Pange (Moselle)

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Pange
Mont
Domangeville
Le château de Pange
Le château de Pange
Blason de PangeMontDomangeville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Pange (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pange
Maire
Mandat
Roland Chloup
2014-2020
Code postal 57530
Code commune 57533
Démographie
Gentilé Pangeois
Population
municipale
928 hab. (2011)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 08″ N 6° 21′ 28″ E / 49.0855555556, 6.3577777777849° 05′ 08″ Nord 6° 21′ 28″ Est / 49.0855555556, 6.35777777778  
Altitude Min. 212 m – Max. 289 m
Superficie 8,57 km2
Localisation

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Mont
Domangeville

Pange est une commune française située dans le département de la Moselle. Elle comprend Domangeville et Mont.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Pange est située 15 km au sud-est de Metz.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Le village est mentionné sous les formes tardives Spanges en 1093 et Espanges en 1137[1]. D'après ces formes anciennes, il n'y a sans doute pas lieu d'y voir un archétype germanique en -ing > -ange, comme ailleurs dans la région, d'autant plus que Pange n'est pas situé dans l'aire de diffusion de ces noms de lieux qui commence plus au nord et plus à l'est. Gamillscheg[2] considère qu'il s'agit du francique spanga, verrou ou solive (cf. la commune néerlandaise de Spanga), dont la signification toponymique reste cependant obscure. Un /s/ final roman est souvent ajouté aux noms de lieux d'origines germaniques (Cf. Bierges, Bouafles, Neaufles, Avesnes, etc.). La phonétique régulière attendue aurait dû être « Épanges », conformément à l'évolution des formes anciennes connues. Homophonie sans doute fortuite avec Panges (Côte-d'Or) (de Pangis 1147, Paanges 1199).
  • Spanges (1093), Espanges (1137), Pangis (1138), Espenges (1238), La maison Despaignes (1404), Painge (1404), Penge (1423), Painges (1490), Pangis/Panges/Pangia (1544), Penges (1585), Panche (1756), Pange (1793).
  • En lorrain roman: Painge.
  • En allemand: Spangen (1915–1918), Spangen an der Nied (1940–1944).

Histoire[modifier | modifier le code]

Pange est pourvu d’un château témoignage de sa splendeur d’autrefois mais aussi de son importance dont les possesseurs, la famille Thomas de Pange, portent depuis le XVIIIe siècle, le titre de marquis et a donné plusieurs des siens à la littérature française.

Village du Duché de Lorraine qui dépendait du bailliage de Boulay en 1770, devient français en 1766. Chef lieu de canton depuis 1801, le village fut donné à l’Allemagne en 1871, revint à 1918 à la France, retourna à l’Allemagne en 1940 au gré des défaites de ses possesseurs. Il est français depuis 1944. Pange était un véritable pôle local, satellisée par plusieurs localités qui dépendaient d’elle, on peut citer Ogy et Puche.

Mont est réuni à Pange par décret du 21 septembre 1812[3].

Le presbytère est construit en 1842[4].

En 1844, le village compte 412 habitants. L’école est fréquentée par 44 garçons et 42 filles et les revenus de l'instituteur sont de 500 fr[5].

En 1852, il y a 447 habitants pour 86 maisons. L’école est fréquentée par 45 filles et une autre par 50 garçons. Le village possède 11 granges, 2 fermes, 62 chevaux, 4 puits publics. Les revenus communaux sont de 100 fr. L’économie du village est basée sur l’élevage de bestiaux et un peu de volailles. La chasse est peu abondante en lièvres, cailles et perdrix. Il y a un boulanger, un moulin à l’anglaise pour la farine et le plâtre. On cultive la vigne pour le vin, les terres donnent du blé, de l’avoine, des pommes de terres, des légumes secs et de bons foins et pâturages. La commune peut loger 100 chevaux et 200 hommes[4].

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, la commune, rebaptisée Spangen, est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1919. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent loyalement pour l’Empire allemand. En dépit de leur attachement à l’Empire, les habitants de la commune accueillent avec joie la fin des hostilités. Le village n'eut pas à souffrir de dégâts à cette époque.

La commune est de nouveau annexée de 1940 à 1944 à l'Allemagne. En 1940-1941, de nombreux Mosellans sont expulsés. Au cours de la bataille de Metz, la commune n'est pas épargnée par les combats. Malgré la combativité de la 462e Volks-Grenadier-Division, Pange est libérée par les troupes du XXe corps américains, le 21 novembre 1944[6], à la fin de la bataille de Metz.

Pange reçoit Domangeville en 1936.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Ecartelé, aux 1 et 4 d’or à la bande de gueules chargée de trois alérions d’argent, au 2 de gueules à la fleur de lys d’argent d’où naissent deux palmes de sinople, au 3 de gueules à deux clefs d’or posées en pal, accostées de deux croix de Lorraine d’argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
an VIII   François Chatel    
mars 1977   Marc Mayot PS puis SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Ancien maire de Mont : Pierre Marsal (an VIII-)

Démographie[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin

En 1844, le village possède 412 habitants pour 45 maisons[5].

En 2011, la commune comptait 928 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
192 229 265 412 443 412 394 361 295
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
329 335 358 317 310 283 327 318 231
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
231 235 247 340 412 364 484 505 732
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
857 781 814 865 930 928 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la population de Mont[9] :

  • 1793 : 139
  • 1800 : 149
  • 1806 : 139

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle de Domangeville.
  • Église Saint-Martin, style néo-gothique, avec chapelle castrale ; signalée pour la première fois dans un document de 1093, reconstruite pour la dernière fois de 1842 à 1844 grâce à la générosité de l’abbé Bégin, curé de la paroisse, ainsi que de dons particuliers, notamment du marquis de Pange[10]. L’édifice est béni par Mgr Paul Dupont des Loges le 21 avril 1844. Le clocher culmine à 33 m ; la nef fait 33 m de long et 16 de large ; la voûte, de forme ogivale, avec bas-côtés, a 12 m de hauteur ; le chœur contient six vitraux de Laurent-Charles Maréchal[4].
  • croix dans le parc du château et une autre dans les champs[11]
  • Chapelle de Domangeville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  2. Mentionné par Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cité.
  3. Louis Emmanuel de Chastellux, Le territoire du département de la Moselle : histoire et statistique, Maline, 1860, 232 p., p. 219
  4. a, b et c Verronais, 1852.
  5. a et b Verronnais, 1844.
  6. 1944-1945 : Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p.15: Recensement préfectoral sur les dates de libération).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. Ldh/EHESS/Cassini
  10. La chapelle renferme les cendre de la famille de Pange.
  11. Denkmal Archiv 24Fi844 et 24Fi845