Altviller

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Altviller
La place de la Mairie.
La place de la Mairie.
Blason de Altviller
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach
Canton Saint-Avold-1
Intercommunalité Communauté de communes du pays naborien
Maire
Mandat
Jean-Jacques Ballèvre
2014-2020
Code postal 57730
Code commune 57015
Démographie
Population
municipale
566 hab. (2011)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 24″ N 6° 44′ 00″ E / 49.0733333333, 6.73333333333 ()49° 04′ 24″ Nord 6° 44′ 00″ Est / 49.0733333333, 6.73333333333 ()  
Altitude Min. 246 m – Max. 310 m
Superficie 4,85 km2
Localisation

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Liens
Site web h[ttp://www.mairie-altviller.fr mairie-altviller.fr]

Altviller est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Altviller est situé à quatre kilomètres, à vol d'oiseau, au sud-sud-est de Saint-Avold, chef-lieu du canton, sur la route départementale 22 en direction de Dieuze.

Par la route, Saarbrücken (D) est à 40 km, Metz à 50 km, Nancy à 75 km, Luxembourg (L) à 100 km et Strasbourg à 125 km.

Le territoire de la commune d'Altviller, d'une superficie de 485 hectares (31 478e commune de France)[1], dont 72 hectares de forêts, est limitrophe avec celui des communes de Lachambre, Vahl-Ebersing, Folschviller et Valmont.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Nied allemande traverse le territoire de la commune d'est en ouest au sud du village.

Le Weihergraben, un ruisseau venant de Lachambre, affluent (rive droite) de la Nied allemande, traverse le Marais d’Altviller, une zone humide occupée jadis par un étang, classé à l’inventaire des Espaces Naturels Sensibles (ENS) depuis le 31 janvier 2011[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

En 1221, le nom Altviller apparaît pour la première fois dans un acte de donation d'une chapelle d'Altviller en faveur de l'abbaye de Wadgassen[3].

En 1428, il est fait mention d'un fromage de campagne d'Altviller (Altwiller dans le texte) dans un menu de fête à Saint-Avold.[réf. nécessaire]

Orthographe[modifier | modifier le code]

  • Au cours des siècles, ce nom s'écrira tantôt en français, Altviller, tantôt en allemand, Altweiler, tantôt avec V, tantôt avec W, tantôt avec L, tantôt avec LL. Dans certains documents, on retrouve Adviller, Altwilr, Altzwiller, Alteviller ou encore Alterweiler. Au XIXe siècle, pour franciser encore davantage le nom, on écrira Altevillers[3]. Parfois, on parlera aussi de Altviller-lès-Saint-Avold.
  • Altwilr (1414), Altwiller & Altviller (1469), Adviller (XVIIe siècle), Altwiler (1606), Altweiler (1681), Altweiller (1688), Alterweiller & Alte-ville (1756), Altwiller[4], Altviller (1793), Atteviller (1801), Altwiller (XIXe siècle)[5], Altweiler (1871-1918 & 1940-44).
  • Òltwilla [ɔltvila] en francique lorrain.

Origine[modifier | modifier le code]

Origine gallo-romaine ? Selon cette thèse, Alta Villa viendrait des mots latins altus qui signifie haut et villa, la ferme, le domaine rural. Cette villa se serait-elle située sur le Koenigsberg ou le Gähberg dominant la vallée de la Nied ?

Origine allemande ? Une autre thèse voudrait tout simplement que Alter Weiler soit dérivé de l'allemand alt signifiant vieux, ancien et Weiler, le hameau, le village. Alt étant simplement un qualificatif servant à le distinguer des autres weiler, nombreux dans la région (Folschviller, Petit-Ebersviller, Guenviller, Leyviller, Farébersviller…).

Homonymie[modifier | modifier le code]

Gentilé[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Altvillerois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges d'une villa rustique gallo-romaine ont été mis au jour en 1930, entre Altviller et Holbach. Le mode de construction, des débris de toutes sortes[6] et quelques fragments de murs révélant une décoration assez sobre semblent indiquer que sa construction remonterait au IIe siècle de notre ère[7].

Au Moyen Âge, Altviller appartenait à l'Évêché de Metz et faisait partie du bailliage épiscopal de Vic[8].

Altviller, avec les Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun), sous tutelle française depuis 1552, fut rattaché officiellement à la France par le Traité de Westphalie, en 1648.

Après la guerre de 1870, Altviller, comme les autres communes d'Alsace et de l'actuel département de la Moselle, fut annexé au Reich allemand, par le Traité de Francfort. Redevenus français après l'Armistice du 11 novembre 1918 et le Traité de Versailles en 1919, les habitants d'Altviller redevinrent allemands de 1940 à 1944.

Un « avant-goût » de guerre.[modifier | modifier le code]

« Les soldats de la Ligne Maginot se trompent : une vingtaine d'obus tombent sur Altviller-lès-Saint-Avold : l'église et plusieurs maisons sont endommagées. » relate le journal Le Lorrain dans son édition du 20 août 1937. En effet, le 17 août 1937, les artilleurs de la Ligne Maginot ont procédé à un réglage de tirs depuis une position des environs. Les habitants étaient priés de rester chez eux et de suspendre les travaux des champs. Erreur humaine ou défaillance technique ? Toujours est-il qu'à partir de neuf heures du matin, plusieurs obus, heureusement non explosifs, sont tombés sur le village, semant la panique parmi la population avant qu'un coup de téléphone[9] du maire n'obtienne un cessez-le-feu. Plus de peur que de mal même si les dégâts furent importants : un vitrail de l'église a volé en éclats, plusieurs toitures ont été éventrées et des lignes électriques ont été arrachées[3].

L'évacuation en 1939/40.[modifier | modifier le code]

Comme pour toutes les communes situés sur la Ligne Maginot, l'évacuation de la population était planifiée en cas de crise. L'ordre d'évacuation a été donné le 1er septembre 1939, soit deux jours avant la déclaration de guerre. C'est par leurs propres moyens que les habitants d'Altviller, avec ceux de Lachambre, se rendirent à la gare de Chambrey, au sud de Château-Salins, d'où ils continuèrent en chemin de fer. Le lieu d'évacuation prévu par les autorités était la commune de Rouffiac, mais après plusieurs jours de voyage à travers une France désorganisée le convoi fut stoppé en Normandie et la plupart des familles installées à Cabourg, dans des résidences secondaires inoccupées. Certaines personnes se retrouvèrent à Bully-les-Mines, à Sallaumines et à Romazières. Ce n'est que début octobre 1940 qu'ils revinrent dans leur village.

Les victimes des guerres[10].[modifier | modifier le code]

Guerre de 1914-1918:

Jean Albrech, Pierre Albrech, Michel Albrech, Jean-Baptiste Couty, Louis Dosda, Emile Kopp, Joseph Krismalski, Jean Linet, Pierre Pétry, Jean Pétry, Emile Rouget.

Guerre de 1939-1945:

Joseph-Michel Bour, Alfred Fenninger, Joseph Haag, Adolphe Henrion, Nicolas Hoerner, Joseph Rouget.

Morts en déportation : Jean-Pierre Matz, Michel Thiel, Pierre Thil, Jean Spaeter.

Victime civile : Michel Gérard.

La Libération par l'armée américaine en 1944.[modifier | modifier le code]

Le 27 ou le 28 novembre 1944 ? Deux versions :

1. - Le 27 novembre 1944, la 1re Compagnie du 317e Régiment d’Infanterie du XIIe Corps d’Armée U.S., en quittant le village d’Altviller, se heurtait à l’arrière-garde du 87e Régiment d’Infanterie allemand dans la forêt du Heiligenbusch et du Liebusch[11]. (Deux forêts communales, à l’est et au nord-est du village). Ce qui signifierait que les Américains ont libéré Altviller dès le 27 novembre 1944.

2. - L’arrivée des Américains dans notre village a eu lieu le 28 novembre 1944[3].

Une eau minérale.[modifier | modifier le code]

Une eau minérale, laxative, riche en sulfate de magnésium, provenant d'un puits de 33 mètres de profondeur, a été commercialisée de 1900 à 1939 sous la dénomination "Altviller-Bitterwasser". D'après les rapports du Centre d'Expérimentation Agricole de Colmar et du Laboratoire Chimique de Strasbourg, conservés dans les archives communales, "cette eau d'excellente qualité pouvait rivaliser avec l'eau minérale d'Ems et de Karlsbad" [3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1869 1877 Nicolas Senser    
1877 1881 Nicolas Hoerner    
1881 1884 Georges Kieffer    
1884 1886 Pierre Thiel    
1886 1891 Jean Ballèvre    
1891 1903 Pierre Richert    
1904 1908 Théodore Doucher    
1908 1918 Jean Pierre Philippe    
1918 1924 Jean Schneider    
1924 1935 Émile Schang    
1935 1940 Pierre Bour    
1940 1944 ----    
1944 1952 Pierre Bour    
1952 1971 Jean Thiel    
1971 1977 Jean-Claude Christmann    
1977 2008 François Hardy   Maire Honoraire depuis 2009
2008 en cours Jean-Jacques Ballèvre    

En 1940, le maire et le conseil municipal furent révoqués par les Allemands. Pendant l'Annexion, Altviller fut administré par Lachambre de 1940 à 1942, puis par Saint-Avold, jusqu'à la Libération par l'armée américaine, en novembre 1944

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 566 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
328 291 357 394 410 372 336 370 330
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
333 323 307 308 278 302 206 326 293
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
315 312 281 267 273 314 346 311 464
1990 1999 2006 2011 - - - - -
506 534 571 566 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Le village était exsangue après la Guerre de Trente Ans. Huit familles seulement étaient recensées dans le livre terrier de 1687: les familles Well, Kraut, König, Arnoult, Leher, Heque, Schlinck et Maugras[8]. Aujourd'hui, tous ces patronymes ont disparu à Altviller.

Le 17 mars 1789, le Cahier de doléances d'Altviller fait état d'une communauté de 58 feux[3].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bien que dans des textes plus anciens, il soit déjà question de maître d'école ou de régent d'école à Altviller, la première école y aurait été ouverte en 1720. À partir de 1818, un logement est mis à la disposition de l'instituteur et en 1845, une nouvelle école fut construite[14]. Elle comptera 40 élèves en 1852 et 47 élèves en 1856[3].

En octobre 1959, l'actuelle école, comprenant une salle de classe, un préau, des sanitaires et un logement de fonction, est mise en service. Elle sera transformée en école maternelle en 1978 puis agrandie en 1986, par un nouveau bâtiment abritant une salle des fêtes au sous-sol. Une nouvelle cour de récréation sera aménagée. Toutes les classes y seront regroupées en 1987. Des travaux d'isolation et d'extension avec création d'une salle d'éveil, ont eu lieu en 2011.

Depuis septembre 1978, les écoles d'Altviller et de Lachambre sont constituées en regroupement pédagogique intercommunal. À ce jour, deux classes maternelles et une classe élémentaire fonctionnent à Altviller. Trois classes élémentaires sont installées à Lachambre. Un service de transports scolaires est mis en place par le Conseil général. Ces classes dépendent de la circonscription de l'Éducation Nationale de Saint-Avold-Est.

Pour l'enseignement secondaire, la plupart des écoliers issus de ce regroupement fréquentent le collège "La Carrière" de Saint-Avold.

Depuis 1972, ces établissements, comme l'ensemble des établissements mosellans, font partie de l'Académie de Nancy-Metz. (Zone A pour les vacances scolaires.)Auparavant, ils dépendaient de l'Académie de Strasbourg.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique Saint-Rémi d'Altviller fait partie du diocèse de Metz, de la zone pastorale de Saint-Nabor et de l'archiprêtré de Saint-Avold[15]. Les biens de la paroisse sont gérés par le Conseil de fabrique, régi par le "droit local" toujours en vigueur dans les départements d'Alsace et en Moselle.

Jusqu'après la Révolution, Altviller est une annexe de l'église-mère de Petit-Ebersviller. En 1808, elle est rattachée à Lachambre et le 5 mai 1881, par une ordonnance de Mgr Dupont-des-Loges, elle est érigée en paroisse indépendante. Le dernier prêtre à résider à Altviller fut l'abbé Christian Kuhn, curé de 1949 à 1958[3].

Depuis le 4 mai 2003, elle constitue avec les paroisses Sainte-Barbe de Biding, Saint-Martin de Lachambre, Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Lixing-Laning, Saint-Jacques de Maxstadt et Saint-Jean-Baptiste de Vahl-Ebersing la communauté de paroisses de Notre-Dame du Vahl. L'église-mère et le presbytère sont à Vahl. Le curé-administrateur est l'abbé Piotr Szuflita.

Économie[modifier | modifier le code]

Plusieurs entreprises artisanales (une menuiserie, un garage, deux entreprises d'installations électriques, une boulangerie...) sont présentes dans le village. Deux cafés, autrefois lieux de convivialité, sont aujourd'hui fermés.

Bien que le territoire communal ait été en limite de la concession accordée aux sociétés minières puis aux Houillères du Bassin de Lorraine pour l'exploitation du charbon et malgré la proximité des puits de Folschviller, aucune extraction n'a jamais eu lieu dans le sous-sol de la commune, donc les dégâts miniers ne sont pas à craindre.

Trois exploitants, propriétaires et/ou locataires, se partagent la quasi-totalité des terres agricoles de la commune mais il n'y a plus qu'une seule exploitation implantée sur son territoire. Aucun remembrement n'a encore été mis en œuvre à ce jour mais les exploitants, par des échanges à l'amiable, ont regroupé leurs parcelles. Un centre équestre s'est installé dans un ancien domaine agricole.

L'ESAT « Le Village », un établissement et service d'aide par le travail, est installé sur la commune depuis 1998. Créé en 1977, il était implanté auparavant à Biding. Il emploie des travailleurs handicapés qui s'occupent de floriculture, de production de plants maraîchers, d'espaces verts et de conditionnement. Il est géré par une association familiale d'aide aux personnes ayant un handicap mental.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notre-Dame d'Altviller

L'église paroissiale remplace une ancienne chapelle reconstruite vers 1725. La nef et le chœur actuels datent de 1808/1809. Quant au clocher, il a été érigé de 1848 à 1853, sur les plans de l'architecte A. Robin, en remplacement d'une ancienne tour ronde[16]. L'église fut bénite le 12 novembre 1809 par l'abbé Jean Harter, curé de Lachambre qui desservait Altviller. Gravement endommagés par la Seconde Guerre mondiale, la toiture et le plafond furent refaits à neuf en 1956. La charpente et la couverture du clocher en ardoises furent remplacées en 1967. Un paratonnerre y fut installé. Les vitraux, furent restaurés par Bassinot de Nancy, entre 1947 et 1949. Le clocher abrite deux cloches, de la fonderie Causard de Colmar, bénites le 20 novembre 1955 : Saint-Rémy, 520 kg, note sol et Sainte-Marie, 400 kg, note la. La troisième, Saint-Joseph, 300 kg, note si, n'a pas été confisquée en 1943, elle date de 1922 (fonderie Farnier de Robécourt)[3]. Elle possède un orgue, construit en 1881 par le facteur d'orgues Verschneider de Puttelange, complètement restauré en 2007 et 2008 par Arti ' Z (Jean-Louis Helleringer) de Zarbeling et bénit le 5 octobre 2008 par Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz. Dans le chœur, une peinture à l'huile d'un auteur anonyme du XIXe siècle, restaurée en 2011, représente "Le baptême de Clovis par Saint-Rémi".

Une statue monumentale, appelée « Notre-Dame d’Altviller », érigée par Mlle Delphine Motte au lieu-dit « Hänzelberg », fut inaugurée le 28 mai 1879 par Mgr Dupont-des-Loges, évêque de Metz.

La mairie construite à la place de l'ancien presbytère, a été inaugurée le 20 juin 1998 par M. Le Menn, sous-préfet de Forbach, en présence du député André Berthol. Elle est l'œuvre de Mme Nicole Habert, architecte à Saint-Avold. En façade, une mosaïque, œuvre de Urschel l'Artisan, représente le blason de la commune.

Une grosse pierre, qui d'après la tradition serait le reste d'un monument mégalithique de l'époque celte, se trouve à la limite des communes de Folschviller, Vahl-Ebersing et Altviller. Elle est appelée "die dicke Mark" (la grosse borne) dans des documents anciens, "de dick Udel" en dialecte local[3] et plus couramment la pierre tournante. On raconte que jadis, le vendredi-saint, on envoyait les naïfs du village pour observer la pierre tourner sur elle-même pendant la sonnerie de l'Angélus de midi, or tout le monde sait que le vendredi-saint les cloches sont muettes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Delphine Motte, née en 1815 et morte en 1898, est la dernière descendante de la famille seigneuriale d'Altviller. Elle était connue comme bienfaitrice de la commune et de la paroisse. Entre autres, elle fit ériger en 1879, la statue de la Vierge du Hänzelberg et en fit don à la paroisse avec le terrain. C'est elle qui fit aménager la place au milieu du village, devant sa propriété, en faisant abattre une vieille maison qui gênait le passage. Dès 1890, elle fit installer un éclairage public alimenté à l'acétylène. En 1897, elle fit détruire plusieurs bâtiments qui obstruaient la place devant l'église (l'actuelle place de la Mairie), y fit planter des marronniers et en fit don à la commune. Elle avait aussi le projet d'une maison où des religieuses chargées de l'éducation des filles et du soin des malades à domicile devaient s'installer. Ce projet avorta suite à son décès[3]. Une rue d'Altviller porte le nom « rue Delphine-Motte ».

Langue parlée[modifier | modifier le code]

Altviller se trouve en Moselle dialectophone. La langue maternelle originelle des habitants est un dialecte francique rhénan. Si quelques personnes, âgées surtout, le pratiquent encore, il est en voie de disparition, malgré les efforts de quelques associations. En dialecte local, Altviller se dit Òltwilla [ɔltvila].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Altviller
De gueules à la colombe d'argent tenant dans son bec la Sainte Ampoule, accompagnée en pointe de deux cailloux d'or.

La colombe portant la Sainte Ampoule rappelle le baptême de Clovis à Reims, par saint Rémi, patron de la paroisse. La légende raconte que lors de cette cérémonie, la personne chargée de rapporter les saintes huiles nécessaires au baptême ne put se frayer un passage à travers la foule. À ce moment, une blanche colombe, avec dans son bec une ampoule contenant ces saintes huiles descendit du ciel et permit à la cérémonie de se poursuivre. Les deux cailloux, allusion à la lapidation de saint Étienne, empruntés aux armes du chapitre de la cathédrale de Metz, rappellent qu'Altviller dépendait des biens temporels de l'évêché de Metz.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire des mairies de France
  2. "Nouvelles d'Altviller" n°38, bulletin municipal édité par la mairie.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Abbé J. Colbus, Altviller, ancien fief épiscopal de la vouerie de St-Nabor
  4. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  5. Bulletin des lois de la République Française
  6. Les objets trouvés lors de ces fouilles, entreposés chez le propriétaire du terrain, ont disparu pendant l'Evacuation, en 1939/40.
  7. A. Marion, Cahiers Lorrains - 1930 - p. 165-166
  8. a et b Abbé Ch. Martin, Almanach de l'Immaculée Conception, diocèse de Metz, 1938, p. 68 à 71.
  9. Ce ne fut pas chose facile. Il n'y avait à l'époque qu'un seul téléphone dans le village (le téléphone public à l'épicerie locale).
  10. Inscriptions du Monument aux Morts
  11. J.-M. Junger, Les combats du XIIe Corps dans le secteur de Saint-Avold du 24 au 28 novembre 1944. - Cahier du Pays Naborien n°17.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. Il s'agit du bâtiment communal, place de la mairie, qui abrite l'actuelle Antenne Paroissiale. Depuis, le bâtiment a été transformé et restauré plusieurs fois.
  15. Supplément au bulletin officiel du diocèse de Metz. - Plaquette de la cellule "communication" de la zone Saint-Nabor
  16. Service Régional de l'Inventaire de Lorraine - Inventaire général 1986.