Ébersviller

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Ébersviller
Église Saint-Pierre.
Église Saint-Pierre.
Blason de Ébersviller
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Boulay-Moselle
Canton Bouzonville
Intercommunalité Communauté de communes du Bouzonvillois
Maire
Mandat
Edmond Moritz
2014-2020
Code postal 57320
Code commune 57186
Démographie
Population
municipale
889 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 39″ N 6° 24′ 12″ E / 49.2775, 6.4033 ()49° 16′ 39″ Nord 6° 24′ 12″ Est / 49.2775, 6.4033 ()  
Altitude Min. 210 m – Max. 351 m
Superficie 14,07 km2
Localisation

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Ébersviller
Ébersviller de Suède

Ébersviller est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le site inscrit de la vallée de la Canner[1]. Elle est constituée du village d’Ébersviller, de l’ensemble Férange, Ising, Labrück et de l’ancien moulin de la Kreschmuhle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ébersviller[modifier | modifier le code]

  • Everonisvilla (960); Eureswillre, Euresviller (1218); Ebersweiller (1220); Ewersweiler (1309); Eberchweiller (1368); Eversvuiller (1405); Eberswilr (1434); Eberswillerium (1448); Ebersvueiller (1511); Ebersweilerium (1527); Eberswiller, Ebersweiler (1544); Eberssweiller (1594); Ebersweiller (XVIIe siècle); Ebertsweiller (1625); Ermesweiller (1756)[2]; Ebersweiler (1793); Ebersviller (1801)[3]; Éberswiller, Eberswiller (XIXe siècle)[4].
  • En allemand : Ebersweiler[2]. En francique lorrain : Ebeschwiller et Ewëschweller.

Ising[modifier | modifier le code]

  • Ingsingen (1594); Insing (1779); Ysing, Ensing ou Insing (1825)[2].
  • En francique lorrain : Éiséngen, Éiséng et Iséngen.

Labrück[modifier | modifier le code]

  • Labrücken (1681), Labricq (XVIIIe siècle), Laubricquen (1756), Laubrück ou Laubrick (1779)[2].
  • En francique lorrain : Laabréck.

Férange[modifier | modifier le code]

  • Viringas (1134), Viringen (1137), Feiringa (1403), Feiringen (1448), Feringen (1594)[2], Férange (1793).
  • En allemand : Feiringen[2], Fehringen (1871-1918). En francique lorrain : Féeringen et Feréngen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est cité en 960 sous le nom d’Everonisvilla signifiant la localité d’Eber ou d’Eburo et non Eber le sanglier comme supposé par les héraldistes modernes qui ont choisi le blason communal.

Ébersviller a surtout été possession de différentes abbayes comme celles de Villers-Bettnach, Rettel ou Bouzonville et même celle de Saint-Pierre de Metz qui échangea ses biens à Ébersviller avec des biens à Arriance au bénéfice de Faust de Stromberg.

Progressivement les choses se sont compliquées : des bourgeois messins devenant propriétaires, le duc de Lorraine étant haut justicier et confiant un fief à la famille von Blumenau au XIVe siècle. La famille d’Eltz de Freistroff s’implanta alors petit à petit directement ou par l’intermédiaire de la seigneurie de Château-Rouge au cours du XVIIe siècle et en 1660, le baron de Koenigsfeld, autre seigneur de Freistroff, avait aussi des biens à Ébersviller. En 1708, la haute justice était lorraine, le foncier était partagé entre les barons d’Eltz, de Metternich et de Zandt alors que les dîmes étaient aux chartreux de Rettel.

La paroisse existait déjà en 1221 et le droit de collation était attribué à l’abbaye de Wadgassen. À la Révolution, le curé Klein refusa le serment constitutionnel et émigra ; il fut remplacé par le curé Henry, fervent républicain, qui signait ses actes de naissance « officier public » et devint maire d’Ébersviller en 1793 ; accusé par la suite de conspiration, il fut condamné à mort et guillotiné à Paris. Il faut retenir aussi le curé Dominique Durant (1851-1875) qui eut la lourde tâche d’assurer le suivi du projet de construction d’une nouvelle l’église sous trois maires successifs dont au moins deux étaient opposés à cette construction ainsi qu’à celle d’une école pour les filles.

L’église actuelle date de 1879 et remplaça une construction de 1736. Le projet rencontra beaucoup de difficultés pour être mis en place et par la suite la réalisation se révéla désastreuse à cause de multiples malfaçons entraînant des actions judiciaires contre l’entrepreneur et contre l’architecte. Ce fut le nouveau curé, l’abbé Kremer, qui avec un nouveau maire mena à bien l’ambitieux défi. Les grandes orgues datent de 1896 et sont l’œuvre de la manufacture Dalstein-Haerpfer de Boulay, c’est un instrument exceptionnel de 25 jeux.

Au XIXe siècle, le ban couvrait 1 407 hectares dont 622 de terres labourables, 634 de forêts et 3,4 de vignes. Comme dans beaucoup de communes, un remembrement des terres fut effectué après la guerre de Trente Ans en 1691.

Il faut aussi rappeler l’impact de la ligne Maginot sur la commune d’Ébersviller avec diverses implantations comme l’entrée du Michelberg, l’abri Bilmette, les casemates du Hubnerbusch, la casemate d’Ising et l’abri du bois de Férange sans oublier le camp installé à Férange.

Férange, Ising et Kreschmuhle[modifier | modifier le code]

Férange est connu depuis 1137 sous le nom de Viringen. Au XIIe siècle, l’abbaye de Bouzonville avait des possessions et la seigneurie de Boulay en 1580 déclarait que le duc de Lorraine y était le seul souverain grâce à la seigneurie de Sierck. En 1707, la population de Férange était de 83 personnes (46 enfants).

Ising était aussi une localité autonome connue depuis 1580, la seigneurie de Boulay déclarant alors que Sierck (le duc de Lorraine) y avait toutes les justices. En 1707, Ising comptait 52 habitants avec Labruck (variantes: Laubruck et Labrück).

Le moulin de Kreschmuhle dont le nom signifie « moulin à son », est cité à partir de 1808 et il fonctionna jusqu’à la Seconde Guerre mondiale comme moulin à farine pour devenir après une exploitation agricole. Il fut ravagé en 1984 par un incendie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 mars 2008 Alphonse Philipp    
mars 2008   Edmond Moritz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 889 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
482 482 1 086 1 145 1 100 865 856 842 779
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
974 763 827 722 706 661 694 622 596
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
677 662 597 584 568 499 472 502 588
1999 2005 2006 2010 2011 - - - -
660 769 787 865 889 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre néo-gothique 1878 statue de saint Sébastien XVIIIe siècle ; orgues de Dalstein-Haerpfer.
  • Fontaine sacrée de Saint-Fridolin.

Édifice militaire[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage d’artillerie du Michelsberg de la ligne Maginot situé entre Dalstein et Férange (commune d’Ébersviller). Le Michelsberg a été construit entre 1930 et 1934 pour accueillir un équipage de 515 hommes. L’ouvrage se compose de six blocs dont cinq blocs de combat et un bloc d’entrée, reliés par plus d’un kilomètre de galeries où le matériel était transporté par train[6].

Son association de bénévoles accueille ses visiteurs tous les dimanches après-midi d’avril à septembre inclus[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lorraine.ecologie.gouv.fr/Liens_CARMEN/Paysage/SITEI/SI57331A.PDF
  2. a, b, c, d, e et f Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Bulletin des lois de la République française
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Site officiel du fort du Michelsberg.
  7. Blog sur le Michelsberg et son activité associative