Georges Mouton

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Georges Mouton
Image illustrative de l'article Georges Mouton

Naissance 21 février 1770
Phalsbourg (Moselle)
Décès 27 novembre 1838 (à 68 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Dignité d'État Maréchal de France
Années de service 17921738
Conflits Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Campagne d'Italie
Campagne d'Espagne
Bataille d'Iéna
Bataille de Friedland
Bataille d'Essling
Bataille de Wagram
Campagne de Russie
Bataille de Waterloo
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Grand-croix de l'Ordre de la Réunion
Chevalier de Saint-Louis
Commandeur de l'Ordre du Mérite militaire (Wurtemberg) (en)[1]
Hommages Arc de Triomphe de l'Etoile, 14e colonne.

Georges Mouton, né le 21 février 1770 à Phalsbourg, mort le 27 novembre 1838 à Paris, est un général français de l’Empire, comte d'Empire, maréchal et pair de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il s'illustra durant les guerres de la Révolution et guerres de l'Empire, notamment aux batailles d'Iéna, Friedland, où il est gravement blessé, Essling, et Wagram.

Le 21 avril 1809, il repousse à sept reprises les assauts autrichiens au pont de Landshut[2].

Le 22 mai 1809, à l'issue de la bataille d'Essling son comportement exemplaire permet de couvrir la retraite de l'armée française sur l'île de Lobau. Quelques jours plus tard Napoléon le crée Comte de Lobau « pour avoir sept fois repoussé l’ennemi, et par là assuré la gloire de nos armes » comme le précise le décret impérial.

En 1812 il participe à la campagne de Russie durant laquelle il est fait prisonnier à la suite de la capitulation de Dresde en novembre 1813.

Il reprend du service durant les Cent-Jours et prendra part à la bataille de Waterloo, à l'issue de laquelle il sera à nouveau fait prisonnier en protégeant la retraite de l'armée.

Le retour définitif de Louis XVIII en 1815 l'obligera à prendre la route de l'exil jusqu'en 1818, date à laquelle il est à nouveau autorisé à entrer en France.

Georges Mouton
Fonctions
Parlementaire français
Député de la Meurthe
21 avril 18281833
Gouvernement Restauration
Monarchie de Juillet
Groupe politique Restauration:
Libéral (gauche)

Monarchie de Juillet:
Parti de la Résistance (centre-droit)
Biographie
Résidence Lunéville

En 1828, il est élu député de la Meurthe, son département d'origine, et siège parmi les opposants libéraux au régime de Charles X.

En 1830, après les « Trois Glorieuses » il est nommé commandant de la Garde nationale. En 1831 Louis-Philippe le fait maréchal de France.

Il est enfin élevé à la dignité de pair de France en 1833, date à compter de laquelle il siégera à la Chambre des pairs comme le prévoit la Charte Constitutionnelle de 1830.

États de service[modifier | modifier le code]

Georges Mouton en 1792

Souvenir de Georges Mouton, comte de Lobau[modifier | modifier le code]

Son nom a été donné à plusieurs voies et édifices :

  • Il est inhumé dans l'église Saint Louis des Invalides à Paris.
  • Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe de Paris et a été donné à une aile du Palais du Louvre à Paris;
  • une statue de bronze a été élevée en son honneur au centre de la place d'armes de Phalsbourg, sa ville natale.
  • Une statue en pierre sculptée par Lucien Brasseur est installée dans les remparts de Verdun aux côtés de quinze autres effigies de généraux et de maréchaux s'étant illustrés pendant l'Empire, la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Georges Mouton, comte de Lobau, maréchal de France, Ary Scheffer, 1833.
Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Est, 13e et 14e colonnes.

Napoléon aurait dit de lui : « Mon Mouton est un lion », après la prise du pont de Landshut.

Après Murat, Mouton se vit allouer le domaine et le château de La Mothe-Saint-Héray (Deux-Sèvres) par Napoléon Ier ; après sa mort (1838) il fit retour à l'État qui le démembra et le vendit en détail en 1842. Il en subsite quelques bâtiments dont une orangerie et deux pavillons du XVIIe siècle dus à Nicolas Tillon, maître-maçon qui travailla aussi à Richelieu.

Témoins visibles de son mobilier, un ensemble de lambris peints du XVIIe et le tableau d'Abel Grimou Le marquis d'Artaguiette en buveur possédé par les comtes de Carvoisin, sont conservés au musée d'Agesci de Niort (79).

Le portrait en pied de Mouton par Ary Scheffer (localisé ?) fut gravé en 1858 par Pollet et divers effets lui ayant appartenu, dont un habit de cour - transmis par héritage ? - sont exposés au château de Montreul-Bellay (49).

Il fut le beau-frère du général de division Charles Louis Dieudonné Grandjean (1768-1828).

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Comtes de l'Empire français.svg
Blason Georges Mouton.svg
Armes du comte de Lobau et de l'Empire (1809)

Écartelé: au 1, d'azur, à une épée d'argent, garnie d'or; au 2, de gueules, à un mouton heurtant d'argent; au 3, de gueules, au pal d'or, ch. de trois chevrons de sable; au 4, d'azur, à un édifice carré-long à trois étages, d'argent, ouvert et ajouré de trois rangs de fenêtres de sable, mouvant du flanc, le toit embrasé de gueules, ledit édifice posé sur une terrasse de sinople sur laquelle ou voit à dextre une bombe allumée senestrée d'un boulet, tandis qu'une grenade allumée tombe à dextre de l'édifice.[3]

Orn ext maréchal-comte et pair GCLH (Monarchie de Juillet).svg
Blason Georges Mouton.svg
Armes du comte Mouton, pair de France, maréchal de France et grand-croix de la Légion d'honneur

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Testu, Almanach impérial pour l'année 1810 comte de Lobau : présenté à S.M. l'Empereur et Roi par Testu, Paris, Testu,‎ 1810 (lire en ligne)
  2. Un grand tableau évoquant cette scène orne la salle à manger du château de Montreuil-Bellay, qui appartint par héritage à son arrière-petit-fils Georges Millin de Grandmaison, et dont le grand salon expose une de ses tenues d'apparat et un de ses portraits (estampe).
  3. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor,‎ 1861, 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com

Liens externes[modifier | modifier le code]

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  • [1] Biographie sur le site Histoire du Monde