Vry

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vry
Église Saint-Rémi.
Église Saint-Rémi.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Vigy
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Chemin
Maire
Mandat
Jean-Marie Ritz
2014-2020
Code postal 57640
Code commune 57736
Démographie
Population
municipale
545 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 26″ N 6° 19′ 50″ E / 49.1906, 6.3306 ()49° 11′ 26″ Nord 6° 19′ 50″ Est / 49.1906, 6.3306 ()  
Altitude Min. 228 m – Max. 349 m
Superficie 15,08 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de Moselle
City locator 14.svg
Vry

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de Moselle
City locator 14.svg
Vry

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Vry

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Vry

Vry est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vry est une commune située au nord-est de Metz, sur les hauteurs des côtes de Moselle qui viennent y laisser place à de multiples petites vallées.

La vallée de la Moselle est donc à l'ouest du village qui la surplombe malgré un versant très doux.

De l'autre côté, au nord-est du village, c'est le début de la vallée de la Canner (qui y prend sa source) qui débute dans un cadre forestier et naturel qui contraste avec la vallée très urbanisée de la Moselle (450 000 habitants sur les 30 kilomètres qui séparent Metz de Thionville).

La commune comporte une annexe, un peu plus modeste et sans église ou chapelle : Gondreville. Ce hameau est à l'est du village et surplombe, lui, la vallée de la Nied qui s'en va vers Boulay-Moselle, Bouzonville puis l'Allemagne.

La commune se situe dans le site inscrit de la vallée de la Canner[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Son nom provient d'un homme gallo-romain Verius et peut donc se lire : le domaine de Verius. La famille en titre de Verey a existé jusqu'au XVe siècle.
  • Ferich et Verich (sans date)[2]; Virei (1184); Vireium (1205); Veirey (1284); Werry (1365); Werey/Werrey (XVe siècle); Verey (1404); Wery/Very (1408); Virey (1424); Vrey/Vray (1444); Vereyum (1451); Very (1460); Vireyo/Vyreio (1544); Vri/la petite Metz (1638); La petite Metz (1682), Vry (1793), Verich (1915-18), Werich (1940-44).

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation de Vry semble remonter à l'époque gallo-romaine. Le village faisait partie du Haut-Chemin, mairie de Porte Muzelle dans le pays messin.

Il appartint d'abord à l'évêque de Metz, puis les messins en firent la conquête. Il fut plusieurs fois ravagé. Son château fort était une forteresse, au même titre qu'Ennery, servant à protéger le pays messin.

Il fut détruit pendant la guerre des Amis (1232-1234) puis reconstruit quelques années plus tard.

En 1556, le gouverneur de la petite Metz (la place forte de Vry) est Mangin II Le Goullon, seigneur de Retonfey, député messin et secrétaire des commandements de Catherine de Médicis.

L'hôpital Saint-Nicolas de Metz deviendra seigneur de Vry ainsi que décimateur de la paroisse.

Les restes de la forteresse, ancien château fort, reconstruit puis ruiné, sont encore importants bien que forts délabrés.

On trouve de nombreux renseignements sur Vry dans les Chroniques Huguenin ainsi que dans les notes d'Auguste Prost.

L'historien G. Boulangé décrivait le château de Vry dans L'Austrasie en 1856-57 : « …pris du côté nord-ouest il fait voir la chaussée flanquée d'un côté, à gauche, par la "Tour du Châtelain", et de l'autre par une grosse tour percée d'embrasures pour l'artillerie, et enfin, à droite, toute la face de la courtine exposée en couchant jusqu'à la tour rectangulaire en partie ruinée. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Jean-Marie Ritz    
mars 2008   Michel KLEIN    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 545 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
257 294 312 567 607 578 505 475 392
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
420 424 431 395 395 355 353 344 291
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
263 253 262 241 246 212 182 184 253
1990 1999 2006 2011 - - - - -
359 439 465 545 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines de l'ancienne forteresse qui comportaient prisons et chapelle : tours semi-circulaires. Détruit par les Messins pendant la guerre des Amis. Pris par les Ecorcheurs français en 1444
  • Monument aux morts de la Première Guerre mondiale
  • La Neuville[précision nécessaire]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Dosse, La Haute Vallée de la Canner - L'abbaye de Villers-Bettnach, Editions Serpenoise, 1980.
  • Gérard Kilbertus, Villers-Bettnach - L'Abbaye, Chez l'auteur, Talange, 2002.
  • Jean-Paul Philips, Patrimoine rural en Pays messin, Editions Serpenoise, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « écologie, paysage de la lorraine par le gouvernement. »
  2. Die Ortsnamen des Metzer landes und ihre geschichtliche und ethonographische Bedeutung - Adolf Schiber (1898, S. 53, 60)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011