Waldwisse

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Waldwisse
Église Sainte-Catherine.
Église Sainte-Catherine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Est
Canton Sierck-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Frontières
Maire
Mandat
Jean-Guy Magard
2014-2020
Code postal 57480
Code commune 57740
Démographie
Population
municipale
750 hab. (2011)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 51″ N 6° 31′ 50″ E / 49.4142, 6.530649° 24′ 51″ Nord 6° 31′ 50″ Est / 49.4142, 6.5306  
Altitude Min. 247 m – Max. 374 m
Superficie 11,74 km2
Localisation

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Waldwisse est une commune française située dans le département de la Moselle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ecarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Waldwisse : Du germanique wald «forêt» + wiese ou wies «pré»[2].

Waldwiza (1317), Waldtwiss (1594), Valtvise (1680), Valteviesse (1691), Waldtwies (XVIIIe siècle), Waltviese (1737), Waldtweis & Valtry (1779), Waltevise (1790)[1], Waldwiese (1871-1918), Waldwiesen (1940-44). Waldwiss et Wiiss en francique lorrain.

  • Gongelfang : D'un nom de personne germanique Gundulf suivi du suffixe -ing / -ingen, devenu -ang.

Gundelwinga (978), Gundelwingin (1030), Gondeluingin (1037), Golsfingen (1594), Gundelfang (1681), Gongerfan (1682), Gongel-Fang (1756)[1]. Gongelfangen en francique lorrain.

  • Betting : Bettingen (1135), Bettinge (1237), Betingen (1429), Beteng (1682), Beting (1756)[1]. Betténgen et Betténg en francique lorrain.

Sobriquets[modifier | modifier le code]

Sobriquets anciens désignant les habitants de la commune :

  • Di Wiisser Kueben (les corbeaux de Waldwisse), die Wandjang (les vantards)[3].
  • Di Betténger Schlecken (les escargots de Betting).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • le premier document connu citant le lieu date de 1030 où il est orthographié Wysse, puis Wisse en 1147. En 1317 apparaît pour la première fois le préfixe wald avec la forme latine Waldwiza. les habitants sont les wisser (en francique), wissois en français. Si Wald semble bien être le mot germanique forêt, Wisse n’est pas le mot allemand Wiese, pré ou prairie, comme il a été orthographié pendant l’occupation allemande. Wisse date d’avant l’apparition de cette langue et est un mot francique formé à partir de la racine linguistique indo-germanique « weis » qui veut dire couler ou eau qui coule. La traduction étymologique du nom de Waldwisse serait donc l'eau qui coule dans la forêt.
  • Dépendait du duché de Lorraine.
  • Seigneurie de l'abbaye de Rettel et des comtes de Sierck.
  • Toute la région fut dévastée au cours de la guerre de Trente ans. Un document de 1637 indique que le curé de Mondorf et Waldwisse (paroisses jumelées) « ...ne pourra percevoir aucune dîmes sur les deux paroisses, les Grabatens (Croates) ayant saccagé la plus grande partie des terres ». Il est indiqué que la moitié seulement des maisons est restée intacte.
  • La commune comprend deux annexes, Bétting qui apparaît également en 1030 sous le non de Bertringen et Gongelfang, qui est cité Gundelwinga en 978. Les deux hameaux formèrent une seule et même commune de 1790 à 1814 : Betting-et-Gondlefand.
  • Waldwisse fut aussi une station de chemin de fer avec gare et quais de chargement sur la ligne reliant Merzig en Allemagne et Bettelainville en France. La ligne fut initiée par les allemands pour raisons stratégiques. Les travaux débutèrent en 1909 et la ligne mise en service le 1er novembre 1917 fut fermée le 5 mai 1948.
  • Bombardé le 19 novembre 1944 lors de l’avancée américaine, Waldwisse fut sinistré à 80 %.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2008 Gérard Grun    
mars 2008 mars 2014 Michel Nadé    
mars 2014 en cours Jean-Guy Magard    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 750 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
435 559 982 1 224 1 134 1 044 1 004 954 938
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
902 923 859 856 776 747 777 757 750
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
710 763 592 573 663 656 605 596 605
1999 2004 2006 2009 2011 - - - -
659 683 655 705 750 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • présence de tumuli de l'époque du bronze (1500 à 700 av. J.C.) et de l'époque du fer (700 à 52 av. J.C.).
  • Nombreux vestiges romains et gallo-romains.
  • Nécropole franque datée entre 480 et 600 de notre ère. Un rare seau de cérémonie trouvé sur place (trois exemplaires connu) se trouve au musée de Nancy.
  • En 1094 il est fait état de la ferme de Hentingen qui eut son importance. En 1560 elle est nommée « ...métairie franche dans laquelle se livrent les rentes annuelles, s’exerce la justice, se tiennent les plaids annaux, etc. ».
  • En 1349 apparaît le nom du moulin de « Lomill » entre Wiesz et Daldorf qui deviendra plus tard –moulin du Roy- c’est-à-dire moulin banal.
  • Deux villages disparus existait sur le ban de la commune. Celui de Hentigen, situé au sud de la ferme citée plus haut qui disparut pendant la guerre de 30 ans et le village de Daldorf situé entre la Lomill et Grindorff qui disparut avant 1500 qui était l’époque des grandes pestes. Le ban de Daldorf de 40 hectares fut englobé dans celui de Waldwisse en 1834.
  • Cimetière israëlite, milieu XIXe siècle
Cimetière juif

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Sainte-Catherine construite en 1828/1829, le clocher a été repris en 1912/1913 grâce à une donation privée : maître-autel baroque XVIIIe siècle provenant de l'Abbaye de Wadgassen classé monument historique ; fonts baptismaux XVIe siècle.
  • Chapelle Sainte-Catherine XVIIIe siècle, avec source, à Hentingenhof (Welschenhof) actuellement en ruine.
  • Chapelle Saint-Marc à Gongelfang, première moitié XIXe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Betting, construite en 1898 et rénovée en 1998.
  • Croix de chemin 4{e} quart du {s-|XIX|e} à Betting (annexe de Waldwisse).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  2. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes
  3. Cercle "Die Furbacher" - Histoire locale de Forbach no 62 - 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011