Petit-Réderching

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Petit-Réderching
La gare.
La gare.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Rohrbach-lès-Bitche
Intercommunalité Communauté de communes de Rohrbach-lès-Bitche
Maire
Mandat
Armand Neu
2014-2020
Code postal 57410
Code commune 57535
Démographie
Population
municipale
1 488 hab. (2011)
Densité 135 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 17″ N 7° 18′ 18″ E / 49.0547222222, 7.305 ()49° 03′ 17″ Nord 7° 18′ 18″ Est / 49.0547222222, 7.305 ()  
Altitude Min. 258 m – Max. 362 m
Superficie 11 km2
Localisation

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Petit-Réderching

Petit-Réderching est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. Le village fait partie du Pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aux sources de la Bickenalb, en pays découvert, le village-rue de Petit-Réderching est situé sur une voie ancienne, la Kœnigstrasse (la route royale), tandis que son écart de Meyerhof s'est développé dans la seconde moitié du XIXe siècle, le long de la route de Sarreguemines à Bitche construite de 1722 à 1724.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Riderchingen (1575 et 1594), la Petite Rederching (1751), Klein-Rederchingen (1755 - Atlas de Bitche), Petit-Rederking (1756), Klein-Rederchingen (carte Cassini et carte de l'État-major), Petit Rederching (1793), Rederching-Petit (1801), Kleinrederchingen (1871-1918), Kleinredingen (1940–1944).
  • En francique lorrain: Klä-Reterschinge[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs villas gallo-romaines ont été découvertes sur le ban du village, mentionné en 1575 sous la forme Riderchingen, du nom d'homme germanique Roderich, avec le substantif Klein (Petit-) pour le différencier de Gros-Réderching. Le village apparaît dans la seconde moitié du XVIe siècle en liaison avec l'implantation de verreries. Son véritable essor, cependant, date de la période qui suit la guerre de Trente Ans avec la mise en culture des essartages verriers et le regroupement des bans de plusieurs villages disparus.

Du point de vue du spirituel, Petit-Réderching est succursale de Bettviller dans l'archiprêtré de Hornbach jusqu'en 1802, puis est passé dans celui de Rohrbach. Le village est érigé en paroisse en 1804. L'église paroissiale, dédiée à l'Exaltation de la Sainte-Croix, est construite en 1829 par le curé Jeko aux frais des paroissiens pour remplacer une chapelle trop petite et malsaine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1888 mai 1913 Bernard Lauer    
juin 1913 juin 1924 Nicolas Bach    
juillet 1924 Août 1934 Jean Burgun    
septembre 1934 janvier 1945 Jean Firling    
février 1945 avril 1945 Auguste Lauer    
avril 1945 juin 1945 Jean Seyler    
juillet 1945 septembre 1945 Jean Firling    
octobre 1945 mars 1946 Victor Kirsch    
mars 1946 mai 1953 Adolphe Schaller    
mai 1953 mars 1983 Felix Spieldenner    
mars 1983 mars 1989 Armand Kirsch    
mars 1989 mars 2008 Roland Kofler    
mars 2008   Armand Neu    
Les données manquantes sont à compléter.

Du point de vue administratif, le village fait partie du canton de Rohrbach-lès-Bitche depuis 1790, même si en 1801 et 1802, il est placé dans celui de Volmunster.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 488 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
586 531 650 733 818 778 772 679 700
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
698 664 661 668 678 712 800 843 878
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
915 951 925 882 1 011 1 174 1 258 1 291 1 447
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
1 525 1 562 1 517 1 498 1 489 1 488 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'augmentation très sensible de la population depuis le début du XXe siècle, passant de 703 habitants en 1817 à 807 en 1852 pour atteindre 1447 habitants au recensement de 1982, s'explique en partie par le regroupement de petites activités lles sur le site de Meyerhof, dont le développement est dû à la création de la voie ferrée de Sarreguemines à Bitche en 1869.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue du village

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale, dédiée à l'Exaltation de la Sainte-Croix reconstruite de 1829 (date portée) à 1831, aux frais du curé Jeko. Les paroissiens s'étaient engagés à lui payer en 6 termes la somme de 12000 francs et à lui céder l'ancienne église, aux termes d'un traite passé entre eux le 14 décembre 1826. A remplacé une ancienne église très petite et malsaine.
  • Un calvaire monumental érigé au carrefour de la route de Bettviller et de la rue Sainte-Croix, qui doit sa curieuse allure disproportionnée à l'absence de fût. Érigé en 1779 aux frais des époux Jakob Schuck et Anna Faber, il est formé d'un socle fait de deux consoles affrontées encadrant un cartouche de laurier, supportant les statues en ronde bosse, un peu hiératiques et naïvement sculptées, de la Sainte Vierge et de saint Jean. Une haute croix se dresse entre eux, représentant les trois personnes de la Trinité : le Christ en croix, la colombe du Saint-Esprit sortant d'une nuée et Dieu le Père bénissant, placé en amortissement du montant. Sculpté dans le grès, le calvaire est entièrement polychrome, comme très souvent dans le Pays de Bitche, et l'inscription gravée à la base de la croix rappelle les souffrances du Christ, plus grandes que celles du passant : " O ihr alle die den Weg vorüber gehet, mercket doch und sehet ob ihrgens ein Schmertz gleicht meinem Schmertz ".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abbé Wothké : prêtre compositeur de chants en français et en allemand, natif de Petit-Réderching

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Rohrbach-lès-Bitche et son canton, Joël Beck, 1988.
  • Le canton de Rohrbach-lès-Bitche, Joël Beck, 2004.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geoplatt
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011