Saint-Privat-la-Montagne
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d’indications, visitez le projet Communes de France.
Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. |
| Saint-Privat-la-Montagne | |
|---|---|
Église Saint-Privat. |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Lorraine |
| Département | Moselle |
| Arrondissement | Metz-Campagne |
| Canton | Marange-Silvange |
| Code commune | 57622 |
| Code postal | 57855 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Claude Walter 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Metz Métropole |
| Démographie | |
| Population | 1 603 hab. (2009) |
| Densité | 274 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 280 m — maxi. 342 m |
| Superficie | 5,84 km2 |
Saint-Privat-la-Montagne est une commune française située dans le département de la Moselle.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Saint-Privat-la-Montagne s'étend sur 584 ha à l'extrêmité-ouest du département de la Moselle (57), à 13 km au nord ouest de la préfecture et chef lieu de la région Lorraine, Metz.
Desservie par l'autoroute A4 (sortie sainte Marie) et reliée au centre-ville de Metz par le réseau de bus TCRM et TIM. Une aire de repos sur l'autoroute A4 fait part au voyageur de la proximité du village : Aire de Metz-Saint Privat.
[modifier] Histoire
Commune du Pays-Haut Lorrain, possession du duché de Bar, à la frontière de l'évêché de Metz et du duché de Luxembourg (marche d'estaut), faisant partie du bailliage de Briey, paroisse (1704) dotée d'une église depuis 1682, relevant de l'archiprêtré de Hatrize, Saint-Privat-la-Montagne devint français lors du rattachement du Barrois à la couronne de France (1766). Le village fut attribué au département de la Moselle, arrondissement de Briey (1790). En 1817, Saint-Privat-la-Montagne, village de l'ancienne province du Barrois comptait 331 habitants répartis dans 55 maisons.
[modifier] Guerre franco allemande de 1870
Il y eut une bataille à Saint-Privat-la-Montagne, le 18 août 1870, pendant la guerre qui opposa la France à la Prusse et à ses alliés. Les soldats Français occupant le village, ces combats ont été nommée Bataille de Saint-Privat par les historiens français et "Schlacht bei Gravelotte" par les historiens Allemands, les troupes allemandes tenant alors le village de Gravelotte[1]. Aujourd'hui réconciliés, les historiens s'entendent pour la nommer Bataille de "Gravelotte-Saint-Privat". Quoi qu'il en soit, la bataille, immortalisée par le tableau d'Alphonse de Neuville peint en 1881 et aujourd'hui au musée d'Orsay, se solda par une victoire des armées prussiennes et saxonnes, malgré la défense héroïque du village par les hommes du maréchal Canrobert. Les derniers combats eurent lieu dans le cimetière du village et l'église fut détruite. On prétend que, pendant que ses troupes se faisaient décimer, le maréchal Bazaine,commandant en chef, jouait au billard au quartier général. Cette bataille décisive eût pour conséquence l'encerclement de Metz par les troupes allemandes, la neutralisation de l'armée du Rhin et à terme la chute du régime, le chaos politique et la défaite.
L'abbé Jean-Nicolas Bauzin, curé de la paroisse, secourut les blessés des deux camps. Après le traité de Francfort, il sillonna la France, l'Allemagne et l'actuel Benelux, collectant des fonds pour rebâtir l'église détruite pendant les combats. Le nouvel édifice, surnommé « la cathédrale du haut plateau », de style néo-gothique, a été inauguré en 1876. L'abbé Bauzin y fut inhumé (après sa mort) en 1903 au pied de l'autel. Les vitraux furent offerts par différents donateurs, l'horloge par le dernier suisse de l'église, Monsieur Augustin Domange. La "grotte de Lourdes", située à l'intérieur de l'église, symbole à la fois religieux et patriotique français, avait la forme de la France. Elle a été démantelée en 2009.
Entre-temps, à la demande expresse de Guillaume Ier, nouvel empereur allemand qui surnommait le champ de bataille « le tombeau de ma garde », Saint-Privat et les villages voisins furent cédés à l'Empire Allemand en échange de Belfort qui resta français.
Le champ de bataille, alors proche de la "nouvelle frontière", devint un lieu de pèlerinages patriotiques tant français qu'allemand et plusieurs monuments à la mémoire des soldats tombés au champ d'honneur furent érigés. Le village, au cours de cérémonies commémoratives ou de manœuvres militaires, fut honoré de plusieurs visites impériales et doté d'un musée, aujourd'hui à Gravelotte.
L'empereur Guillaume II, féru d'architecture, conçut personnellement le monument commémoratif dit "de Saint Michel" sis au lieu-dit de Habeau. Inauguré en 1899, le monument fut détruit en 1919.
La proximité des carrières de pierre de Jaumont, qui fait la beauté de la ville de Metz, l'ouverture de mines de fer dans les villages voisins et la construction de la gare frontière d'Amanvillers (1873) provoquèrent un changement d'activité pour la population jusqu'alors principalement rurale, et l'arrivée d'une importante immigration polonaise et italienne, durant la première moitié du vingtième siècle.
[modifier] Première Guerre mondiale
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes mosellans tombèrent au champ d'honneur, cette fois sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres[2]. Comme dans le reste de la "Lorraine Annexée", une politique de germanisation intransigeante est menée après la déclaration de guerre de la France et plusieurs habitants de Saint-Privat, village frontalier, donc "zone sensible", furent incarcérés dans la forteresse d'Ehrenbreitstein près de Coblence. Parmi ces déportés politiques, une femme, Marie Nommeuche. En 1918, le village redevient français.
[modifier] Seconde Guerre mondiale
Entre 1940 et 1944, la commune paye un lourd tribut à la guerre. Comme dans le reste de la Moselle annexée, la dictature nazie fait rage et apporte son lot de désolations. Beaucoup de jeunes gens incorporés de force dans les armées allemandes furent envoyés sur le Front de l'Est et certains ne revinrent jamais[2]. Les civils ne sont pas épargnés. Dans la nuit du 20 au 21 janvier 1943, dix huit familles furent déportées vers les Sudètes pour avoir refusé officiellement de prêter serment à Adolf Hitler. Evacuée par les autorités nazies en septembre 1944, la population se réfugia à Metz après avoir passé quelques nuits dans les bois voisins d'Amanvillers. Le village, fut en partie détruit par l'artillerie, notamment les maisons situées à proximité des routes menant à Metz. La commune fut libérée par les troupes du général Patton en novembre 1944 au cours de la Bataille de Metz.
Le centenaire de la bataille de 1870 fut commémoré en 1970 en présence du prince Henri de Saxe. Comme toute la population du nord de la Lorraine, les Privatiens souffrirent de la crise de la sidérurgie dans les années suivantes.
Le village fait partie depuis 2004 de la CA2M (Communauté d'Agglomération de Metz Métropole) et du Secteur Paroissial Saint Pierre de Jaumont.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| Francis Pochon | ||||
| 1977 | mars 2001 | Bernard Deramaix | DVD | Conseiller général |
| mars 2001 | Jean-Claude Walter | |||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Lieux et monuments historiques
- Des monuments commémorant la bataille de 1870 sont disséminés dans le village : le monument du lion, la tour, le monument de la reine Augusta (de Prusse).
- Ancien cimetière où se déroula la bataille (portail classé).
[modifier] Édifice religieux
- Église, construite en 1682, détruite en 1870 ; nouvelle église néo-gothique de 1876, construite grâce aux fonds collectés par l'abbé Bauzin.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- François Certain Canrobert, maréchal de France, défenseur de la commune en 1870.
- Jean-Nicolas Bauzin curé de la paroisse de 1868 à 1903
- Martial Ravenel né en 1963, humoriste, imitateur...
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
- Cette bataille est à l'origine de l'expression populaire "ça tombe comme à Gravelotte", les soldats français s'étant retrouvés sous une pluie de projectiles.
- Leurs tombes sont aujourd'hui entretenues par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge.
- Résultats du recensement de la population - Saint-Privat-la-Montagne sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.