Bining

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Bining
Blason de Bining
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Rohrbach-lès-Bitche
Intercommunalité Communauté de communes de Rohrbach-lès-Bitche
Maire
Mandat
Christian Martiné
2014-2020
Code postal 57410
Code commune 57083
Démographie
Population
municipale
1 180 hab. (2011)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 18″ N 7° 15′ 10″ E / 49.0383, 7.252849° 02′ 18″ Nord 7° 15′ 10″ Est / 49.0383, 7.2528  
Altitude Min. 248 m – Max. 379 m
Superficie 15,91 km2
Localisation

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Bining est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. Le village fait partie du Pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé en limite des pays couvert et découvert, au centre du Canton de Rohrbach-lès-Bitche. Etabli à flanc de coteau, il s'est développé en contrebas de l'église et le long de la route de Rahling à Rohrbach, dont il est seulement séparé par un ensemble de casernes et de logements militaires liés à la construction de la Ligne Maginot. L'enchevêtrement des rues, les maisons non alignées et non jointives rattachent l'agglomération aux villages-tas, selon l'appellation des géographes, tandis que les hauts toits couverts de tuiles plates évoquent déjà l'habitat alsacien. L'église domine de sa haute masse les maisons du village, à l'arrière desquelles s'étendent des vergers. Plus loin débute la grande forêt domaniale de Lemberg, marquant la bordure occidentale du pays couvert.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Vue du village

Sur le ban communal, des fermes isolées, les Mohrenhof, Felsenhof, Bombacherhof et Kusterwald, ont été implantées entre 1830 et 1870 sur des terres déjà défrichées au XVIIIe siècle.

Le Felsenhof, créé en 1842, fut racheté avec ses 9 hectares de terre en 1849 par Michel COLLIN, garde forestier en exercice à la Felsenmuhl (ban de Rohrbach). L'un de ses fils, Joseph COLLIN, sculpteur de monuments funéraires à Rohrbach, fut à l'origine de la mise en extraction de pierres au Felsenhof.

L'ancien village de Kirsbach (1726: Kirchbronn, 1755: Kirschbach) était situé sur la commune et a été détruit[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Bino suivi du suffixe -ing.
  • Biningen (1351), Beningen et Bieningen (1594), Binningen (1681), Bining (1751), Beningen (1755), Béning (1771), Bining-lès-Rohrbach (XIXe siècle)[2].
  • En Francique lorrain: Bininge[3]. En allemand: Biningen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le ban est occupé dès l'époque gallo-romaine, comme en témoignent la dizaine de sites découverts. Mentionné en 1351 sous la forme Biningen, puis Beningen en 1594, du nom d'homme germanique Bino, le village, dépendant de la seigneurie de Bitche, est cédé en fief au milieu du XIVe siècle à Gérard de Warsberg.

Ancienne succursale de Rohrbach, devenue paroisse de l'archiprêtré du même nom en 1821, l'église, dédiée à la Nativité de la Vierge, est construite peu de temps après, la tour-clocher ayant été seulement ajoutée en 1846, pour remplacer une chapelle du XVIIIe siècle.

Bombardé en décembre 1944 et en janvier 1945, le village conserve encore quelques maisons, de nombreuses croix de chemin, dont l'une des plus anciennes du Pays de Bitche, située en bordure du chemin de Schmittviller et datée 1629.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 1995 Bernard Lett    
mars 1995 en cours Christian Martiné    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 180 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
869 898 912 811 1 246 1 205 1 177 1 173 1 151
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 149 1 054 1 043 1 068 1 050 1 064 1 101 1 100 1 110
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 113 1 075 1 087 948 1 035 1 119 1 129 1 106 1 117
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
1 168 1 155 1 179 1 182 1 180 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bining en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,0 
4,5 
75 à 89 ans
8,1 
11,6 
60 à 74 ans
11,8 
27,8 
45 à 59 ans
23,6 
21,0 
30 à 44 ans
20,1 
19,1 
15 à 29 ans
17,8 
15,7 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département de la Moselle en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,7 
5,4 
75 à 89 ans
8,6 
12,6 
60 à 74 ans
13,6 
21,7 
45 à 59 ans
21,3 
21,7 
30 à 44 ans
20,6 
20,2 
15 à 29 ans
18,4 
18,3 
0 à 14 ans
16,7 


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • La grotte datant de 1954.
  • L'Auberge du Tilleul, au centre du village, est une ancienne maison construite en 1711 pour Jean-Bernard Krebs et son épouse Catherina Hiegel. Transformée en ferme entre 1731 et 1733 pour un autre de leurs fils, Nicolas, par agrandissement vers la gauche, selon les dates portées sur les clefs des portes charretières des deux façades, elle est formée de deux logis dans le sens de la profondeur, avec accès indépendant. La façade sur rue, particulièrement soignée, est percée au premier niveau de fenêtres rectangulaires horizontales à meneau, qui encadrent la porte à fronton cintré interrompu par un relief naïvement sculpté. Deux fenêtres sont surmontées de sculptures représentant, à gauche, saint Georges et sainte Barbe, à droite, une chasse au sanglier. L'actuelle salle de restaurant est couverte d'un plafond à poutres et solives apparentes, dont le décor moulé des entrevous représente des cartouches à décor de fruits et de fleurs. Dans le couloir et la cuisine du logis postérieur, ces mêmes Estriche, selon l'appellation régionale, ont un décor naïf mais plus commun : le monogramme du Christ, rameau végétal terminé par une fleur de lys, branche lourdement chargée de fruits.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église de la Nativité de la Vierge, construite en 1829.Tour-clocher construite en 1846 (date portée) remplaçant un campanile construit en 1832.
  • Chapelle Saint-Hubert à Altkirch de l'ancien écart d'Oldingen (entre Bining et Rahling) reconstruite à partir de 1841, sous l'abbé Pierre Faltz, et bénite en 1855. Accolée à une ferme occupée par les gardiens de la chapelle. À remplacé une chapelle ancienne.
  • Chapelle construite entre 1720 (autorisation de construire une chapelle accordée aux habitants du village) et 1731 (il est question de la chapelle nouvellement bâtie) ; agrandie en 1797 (reconstruction du chœur et de la sacristie) a été convertie en école en 1832 et à son emplacement se dresse de nos jours le local à incendie.
  • Une multitude de croix de chemin dont l’une des plus anciennes du Pays de Bitche (datée de 1629), qui se situe sur le chemin allant vers Schmittviller. Une trentaine de calvaires rénovés et répertoriés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bernard Lett (1924-2005), maire de la commune de 1983 à 1995 : durant les deux mandats qu'il assura furent effectués le remembrement et la rénovation cadastrale, ainsi que la construction de la salle des fêtes « Pierre Toulisse ».
  • Christian Martiné, maire de la commune depuis 1995 : construction d'un ensemble scolaire, primaire 4 salles, une bibliothèque et rénovation et adaptation de l'ancienne école des filles en école maternelle, transformation de l'ancien presbytère en mairie, création du syndicat d'assainissement avec Rohrbach-les-Bitche.
  • Christophe Krebs, tabellion général et avocat au parlement, paysan de naissance qui a osé demander des comptes au roi Louis XV

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Rohrbach-lès-Bitche et son canton, Joël Beck, 1988.
  • Le canton de Rohrbach-lès-Bitche, Joël Beck, 2004.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle (1859-1860)
  2. La Moselle administrative - Volume 6 - Edouard Sauer (1867).
  3. Geoplatt
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Evolution et structure de la population à Bining en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population de la Moselle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)