Rozérieulles

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Rozérieulles
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Ars-sur-Moselle
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Metz Métropole
Maire
Mandat
Roger Peultier
2014-2020
Code postal 57160
Code commune 57601
Démographie
Gentilé Rozérieullois [1]
Population
municipale
1 398 hab. (2011)
Densité 212 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 26″ N 6° 04′ 58″ E / 49.1072, 6.0828 ()49° 06′ 26″ Nord 6° 04′ 58″ Est / 49.1072, 6.0828 ()  
Altitude Min. 184 m – Max. 342 m
Superficie 6,58 km2
Localisation

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Rozérieulles est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Roserulis (1161) ; Roserueles (1200) ; Roserioles (1221) ; Rouzeruelle (1250) ; Rosereules (1252) ; Rozeruelle (1300) ; Rouzeireulle (1386) ; Rouzeirielle (1398) ; Rouzerieulle XVe siècle ; Rouzeruelle (1404) ; Roséluire (1408) ; Rouzerruelle (1417) ; Rouserieule (1475) ; Rozerieulle (1487) ; Rouserieulles (1517) ; Rouzerieulles (1530) ; Rozernieulle (1544) ; Rougerieulles (1554) ; Roserieulle (1602) ; Rosserieulle XVIIIe siècle ; Roselieur (1756) ; Roselièvre (1756) ; Rozerieulles (1793) ; Roseringen (1915–18 & 1940–44) ;
  • En lorrain : Rouselieur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Porte de fortifications.

C'est un ancien village de vignerons sur la voie romaine de Verdun à Metz (nommée à l'époque Divodurum Mediomatricorum).

Au Moyen Âge, Rozérieulles dépendait de l'ancien pays messin. Les familles messines y possédaient d'importants domaines. S'y trouvait également un prieuré de l'abbaye de Mouzon (Ardennes).

En 1817, Rozérieulles, village de l'ancienne province des Trois-Évêchés avait pour annexes la ferme de Maison-Neuve et les moulins de Longeau et de Bazin. À cette époque il y avait 488 habitants répartis dans 81 maisons.

Annexion allemande[modifier | modifier le code]

La commune fut annexée par l'Allemagne de 1871 à 1918. En 1895, une « Aussichtsturm », mesurant 35 mètres de hauteur, fut construite sur l'emplacement actuel du fort Jeanne-d'Arc pour offrir une vue sur le champ de bataille de Gravelotte. Elle fut détruite dix ans plus tard, car elle constituait un point de repère trop facilement identifiable, indiquant l'emplacement du fort[2]. Rozérieulles faisait alors partie du Landkreis Metz. La commune redevient française après le Traité de Versailles en 1919.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Annexée de nouveau en juillet 1940, la commune ne fut pas épargnée par les bombardements américains en 1944[3]. Le bombardement du 23 mai 1944 notamment, qui détruisit totalement le château Clément, fit de nombreuses victimes civiles[3]. Comme Metz, Rozérieulles ne fut libérée qu'à l'issue de la bataille de Metz, le 20 novembre 1944. Au cours de cette bataille, le 6 septembre 1944, les 5e et 90e division de la IIIe armée américaine, qui approchaient de Metz par l’ouest, tombèrent sur une nouvelle ligne de défense allemande. Soutenue par les forts Jeanne-d’Arc à l’ouest, Driant au sud et François de Guise au nord, la 462e Volksgrenadier division de la Ire armée allemande alignait plus de 10 000 soldats[4]. Le feu combiné des forts allemands arrêta net l’avance américaine. Le 16 septembre 1944, l’attaque du 2e bataillon du 357e Infantry Regiment sous un feu nourri de mortiers se solda par de lourdes pertes. Devant la pugnacité des troupes d’élite de la 462e Volks-Grenadier-Division, le général McLain décida de suspendre les attaques, en attendant de nouveaux plans de l’état-major. Les troupes allemandes profitèrent de cette accalmie dans les combats pour se réorganiser. Des troupes de réserves de la 462e Division relevèrent dans les forts du secteur les troupes d’élites de Siegroth. Lorsque les hostilités reprirent, les soldats de la 462e Volksgrenadier division tenaient toujours solidement les forts de Metz. Le 9 novembre 1944, l'Air Force envoya, pas moins de 1 299 bombardiers lourds B-17 et B-24, déverser 3 753 tonnes de bombes, de 1 000 à 2 000 livres, sur les ouvrages fortifiés et les points stratégiques situés dans la zone de combat de la IIIe armée[5]. La plupart des bombardiers ayant largué leurs bombes sans visibilité, à plus de 20 000 pieds, les objectifs militaires ont souvent été manqués, faisant, comme à Rozérieulles, des dégâts collatéraux[6]. Mi-novembre, une nouvelle tentative fut entreprise par les XIIe et XXe corps d’armée américains pour prendre les fortifications de Metz en tenaille. L’attaque se concentra sur le groupe fortifié Jeanne-d’Arc, qui finit par être encerclé par les troupes américaines et neutralisé. Fin novembre, trois forts tombèrent aux mains de la 2e Infantry Division de l’armée américaine. Le groupe fortifié du Saint-Quentin, le fort de Plappeville et le groupe fortifié Driant se rendirent à leur tour les 6, 7 et 8 décembre 1944. Le 13 décembre 1944, le groupe fortifié Jeanne-d’Arc fut le dernier à se rendre. L’objectif de l’État-major allemand, qui était de gagner du temps en fixant le plus longtemps possible les troupes américaines en avant de la ligne Siegfried, sera donc largement atteint.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2001 Marie-Louise Diebold UDF Conseillère générale
mars 2001   Roger Peultier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 398 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
419 435 503 499 580 598 681 671 581
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
530 553 544 543 517 627 757 527 433
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
456 484 502 475 567 961 923 1 115 1 057
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
916 1 326 1 347 1 350 1 398 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Maisons anciennes.
  • Restes des fortifications.
  • Lieux-dits Fosses Machot et Purgatoire, sur les hauteurs de Rozérieulles.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémi.
  • Église Saint-Rémi (XIIIe/XVe, inscrite à l'Inventaire des monuments historiques) : 3 nefs de 3 travées ; Vierge en pierre du XVe siècle.
  • Façade de la chapelle romane (XIIe) du prieuré.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/ars/rozerieulles.html
  2. Article Dans le rétro de Rozérieulles, Le Républicain lorrain du 19/02/2012.
  3. a et b La dernière bombe découverte en 2004 dans le village, une bombe américaine de 500 kg larguée par un B17 en 1944, contraignit les habitants à une évacuation générale. (Article RL du 6 juin 2004).
  4. Hugh Cole: The Lorraine Campaign, Washington, U.S. Army Historical Division, 1993 (pp. 380-395).
  5. Général Jean Colin: Contribution à l’histoire de la libération de la ville de Metz ; Les combats du fort Driant (septembre-décembre 1944), Académie nationale de Metz, 1963, (p. 13).
  6. Hugh M. Cole : The Lorraine Campaign, Center of Military History, Washington, 1950 (p. 424)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011