Basse-Rentgen

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Basse-Rentgen
La mairie.
La mairie.
Blason de Basse-Rentgen
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Est
Canton Cattenom
Intercommunalité Communauté de communes de Cattenom et environs
Maire
Mandat
Viviane Winterrath
2008 - 2014
Code postal 57570
Code commune 57574
Démographie
Population
municipale
390 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 01″ N 6° 12′ 14″ E / 49.4836111111, 6.20388888889 ()49° 29′ 01″ Nord 6° 12′ 14″ Est / 49.4836111111, 6.20388888889 ()  
Altitude Min. 209 m – Max. 267 m
Superficie 10,46 km2
Localisation

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Basse-Rentgen est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé à 15 kilomètres de Thionville et 40 km de Metz, Basse-Rentgen est véritablement au cœur de l'Europe. Le village se trouve à 140 km de Strasbourg, 200 km de Bruxelles et 170 km de Francfort-sur-le-Main.

En plein pays des 3 frontières, la frontière luxembourgeoise n'est qu'à 1 km (Luxembourg-ville est située à 15 km) alors que Perl, la ville allemande la plus proche, est à moins de 15 km.

La commune est composée de Basse-Rentgen, Haute-Rentgen et Preisch.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Basse-Rentgen sont Hagen, Evrange, Mondorff, Puttelange-lès-Thionville, Rodemack, Breistroff-la-Grande, Roussy-le-Village et Zoufftgen en Moselle et Aspelt, Frisange au Luxembourg.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par la départementale D62, qui croise la nationale N53 (Thionville-Luxembourg) entre Basse-Rentgen et Haute-Rentgen ; et fut anciennement traversé par la voie romaine Metz-Trèves.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par un ruisseau, le Dollbach.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Basse-Rentgen[modifier | modifier le code]

  • À l'image d'un grand nombre de communes lorraines, le nom du village de Basse-Rentgen est basé sur un anthroponyme germanique Reginold, suivi du suffixe d'appartenance -ing, également d'origine germanique. Syncope de la 1re syllabe post-tonique "in" : Rent(in)gen.
  • Reginoldingas (IXe siècle), Runneke (1225), Ryntche (1413), Basse Rintgen (1615), Nider-Reutgen (1681), Reuntgen / Rintgen / Runtgen (1731), Rengtien (1756), Niederrencten (1790), Rengtienne (1793), Rentg-en-Basse (XIXe siècle).
  • En Francique lorrain Nidder-Rentgen. Pendant l'annexion allemande: Nieder-Rentgen.

Haute-Rentgen[modifier | modifier le code]

Preisch[modifier | modifier le code]

  • Preisch est mentionnée sous les formes Pris en 960, Brisichi en 963, Prisiche au Xe siècle, Prisch au XIIe siècle, Preisch en 1122, Breiysgen en 1626, Preiche en 1749, Presche en 1756, pour se figer officiellement en Preisch après la Révolution. Il est issu d'un anthroponyme gallo-roman Prius, suivi du suffixe d'appartenance gallo-roman -acum, germanisé par la suite.
  • Des diverses occupations allemandes, persiste un léger doute sur l'appellation exacte du nom : on rencontre parfois l’écriture château de Preiche. Preische est un amalgame des deux appellations et n'existe pas.
  • Preesch en francique lorrain

Histoire[modifier | modifier le code]

Les armoiries du village sont un amalgame entre celles des Rodemack (couleur or et bleu roi), anciens Seigneurs qui ont donné leur nom à la localité de Rodemack, à quelques kilomètres de Basse-Rentgen qui était une des mairies de cette localité, et celles de la famille de Gargan (double-trait oblique blanc et rouge), que l'on retrouve encore aujourd'hui sur le logo du golf de Preisch.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Voie romaine Metz-Trèves. Tertres funéraires gallo-romains, substructions d'habitats gallo-romaines, trésor composé de 15222 monnaies gallo-romaines (enfouissement du trésor à dater entre 286 et 293.

Période moderne[modifier | modifier le code]

En 1790, Basse-Rentgen acquit ses deux actuelles entités territoriales : Haute-Rentgen et Preisch, cette dernière contribuant à sa notoriété.

Jusqu'en 1808, Basse-Rentgen dépendit de la paroisse de Puttelange, bien qu'étant une des mairies de la seigneurie de Rodemack. Haute-Rentgen se dote d'une chapelle dite Saint-Hippolyte en 1765 et tous les ans la tradition veut qu'on fête ce saint au hameau. À côté de la chapelle, on y découvre une double-croix datant de 1480.

En 1826, après l'avoir seulement acquis, le village cède le hameau de Dodenom à Roussy-le-Village. Basse-Rentgen construisit sa propre église à l'écart du village (1827, une construction de l'architecte diocésain Derobe), mais celle-ci va être « rattrapée » par l'extension du village.

Une petite allée bordée de tilleuls conduit au domaine du château de Preiche, propriété depuis 1852 de la famille de Gargan. À l'époque, le domaine se dota d'une huilerie, d'une distillerie, d'une brasserie liée à une houblonnière alors qu'au village on pouvait trouver une tuilerie, aujourd'hui rasée mais qui a laissé son nom à une rue.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Plusieurs maisons et monuments ont été détruits lors de la Première Guerre mondiale. Lors de la Seconde Guerre mondiale on a pris soin d'évacuer la population dans le petit village de Savigny-sous-Faye.

Depuis, le village n'a quasiment plus aucun commerce : les trois cafés (deux à Basse-Rentgen et un à Preisch) ont fermé, ainsi la banque récemment. Le seul commerce restant au village est le bar/restaurant du golf. Malgré cela, la population tend à s'accroître, la position géographique de Basse-Rentgen étant un attrait majeur pour les travailleurs frontaliers.

Le village a gardé quelques fermes anciennes à Haute-Rentgen et Basse-Rentgen, mais de nouvelles rues sont construites (rue St-Hippolyte à Haute-Rentgen) ou largement agrandies (rue de l'église), même si dans le même temps, Preisch se dépeuple, ce qui fait que la population de Basse-Rentgen, après avoir longtemps tourné autour de 200 habitants, en compte désormais 310.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1986 2001 Jean-Marie Léonard    
mars 2001 en cours Viviane Winterrath    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 390 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
456 128 139 672 487 565 534 506 450
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
430 424 475 475 464 388 372 393 371
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
357 355 337 304 281 285 254 230 213
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
289 306 310 329 375 390 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête de la Sainte Madeleine au Château de Preisch

L’association « les madeleines de Preisch », organise en juillet la traditionnelle fête de la Sainte Madeleine, fête du village de Basse–Rentgen.

En août, les habitants fêtent la Saint Hippolyte (aux alentours du 13 août). Une messe est célébrée en plein air et c'est l'occasion pour le prêtre de bénir les chevaux et les cavaliers des environs. C'est un moment de partage et de convivialité.

La commune fut traversée, le 14 juillet, par le Tour de France 1950 (2e étape de la 37e édition du Tour) lors de l'étape Metz-Liège (Belgique).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Basse-Rentgen est rattachée à l'Académie de Nancy-Metz. La commune possède une école primaire publique.

Liste des associations[modifier | modifier le code]

- J3V - Jeunesse des trois villages - APE - L'Amicale des Parents d'Elèves - L'Association "les madeleines de Preisch" qui organise la traditionnelle fête de la Sainte Madeleine au Château de Preisch La bibliothèque des trois villages - La gestion de la salle St-Joseph - Le club loisirs

Informations diverses[modifier | modifier le code]

Une bibliothèque (à Évrange) participe à la convivialité de la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un centre hippique, d'une aire de jeu, d'un terrain de football (herbe et synthétique) et d'un complexe multisports. BREVHA - Gymnastique volontaire

Le golf de Preisch[modifier | modifier le code]

Au cœur du château de Preisch, le golf possède trois neuf trous dénommés « France », « Allemagne » et « Luxembourg » conçus par l'architecte William W. Amick et réalisés par Tom Dewar. Il dispose aussi de structures d’enseignement et d'entraînement complètes (practice, six trous compacts, putting-green, bunkers).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Le château de Preisch, datant du XVIIIe siècle est inscrit en au titre des Monuments historiques par arrêté du 24 juillet 1986 pour sa motte féodale, les façades et toitures du château (ainsi que l'escalier droit à l'intérieur), du pigeonnier et des paillons d'entrée. La chapelle et la croix seigneuriale sont classées au titre des Monuments historiques par arrêté du 10 mai 1995[3].
  • pont des Espagnols datant du XIXe siècle en calcaire avec une voûte en berceau

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • double croix de Haute-Rentgen située à proximité de la chapelle et datant de 1480.
  • les trois tertres funéraires gallo-romains, sur l'ancienne voie romaine de Metz à Trêves sont inscrits au titre des Monuments historiques par arrêté du 24 décembre 1991[4]
  • église Saints-Pierre-et-Paul à Basse-Rentgen du XVIIIe siècle, restaurée 1827 ;
  • chapelle Saint-Hippolyte à Haute-Rentgen, 1765, calcaire et ardoise ; curieux saint Hippolyte à cheval XVIIIe siècle, très grand calvaire à double face XVe siècle ;
  • chapelle castrale baroque du château de Preisch ;
  • calvaire médiéval restauré.
  • Oratoire à la Vierge, rue Saint-Jean à Basse-Rentgen

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Romain Wagner, Notice archéologique - Evrange, Hagen, Preisch, Rentgen (Basse et Haute), dans : Jean-Marie Neiers - Jacques Watrin, Les Familles de Basse et Haute Rentgen, Evrange, Hagen, Preisch, Éditions du Cercle Généalogique des 3 Frontières, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]