Forestier

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Forestier
Appellation
Forestier, sylviculteur
Secteur d'activité
Compétences requises
Sylviculture
gestion
Professions voisines

Le terme de forestier désigne dans le langage courant un ingénieur forestier ou un technicien forestier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon Bouillet, le mot Forestier, désignait autrefois les officiers qui sous les deux premières lignées des rois de France, avaient juridiction dans les pays forestiers. Selon Niermayer, Forestier était le nom donné au régisseur d'une forêt royale ou seigneuriale[1].

Les gouverneurs de la Flandre s'appelaient « grands forestiers »; mais ce titre pourrait plutôt venir du flamand Dorsf, qui signifie président ou comte, que des forêts qui couvraient le pays.

Ce titre de Forestier disparaît après Charles le Chauve.

Remarque : toujours selon Bouillet, l'expression « villes forestières » désignait spécifiquement quelques villes allemandes comprises dans l'ancien cercle de Souabe et situées jadis dans la Forêt noire, qui ne s'étend plus aujourd'hui jusque là. C'étaient au XVIIIe siècle : Laufenbourg, Rheinfelden, Seckingen, Waldshut, Ensisheim. Quatre villes de Suisse ont aussi ainsi été dénommées (Lucerne, Shwitz, Altorf et Stanz)

Tendances[modifier | modifier le code]

Le métier de forestier a récemment beaucoup évolué en intégrant la mécanisation et les progrès de l'informatique (système d'information géographique notamment). Le bois tend à être mis sur un marché de moins en moins local, souvent mondial.

Benoît Boutefeu et Paul Arnould dans une analyse du métier de forestier public (2006) distinguent en France deux grandes « écoles de pensée » chez les forestiers : la première correspond à un forestier plutôt écologue et plus sensible à la nature et à sa protection, l'autre est plus sensible aux aspects économiques du métier et aux fonctions productives de la forêt. Pour chacun de ces deux groupes, les relations aux exploitant, au grand public, au politique, aux chasseurs, aux scientifiques ou aux associations d'écologistes sont très différentes, voire plutôt inverses[2], le second type étant historiquement prédominant.

Source[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. NIERMAYER (J.F.), Mediae Latinitatis Lexicon Minus, Leiden, 1993
  2. Benoît Boutefeu et Paul Arnould (2006) Le métier de forestier, entre rationalité et sensibilité ; Revue Forestière, LVIII-1-2006, PDF, 12 pages (voir notamment p 67)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]