Élisabeth, comtesse de Créhange, apporte en dot, au margrave de Bade le territoire communal de Bliesbruck en plus de la seigneurie de Forbach. Les droits du territoire furent cédés en 1632 par ce-dernier, à ces fils qui meurent sans descendance. En 1662, ces acquisitions sont offertes à Philippe Christophe Frédéric, comte de Hohen-Zollern, par l’intermédiaire de son épouse Marie-Sidonie, sœur des anciens possesseurs du lieu.

La guerre de Trente Ans 1618-1648 créa un énorme bouleversement social et politique au sein du village : destructions et pillages par le passage de l'armée suédoise de Gustave Adolphe en 1632, population totalement décimée, abandon de l'agriculture, de plus la Lorraine fut occupée par l'armée de Louis XIII. Ce n'est que dans les années 1660 que la maison de la Leyen achète des droits sur la commune et ses environs aux comtes de Varsberg et de Hohenzollern ; le 3 septembre 1667 Gaspard de la Leyen, archevêque de Trèves, acquit la seigneurie de Forbach et l’ensemble des communes de la vallée de la Blies.

Ce n'est qu’après le retrait des troupes de Louis XIV en 1667 qu'une politique de repeuplement de nos contrées ravagées par la terrible guerre de trente ans fut mise en place sous l'impulsion du Duc de Lorraine Léopold. Le premier recensement de 1698 fait état de 39 familles pour un total de 202 habitants, alors qu'avant la guerre de Trente Ans la population du village de Bliesbruck comptait déjà 75 feux ce qui peut être estimé à 400 habitants.

À la suite du traité de Vienne en 1735, François III, empereur romain germanique et époux de l'archiduchesse d'Autriche, perdit son titre de duc de Lorraine, au profit de Stanislas Leszczynski, roi déchu de Pologne, à la mort duquel, en 1766, le duché sera rattaché à la France. Pendant ce temps, la Lorraine n'était pas régie par son duc, mais par M. de la Galaizière, représentant du roi de France. Celui-ci remis au point un grand nombre de lois qui n'étaient plus en vigueur dans la vallée de la Blies.

C'est le traité de Ratisbonne du 18 novembre 1782 entre la couronne de France et le Saint-Empire germanique qui clarifia les possessions françaises du comte de La Leyen. En effet par différentes cessions et échanges que des territoires et villages furent intégrés à l'empire ou au royaume de France. Au traité de Ratisbonne fut décidé, la Blies faisant frontière naturelle entre les deux pays, que dans Bliesbruck la rive droite de la Blies dit « petit côté », berceau du village médiéval, sera malgré cette frontière naturelle également intégrée à la France.

De la Révolution française à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

À la Restauration, la région Lorraine procéda à des projets de réaménagement. À Bliesbruck, la nécessité de construire un pont en pierre s'avéra urgente. En effet l'ancien pont en bois nécessitait trop souvent des réparations. Avec l'appui de Pierre Marte, maire de la commune, le conseil municipal fit construire un pont à arches, visible sur des photographies et dessins d'avant la Seconde Guerre mondiale, sa construction fut achevée en 1822.

Après l'épidémie de choléra de 1814, le cimetière se vit trop étroit pour accueillir les 144 défunts de l'épidémie. On proposa d'en construire un plus grand non loin du presbytère, or il aurait privé le curé d'une partie de son jardin, le projet fut donc remis à 1838 à l'emplacement actuel du cimetière.

Ancienne gare de Bliesbruck, autrefois desservie par la ligne Hombourg-Sarreguemines

Vers 1860, l'agriculture s'est diversifiée. À cette époque on y cultivait le blé, le seigle, l'orge, l'avoine, le colza et les légumes secs. En 1863, la voie ferrée Sarreguemines-Bitche-Haguenau est en construction. Elle passe relativement loin des habitations et ne dessert pas la commune, mais passe tout de même à l'intérieur des limites du village. Elle est toujours en service aujourd'hui. Dès 1871 l'Alsace-Moselle actuelle est incluse à l'Allemagne, et cela jusqu'en 1918.

En 1875, une 2e voie de chemin de fer passant par Bliesbruck est en construction. Celle-ci fait le parcours de Hombourg à Sarreguemines. Le plan cadastral de la commune a été modifié à la suite du passage de deux chemins de fer dans le village. Une gare fut également construite pour la desserte ferroviaire de la commune. Elle est l'une des rares bâtisses du village à avoir été épargnée par les bombardements du printemps 1944.

C'est dès 1906 que le conseil municipal décide de la création du réseau d'eau courante alimenté par les différentes sources du Rotenberg, aménagement considérable pour l'époque, mais très apprécié par l'ensemble de la population.

Dans les années 1920, l'apparition de la lampe à pétrole, de l'éclairage public, et des moteurs électriques, rendirent la vie des villageois beaucoup plus aisée, autant au niveau privé qu'au niveau professionnel. En effet, dans le domaine de l'agriculture, on eut de moins en moins besoin d'une main-d’œuvre traditionnelle.

De la Deuxième Guerre mondiale à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Bliesbruck est situé, comme un autre grand nombre de communes de la Moselle, située entre la ligne Maginot et la frontière allemande. Ce secteur est désigné « zone rouge ». Le gouvernement français avait prévu un projet de déportation provisoire de ces populations mosellanes, considérées comme vulnérables à une probable offensive de l'Axe. C'est alors qu'à partir de septembre 1939 et ce jusqu'au 10 mai 1940, l'ensemble de la population bliesbruckoise, ainsi que celle des autres communes de la « zone rouge » de Moselle, furent contraints de quitter leurs habitations, et furent, pour la plupart, évacués, de façon très désordonnée et précipitée, vers la Charente et la Charente-Inférieure, actuelle Charente-Maritime.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, 90 % du village furent détruits, notamment l'église, par les bombardements américains, et l'ancien pont, par les Allemands. Seuls quelques bâtiments, comme l'ancienne gare, furent épargnés. On dut procéder ensuite à la reconstruction : du pont, rebâti quelques mètres en aval du précédent, et de l'église (voir : Section détaillée).

La reconstruction du village permis la création de nouvelles maison plus spacieuses et plus espacées, ce qui mena à l'agrandissement des limites de la commune. On procéda également au développement du hameau d'Hermeskappel. Celui-ci ne contenait que quatre maisons en 1939 pour plus d'une cinquantaine aujourd'hui.

Il y eut également plusieurs projet d'amélioration des équipements, de forage, d'arrivée d'eau courante, et d'assainissement.
C'est en 1958, que la voie ferrée Hombourg-Sarreguemines, cessa d'accueillir les trains de transport de voyageurs, elle restera en service pour le transport de marchandises jusqu'en 1979, l'automobile ayant pris le dessus sur les transport ferroviaires dans la vie quotidienne des habitants de la région.

C'est en 2006, que cette voie ferrée à l'abandon, connut une renaissance, en effet, la communauté d'agglomération Sarreguemines Confluences aménage sur cette emprise SNCF à partir de Sarreguemines, une piste cyclable rejoignant le réseau cyclable de la Sarre. Une autre piste a été créée rive droite de la Blies, partant de Habkirchen, quartier de Mandelbachtal, pour finir au Petit-Côté de Bliesbruck.

Entre le XXe siècle et aujourd'hui, trois grands lotissements ont pris naissance dans la commune. Le premier, rive droite, est un ensemble de terrains très ensoleillés. Il comprend presque la moitié du Petit-Côté. Il prend naissance après le cimetière, et se prolonge vers l'ouest du village et sur les hauteurs du Kloberg. Le second, se situe sur la zone comprise entre l'ancienne gare, et le parc archéologique de Bliesbruck-Reinheim. Le troisième composé de 30 parcelles fut créé à l'annexe Hermeskappel qui aujourd'hui compte 150 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1906 1918 Michel Guerlach    
1919 1936 Auguste Wack    
1936 1945 Victor Wack    
1945 1947 Jean Pierre Meyer    
1947 1952 Eugène Lersy    
1953 1971 Louis Beckrich    
mars 1971 mars 1983 Joseph Weissend    
mars 1983 mars 1989 Odile Hensgen    
mars 1989 mars 1995 Maxime Kremer    
juin 1995   Jean-Luc Lutz    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le jumelage entre Bliesbruck et Millery[3] est né sous l'impulsion de l'association France Résistance en 1946, dans le but d'aider à la reconstruction de la commune mosellane en ruines. Depuis ces deux localités ont gardé des liens permanents. Ce partenariat a été ravivé en juin 1998, date à laquelle une délégation est revenue à Bliesbruck avec à sa tête M. Jean Loret, maire de Millery, accueillie par de nombreuses personnalités de l'arrondissement et en présence de monsieur Gilbert, sous-préfet de Sarreguemines. Après ces nombreuses années certains anciens des deux communes se sont retrouvés avec beaucoup d'émotion. Des souvenirs ont naturellement été évoqués et dans son allocution le maire Jean-Luc Lutz à rappelé les paroles de 1948 de M. Eugène Lersy, maire de Bliesbruck lors de son discours de bienvenue à une délégation de la commune de Millery « La dette que notre commune a contracté envers la vôtre, nous ne pourrons la payer, mais nous promettons de l'inscrire en lettres d'or dans nos cœurs et dans nos archives. »

Depuis cette date plusieurs rencontres ont eu lieu. La dernière fin mai 2010, lors de cette visite, le maire de Millery Marc Cliet au nom de ses concitoyens et pour marquer cette amitié vieille de plus de 60 ans a offert à la commune de Bliesbruck une plaque en métal forgé représentant les blasons de chaque communes, reliés par deux mains se joignant. Le socle est gravé de l'inscription « Bliesbruck-Millery une amitié faite pour durer ». Une rencontre, cette fois à Millery, est programmée pour la Pentecôte 2012.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 012 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
885 823 965 1 338 1 245 1 158 1 091 1 127 1 047
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
991 949 900 872 785 786 783 801 796
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
776 800 813 576 773 933 918 867 965
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
915 985 1 013 1 017 1 012 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École primaire, rue Principale
  • École maternelle, rue Principale

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Les crécelles de Pâques
  • La fête foraine et le feu d'artifice du 14 juillet
  • La fête du Petit-Côté, fête de 2 jours, et brocante (marché aux puces) tout au long de la journée du dimanche, le 1er ou 2e week-end d'août
  • La fête de la Kirb, petite fête foraine ayant lieu le 2e week-end d'octobre

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Terrain de football, rue de la Blies
  • Terrain de tennis, rue Principale
  • Terrain de pétanque, rue de la Hard

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites archéologiques et touristique & curiosités diverses[modifier | modifier le code]

  • Thermes de Bliesbruck, Ie siècle ;
  • Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim, rue Robert-Schuman, 1991 : la structure muséale des Thermes a été conçue par Frédéric Jung et Gilbert Long pour abriter les vestiges archéologiques découverts sur le site ; six portiques en lamellé-collé supportent la toiture et les passerelles qui surplombent les fouilles ; mêlant bois, acier et béton, l'architecture s'inspire des séchoirs traditionnels[6]. Le site est l'objet de campagnes de fouilles et de recherches. Les thermes publics présentés sous leur pavillon muséal et le quartier artisanal ouest constituent un parcours muséographique qui révèle la vie quotidienne des habitants. Une boulangerie et poterie reconstituées abritent des animations[7].
  • Ancienne gare, rue de la Gare
  • Ermitage et chapelle de Hermeskappel XVIIe siècle, restaurée.
  • Ancien moulin et sa cheminée, rue Principale, entrée du village, Moyen Âge

Sites religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Catherine[8], rue Principale
  • Cimetière, rue Pasteur
  • Chapelle de la Hermeskappel, rue de Wiesviller
  • Chapelle Saint-Sébastien, rue du Château
  • Strunckkappelle, Pt côté rue des Jardins
L'église médiévale[modifier | modifier le code]

On sait peu de chose sur cet édifice, qui n'a probablement pas été la première église de la paroisse de Bliesbruck. En effet des fouilles entreprises sur l'emplacement de l'ancienne église au petit côté ont fait apparaître des indices datant du XIe siècle confirmant l'existence d'une église datant du Haut Moyen Âge.

L'édifice aurait été construit durant le XIVe siècle, et été fortement endommagé durant les batailles de la guerre de Trente Ans.

L'église néoclassique[modifier | modifier le code]

Les décennies suivant la guerre de Trente Ans, le nombre d'habitants du village tripla : environ 200 hab. en 1698 pour environ 550 hab. en 1766 ; la 1re église devint donc trop exiguë.

Mgr Jean-Pierre Schaultz, curé de l'époque (de 1724 à 1774), fit construire un nouvel édifice dans un style classique.

La construction dura de 1772 à 1774, on la fit bâtir à l'emplacement exact de l'ancienne église. L'accès au cimetière fut alors interdit aux villageois, à cause des travaux, et les défunts furent, pendant ces deux ans, inhumés à Reinheim ou à Habkirchen.

Premier trimestre 1945, l'église est détruite par les bombardements américains, seul le clocher subsistera. La totalité des décombres fut enlevée à la fin des années 1950 et l'emplacement de l'église avec son ancien cimetière fut aménagé en parc d'agrément. Afin de mieux connaitre les origines médiévales de Bliesbruck, des fouilles archéologiques ont été entreprises depuis 2011 par l'équipe archéologique départementale du site de Bliesbruck. Les premières découvertes ont attesté que plusieurs églises et lieux de cultes ont été érigés sur cet emplacement et des vestiges datant du XIe siècle ont été mises au jour. Lors de la campagne de fouille 2012, la sépulture de l'abbé Schaultz a été découvert. Ce dernier a été enterré avec des médailles, des pièces de monnaies et une croix. L'abbé Schaultz fit construire l'église du XVIIIe siècle. Il mourut sans la voir terminée en 1774. La nouvelle campagne 2013 des fouilles a démarré le 24 juin 2013. Elle a permis de mettre jour la sépulture d'un deuxième curé. Ce dernier encore inconnu pour le moment a été enterré avec un ancien calice posé au niveau du bas ventre. Les fouilles 2013 ont aussi permis la découverte de fondation d'une possible quatrième église.

L'église Sainte-Catherine moderne[modifier | modifier le code]
L'église, vue de la rue Principale

L'ancienne église fut totalement détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. Alors en attendant la construction de la nouvelle église, on transforma en église le foyer paroissial situé à côté du presbytère. Cette église qui servit tout de même douze ans, a été comme d'ailleurs l'ancien presbytère, transformée en maison d'habitation familiale.

Mais à cette époque, deux opinions publiques s'opposaient : certaines personnes souhaitaient la déplacer sur la rive gauche de la Blies, d'autres désiraient la reconstruire à l'emplacement des deux précédents édifices, c'est-à-dire sur la rive droite (Petit-Côté). L'abbé Schowing, qui était le curé pendant cette période, dirigea une demande pour que l'église soit rebâtie au Petit-Côté.
Malgré cette lettre et l'appui de la préfecture, le conseil municipal décida, en 1948, de bâtir le nouvel édifice dans le secteur principal du village, c'est-à-dire sur la rive gauche, la mairie et les écoles furent également rebâties à proximité rive gauche.

Et c'est le 18 août 1957 que Mgr Heintz, 103e évêque du diocèse, vint présider la pose de la première pierre de l'église.

Cette dernière présente un style moderne, complètement en pierre, l'édifice principal étant basé sur un plan rectangulaire, et la tour, servant de clocher, est elle construite sur un plan carré. On peut également noter la présence de la morgue du village, située derrière l'édifice.

La consécration eut enfin lieu le 15 novembre 1959, par Mgr Schmitt, 104e évêque de Metz.

En 2002 fut construite à l'arrière de l'église une morgue, sur les plans de l'architecte M. Ingasser.

2006, d'importants travaux d'aménagement et d’effacement des réseaux aériens ont totalement modifié les places de l'église et de la mairie ainsi que le carrefour rue principale rue de Millery.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Céleste Lett, député-maire de Sarreguemines.
  • André Rausch, membre du conseil de la République (sénat) de 1946 à 1948, maire de Sarreguemines de 1944 à 1945.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

* Monographies lorraines, fascicule 40 BLIESBRUCK par Joseph ROHR
* Contribution à la mémoire collective de BLIESBRUCK des origines à nos jours par Joseph WEISSEND (maire de 1971 à 1983)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geoplatt
  2. Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°4 (Novembre-Décembre 2011)
  3. Grillon de Bliesbruck, no 51, septembre 2010.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Brochure du programme Constellation, « En attendant l’ouverture du Centre Pompidou-Metz », 136 p., Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim, p. 104.
  7. Tourisme en Moselle — Parc archéologique de Bliesbruck-Reinheim
  8. http://www.bliesbruck.com/hc_eglise.php#