Retonfey

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Retonfey
Église Saint-Martin.
Église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Pange
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pange
Maire
Mandat
Christian Petit
2014-2020
Code postal 57645
Code commune 57575
Démographie
Gentilé Retonféens, Retonféennes. (anciennement et vulgairement Morious).
Population
municipale
1 352 hab. (2011)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 13″ N 6° 18′ 21″ E / 49.1369, 6.305849° 08′ 13″ Nord 6° 18′ 21″ Est / 49.1369, 6.3058  
Altitude Min. 215 m – Max. 286 m
Superficie 9,77 km2
Localisation

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Retonfey est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur l’axe routier Metz-Boulay à l'intersection de quatre cours d’eau permettant l’exploitation des terres fertiles avoisinantes[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

  • 1189 : Ritunfait
  • 1190 : Retonfait
  • 1201 : Ritunfait
  • 1255 : Retonfeyt
  • 1281 : Retonfays
  • 1307 : Retonfayt
  • 1404 : Artonfayt, Rettonfayt
  • 1429 : Retonfeys
  • 1481 : Rettonfay
  • 1429 : Restonfeys
  • 1535 : Artonfey
  • 1544 : Artonfay Artonfai, Retonfay
  • 1610 : Retenfay
  • 1756 : Retonfaye.
  • 1869 : Retonfey.
  • Pendant l’occupation (en allemand) : Raitenbuchen ou Reitenbuchen

Étymologie[modifier | modifier le code]

Du nom de personne germanique Retto (masculin) ou Raitun (feminin), que l’on retrouve dans Rethonvillers (Somme, Retunvillare 1200)[2] et du vieux français fey « hêtraie » (voir aussi Fay, Fy et les termes dialectaux fau et fou « hêtre »), issu du bas latin Fagetum (gallo-roman FAGETU). L'allemand -buchen « hêtres » traduit approximativement le nom roman.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Vieux domaine de l’évêché donné en fief aux célèbres familles messines.
  • Vers 1500, Mangin Le Goullon est gouverneur, maitre-échevin de Metz et seigneur de Retonfey[3].

En 1844, le village a pour annexes la ferme de Vaudreville et la maison isolée du Petit-Marais. Il y a 423 habitants pour 74 maisons. Le village possède une tuilerie et 962 ha de territoires productifs dont 15 en vignes et 183 en bois. L’école compte 45 garçons et 33 filles ; les revenus de l’instituteurs sont de 500 fr[4].

Durant la guerre de 1870, les batailles de Noisseville eurent lieu les 31 août et 1er septembre 1870.

Le 16 novembre 1940, des camions allemands arrivent à Retonfey. 152 des 255 habitants — dont le maire Charles Pister, le curé et l’institutrice — sont expulsés et emmenés à la gare de Metz pour une direction inconnue. Ils arrivent en gare de Lyon après plusieurs jours de voyage et sont accueillis par Mgr Heintz. Ils restent quelques jours à Mauvezin et s’installent finalement à Lombez. Le retour à Retonfey a lieu en mai 1945. Les échanges entre les deux communes persistent, en octobre 2008, une plaque commémorative en pierre de Jaumont a été inauguré sur le mur de l’école, la même a été offerte à Lombez[5].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune abrite 58 petites et moyennes entreprises[1]. Elle dispose d’une zone artisanale qui offre encore des possibilités d’accueillir de nouvelles activités. Un commerce de proximité « multiservices » est ouvert depuis avril 2012.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Fascé d’or et d’azur de huit pièces chapé d’azur.

Les bandes horizontales d’or et d’azur sont les armes du Haut-Chemin, partie du Pays messin à laquelle appartenait Retonfey. La « chape » d’azur est le symbole du manteau de saint Martin qui est le patron de la paroisse. La médaille militaire est accrochée au bas de l’écusson[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
an VIII   Louis Nicolas Jacquinot    
1847 1887 Ernest Auricoste de Lazarque    
1945 1971 Charles Pister    
mars 1995 septembre 2001 Alain Renaudin    
septembre 2001   Christian Petit    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 352 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
393 402 423 357 480 423 428 416 340
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
378 370 360 361 348 333 340 343 304
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
304 275 260 233 278 307 332 718 1 171
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
1 233 1 372 1 336 1 329 1 339 1 352 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 26,4 %, plus de 60 ans = 13,5 %) ;
  • 49,6 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 23,7 %, 45 à 59 ans = 28,1 %, plus de 60 ans = 14,4 %).

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,6 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,4 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Retonfey en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,2 
2,2 
75 à 89 ans
3,3 
11,3 
60 à 74 ans
10,9 
26,4 
45 à 59 ans
28,1 
22,3 
30 à 44 ans
23,7 
17,5 
15 à 29 ans
13,9 
20,3 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département de la Moselle en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,4 
75 à 89 ans
8,6 
12,6 
60 à 74 ans
13,6 
21,7 
45 à 59 ans
21,3 
21,7 
30 à 44 ans
20,6 
20,2 
15 à 29 ans
18,4 
18,3 
0 à 14 ans
16,7 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Lion de Retonfey.
  • Passage d'une voie romaine.
  • Château construit en 1792 par Gédéon-Charles Blaise de Rozérieulles, mousquetaire du roi, avec tours et parc : « une construction vaste, simple et massive, sans tourelle, ni toit pointu »[10].
  • Dans le cimetière de l’église se trouve la tombe de Gédéon Charles Blaise de Rozérieulles, ainsi que celle d’Ernest Auricoste de Lazarque.
  • Monument aux morts : proche de la mairie, un monument en l’honneur de ceux qui ont perdu la vie pour notre liberté a été inauguré le 8 mai 2002. Le monument, porteur d’un message de paix, a été sculptée par Gaby Salomon dans une pierre de Jaumont de trois tonnes. Il porte quatre colombes, deux sur chaque face, à tir d’aile au-dessus d’un globe terrestre. Sur le socle est inscrit « Souviens-toi ».
  • Le Lion de Retonfey : monument du 1er corps d’armée prussien érigé en souvenir des centaines de pertes prussiennes durant le siège de Metz en 1870. Situé à la limite des bans communaux de Montoy-Flanville, Retonfey et Noisseville, il est classé parmi les monuments historiques.
  • La mairie : bâtiment datant de 1600 qui a servi de presbytère jusqu’en 1986.
  • Foyer construit le 23 août 1858 et bâti sur l’ancien lavoir[11].
  • École maternelle (51 enfants en 2011) et primaire (86 enfants en 2011) ainsi qu’un accueil périscolaire[1].
  • Équipements : deux terrains de football, deux courts de tennis, un city stade, plusieurs aires de jeux, une salle multisport de 2 000 m² (en construction depuis l'été 2011 et dont la disponibilité est prévue pour septembre 2013)[5].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin : un premier édifice est construit vers le milieu du XIIe siècle. Henri, comte de Salm fait donation de sa fondation à l’église Notre Dame la Ronde (sise en la cathédrale de Metz) en 1189 à la veille de son départ en croisade. Il ne reste de cette église primitive que les deux tiers inférieurs du clocher de style roman. Le chœur et la nef actuels ont été édifiés entre 1769 et 1771 et orientés nord-sud perpendiculairement aux anciens. Ils sont restaurés dans leur état actuel à l’occasion d’importants travaux réalisés dans les dernières années du XIXe siècle : la façade est remaniée en 1882. La nef, de forme « grange », peut contenir 400 personnes assises. Le plafond trilobé, en plâtre et stucs sur lattis et ossature de bois, est de très belle facture. Le 16 janvier 2004, des éléments se sont détachés de la voûte indiquant une fragilisation de cette dernière et entraînant la fermeture de l’édifice. Un chantier de restauration est entrepris grâce à l'aide financière des collectivités locales, de la fondation du patrimoine et de la population. Les premiers travaux de confortation permettent la réouverture de l’édifice pour Noël 2004. La restauration des boiseries reste à finaliser[1].
  • Grotte bénie érigée par Louis Pister, ses enfants et des bénévoles, le 22 octobre 1961. M. Pister avait fait vœu de construire cet édifice s’il sortait vivant de la deuxième guerre mondiale.
  • Ogive de l’église Saint-Clément de Metz, exposée rue du château.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Retonfey est jumelé avec Lombez, commune où les habitants se sont réfugiés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Vie associative[modifier | modifier le code]

La commune possède neuf associations[1] dont :

  • Le Club Omnisport de Retonfey (COR) http://coretonfey.free.fr
  • Retonfey Loisirs (13 activités sportives et culturelles) ;
  • Club de football RENOM (Retonfey, Noisseville et Montoy-Flanville) ;
  • les Anciens combattants ;
  • le conseil de fabrique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ernest Auricoste de Lazarque
  • Gédéon-Charles Blaise de Rozérieulles, mousquetaire de la 1re compagnie du roi puis conseiller au parlement de Metz.
  • Léon Haut Burtin dit le Grand Léon

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f CCPP, Vies Communes, nº 9, février 2011, p. 5.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 564.
  3. http://books.google.fr/books?id=MS8oAAAAYAAJ&pg=PA299&dq=G%C3%A9d%C3%A9on+Le+Goulon&lr=&ei=4EnoSbukG5rAM-y19ZAB#PPA304,M1
  4. Verronnais, 1844.
  5. a et b « En passant par… Les souvenirs de Retonfey » dans Le Républicain Lorrain, dimanche 8 mai 2011, p. 14.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Évolution et structure de la population à Retonfey en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Moselle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  10. Atalone, biographie sur Ernest Auriscote de Lazarque, 1905.
  11. Rapport des Ponts et Chaussées de Metz.